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Et 2 ans plus tard!
Ecoute du pouls! oui ce blog est bien vivant!Â
I'll be back soon
Bon, promis je fais mon come back ci dans quelques jours/semaines.Â
Dans ma nouvelle vie professionnelle !
Ca y est les amis, j’ai réussi le pari incroyable de me faire embaucher dans une boite australienne. Je dis incroyable, car même si les australiens sont très cools (Oui oui), rentrer dans leur monde professionnel est une autre histoire.
Ce n’est pas vraiment de leurs fautes et les raisons sont plus que compréhensibles:
Les jeunes actifs sont très nombreux sur le marché du travail (sans parler du cliché : "Et tiens dis donc, si j’allais travailler dans le social média parce que j’aime bien aller sur facebook et que j’ai 300 followers sur twitter, en plus j’aurais peut être un portable gratuit")
Je ne suis pas australienne.
Bah oui, ça parait très con au premier abord mais une des principales difficultés est de prouver sa capacité à travailler en anglais. Alors je ne sais pas si vous connaissez l’accent australien, mais en gros tu prends un mec du fin fond du Texas, tu lui fais manger un chewing-gum et tu auras une vague idée de ce que j’entends tous les jours. Et sans vouloir être critique (mais un peu quand même) ils ne font pas trop d’effort pour comprendre les accents (certes de merde mais bon...). J’ai en horreur la phrase : « Ohhh you have a very strong accent »… Bah ouais Ducon, je suis française, évidement que j’ai un accent. Essaie de parler français pour que je me marre un peu.
Donc quand il te voit débarquer en entretien, tu fais bonne impression jusqu’à ce que tu ouvres la bouche. La, tu vois les visages qui se crispent, les oreilles qui se tendent et les sourires qui se figent… Toi tu essaies de faire un peu comme dans les films, avec tes Whatever (prononcé: Youahtaiveur), let’s go futher (prononcé : laits gow fourzeeer) et in the other hand (prononce : in zi eauzair haindssss) mais tu sens quand même que tu es en train d’attaquer la falaise…
Et quand arrive la question :
Mais que connaissez vous du marché australien ? tu penses: Drazic, une planche de surf et un requin… et tu te dis alors que tu es un peu dans le caca…
Il faut donc un peu de temps pour se faire à tout ça : l’accent, la culture, etc…
Parce qu’au fond, ils ont raison. Je vois mal une entreprise française embaucher un anglais qui marmonne 3 mots de français et qui voit tous les français avec un bĂ©ret et une baguette de pain sous le bras.Â
Alors bien sur, il y a des français qui ont réussi en très peu de temps à décrocher un job mais quand, comme moi, tu bosses dans un métier de communication et de social média, la maîtrise de la langue ne peut pas être seulement bonne. Elle doit être presque parfaite.
Donc, bon ça m’a pris presque 1 an… J’ai eu de la chance, entre temps de trouver un job en freelance vraiment sympa, qui m’a permis de continuer à bosser dans mon secteur sans avoir la pression de "Oh mon dieu j’ai plus de thunes…".
Ce qu’il faut savoir ici, c’est que les boites de recrutement ont pratiquement la main mise sur toutes les propositions de jobs. Je ne sais pas combien il y a d’agence à Melbourne mais en 1 an je n’ai même pas pu toutes les rencontrer…c’est dire. Ce sont  elles qui sont au centre du processus de recrutement et sans leur aval, tu ne passes pas d’entretien. Un conseil : un CV en béton armé : clair, précis et complet.
Apres, bah c’est au minimum 2 ou 3 entretiens. J’ai cru comprendre avec une des boites de recrutement , qu'elles recevaient pas moins de 50 a 100 CV par annonce (sur le social Media)…donc je te laisse deviner le processus de recrutement.
 Bref, je viens de débuter en tant que Social Media Advisor pour une banque nationale, et quel changement. Déjà parce que j’étais en agence et que je passe chez le client. Au passage, assez drôle de voir les agences en réunion, le crayon à la main et le papier près à noter la moindre phrase importante. Et vas y que mon N+1 leur sort des modifications de la mort à faire et tu les vois avec un sourire un peu coincé faire oui oui, c’est assez drôle à voir.
Autre chose, le coté très « polissé » des australiens (et des anglo-saxons en général) fait qu’il est très difficile de savoir ce qu’ils pensent vraiment. Pour exemple, un collègue me brief sur une agence de dev avec qui on bosse :
Moi : Alors ils sont comment ?
Lui : Ah ils sont vraiment super, c’est une super agence
Moi : Ah génial
Lui : Bon par contre, il faut bien être attentif aux deadlines, ils sont un peu en retard
Moi: Â OK
Lui : Et puis aussi, n’hésite pas à les relancer, ils sont lents à répondre
Moi : Ok, ok
Lui : Et puis il faut que l’on revoit les updates de dĂ©cembre car une bonne partie n’ont pas Ă©tĂ© traitĂ©es.Â
Oui, bon en fait ils font de la merde…En France, cela aurait été beaucoup plus direct. « Bon écoute poulette, on est maqué avec eux donc on n’a pas le choix, mais je te préviens c’est des nazes sur les deadlines donc tu les lâches pas et questions retour faut t’accrocher. Bon courage, moi j’en peux plus »
Question de culture
AFFAIRE A SUIVRE
going through a comp with feedback and seeing all the red on each page
Parodie de "Homeland" dans "Saturday Night Live"
a quel moment survint larmistice qui mit fin a la premiere guerre mondiale
A la fin de la guerre
la cavalerie jouait un role au cours de la premiere guerre mondial quelle innovation mit fin a la guerre de cavalerie
La voiture?
