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Ma peinture
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rive sur dérive qui enivre les poissons les diamants océans et tes mains pleines de sang qu’as-tu fait qu’as-tu fait, est-ce seulement toi là devant moi, oh Dieu est mort, oui je sais : Wir haben Ihn getötet ! lire et délire tu aspires tu m’aspires, je te sens tout entière tout altière et pénètre comme l’aiguille dans les lames de mon cœur, mon corps hurle turbulule t’en rêvais nous voici le trente février trois mille trente, tu fais chier les voilà tes tortues, oui ! des tortues qui pleuvent, je veux des tortues qui pleuvent, ça veut rien dire, ta syntaxe est stalinienne pas la mienne, tu fais chier y en a plein maintenant et d’une rive qui dérive à une autre qui se tord, oui se tord de peur de ton corps de déesse, elle a peur l’autre rive du héron qui arrive et qui couine comme tes lèvres retroussées par une nuit chaude de juillet sans les draps, les volets ni les bras oh là là, les voilà les voilà, revenons au début de la fin comme tout début a sa fin et vice versa, versa vers ci, voici donc les poissons je disais pas les mammifères les poissons oui ceux qui ne sortent peu que de l’eau, voilà que tous mes mots se dérangent comme dans ma bibliothèque, hm je n’aime pas tant que ça de savoir où sont exactement mes livres j’ai me chercher un instant tant que je sais qu’ils sont là entre une rive et son double enfin son autre la dérive l’Autre-Rive, ah te voici ma douce disjonctive, disjonctrice de coeur, douce mort étreins moi, roule-moi, il n’y que toi qui ne me quitteras pas tu me prendras me garderas, j’ai déjà acheté mon billet pour la grande traversée, celle du Styx, je prendrai mon Calice et mes vices, à vue d’œil ça fait près mais à vu d’âme c’est une vie, oui la mort c’est l’autre côté et je me suis dit que de l’autre côté ils appellent ça la vie et qu’alors en fonction d’où on pense on ne passe que de la vie à la vie où de la mort à la mort, ça me va la terre tourne elle est ronde mais les carrés tournent aussi comme les cartes les culottes et tes yeux étouffants, cette odeur qui se répand comme du sang, du bon jus, mais je t’ai dit du bleu, non je veux dire Blanc, le sang blanc comme le blanc, le sang blanc comme la grève oui ma chérie tout est blanc quand l’aurore s’extasie, en fait, tu sais qu’elle jouit, elle jouit oui, du grand privilège d’être celle qui borde la nuit et c’est sur l’horizon qu’elle est la plus belle et partout on le trouve l‘horizon sans raison il est là horizon, et dessus là exactement c’est le blanc qui est blanc et la nuit la plus belle enfin non c’est l’aurore je ne sais plus, t’écoutes plus ma beauté,
dévorée, te voilà affamée sous la sous la pente du grenier, écarquillée, je vais te préparer un vacarme de douceurs que je mettrai dans des vases et le passeur du Styx attendra gentiment la fin de nos hurlements, gémissements et de leurs résonnements, ceux de maintenant et de tous ceux à venir, ce n’est qu’une question de temps car pour toujours je t’aimerai mon amour, même après mon souvenir t’aimera pour toujours, et mon âme restera comme un point suspendu comme mille lampions traversant une rivière glacée des Pyrénées, j’aurais mis des bouts de moi sous la marche de tes pas, dans tes objets tes murs, nos ratures échancrures, pour rester pour toujours avec toi et dans toi, jamais je ne sais qui partira le premier j’aimerais qu’on reste là, mais le jour chasse la nuit alors plus rien ne restera par ici, viens prenons le train pour la mer, je veux dire voir la mer les falaises et courir dans l’embrun comme des fous comme des loups possédés enivrés, oui l’amour et le sexe planté sur la plage, tu es belle en flanelle mais encore dans plus enfilée dans cette robe noire de velours quand tu pousses le tambour or du Casino planté sur la grève, rodéo rodéo dès que les yeux sont tournés, au blackjack on est morts et dehors y a la lune qui nous a emportés jusqu’ici, jusqu’à dans l’extase atrophiée ah ah ah ! j’arrête là ces souvenirs, ce poignard dans ma vie crucifiée, dans mes os et dans l’eau où je me noie-ah ! enfin, le silence, doux silence, les seuls feulements qui me manquent sont le vice que tu glissais dans mon oreille tes cheveux tous collés et ensuite je me souviens de rien que de gouttes multicolores et d’une odeur qu’est devenue un adieu sans fin
