hi again its been awhile, my question is..
Do you think isayama tackled the subject of oppression well in the story? Considering that people criticize him for the way he handles parallels and imagery similar in real life. Like the use of armbands and ideological movements?
also this is weird question but… how is it that you are able to enjoy the story without being annoyed and discouraged by the people in the fanbase? For years, I wasn’t able to enjoy the story because every where I go, I keep seeing the most deluded take imaginable. It made me convinced that maybe isayama didn’t write the story well because “Eren did nothing wrong” became so normalized that it became completely impossible to find someone actively discussing the shows messages. Reading your daily analysis post in your old tumblr account made gave me faith about AOT. It felt as if you are the only sane content creator in the fanbase.
Hi again, and thank you once more for the question!
To answer, I think Isayama handled the subject of oppression just fine, honestly. People get uptight, particularly regarding the use of armbands, because they associate it with what happened to the Jews in Germany during WWII, and they mistakenly think Isayama is drawing a direct parallel or that the Eldians are meant to be a direct allegory to the Jewish people, and since the Eldians have a history of their own oppressive tyranny, they think it's "antisemitic", when clearly that's not the case. There are multiple historical parallels, to multiple groups of historically oppressed or targeted groups. You could find endless similarities between the events that unfold in AoT and real-life events, because AoT is meant to be a generalized depiction of the specific topics of oppression, racism, xenophobia, nationalism, fascism, militarism, etc, etc.. The entirety of human history is filled with events similar to what happens in AoT. It's not meant to be an allegory for anything specifically. People also get angry because the story doesn't paint these issues in a simplistic moral light, or through a black and white moral lens. It tackles these topics with the moral complexity of reality, and that makes some people uncomfortable. Instead of taking it as an opportunity to learn by understanding that AoT is trying to show its audience how certain ideological and philosophical mindsets can take shape and take hold, they would rather accuse it of pushing some sort of nefarious, hidden agenda or propaganda. People don't like to acknowledge that the people that get swept up in ideological movements like fascism or ultra nationalism are just normal people like them, because by acknowledging that, they would have to acknowledge that they, too, could and would be susceptible to the same. They would rather just believe that everyone who ever fell for or supported those kinds of movements is a monster, while telling themselves they're above all that. It's their own inability to be honest with themselves where the issue takes root. They refuse to understand or see what AoT is really about because it would require them to acknowledge their own capacity for monstrosity.
As for your second question, it's not always easy dealing with the people in this fandom. There's a lot of morons hanging around, and it can definitely put you off. The main thing to do is to remember that the online discourse you see, and particularly "the yeagerists" are nothing more than a loud minority. They aren't reflective of the majority of the fandom. Most people who have read/watched AoT understand that it's an anti-war, anti-genocide, anti-nationalism, anti-racism story. It's easy to get the opposite impression, because, again, the loudest group in the online fandom are either idiots who want to use AoT to prop up and excuse their own racist, genocidal, xenophobic pathology, or people who engage AoT in bad faith interpretation, accusing it of promoting the very things it's very clearly advocating against. Most of the latter are people who are simply jumping on a bandwagon in order to self-promote their own, supposed virtue by railing against an easy target, or they've never actually even seen/read AoT and are simply parroting what they've heard about it, and like all people like that, they aren't interested or inclined to actually do their own research to find out if it's true or not.
Anyway, I hope that answers your question and thank you again!
J'aime vraiment ce post, mais j'ai du mal à être d'accord.
Ne vous trompez pas, je suis tout à fait d'accord pour dire que cela existe et que je ne remets pas en doute la crédibilité de l'argument. Cependant, à mes yeux, cela reste incomplet. Pas faux, pas vraiment... mais il ne prend pas tout le reste en compte.
Si nous avions vécus la même vie que les personnes susceptibles d'être trompées/convaincues par cette idéologie, alors nous ne serions pas les gens que nous sommes aujourd'hui. Donc dire "si j'avais été à sa place" n'a pas beaucoup de sens pour moi, car, si cela s'était réellement produit, je ne serais pas "moi" telle que je le suis aujourd'hui, avec des valeurs qui me pousse à m'opposer à leur rhétorique.