Ma critique de LOOPER
Tout commence par une grande frustration, "Skyfall" ne sort que fin novembre ici. Du coup pour éviter de me faire spolier par tous les articles dĂ©jĂ Â Ă©crits sur le sujet, je me suis enfermĂ©e dans une salle de cinĂ©ma pour aller voir Looper.Â
Ok, je ne vais pas vous mentir, je crois que je suis aussi un peu amoureuse de Joseph Gordon-Levitt, mais quelle fille ne le serait pas?Â
Synopsis (AlloCiné):
"Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les "Loopers") les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…"
Bon avant d'aller plus loin, j'aimerais comprendre pour le rĂ©alisateur s'est amusé à  nous changer autant Beau Gosse numĂ©ro 1? Qu'on ne me dise pas que c'est pour ressembler à  Bruce Willis jeune, ça ne marche pas.Â
Parce que si il voulait vraiment faire Bruce Willis jeune, il aurait fait ça
 ou
La deuxième est un peu plus violente je vous le concède...Â
Parce que moi (et mon avis est très important), j'ai passé une bonne partie du film à me dire, c'est Joseph Gordon-Levitt ou pas? Ce qui dans ma tête a donné à  peu prés ça :
" C'est lui, mais si c'est lui...Noon, ça peut pas être lui c'est pas possible, attend je vérifie sur Allocine..ah si c'est lui. Purée, c'est fou. Mais non j'y crois pas, c'est pas lui, Ah siiiiiiiiiiiiiiii, c'est lui, c'est fou... etc" ... jusqu’à  la fin du film.
Je ne vous cache pas que ça parasite un peu la lecture. Â
Sans vous révéler l'histoire, je dois dire que l'ensemble est assez surprenant et vous emmène vers une aventure un peu plus poussé que " Je dois me chasser moi même"
Un gros gros big up pour  Emily Blunt, quelque chose me dit qu'on va la revoir dans un paquet de film. Je l'ai vu auparavant dans "5 ans de rĂ©flexion" , elle était dĂ©jĂ Â vraiment pas mal. La, elle passe un cran au dessus et je prends pas trop de risque pour dire qu'elle va exploser dans les annĂ©es à venir.Â
Bon sinon, le film, ça commence comme un bon petit film de genre, et puis ça dĂ©rive vers quelque chose d'un peu plus consistant. J'en ai vu certain qui le comparait à "L’ArmĂ©e des 12 singes" ou qui disait que le film avait pris son inspiration du fameux court mĂ©trage "La JetĂ©e"Â
Je dirais : " Ne nous emballons pas non plus"
Parce que si tous les films qui parlent de voyage dans le temps avec la notion " Je me souviens adulte de ce que j'ai vu petit mais adulte je vais aller me voir plus jeune " (vous suivez toujours??) sont des hommages à ces deux films, on est pas rendu.Â
Je dirais donc que c'est une très bonne surprise, et que dans la marĂ©e des films d’actions de merde (Total Recall par exemple, quelle tristesse, la première version était tellement bien), celui la sort vraiment du lot. Ça a le mĂ©rite d'exister comme on dit.Â
Je vais te confier aussi quelques secrets sur le rĂ©alisateur, oui c'est comme ça, c'est cadeau! :Â
C'est son troisième long métrage
Il a réalisé 2 épisodes de Breaking Bad (oui oui)
Il a déjà  fait le brillantissime Brick (qui a obtenu de nombreux prix )
Donc, tout ce que je peux te dire, c'est que tu peux y aller, tu passeras un bon moment. Après, c'est non plus le film du siècle, il faut se dĂ©tendre. C'est juste une bonne surprise, mais qui n'aime pas les bonnes surprises?Â
Les voisins : La Plaie de l’humanité !
Merci à ce magnifique site : Chers Voisins, qui me donne chaque jour un peu plus en foi en l’humanitĂ©.Â
Donc tu as, je l’espère, compris de quoi nous allions parler ce matin. Il faut que tu saches que je ne parle pas comme ça sans savoir et sans connaitre le sujet Ă fond, mais alors quand je te dis Ă fond, c’est que je ne vois pas comment je pourrais vivre plus d’expĂ©riences traumatisantes avec des voisins.  Â
Je ne te parle pas du petit truc de la soirĂ©e Ă©tudiante, ou bourré comme des ânes, ils se mettent Ă reprendre U2 tout bourrĂ© Ă 7h du matin. Non, non malheureux, ça c’est le niveau 1 du voisin relou. C’est presque mignon comme un LOL cat.Â
Quoique… Ça me rappelle une crémaillère que nous avions organisée avec une ex-coloc. On avait du lire dans Biba ou Marie Claire, ou voir même dans un vieux OK Podium, que le nouveau truc tendance du moment c’était d’inviter ses voisins à venir participer (l’article devait être en plus agrémenté d’un « témoignage » de fille qui avait trouvé l’homme de sa vie grâce à cette technique), du coup on s’est dit banco, on va faire pareil.
Tu te doutes bien que ce n’est pas Brad Pitt qui est venu…
A 20h, ding dong ! (Tout le monde sait que PERSONNE ne vient à 20h. On dit 20h mais si tu es normal, tu ne viens pas avant 21h30, voir 22h, merde achète toi une vie)
Bref, voila le mec du 2 ème, tout seul avec sa bouteille de coca… Petit silence gêné… un regard furtif vers ma coloc: Ouh purée, relou force 2, merde, qu’est ce qu’on va faire de lui… Il est donc resté sur un fauteuil de 20h à 02h du mat sans parler à personne, MAIS je veux dire A PERSONNE, sauf pour demander où était les toilettes… Il est parti comme il est venu. On s'est alors dit "bon ça va, un peu bizarre mais ça passe" tout en se tapant dans la main comme des winneuses. Oui sauf que en fait après, LUI il s’est dit « Chouette, j’ai 2 copines au 5 ème », donc 2 à 3 fois par semaine, il envoyait un petit texto pour savoir si il pouvait passer… On a du trouver une solution pour s’en débarrasser, on a choisi la facilité : déménager.