260925
jambe et enjambe, ta jambe sur la rampe de laiton, один, два, три ! escarpés escarpins, chair de poule, froid, métal, collants noirs – et le marbre, tout arrive, enjambe déjoue déjambe déjante et déchante sur la rampe de laiton et son œuf Fabergé, collants noirs, miroirs et dorures, sous la verrière versant sur l’atrium de marbre rose et gris et ocre, pointes noires, six colonnes, éventail en plumes parme d’autruches, ivoire sculpté et feuilles d’or, velours rouge eyeliner cigarette rideaux clos, bleu profond et très lourds accrochés tout là-haut à un peu plus de trois mètres, quelque part au nord de Moscou, double escalier et ses rampes de laiton, mène là-haut en un endroit que je ne connais que trop bien, un miroir mais immense et tâché, abimé par on ne sait quoi d’autre que le temps, par endroit il difforme, il déforme, il est là depuis le premier jour, quand toi et moi c’était qu’une certitude, coquille vide, et tout l’océan entrait déjà dedans, pièce immense, par la porte dérobée, cathédrale, un instant tu te tournes velours rouge yeux obscènes de malice, t’attrapes ma main, vernis pétrole baissée tu m’attires entre de douces griffes, si douces que tu marches à reculons, dénouant ton chignon, jetant épingles et rubans à travers la grand pièce, candélabres et miaulements, Béhémoth passe entre tes jambes quand tu mets la musique, i can make you glitter, i can make you feel glitter than this kiss, kiss and rhinestones, i‘m covered in kisses from head to toe if you take my hand immense pièce, canapés et baldaquin, couches et voiles, myrrhe et encensoir dans ce décor de palais perse, un petit salon dans une alcôve, plantes suspendues, et sur tout ça, dans la nuit noire, la porte se ferme sur ton manège, parade et lourds rideaux sous cette voute de chaux, ton bel ara bleu jaune et blanc sur le haut répète et chante décalé, ça t’agace mais tu sais bien qu’il gagne toujours, viens, il ne changera pas, il en mourrait, abandonne donc, ça fait du bien, et c’est si beau quand il se moque, allez viens, draps blancs, lumière rouge, encore une fois, me revoilà, au bord du gouffre pendu à l’Eden, une minute de cet amour dans mon ventre pour ma vie entière, un baiser sur tes lèvres rodéo ma chair, mon sang, mon altière, je ne suis plus rien, empile-moi, couche après couche, empile et sur mon corps, enduits les morts de la grande urgence, ces papillons qui prennent feu presque dans la joie, autodéfaits, dans l’alégresse de voir brûler une ville entière ou plus humblement l’huile de cette vieille lampe en bronze qui trône sur une table ronde, à gauche du lit, un guéridon de bois foncé, avec une plaque de marbre, et d’un volute chaud venu de l’immense fenêtre plongée dans la nuit d’encre, les voiles du baldaquins viennent effleurer ta chair de reine, ta chaire de règne et d’exaction, alors il fau – mais avant ça, mourons la vie, dévorons tout l’amour, ce qui existe est ce qui s’use, s’émerveille puis s’évertue à hurler non, mais c’est ainsi, tuons chaque jour pour s’en souvenir, fuyons nos rêves pour qu’ils le restent, à chaque seconde, mon cœur en toi, pour tout le temps de boire le jus, aimer c’est fou on oublie tout, même respirer, arrache tout, serre-moi fort, jusqu’à tarir les grands canyons des transes dionysiaques, défais-moi tout entier, même platonique, pourvu que ça brûle, que je crie bien fort, pour lentement descendre sous terre, loin des enfers, s’ensevelir et plein la bouche, plus, plus encore, enfin…
