đ ARCHIVE : #006 â Prise au Mot đŸ
CRĂATURE : hybride araignĂ©e
â ïž Trigger warning : discussion Ă caractĂ©re sexuelle, y/n Ă l'alcool festif
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âââ đžïž âââ
Le voyage Ă Londres avait commencĂ© comme une simple escapade entre copines, mais aprĂšs quatre happy hours, jâavais la tĂȘte dans le coltar et lâaudace bien trop facile⊠Mes amies sâĂ©taient arrĂȘtĂ©es pour prendre des photos prĂšs des grilles du palais, me laissant divaguer seule jusquâĂ ce garde.
Il était immense. Un soldat en uniforme d'apparat rouge, le visage partiellement dissimulé par un masque ne laissant apparaßtre que le haut de son nez et ses yeux. Trois paires d'yeux, soit dit en passant !
Il Ă©tait parfaitement immobile, semblable Ă une statue malgrĂ© la foule autour de lui. RĂ©chauffĂ©e par lâalcool, je mâavançai vers lui. Ignorant royalement la distance rĂ©glementaire et hissĂ©e sur la pointe des pieds, j'approchai mes lĂšvres de son col, faute de pouvoir atteindre son oreille.
â Jâaimerais tellement que tu me plaques contre ce mur et que tu me baises sans te prĂ©occuper des autres⊠murmurai-je dâune voix pĂąteuse. Je parie que tâas une grosse queue d'ailleurs. Jâadorerais te sucer alors que tu n'as pas le droit de bouger pendant ton serviceâŠ
Pas une réaction. Pas un cillement. Rien.
â DĂ©solĂ©. J'suis vraiment bourrĂ©e... Pardon !
Un peu honteuse d'avoir Ă©tĂ© aussi vulgaire avec un parfait inconnu qui faisait juste son travail, je reculai en riant nerveusement. Mes amies m'appelĂšrent depuis le bout de la rue, criant qu'il fallait qu'on se dĂ©pĂȘche si on voulait avoir une table au club branchĂ© du centre-ville, avant que ce soit complet. Je les rejoignis en courant, persuadĂ©e que ce moment idiot resterait derriĂšre moi.
Ce que j'ignorais, c'est que Simon avait enregistré toutes les informations importantes me concernant. Mon nom, celui du bar, mais surtout mes idées murmurées qu'il adorerait peaufiner avec moi.
Deux heures plus tard, j'avais fini par dessoûler grùce à de grands verres d'eau et la chaleur étouffante de la piste de danse. C'est alors que je l'ai senti. Une présence massive, qui s'est faufilée derriÚre moi sans un bruit alors que les musiciens s'accordaient une petite pause.
Je me retournai et glapis de surprise. C'Ă©tait lui. Le soldat en uniforme. Qui, mĂȘme en tenue civile, restait impressionnant. Ătait-ce l'effet du masque ou seulement de sa carrure ?
â Tu Ă©tais beaucoup plus courageuse tout Ă l'heure, Y/n.
Je sentis le rouge me monter instantanément aux joues, le souvenir de mon comportement déplacé me revenant en pleine face.
â Oh mon dieu... Je suis tellement dĂ©solĂ©e ! balbutiai-je en reculant d'un pas, les mains levĂ©es. J'avais beaucoup trop bu, c'Ă©tait super dĂ©placĂ© de ma part, je te jure que je ne voulais pasâŠ
Simon laissa échapper un rire étouffé. Amusé par ma réaction, il fit un pas en avant. C'est alors que je remarquai que son t-shirt laissait entrevoir une seconde paire de bras plus bas sur ses cÎtes. LégÚrement plus fins mais tout aussi musclés, ils étaient repliés contre son ventre.
Une de ses mains principales se posa alors sur ma hanche tandis qu'une de ses mains secondaires venait frÎler délicatement mon autre flanc, m'enveloppant à moitié.
â Ne t'excuse pas, c'Ă©tait trĂšs distrayant.
Je le regardai interloquĂ©e, avant qu'un sourire ne vienne dĂ©tendre mes lĂšvres. AprĂšs tout, j'Ă©tais lĂ pour quatre jours avec comme seul objectif de m'amuser, et il s'avĂ©rait ĂȘtre un hybride absolument fascinant et sexy. Ses attributs monstrueux, loin de me faire fuir, Ă©veillaient curiositĂ© et envie chez moi.
â Eh bien⊠Puisque la situation t'amuse, tu m'accordes cette danse ? risquai-je en posant mes mains sur ses avant-bras, tandis que je rĂ©primais un frisson en le sentant me rapprocher de lui inconsciemment.
â Avec plaisir, murmura-t-il.
Je me laissai porter par le rythme, alors que Simon guidait mes mouvements avec une assurance tranquille. Ses mains m'exploraient par à -coups, caressant mon dos, mes fesses, descendant lentement le long de mes cuisses pour tester mes réactions. Je profitais pleinement de la soirée, grisée par cette proximité inattendue, mais tellement facile avec lui.
Simon savourait chaque seconde. Il ne perdait pas une miette de mes frissons, de la façon dont ma peau réagissait à son contact. Précipiter les choses était inutile, seule importait l'envie d'en avoir plus. Il voulait que la tension devienne si insupportable que ce soit moi qui le supplie de faire de mes pensées lubriques alcoolisées une réalité.
â Je pourrais te ramener jusqu'Ă ta chambre d'hĂŽtel, murmura-t-il, sa voix frĂŽlant mon oreille. Je tâallongerais sur ton lit encore totalement habillĂ©e. Je tâĂ©carterais les cuisses et les maintiendrais ouvertes jusqu'Ă avoir dĂ©cidĂ© dans quel ordre te dĂ©vorer et avoir reçu une nouvelle fois ton accord. Tu gĂ©mirais alors mon nom jusquâĂ perdre ta voix.
â Et si je dis non ? demandai-je, taquine.
Simon ricana doucement en effleurant ma joue du bout de ses doigts.
â Tu ne diras pas non. Pas aprĂšs que je tâaurai prĂ©parĂ© Ă en dĂ©tremper tes sous-vĂȘtements. Tu me supplieras, Y/n.
Il me serra plus fort contre lui, ajoutant juste au creux de mon oreille :
â Tu repars dans trois jours, nâest-ce pas ? Ăa devrait nous laisser amplement le temps de donner vie Ă tes envies, et plus encore. Qu'est-ce que tu en dis, ma jolie ?
âââ đžïž âââ
La boĂźte de rĂ©ception du Scriptorium est grande ouverte... Oserez-vous y glisser vos confessions, vos dĂ©sirs interdits, ou le genre de monstre que vous rĂȘvez de voir surgir de l'ombre ?