George Orwell, 1984, Folio, Paris, 1950
Dans ce roman dâanticipation, George Orwell dĂ©crit un objet, le «tĂ©lĂ©cran» qui permet Ă lâĂ©tat totalitaire surnommĂ© «Big Brother»  de voir et dâĂ©couter les citoyens Ă nâimporte quelle heure du jour et de la nuit, mais Ă©galement de diffuser des informations que nous pouvons qualifier de propagande. Les individus ne peuvent Ă©chapper Ă ce contrĂŽle constant car comme le prĂ©cise lâauteur, « Le son de lâappareil (du tĂ©lĂ©cran, comme on disait) pouvait ĂȘtre assourdi, mais il nây avait aucun moyen de lâĂ©teindre complĂštement ». (p. 12) Nous voyons alors apparaĂźtre une adaptation commune Ă tous les citoyens de cette sociĂ©tĂ© totalitaire. Ils se mettent Ă vivre tout en sachant quâils sont surveillĂ©s continuellement, je cite : « On devait vivre, on vivait, car lâhabitude devient instinct, en admettant que tout son Ă©mis Ă©tait entendu et que sauf dans lâobscuritĂ©, tout mouvement Ă©tait perçu». (p. 13)












