Reflectionnite
Je crois que c’est important d’ecrire, notamment pour guerir, pour aller un peu plus loin, peut etre poser la pensee, laisser une trace. J’ai un nouvel oeil sur moi meme, j’avoue, que je ne l’ai pas trouve tout seul, je le tiens de toi. Je me croyais un peu unique, je me disais que mes idees avaient quelque chose de nouveau, que j’explorais. Je crois que je me suis trompe. En fait, quand je vois ce que je suis la, je crois que je suis un mec tout ce qu’il y a de plus normal. Un peu deprimant non ? Alors forcement, en ce moment, y a comme un arriere gout de loose. Mais la lose, la belle, celle que tout le monde vit, pas une qui sortirait de toutes mes angoisses, une vraie lose tout ce qu’il y a de plus reelle, de plus vraie. Assez content, d’avoir pu te parler vraiment, d’etre honnete avec toi, de depasser mes angoisses aussi. Pour un peu plus de verite, surement parce que ca devenait aussi insupportable pour moi, je le confesse. Mais le fait est, je t’ai dit les termes, pas attendu de les lire dans tes gestes ou nos echanges, pas formentes dans ma tete. Ta reponse, claire, comme de l’eau. Alors, encore maintenant, je le sais, je negocie. Je me dis que peut etre, demain ? Que j’ai pas encore pu te convaincre, pas encore su te donner confiance, pas encore su t’aider. Pas encore ? Ca veut dire quoi ca ? Que j’ai perdu l’ego ou que j’en ai encore trop pour passer a autre chose ? Refuser le refus ? Ou y croire encore ? Je sais bien que ca sert a rien, que tu voulais etre tout ce qu’il y a de plus clair avec moi, sans me laisser d’attache, ou de quoi d’esperer, merci pour ca d’ailleurs… C’est terrifiant comme ca me laisse seul. Je crois que depuis deux jours, j’ai de nouveau peur du noir… C’est terrifiant l’espoir, le pouvoir que ca a sur toi. Indomptable, pas vraiment fidele, juste assez anesthesiant pour rester brancher a la perfu, sans se rendre compte de la douleur qui monte. Reflexion de came, tu remets tout en question. Mes qualites, qui n’ont jamais su te toucher, disparues… Mes reflexions, un gout de branlette intelectuelle insipide au possible. Mon texte, un recital de garbage collection, les cris du fou du bus. Tu n’as pas su me donner le moindre interet, ca dit quoi de moi ? Si la personne que je veux plus que tout ignore mon existence. Trop vecu desincarne, detache, loin du monde. J’ai comme une envie de me rebrancher, de continuer la belle et neuve souffrance. Je veux vivre comme tout le monde, me prendre tous les taquets dans la gueule et les laisser m’endolorir. Je crois que tu m’as libere de la defaite.















