Mes lèvres sentent l'ivresse des mots qu'elles ne pourront jamais cracher.

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@krezreb
Mes lèvres sentent l'ivresse des mots qu'elles ne pourront jamais cracher.
Je me réveillai, elle était là.
Je m'endormais, elle était là.
J'ai eu tort de me dire qu'on ne se passerait pas de nous.
Tout était fini.
C'était l'évidence sous les draps. Deux corps nus avaient froid. Mais aucun d'eux ne voulait se réchauffer.
Un jour je me suis réveillé, elle n'était plus là.
Le sang qui brûle, la tête qui bouillonne, comment ne pas imploser ? Mon corps tout entier frôle l'accident. C'est une vague d'émotion d'une violence inouïe qui détonne à l'intérieur de mon crâne. Là maintenant, j'aimerais mourir. Là maintenant, j'aimerais tout détruire. Transpercer chaque parcelle de mon corps, chaque parcelle de mes pensées monstrueuses. chaque seconde est un spasme qui me fait douloureusement mal. Une agonie silencieuse me tranche la gorge. Plus un son ne sort de ma bouche, mon estomac se tord.
Un moment silencieux.
Mon visage prend feux, mon coeur s'effondre et implore. Mes larmes deviennent folles. La destruction est une passion humaine. Comment vais-je me sauver ?
Il compris, lorsqu'il était seul, que ce qui lui manquait, c'était lui. Seul lui le comprenait. Mais il savait que le simple fait de penser à lui le faisait se sentir comme une femme, celle qu'il avait tenté d'effacer, comme l'avaient déjà fait tant d'autres. Ses larmes coulèrent sur ses joues, la chaleur de ses flots lui rappelais la sienne. Il faillit, se sentant s'effacer petit à petit, depuis des mois il s'était interdit de penser. Il avait beau aimer les femmes, il aimait bien plus les hommes, essayant lui même d'en être un. Il savait qu'il ne pouvait être personne d'autre que lui-même, qu'il ne pouvait créer celui qu'il pensait être bon pour lui. Lui qui était le rêve de cette femme. Qui est l'enfer si se n'est pas les autres ? Il s'imaginait s'enfoncer un couteau dans la gorge pour mieux respirer. C'est drôle quand on y pense, lui qui a peur de mourir, pense qu'il est plus simple de nager vers le fond plutôt que de remonter à la surface. Cette boucle invivable, ses pensées interminables de contradictions sont trop lourdes à considérer. Alors le jeune homme de 22 ans continue sa route en se mentant à lui même. Ce naïf, petit homme.
Même dans mes rêves je mens.
Et là le type un peu mal luné t'sais le gars qui tiens pas trop sur ses appuis, genre, le type bourré qu'on vois souvent dans l'metro ? Ouais ? Tu vois ? Bah ce type te pointe un flingue sur la tempe et te dis :
"ptit fils de pute c'est maintenant que tu vas sombrer ptite merde. J'ai rien à envier de toi ! Toi et ta vie de merde à regarder les autre du 22eme étages comme si t'en voulais à la terre entière. Tu crois que la terre entière t'as voulu elle ? Tu crois que jsuis au bord des railles du métro pour que tu te dise qu'au final ya pire ? Espèce de merde regarde moi bien. Parce que jsuis la dernière salope de ta vie que tu vas voir."
Et là il appuie sur la détente, le coup résonne dans tout le métro, ton sang gicle sur le carrelage degueulasse qui recouvre les murs. Et le type mal luné boit sa meilleure 86 en continuant à parler et à crier que le monde est misérable, ses paroles s'éloignent peut à peut. Et ton macchabée est par terre, la gueule à demi ouverte, seul, les yeux grands ouverts fixants le plafond, dans un silence irréprochable.
Bah tsais quoi cette mort nul là, bah elle est pas si mal.
Vas te faire foutre, c'est la seule chose que j'ai à lui dire finalement, vas te faire foutre tu me tue.
Au fond de mes pensées, tu es là. Écraser sous les décombres, je t'oublierais.
Tous ses gens qui me regardent d'en haut n'entendent pas le chaos.
J'ai l'impression d'être sur une scène de théâtre où tout le monde à le script mais pas moi.
“Je crois que presque toutes nos tristesses sont des moments de tension que nous ressentons comme une paralysie parce que nos sentiments, saisis d’étrangeté, se sont tus. Parce que nous sommes seuls avec cet étranger qui est entré en nous ; parce que tout ce qui nous est familier et coutumier nous est enlevé pour un instant ; parce que nous sommes au milieu d’un gué où nous ne pouvons pas nous arrêter.”
— Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète
Je suis toujours en colère, quand c'est pas après quelqu'un quand c'est pas après une chose qui me déplaît c'est après moi-même. Mais je suis toujours en colère. C'est pas une colère méchante mais j'en ai besoin. J'ai besoin d'être en colère pour avoir la force de continuer.
Ma vie se résume à jouer à pokemon arceus et à détester tout le monde et c’est si doux
“On à qu'une vie” ouais putain encore heureux.
Ok je retire ce que j'ai dis, donnez-moi plusieurs vies s'il vous plaît.
Tu pense à quoi ??
☛ Exprimez vous. ✍
« […] soudain, une indolence, du poids de vingt atmosphères, s'est abattue sur moi, et je me suis arrêté devant l'épouvantable inutilité d'expliquer quoi que ce soit à qui que ce soit. Ceux qui savent me devinent, et pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas comprendre, j'amoncellerais sans fruit les explications. »
Charles Baudelaire - Les Fleurs du mal (projets de préface)