
Game Changer & Make Some Noise
Mike Driver
macklin celebrini has autism
No title available
I'd rather be in outer space đž
TMBGareOK. The Official They Might Be Giants tumblr

Product Placement

Jar Jar Binks Fan Club
The Bowery Presents
NASA
Cookie Run:Kingdom Official!
$LAYYYTER

PR's Tumblrdome
Keni
official daine visual archive

Kiana Khansmith
Cosimo Galluzzi
Today's Document
taylor price

romaâ
seen from China
seen from France

seen from TĂŒrkiye
seen from Bangladesh

seen from Germany

seen from United States
seen from Australia

seen from United States
seen from Italy
seen from Malaysia
seen from Australia

seen from Netherlands

seen from Bangladesh
seen from Mexico
seen from Germany
seen from Malaysia

seen from United Kingdom
seen from Finland

seen from Singapore
seen from Bangladesh
@moi-la-rageuse
Bon Baiser #1
Anna Karina & Jean-Paul Belmondo, 1965
J'avais été tellement blessée que la seule façon pour moi de continuer à avancer,c'était de prétendre que ça ne serait plus jamais le cas. J'avais tort.
18.02.17
Le retour
Revenir chez mes parents pour quelques jours, pour la premiĂšre fois depuis que jâai quittĂ© la maison. Depuis dĂ©but janvier, tout se passe si bien que je serais tentĂ©e de croire que tout ce qui sâest passĂ© entre septembre et dĂ©cembre nâest jamais arrivĂ©. OubliĂ©s les rĂ©veils en larmes, la peur au ventre la nuit, les sanglots interminables, lâanxiĂ©tĂ© dans les yeux de mes parents, les creux dans mes vĂȘtements, les bleus sous mes yeux, le sentiment dâĂȘtre douleur et rien dâautre.
JâĂ©cris ces mots et je me concentre, jâessaye de mâen persuader âoui câĂ©tait bien toi, ces Ă©motions lĂ tâappartiennent aussiâ. Est-ce le signe que la plaie se referme? Ou est-ce que, comme les femmes aprĂšs leur premier accouchement, je perds la mĂ©moire pour mieux prendre le risque de retomber? Je ne sais pas. Parfois je voudrais mâen souvenir comme dâun avertissement, ne va plus aussi loin, ne tâoublie plus Ă ce point-lĂ . Et parfois je voudrais mâen souvenir pour pouvoir croire que je me suis appropriĂ© ce moment de ma vie oĂč jâai eu lâimpression dâĂȘtre dĂ©possĂ©dĂ©e de tout. Je crois quâen dehors de mes parents, personne nâa compris lâampleur du trou dans lequel jâĂ©tais tombĂ©e.Â
Alors je regarde ma chambre, qui a Ă©tĂ© mon refuge lâannĂ©e derniĂšre quand soudainement, je nâai plus eu de toit Ă me mettre sur la tĂȘte. Refuge et prison cette annĂ©e quand jâavais de nouveau un toit mais que ma tĂȘte nâen voulait pas. Je suis passĂ©e par tant dâextrĂȘmes cette annĂ©e que je ne suis plus sĂ»re de savoir qui je suis, quelle version de moi-mĂȘme lâemportera. JâespĂšre profondĂ©ment que ce sera celle qui voit la joie, qui regarde le monde avec tendresse et appĂ©tit. Pour que ma chambre ne soit plus refuge mais havre, une Ă©tape reposante sur mon parcours et non une escale imposĂ©e. Je veux dâautres rivages.Â
Love is drunkenness and itâs time to throw up.Â
Ce soir, je peux le dire. Je suis fiĂšre de moi.
#2
Enfin, il lâavait retrouvĂ©e, cette chaleur du Sud qui lui manquait tant lĂ -bas. Comme câĂ©tait Ă©trange dâĂȘtre de retour, rien nâavait changĂ©. La mĂȘme place, la mĂȘme lumiĂšre aveuglante, les mĂȘmes visages qui se tournaient vers lui. Antoine, tu es rentrĂ©, ça alors⊠Oui, il Ă©tait rentrĂ©, pour quelle raison, il nâen savait rien. Bien sĂ»r, il y avait Julie, et Thomas. Ils seraient heureux de le revoir. Il allait retrouver une vie en civil, loin de lâIndochine, le temps dâune permission, il retrouverait sa vie dâici et, sâil avait le temps, il aurait au cafĂ© de la place pour Ă©couter les gens rire et les verres tinter. Oui, sâil avait le temps, il irait au cafĂ©.Â
#1
« Va donc voir au cafĂ©. Il y a une belle blondeâŠÂ »
Liliane essuyait et rangeait les verres derriĂšre le comptoir. VoilĂ quelques mois quâelle Ă©tait arrivĂ©e dans le Midi, quittant sa bien-aimĂ©e Nantes oĂč plus rien ne la retenait. Dans le sud, son frĂšre lâattendrait et lâaiderait Ă trouver une place. Il Ă©tait la seule famille quâil lui restait. CâĂ©tait un jour de canicule Ă©touffante, parmi tant dâautres. Elle contemplait les rues dĂ©sertes, Ă©vidĂ©es de leurs habitants, partis dâun mĂȘme mouvement chercher la tiĂ©deur de leurs chambres moites Elle nâavait jamais connu une telle chaleur et se demandait si elle sây ferait, un jour. Il le faudrait bien.
Ce qui sauve, c'est de faire un pas, et encore un pas
(via verslebonheur)
Today you hurt me Gonna heal tomorrow And if you leave me I can do it solo
Naive New Beaters, Heal Tomorrow
Les plaies
â- Moi jâai lâimpression dâĂȘtre tombĂ©e plus bas, l'annĂ©e derniĂšre je ne me suis pas laissĂ©e aller, j'ai tenu bon...
- Oui mais c'est que tu n'avais pas encore lĂąchĂ©, comment dire, tu cachais tes plaies au lieu de les soigner, maintenant tu les soignes mais ça fait mal et c'est un peu dĂ©gueuâ
Suzon, 20.11.16
And maybe that's what makes us special and unique: Â our own little twisted ways to come to terms with reality
Ciment
Hier soir, jâavais envie de partir courir, de bouger, de sentir du mouvement lĂ oĂč tout semble figĂ©. Tellement de colĂšre, tellement de frustration. Les deux pieds dans du ciment qui durcit. Lâimpression dâĂȘtre dans un No Manâs Land, en dehors des chemins. PĂ©riode sans visage et sans nom, oĂč tout se dĂ©fait. Et la vase remonte.Â
Quand les histoires se terminent mal et qu'on les ramasse, y'a des silences et des souvenirs qui laissent des traces.
Pauline Croze, Mise Ă Nu
âThe light is different in Septemberâthe last of the summer sun casts interesting shadows,â says Malika Favre, a London-based French artist, on her cover for this weekâs Style Issue. Read more about the cover story here.Â