Et c’est bien la où je veux en venir. 2 fois sur 3 pour te dĂ©barrasser d’un problème de voisin, tu dois changer d’appart/de ville/de pays ( j'ai fait les 3...).  Â
Je me rappelle de Bordeaux, Ă©tudiante vivant dans un petit studio dans le centre ville, j’ai eu droit Ă un relou de force 4. Le mec tout seul (pourquoi c’est toujours des mecs ???), qui a cru que parce que je montais lui demander de baisser le son Ă 03h du mat (je te passe les chansons du type Faudel, Shakira et compagnie), j’avais secrètement envie de sortir avec lui, voir de faire des bĂ©bĂ©s. Donc au dĂ©but, c’est restĂ© poli, puis Ă un moment ce n’est plus resté poli du tout. En fait, il s’amusait Ă mettre la musique Ă fond dans l’espoir que je monte et que l’on puisse faire l’amour comme des bĂŞtes sur Cascada. Et puis c’est monté d’un cran quand il a commencé à crier mon prĂ©nom tout en tapant dans les murs… La j’ai  beaucoup moins rigolé vu que le mec faisait facile 110 kilos et qu’il avait un regard de tueur Ă gage russe… Au bout de 2 mois de squattage chez des potes, j’ai craque et j’ai dĂ©mĂ©nagĂ©. Le truc qui m’a le plus marquĂ© (on devient sĂ©rieux 2 minutes), c’est qu’à un certain moment, il est devenu menaçant, « je vais venir chez toi, tu ne pourras pas t’enfuir, etc… ». Je suis donc allĂ©e dĂ©poser plainte au commissariat et voir ce qu’ils pouvaient faire pour m’aider. La seule rĂ©ponse que j’ai eue : Â
« Il faut d’abord qu’il vous agresse, ensuite on pourra faire quelque chose….»Â
« Bah oui tiens, faisons ça J’attends qu’il me pète la gueule, voir qu’il me viole et pis je reviens vers vous ? Super, allez je file, je vais m’inscrire au Taekwondo, bisous »
DONC quand je suis arrivée à Melbourne, je me suis dis « Banco la caravane, la bibi, c'est jackpot, vu comment les australiens sont trop über cools, il ne peut rien m’arriver ».
Alors c’est vrai l’australien est über cool, mais par contre l’australien du dessus a décidé que ce serait sympa de refaire entièrement son appart. Donc je teste un nouveau type de relou : Le relou de force 9 milliards.
Bien sur comme l’australien est riche, il a pris des gars pour faire ses travaux, et a fait voter par la copropriété le droit de faire du bruit tout le temps (vu que lui il dort pas la, il s’en fout), et comme l’australien aime voir les choses en grands, il refait TOUT, mais TOUT.
Donc, depuis 1 mois, tous les jours entre 08h du mat et 16h (oui l’australien finit tôt), j’ai le droit d’entendre toutes les machines possibles et excitantes que tu peux louer à Kiloutou et qui font un max de bruit. Petit truc à savoir, ici quand tu vis en immeuble, tu ne peux accéder qu’à TON étage. Chaque étage est protégé par une clé spéciale. Ce qui fait donc que je ne peux même pas aller lui hurler dessus (et dieu sait que j’aimerais).
J’ai bien essayé de passer par la cage d’escalier, je me suis retrouvée enfermée toute seule pendant 20 minutes, c’est le gardien qui m’a repéré sur une camera de surveillance et qui est venu me libérer juste avant que je ne commence à me manger le bras.
Double frustration, l’australien ne râle pas, donc quand j’en croise un dans l’ascenseur, je me précipite pour lui parler de ce fameux problème. Il me regarde râler pendant 10 minutes (ou plutôt 2 étages) et me dit « Oui, c’est bruyant, enfin il va être content, il aura un bel appartement, le tout avec un sourire bright de chez bright », et puis, je ne sais pas pourquoi, c’est toujours suivi par un
« Vous, ne me dites pas, vous êtes française »
Si tu étais une star de porno nippone et qu'on te proposait de faire la brouette bigoudenne avec un acteur amateur de Paris, comment t'arrangerais tu pour refuser (ou pourquoi accepterais tu ?) ;)
Je te dirais, viens jusqu’à  Melbourne et on en parle :)
Paris, Paris, combien tu paries que je te quitte ?
J’adore cette chanson.  En fait Je crois que j’aime toutes les chansons qui parlent de Paris. Il y a toujours quelque chose de fascinant dans une déclaration d’amour qui concerne 10 millions d’habitants et des pavés humides.
Pourquoi ce regain d’amour pour la Capitale ?, moi l’australienne buveuse de latté qui ne met pas un pied dehors si la température extérieure ne dépasse pas 25 degrés ? Eh bien, toute une chaîne de circonstance folle et incroyable s'est mise en place pour m’entrainer dans la gueule du loup et me faire vivre 7 petits jours d’une vie parisienne comme à la bonne époque (mais en version j’irais dormir sur ton canapé, faut pas déconner non plus).
Je te passe mes problèmes d’avion : Oui, j'ai fait un article sur le fait que je flippe en avion, disons que je suis déjà à Paris (et pas SUR Paris… gna gna gna), je viens de poser le pied et je suis en quête de mon ticket de RER. Mmmmmm, premier souvenir plein d’amour, la queue pour acheter un ticket (oui, ok j’ai oublie mon numéro de carte bleue, je suis obligée de faire la queue… aucun commentaire n’est toléré).
