je l’aurais couchée nue sur un lit épais sommier de mes écrits vains mots empilés désordres en chaîne charriés par le courant d’une eau sauvage et sombre le sang coule encore sous la peau la semence s’est tarie rien ne se dresse que dans les rêves où j’ose la regarder sans fuir sans trembler où j’ose dire qu’elle ma touchée de sa bouche rouge les mots sont échappés puis la langue onctueuse et enveloppante annonçant la morsure l’empreinte indélébile