pour autant nous sommes bien là, dans de beaux draps et puis voilà tout ira bien, il n’y a que ça des feulements dans la nuit des secrets dans les murs des coulures des ratures des marbrures, baisers psalmodiés échancrures à l’âme, au cœur et la vertu, les escaliers, sang sur l’abat-jour de la lampe de chevet, cheveux et tambours, amour velours, dies irae déesse irisée, effluves morsures, silence abondance, dans le vide les pieds nus, le phare rouge reste de marbre sur la falaise de craie, tout est rêve et tout est ici, ça sent le sel et l’impossible, nous sommes bien là, dans de beaux draps et puis voilà… la grande autruche empaillée, veilla sur eux jusqu’à cette aube et au-delà et de tout ce temps le vieil ara, pas un mot ne prononça requiem aeternam dona eis Domine
170925
assaillie par des lames de silence incessantes salves, inlassable marée ensablée, salée, dégueulante et si vibrante la mer assaillie par des lames de silence, la nuit la nuit, la ville…
ville la nuit et vis la nuit, d’une rue à l’autre, un cruel dédale, où toutes les voies convergent vers nulle part… vrille et brille et belle échancrure lorgnant vers la meurtrissure, ou peut-être pour un crime d’une douceur écrasante ? tel un soleil d’airain sur Babylone dévêtue et sa petite vertu
sous des amas de rêves éventrés, la fin de toute chose est tu, adoration de l’irréalité drapée de la douceur d’un baiser au coin des lèvres je t’en prie ! appuie, oui ! appuie sur la plaie béante, presse ! la blessure grave, noire toujours elle… encore elle, cornes de bouc et sacrifice de crépon – boit ; elle boit mon sang et suce mon âme grignote chaque paillette, pille et saigne, laboure comme le fer déchire la terre ocre coups d’épée et tournesols,
elle boit mon sang, gloutonne et lubrique comme les portes de Césarée pierre jaune au ponant et mousse sur les tombes anthracites du septentrion, jongle avec mon cœur, tripes en éventail, la sale blessure, aussi vile que sacrée, cette saloperie mes abeilles aussi meurent bien vite, il ne restera que toi même après tous les morts, même après toutes les vagues
salva me aide-moi seul, je tremble jusqu’à me briser les os je me souviens de cet orage nationale sept vallée du Rhône, platanes et pizza au feu de bois toute la nuit j’ai contenu ta savoureuse peur tes spasmes crack boum boum boum ah, cette lumière nuit en rut dans le miroir de la vielle armoire d’acajou, les éclairs fendent le noir en chevrotant, encadrés par la fenêtre et ses persiennes vertes grandes ouvertes sur la plaine détrempée et le ciel scarifié
caresse avec moi le velours de la nuit orange lumière orange étrille le bitume nos ombres découpées, multiples s’enchâssent et se chevauchent sans la moindre pudeur sur la noirceur ivre des trottoirs orange, les réverbères sont omniscients du bar au cimetière, rue Émile Richard escalader le mur,
effraction chez les morts, mais ce n’est que quête de silence la nuit il est si terrifiant, ce silence qui ne dit rien, terrifiant, autant que son éviction est assourdissante la nuit, entre les ruelles étroites, il hurle, il hurle à la lune, il hurle tout court tes yeux lui coupent la parole, et ton regard le mystifie, bas les masques brune lune prune plume, on écume les paillettes extatique
serre-moi fort que reste-il donc je me moque des questions aux réponses prends et tourne prends et retourne dans la nuit toujours cueillir le fruit et son noyau, le grand vertige, vertige vertige après demain nous ira à la mer, ce soir il est trop tard, où est-ce déjà aujourd’hui…
rentrons rentrons, peu importe, suons, crions dormons et après, nous irons à la mer ce sera aujourd’hui quoi qu’il arrive, tes yeux glissants comme de la soie, cette allure… je suis Marc Antoine, qu’importe le prix…
allons plutôt, à la mer oui. nous irons à la mer, avec ma folie et tes mains de fées qu’importe le noir la nuit ou le vacarme je t’embrasse au coin des lèvres et… je sens qu’ici débute la seconde suivante de la chute inéluctable vers notre extase aussi sublime qu’aliénante, enivrante comme la foi absolue en la Résurrection, j’entends déjà le bruit des vagues, l’embrun, le bruit syncopé de tes talons que tu jettes en l’air à peine la porte franchie et qui n’ont heurté le sol en même temps une seule fois, nuit vin blanc, tarte citronnée et framboises, désormais c’est maintenant, musique et chemisier fuyany, la nuit la nuit le sang le jus aveugle fou court-circuité trempé enivré, stop c’est la nuit etc.