Le parisien est un filou qui croit que parce que tu as un sac de voyage sur le dos et une coupe de cheveux proche de l’attentat visuel, tu ne diras rien si discrètement, il essaie de passer devant toi. Enfin discrètement, on repassera ! La superbe technique qui consiste à se mettre à ta hauteur (en lisant un magazine de préférence) et à avancer d’un léger demi pas toutes les 10 secondes pour tenter de te passer devant, on la connait. Moi dans ma tête, je me suis dit « merde, c’est un test, un test pour voir si j’ai encore l’âme d’une parisienne », vu que je suis capable de tuer un enfant australien que je suppose en train de me piquer ma place dans la file d’attente pour mon quesadillas poulet, imagine comment je te reçois le parisien de base. Je l’avoue, j’ai pris du plaisir et je me suis dit que ça allait être vraiment cool cette semaine parisienne. J’allais enfin pouvoir retrouver tout ces bons vieux réflexes qui me manquent tant à Melbourne :
Râler quand les gens ne se lèvent pas des strapontins dans le métro, avec l’option je fais mon regard noir et je regarde la personne assise pendant tout le voyage qui fait elle, semblant de ne pas me voir en train de la regarder.
 Insulter les voitures et surtout le chauffeur rustre qui te grille la politesse (j’ai un gros gros manque de ce coté la, l’australien roule en dessous des limites de vitesse et s’excuse presque quand son feu passe au vert et que toi, tu ne peux plus traverser)
Se battre avec le serveur pour avoir un verre d’eau (le classique mais tellement bon)
 Compter le nombre de personne à  la caisse du Monoprix et essayer de déterminer par un savant calcul LAQUELLE sera la plus rapide (une copine m’a dit un jour, avec une petite lueur dans l’œil, tu sais en fait, ce qui compte, ce n’est pas le nombre de personnes, mais le nombre d’articles, parce que le plus long, c’est l’encaissement, j’ai eu l’impression qu’elle me donnait un secret jalousement caché depuis des années par une équipe d’experts) mais c’était sans compter sur le problème d’étiquetage, qui foire complètement toutes tes théories et qui réduit à néant tout espoir d’arriver à l’heure à ta soirée/diner/plateau télé.
Bref, un vrai bonheur sans fin. J’ai pris un plaisir fou  à faire semblant d’être de mauvaise humeur.
Lorsque je suis partie, j’étais un peu fâché avec Paris, trop de monde, trop de tout, je n’aimais plus cette ville, je rêvais de verdure et de silence avec le bruit des oiseaux. Mon retour m’a réconcilié avec cette grande folle qui ne dort jamais. Paris, c’est un tel bordel que tu finis par l’aimer puis par ne plus t’en passer. Parfois, c’est vrai, tu la détestes, ces taxis qui ne sont jamais libre, qui ne veulent pas t’emmener ou tu veux, ou qui (je n’ai jamais compris) n’ont pas de GPS et ne savent pas comment te ramener chez toi ( vu qu’on est pas encore riche comme Crésus, il est clair qu’à  90% on prend le taxi parce qu’on rentre de soirée et qu’on est bien trop bourré pour marcher ou prendre le métro, donc se taper le chauffeur qui te pose 20 000 questions sur la route, ce n’est pas chiant, c’est une torture) . Bref, je m’égare…
Finalement, je suis toujours très contente d’en ĂŞtre partie mais maintenant je resterais à  jamais attachĂ© Ă Â cette ville si diffĂ©rente (Je n'ai pas parlé des pigeons mais bien sur, c'est évident ils ont su contribuer Ă leur manière Ă me mettre dans le bon ton dès le premier rĂ©veil: PUTAIN, MAIS DÉGAGE!!!!! mmmm Paris me manque, il y a que des perroquets trop mignon ici...) Â
Ces status Facebook qui piquent les yeux
Comme je suis de la génération Y, j’ai bêtement tendance à croire que je fais partie de la lignée des « connectés », et qu’ayant assisté à la naissance de facebook, twitter et autre pinterest, je connais tous les codes et usages et que, au grand dieu non : je ne fais pas partie des « has been » de la toile.
Oui mais voila, Sarte a dit « l’enfer, c’est les autres » et cette vérité est aussi valable sur Internet.
Qu’il est loin le temps où je rigolais toute seule devant mon ordi en matant les photos un peu too much de mes potes en soirées
Je rigole toujours mais plus vraiment de la même manière… Je cherche encore à comprendre ce moment ou tout a basculé, ce moment ou mes potes en ligne sont devenus trop vieux ou trop chiant pour encore me faire rire. Oui parce que bon, c’est nettement plus sympa de se marrer que de parler de la dernière ratification du traité E112 du code pénal (non, ce traité  n’existe pas, ne cherche pas sur l’interweb).
J’ai bien peur que la trentaine approchant (pour certain, pas pour moi hein, moi je suis déjà passée du coté obscur ou les crèmes de soin premières rides ont déjà été remplacées par les crèmes anti-âge effet rajeunissant) et son lot de bébé, mariage n’ai eu grâce des derniers traits de jeunesse qui coulaient dans les veines de mes congénères.
J’ai les yeux qui piquent à la vue de message tels que « Bébé malade, maman fatiguée mais heureusement le weekend arrive » ou « A la crèche, Matteo a réussi son premier coloriage, tellement fier » … non mais REALLY ? Non parce que, déjà dans la vraie vie, avoir plus de 20 minutes de conversations sur les problèmes de crèches ou sur le retour en force des otites, c’est une vraie galère.  Dites vous bien que c’est la même chose en ligne : ON S’EN FOUT !
C’est une prise d’otage! Nos parents parlent comme ca, pas nous. Alors pitié, s’il vous plait, faite un effort et je ne sais pas, imposez vous des petites contraintes, pas plus de 1 statut sur bébé par semaine, au début ce sera difficile, vous aurez le sentiment de ne rien avoir à dire mais au final vous comprendrez enfin que votre bébé ne fait pas toute votre vie et que oui, vous êtes capable de parler d’autre chose. Puis après, vous verrez, quand vous serez sevré de montrer à la face du monde la 15 000 eme photos de votre bébé en train de faire gouzi gouzi (qui soit dit en passant ressemble exactement au même bébé que celui de votre pote), vous passerez à un statut par mois sur bébé et je vous jure que vos sujets de discussions seront grandement plus développés et puis surtout grandement plus intéressants. Et nous, pauvre adulescent qui ne connaissons pas (encore) les joies d’être parent, on aura le sentiment de ne pas converser avec notre grande tante qui s’est crée un compte pour rester jeune.