(C'est une prise chaude, alors désolée si ça n'a pas autant de sens que je l'aimerais.)
Un autre problème que j'ai avec cette idée que tout le monde pourrait tomber dans le piège - au-delà de l'uniformisation de l'identité et des expériences individuelles - est que cela part du principe que c'est la seule/véritable explication. Or, en ce qui me concerne, ce n'est pas ainsi que je le ressens.
Je peux admettre qu'il m'arrive d'avoir des actes et paroles cruelles et insensibles envers les autres. Surtout ceux que je déteste comme les jaegerist. Leur haine et leur mépris pour l'humanité fondamentale et le respect de la vie d'autrui provoque mon mépris et ma propre haine, ce qui me pousse à les nier en retour. C'est moche et vicieux, je ne le conteste pas. Mais - et je parle ici d'expérience - je ne pense pas que le problème se résume à "à sa place, j'aurai pu faire ce choix".
En effet, pour moi, tout le monde ne tomberait pas dans le piège, dans des circonstances semblables, car, avant que celle-ci ne survienne, nous avons eu nos propres vécus qui ont façonnés les gens que nous étions à cet instant T.
Cependant, si nous ne tombons pas dans ce piège, que reste-t-il alors ? Pour moi, c'est l'amertume, le dégoût et un profond sentiment d'impuissance. Ce que je n'accepte pas, ce n'est pas que je pourrais devenir comme eux. Ce que je n'accepte pas, c'est de devoir vivre dans un monde ou des fanatiques totalement en désaccord avec mes valeurs pourraient imposer leurs façons de penser.
(Quand je vois/entend parler des racistes ou des colonialistes agresser des gens dans la rue - l'un de mes voisins s'est fait poignarder l'année dernière pour être typé "arabe" - ma première réaction n'est pas la peur, même si elle est là. Ce n'est pas non plus la plus intense. Je vois des racistes, et ce que je ressens en premier lieu est la rage, le mépris, la haine... j'aimerais les frapper, leur infliger ce qu'ils infligent et les voir hurler, subir l'impuissance qu'ils ont forcé sur autrui parce que... comment osent-ils !)
Dans ces moments-là, je comprends le pouvoir de séduction exercé par la violence, cette promesse de catharsis qui va pourtant à l'encontre de mes valeurs. Je n'ai jamais cédé, mais je ne suis pas assez naïve pour croire que cela ne pourrait pas arriver. En fait, si les choses continuent comme elles le font, cela arrivera très probablement.)
Je ne veux pas compatir avec eux, non pas parce que je ne les voit pas comme humains, mais parce que je considère que mes valeurs et la façon dont je veux vivre n'ont pas à être niées par des gens comme eux. Ils n'ont pas ce droit, ou, en tout cas, je refuse de les laisser croire qu'ils peuvent faire ça comme si c'était un droit, quelque chose de naturel et sans coût.
S'ils veulent m'arracher ma vie, mes valeurs et mon avenir, alors ils feraient mieux d'être prêt à souffrir. Est-ce une bonne chose ? Non, bien sûr que non. Mais je ne peux tout simplement pas accepter qu'on m'arrache ce qui compte pour moi, et qu'on le piétine sous mes yeux en niant sa valeur. Je ne pense pas que je le pourrais jamais.
(J'aimerai dire que ce doit être pareil de leur côté, car, à défaut d'aimer ça, je comprendrais d'où ils viennent. Cependant, calquer ma vision des choses sur leurs actes en présumant qu'ils sont de cet avis serait très égocentrique. Après tout, je ne suis pas eux, et je ne peux pas prétendre les comprendre.)
Je ne nie pas que c'est un peu enfantin, et très égoïste. J'assume.
Où, pour résumer, le problème ne se limite pas forcément au refus des gens de voir leur propre monstruosité potentielle. Il peut aussi s'étendre à l'impuissance de ceux qui voient leurs valeurs piétinés par autrui et qui se disent "non, je ne peux pas accepter cela". Leurs raisons n'ont pas à être nobles. En fait, je dirai même que leurs raisons sont non-pertinentes, car, dans ce cadre, la réaction se suffit à elle-même.


