J’adore aussi tous ceux qui se sont fait pincer par des mignons petits spams « Elle oublie d’éteindre sa cam dans sa salle de bain »
et qui envoient des mails pour dire « je crois qu’on a piraté mon compte », bah tiens, bien sur, tu crois que je t’ai pas grillé ? Tu veux mater du nichon en cachette oui !! J’ai découvert un paquet de petit cochon dans mon réseau. La, dernièrement, on fait dans la  nouvelle technologie et l’Iphone 5 a 60 euro, pourquoi pas, Plus l’arnaque est grosse plus elle passe…
C’est quoi ce truc aussi avec instagram ?, mais au mon dieu, ce n’est pas parce que tu as choisi l’effet Hispter sur ta photo de soirée que tu es le nouveau Doisneau. Ta photo est toujours aussi nulle sauf qu’en plus elle est floue. Un paquet de faux branchés ont eu le sentiment d’être subitement uber cool avec leur karaoké… Mais pourquoi ????
Je ne sais pas pourquoi aussi on a la vague de « je prends en photo ce que je mange », c’est l’effet Top Chef ? Le renouveau culinaire ? A quand, je prends en photo mon caddie de course pour montrer que je mange Bio ? Je ne comprends pas…
Donc finalement, je me dis parfois que facebook, c’est un peu comme une vieille habitude, ou une envie de fumer, ca ne me sert a rien, voir c’est nocif mais je ne sais pas pourquoi,  j’ai besoin de ma dose quotidienne… AH si, je sais pourquoi, c’est tellement bon de critiquer les autres J
Adaptation et petit ratage!
Dans 1 semaine, cela fera un an que je me suis installée à Melbourne. 1 an que je vis une vie d’expatriée et que j’en découvre maintenant les enjeux du long terme.
Jusqu’ici, j’ai toujours eu un peu l’impression d’être un peu en vacances, non que je ne travaille pas, mais pouvoir aller regarder l’arrivée des pingouins tous les week ends, ca vous change un contexte. Il y a comme un sentiment d’exceptionnel qui vous permet de profiter de chaque instant, et qui ne vous donne pas la sensation d’être à Paris.
Mais comme toujours, le temps fait son œuvre et me voila maintenant de l’autre coté de la barrière, je ne suis plus une parisienne qui vit à Melbourne, JE vis à Melbourne. Et il m’a fallu lâcher quelques reflexes biens ancrés pour commencer à faire le processus mental de ce véritable changement de vie.
Dans le quotidien, ca commence d’abord par se détendre. Quand tu marches dans la rue, tu n’es pas obligé  d’avoir le reflexe « Merde il est ou mon sac ? mon I phone, ma carte bleue ? », Globalement si tu dois te faire agresser à Melbourne, ce sera: soit par un kangourou, soit par un autre français qui profite de la bonne humeur ambiante. Je n’ai jamais connue ville aussi sûre. Il a donc fallu que j’arrête de faire mon regard de tueuse dès que quelqu’un s’approchait à moins de 2 mètres. Il a aussi fallu que j’apprenne à faire la queue sagement, sans chercher de l’œil les resquilleurs potentiels. Difficile quand on est parisienne...Une fois, lors d’une soirée ou il a fallut faire la queue pour commander un kebab poulet sauce blanche (mais sans oignon), oui je suis précise. J’ai cru détecter 2 jeunes australiens en train de se faufiler, je n’ai pas attendu 1 seconde, j’ai foncé sur eux avec une petite pointe de joie, j’allais enfin pouvoir montrer de quoi, nous, peuple du vieux continent, étions capable. Bon, il s’agissait en fait de 2 ados qui allaient rejoindre leur maman dans la file d’attente. Je ne pouvais pas baisser la tête, alors j'ai employé ma technique secrète qui fonctionne à chaque fois: la mauvaise foi sans état d’âme… « Oui si tout le monde fait la queue pour 10 autres personnes cachés, on n’est pas rendu, et bla bla bla, je ne pouvais décemment pas leur dire que je m’étais trompée »,  je suis partie la tête haute mais je me suis aussi dit que je n’avais pas contribué à développer l’amitié franco-australienne…
J’apprends aussi à attendre. La notion de dead line est plus que relative ici, « je te le rends demain », veux en fait dire, « j’ai prévu de te le rendre mais je ne sais pas quand ». Tout le monde est clair avec ça, les français un peu moins. 2 minutes après la fin de l’horaire de la dead line officielle, j’ai déjà envoyé 2 mails pour savoir ou était mon document, généralement la réponse est « No worries, mate, it’s coming »...ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh... J’ai perdu 2 ou 3 ongles manucurés à cause de ça. Déjà que c’est pas facile de garder les ongles longs.
Ah oui, l’australien aussi dans le boulot, quand il commence une conversation avec toi, il veut savoir si tu as passé un bon week end, mais il ne veut pas juste un « Oui, c’était cool », non, il veut savoir ce que tu as fait heure par heure, avec qui, comment et pourquoi. Pendant ton monologue en anglais « Apple Pie », il agrémentera chacune de tes phrases d’un « Fantastic », »Amazing » « Awsome ». Tu as l’impression de passer pour un dieu parce que tu as été au Shopi du coin acheter du PQ… Etrange.
J’ai aussi appris à me caler sur l’horaire français. Dans ma tête, à chaque fois que 17h se pointe, je sais qu’il est 09h en France et que les mails vont commencer à arriver. C’est parfois plus dur quand j’en chope au réveil et qu’il est très tard en France, Moi j’en suis au café avec la trace de l’oreiller sur la joue à essayer de connecter mes neurones tout en tapant mon code d’accès à l’ordi sans me tromper 12 fois, et la généralement, j’ai une copine qui rentre bourrée de soirée et qui essai de m’expliquer le concept  du « Sex friend », qui est, selon elle, une super bonne alternative au célibat forcé. Je ne peux que la soutenir pendant la phase de décuvage, ou finalement ce « connard » a décidé de rentrer chez lui, parce que tu comprends « on pourrait s’attacher », le dialogue est un peu décousu mais on s’en sort, je suis le soutien nocturne des très longues fins de soirées.
Un truc chiant aussi, on rit Ă mes blagues sur twitter avec 8h de dĂ©calage… On like ma vidĂ©o sur facebook qui dĂ©jĂ has been depuis 3 heures bien trop tard alors que,  je l’ai mise en ligne au moment ou personne ne connaissait. TU M’ENTENDS, J’ETAIS LA PREMIERE MERDE. Â
Bref, je suis une early adopter avec 8 heures d’avance mais qui est dĂ©couverte 8h en retard. Frustrant.Â
China Eastern Airlines ou la compagnie qui t’envoie en enfer !
On en connait tous des histoires de potes bloqués dans un aéroport avec un avion qui a 5 heures de retard. Les petits problèmes d’attente et parfois le manque d’information mais la je pense que China Eastern Airlines essaie de rentrer dans le Guinness des records de la pire compagnie aérienne du monde.
 J’écris ce texte sans que le problème ne soit encore totalement rĂ©glĂ©. L’avion n’est toujours pas Ă Melbourne! Je vous relate ce que l'on m'a racontĂ©.Â
Alors voila le topo : mon mec a décidé de rentrer en France avec cette compagnie. C’est vrai que c’est une des moins chères du marché, l’offre est donc assez alléchante. Pas de pb pour se dire que le confort sera un peu précaire, la bouffe pas bonne et les films en chinois version originale non sous titrée, on paye moins cher, faut bien que la marge se fasse quelque part.
Vol aller : pas de pb.
Mais alors, pour le retour, mes amis accrochez-vous.
Déjà , ca partait mal, arrivé proche de l’aéroport de Shanghai, problème de visibilité, l’avion est obligé de se détourner vers un autre aéroport, bon quand tu as 5 heures de correspondance, tu te dis que ca va aller.
Premier problème : la compagnie ne sait pas comment rapatrier tout ce petit monde au bon aéroport. 2heures plus tard et un brainstorming en haut lieu, ils arrivent à affréter un bus, mazette ca a du chauffer pour arriver à cette conclusion. Mais passons…
2 heures plus tard, ils arrivent enfin au bon aéroport, l’avion prévu est annoncé avec 3 heures de retard. Le personnel est odieux, ne répond à aucune question et ne donne aucune explication.
3heures après et dans une salle bondée, même joueur joue encore, l’avion est annoncé avec 5 heures de retard. Les esprits commencent à s’échauffer (il est aussi 01h du mat à ce moment là ), l’hôtesse en poste ne semble pas vouloir comprendre et ne donne aucune raison sur ce retard.
Les passagers dĂ©cident alors de se regrouper et exigent des explications. Ils commencent Ă faire un sitting dans le hall de l’aĂ©roport, l’hĂ´tesse est paniquĂ©e et dans un Ă©lan de courage incroyable, s’enfui en pleurant. Scène complètement surrĂ©aliste au demeurant.Â
Je pense qu'à partir de la, je me serais dit: "Ok, bon, soyons honnête, je vais mourir dans cet aéroport, je ne quitterais jamais la Chine et je ne mangerais plus jamais de fromage"
De longues heures d’attentes plus tard, ils prennent enfin la parole pour avouer que l’avion a un problème technique et qu’il faut faire des rĂ©parations, ils sont incapables de donner une estimation du temps. Ils disent simplement "du temps".Â
Les résidents de Shangai sont renvoyés chez eux jusqu'à nouvel ordre. Pour les autres, la compagnie tente de les enfler avec brio. Ils proposent alors de rembourser le billet, la tout de suite, et leur permettre de choisir un autre vol. Sauf, et heureusement que certains ont eu l’esprit avisé. Pour changer de vol, il faut retourner au premier aéroport (déjà 1 à toi de te payer le transport) et 2, pour rentrer sur le territoire Chinois, il te faut un visa, sans visa impossible de pouvoir quitter l’aéroport. Donc gentiment, ils espéraient rendre les billets et laisser tous les touristes se demerder tout seul. Je ne dirais qu'un mot : CLASSE
Evidement, le ton monte, les hotesses confirment qu'il n’y aucun vol et qu'il va falloir attendre celui de 20h (donc 18h plus tard).Quand on leur demande comment ils vont placer 250 personnes dans un autre vol dĂ©jĂ booké… Ils font l’impasse et ne parlent plus un mot d'anglais.Â
Ils ont cependant craqué, et payer l’hôtel. En chambre de 2 ou 3, faut pas déconner non plus.
De mon coté, je décide d’appeler la base à Melbourne pour en savoir plus, l’interlocuteur me dit alors de sa voix la plus robotique possible, que l’avion va atterrir dans 6 heures. J’ai comme un décrochement cérébral de quelques secondes, mon copain n’est dans aucun avion, rien n’a décollé depuis des heures, mais l’avion atterrit dans 6heures, sachant qu’il y a 11 heures de vol. Purée, Marty Mac Fly est bien vivant… J’essaie de lui expliquer que c’est impossible, et bien il a trouvé la solution au problème en me raccrochant au nez. Efficace, sobre et rapide.
A cet instant, ils doivent prendre un nouvel avion qui doit atterrir à 02heure du mat…Faut quand même que je garde en tête cette faille spatio-temporelle, si ca se trouve il est arrivé hier et je ne m’en suis pas rendu compte….
Donc près de 24 heures après le dĂ©but du problème, ils ne sont toujours pas arrivĂ©s Ă Melbourne et je n'ai aucun retour de la compagnie.Â
Ah oui, dans leur grande générosité, ils ont proposé 100 euro de remboursement… China Eastern Airlines , y’a pas à dire, c’est les meilleurs !!
[UPDATE]:Â
Enfin, l'avion a atterrit, presque à l'heure! Un miracle.
En conclusion, je dirais que ce qui manque Ă Â China Eastern Airlines, en plus d'une flotte en Ă©tat de marche, c'est un personnel qui soit capable de communiquer avec sa clientèle, et qui, en cas de crise, ne fasse pas la sourde oreille et la technique de l'autruche. Des problèmes techniques, ça arrive, c'est excusable, ne pas ĂŞtre capable de communiquer, ça, c'est inexcusable. Il va vraiment falloir que ces compagnies s'ouvrent un peu et comprennent que le prix ne fait pas tout.Â
En tout cas, je déteste l'avion et ça, c'est pas près de s’arranger...
Le fantasme Australien ou l’Américain Dream version Kangourou
A l’aube de mes 1 an en Australie (et à Melbourne plus précisément), il est temps de faire un peu le bilan :
Oui, bon ça passe :)Â
Il y a tout juste 1 an, je prenais la décision de partir, de tenter comme on dit, l’aventure de l’expatriation. Entre projet perso et projet de couple, je voulais du changement, vivre une vie un peu différente de celle qui semblait déjà toute tracée en France. Les circonstances sont parfois en notre défaveur, cette fois ci, elles ont été mes anges gardien.
Le départ n’a pas été si compliqué, en 6 mois, le projet était bouclé. Le visa n’est vraiment pas compliqué à faire, lâcher un appart et un job, ca ne demande qu’un peu de courage. Bon on va dire que c’est peut-être Pôle-Emploi le plus relou :) Mais la, on connait tous la chanson.
Donc voila, je me revois, la tête pleine de rêves, de peurs et de questions. Mais je me revois surtout pleine d’envies, de forces et de courage.
Paris endort, Paris, passée les premières années pleines de surprise, c’est gris, c’est un rythme effréné, tu cours mais tu n’as pas d’objectifs. Ou si, tu as les mêmes objectifs que tout le monde. Ton job, ton futur appart en tant que proprio, ton couple et tes weeks ends à la campagne. A 30 ans, tu te vois déjà à 50 ans. Bref, pour moi l’angoisse.
Alors quitte à partir, on a choisi de prendre le Level Difficult force 12, un visa temporaire d’un an (le fameux working holiday visa qui te donne la possibilité de rester 1 an sur le territoire, mais tu ne peux pas faire plus de 6 mois de travail pour le même employeur), pas (beaucoup) de thunes et un niveau d’anglais qui te permet de comprendre Friend sans les sous-titres. Donc autant te dire qu’on ne faisait quand même pas les fiers.
Ah bah, ca veut se la pêter : Je pars en Australie, mais après il faut y aller, et la ca rigole un peu moins.
L’arrivée, elle est comme je l’imaginais et comme je la voulais : Un sac à dos et l’adresse d’une auberge dans la main. Je voulais cette image «  Je suis partie de rien », pour pouvoir voir la progression. L’impression d’être Christophe Colomb un peu. Surement cliché mais je m’en fous.
Quand tu pars, tu as le droit à des tas d’histoires, toutes aux antipodes les unes des autres. Pour bidule, « l’Australie c’est vraiment facile, tu trouves un job en 3 jours. Un sponsor, mais ouais mec, pas de problème, c’est limite si il te le donne pas », pour Machin « Mmm, c’est chaud quand même, tu as des pistes ? non… un point de chute ? non plus… d’accord, d’accord, d’accord. Oui bah un an c’est déjà bien, si tu rentres avant ce n’est pas grave tu sais ».
Donc quand tu arrives, tu ne sais pas trop si tu vas bosser direct le lendemain ou si tu vas devenir ce que l’on appel un « chômeur de longue durée ».
Mais en tout cas, une chose est sure, tu n’es pas dans le tiède. Tu es la, mais vraiment là , demain est inconnu mais demain n’est pas une journée inutile, faite de la même routine. C’est la connexion parfaite entre ton esprit, ton corps et le temps présent.
C’est fou mais rien ne te fait peur.
Bon après, la vie réelle reprend, faut pas déconner non plus, mais c’est quand même très grisant.
Alors, c’est quoi la réalité d’une vie à l’étranger ?
Les 6 premiers mois, finalement, avec le recul, on en a bavé. 6 mois à se prendre des murs pour des boulots, ca use. On avait l’excuse du sponsor qui nous permettait de garder la tête haute mais je crois qu’on a quand même pris 2, 3 claques dans l’égo. Et pis, comme on est partie avec l’option pas de thune, il a fallu, faire descendre son égo encore un peu plus bas, et trouver des petits boulots. Quand tu as 30 ans et que tu as bossé presque 4 ans en agence à Paris, pas la peine de t’expliquer que tu le vis mal. Servir des cafés à des connards, c’est un crève-cœur, mon mec a été plongeur, la tu ne sers même pas le café, tu nettoies le bordel après, c’est proche de l’humiliation.
Comme on a eu un bel ange gardien, on a fait un combo en à peine un mois. Lui, à trouver un « vrai » job et le sponsor qui va avec. Sponsor qui m’était aussi accordé car petite amie officielle. Moi, avec ce blog et mon article sur La Redoute : http://leblogdeb.tumblr.com/post/19396315346/new-job-new-life-et-des-tonnes-de-pancakes
En l’espace de quelques semaines, nos vies ont changés. Un appart, un vrai, qui en plus est, sans cliché aucun, l’appart de nos rêves. Celui ou tu te sens bien, ou tu aimes trainer et faire des bonnes bouffes. De l’argent, pour pouvoir vivre enfin comme des trentenaires accomplis, des jobs pour pouvoir s’épanouir.
C’est difficile d’avoir plus de chance.
Maintenant, on se pose enfin. On souffle et on est fier du chemin parcouru.
Je dirais que dans tout ça, c’est la famille et les amis qui manquent le plus. C’est fini, l’emploi du temps surchargé et les weekends bookés 3 semaines à l’avance, la vie est plus calme mais moins de cigarettes et d’alcool, je ne pense pas que cela soit si grave.
La crise n’est pas ici, la crise n’est pas dans nos sujets de discussions, elle existe, c’est vrai, toujours là , mais on a le luxe de pouvoir l’oublier. C’est une vraie respiration.
J’entends et je vois pas mal de monde qui parle de venir ici. Je n’ai qu’une chose à dire : VENEZ
Mais attention aux fantasmes, il ne suffit pas de se baisser pour trouver un job et un appart, il faut des reins solides et être prêt à sacrifier quelques mois. Mais est ce que le jeu en vaut la chandelle ?: la réponse est oui.
Si une autre vie est possible, elle l’est en Australie !Â
Virgin Mobile et Doug Pitt, une campagne que j'aime bien que quand je la regarde!
Bon les enfants, on va parler un peu marketing parce que bon, de temps en temps on tombe sur des bonnes campagnes, et c’est bien de le souligner. En plus, comme je suis payé aux nombres de nouveaux ressortissant sur le territoire Australien, je vais te parler d’une campagne Australienne.
MEET DOUG PITT, THE SECOND MOST FAMOUS PITT IN HIS FAMILY by Virgin Mobile
Lien:Â http://www.youtube.com/watch?v=MAyTES9gDAU&feature=player_embedded
 On y découvre donc le frère de Brad Pitt dans sa vie de tous les jours, le ton est volontairement décalé. Doug assume complètement son coté has been, outsider et le fait en plus avec brio. Le film se termine sur cette promesse :
« Son frère vit la vie d’une star à Hollywood. La vie de Doug est un peu différente. Virgin mobile croit en un avenir juste pour tous. Aimez Doug sur notre site internet et offrez-lui un avant-goût de la vie de son frère »
Nous sommes ensuite invités à nous rendre sur le site de l’opé : http://fairgobro.com.au/#who-is-doug-pitt
Et la, petite larme de bonheur, enfin du HTML 5 bien fait et bien pensĂ© pour une opĂ©. Parce que mes amis, on a vu de ces trucs en HTML 5 qui te provoquait une fracture net de l'oeil droit et te donnait envie d'aller sur Internet Explorer (si si). Ici La navigation est fluide, le contenu clair et on ne se perd pas dans des multiples redirections hasardeuse et c’est ludique. 3 pages, bam l'affaire dans le sac!Â
Alors qu’est ce que l’on doit faire ?
Aider Doug à vivre comme une célébrité. Le principe est simple, tu cliques il gagne des points, le compteur est bien visible. C’est simple.
Niveau 1:Â
Niveau 2:Â
Niveau 3:
Niveau 4:
Pas de facebook pour l’opĂ©, une fois que tu likes, un post sur ton wall! D'ailleurs, le choix de ne pas ĂŞtre sur Facebook me fait prĂ©dire (Oui oui je fais aussi des prĂ©dictions) que d'ici 1 an, la moitiĂ© des opĂ© digitale ne seront plus sur FB, trop de contrainte, de sollicitation, les opĂ©s lassent.Â
Oui j'ai caché mon nom et ma photo, j'ai pas envie de me retrouver sur Personal Branling: http://personalbranling.tumblr.com
On te propose de faire gagner tes potes (normal) et pis c'est tout. Pas de "remplir le formulaire",  bla bla bla, "reçoit ma newsletter" etc.. c'est une opé pas une campagne de CRM (enfin pas que :))
La punchline est aussi bien pensé
Bah oui parce que ras le bol de nos amis les stars qui ont toujours tout et si il y en a qui doit bien avoir les boules, c’est le frère de Brad Pitt. C’est dur quand même la loi de la génétique. L’un est canon, l’autre est... vachement sympa. Mon dieu, que les soirées ado ont du être tendu pour lui.
Dis, il vient ton frère ce soir ?(P****, je le hais)
Non…mhhh (bon comment je fais pour me casser sans avoir l’air d’être celle qui veut se taper son frère)
Tu es le frère de Brad Pitt ? Naaaaaaaaaaaaaan, Omygad, c’est unbilivibeule !!! Et il est comment en vrai ?
Tout le monde en plus doit se dire, c'est fou son frère est si canon, c'est vraiment pas de chance...
Bref, l’horreur.
Et voila à quel inconscient Virgin veut nous rattacher. Oui tu es normal, tu n’es pas célèbre et tu n’es pas non plus riche mais nous ici, on est juste avec tout le monde. Chacun a le droit d'etre traité de la même manière. C’est con mais ca fonctionne.
 J’ai simplement hâte de voir la révélation, car c'est casse-gueule!
2 solutions :
Il foire complètement et nous colle DOUG dans une soirĂ©e VIP et la ils nous disent exactement le contraire de la promesse. Donc Bah, nul, cacaÂ
Il nous font le coup du ça commence en soirée VIP et bam en plein milieu ca coupe pour nous dire un truc du genre « Mais non, Doug il est pas comme ça, Doug il mange des pizzas en rêvant de faire un régime et Doug il kiffe se promener dans un parc » et comme il est normal, il va venir en velib te donner ton cadeau normal.
Tiens tiens, normal, ca me dit quelque chose…Ce ne serait pas un peu la tendance com’ du moment ?