en fond la musique avale le silence tout entier she says it helps with the lights out her rabid glow is like braille to the nigh she swears, "i′m a slave to the details" but if your life is such a big joke why should i care? she feels that my sentimental side should be held with kids gloves but she doesn't know that i left my urge in the icebox she says brief things her love's a pony my love's subliminal
230825
hanches hanche et penche hanche et démanche saborde le navire mutinerie mutine-toi mutine ! dans le vacarme ou le silence la vilénie ou la violence démembre tout les mers, les cœurs et les dagues serties de pierres arrache les nuages, déshabille la cote enterre le sable et dévore la terre il restera les étoiles et une ou deux autres choses, peut-être un peu plus, juste ce qu’il faut c’est tout ce que je sais, et si c’est tout, alors c’est parfait silence silence dans la salle admirons l’arène et sa cruauté nous connaissons déjà la victime et son sort, tout est dans la manière hanche et déhanche ne te venge pas mais ravage mutine ! mutine-toi non pas contre cette fadeur ce gris, cette pesanteur sourde odeur de rien et de métal muette et hagarde, mais pour l’extase et sa grâce scande et tranche ! hosanna fends donc la longue nuit pour que les fleurs éclosent dépose toute ta sainteté aux pieds des pécheurs irradie la tiédeur qu’elle devienne extatique et lacère donc ton cœur que l’amour coule sur eux liturgie de l’amnistie des transfuges, on tire à vue sur les pilleurs la folie n’entend pas la miséricorde, la mutinerie prend un air de valse triste, alors tout se fige, l’absurde dévore tout élan, toute pensée, le navire prend l’eau, pourtant les rats ne fuient pas, la rédemption n’est sans doute pas très loin. à dos d’une murène ailée, cuirassée aux yeux de glace, tu surplombes le naufrage le juste court des choses alors tu reviens des errances tu reviens dans les champs de ruines chasser des fantômes courir après des horreurs c’est la juste marche des choses l’ange… l’ange te cueille et te prend en son sein il incarne ta pureté, même délirante, même animale ultraviolente ou suave délicieuse et dantesque, si versatile, papillon ivre, vibrante terrifiante obsédante couper court tu fonds dans l’éternité sublime est la chute extatique est la recouvrance de la douceur de l’abandon total
écriture automatique
divagation, exaction, permutation, vibration, pulsation pulsation pulsation, oh ! oui ! grand éléphant aux petits pieds, éléphant vert, éléphant ment, et les fonds abrupts, les mers enragées, la peau desséchée, toi toi toi et toi, je pars et repars, encore et toujours, reviens, pars, je ne sais plus, où est l’envers où est l’endroit de toi ou moi de quoi ou ça, que faire alors, que crier fort dans les traverses des amours morts, dans les entrailles des douleurs sourdes, dans les plaies vives des souvenirs, et les odeurs comme mille seaux d’eau, comme des tempêtes après le naufrage, de belles couleurs qui brûlent la peau, qui crèvent les yeux et mangent le cœur, par petits bouts, comme un banquet, une fête infâme ou le diable entre, en costume rouge, ou l’on picore comme un pillage, les beautés nues de la vertu, et toi tu danse avec cet ange, cet ange déchu c’est ça qui te plait, ses cicatrices et sa défaite, sa perdition exactement et ses mensonges si séduisants, ma crème… douce folle inique et magnifique, plus belle que pire, plus pire que suave, tranchante et sale, pourtant si lune, si trop si tout, elle est l’alpha et ne revient pas, vole comme un ange de joie et d’or, d’horreur sucrée que je peux lécher à en crever, même plusieurs fois, ça me dérange pas, de dunes en dunes je me perds et j’erre, j’erre entre les pyramides invisibles de ton sang arlequin, ton jus ta bouche et tes seins cousus, et chaque vertèbre que je détache, désosse et lave, comme un diamant, chaque vertèbre oui, je lui bâtis un mausolée, grand comme le ciel, fou comme la mer, un truc immense, inénarrable, quelques dizaines, je ne compte pas, je ne fais rien qu’on voie, rien qu’on sache, tu es pour moi unique au monde, et pour les autres juste quelque chose, une contorsion, aberration et des pulsions des pulsions graves, la déchirure, la blessure grave, le crime obscène et le jus rance, des autels par milliers d’églises en églises, dans les cimetières les gares et les souvenirs, des autels à toi, irradiation et pulsation, pulsation sourde et lumière crue, comme un flash froid qui dévore tout, l’oubli est mort, décapité, la persistance a le goût du sang, tes cuisses ton galbe sont effrayants, je tourne en rond et me répète, va donc va donc, lâche mes deux mains, au fond de l’eau je serai bien, enfin j’espère, tout ira bien,
suspendu au balcon de fer forgé les lames du temps sous mes pieds la lune est orangée derrière les cyprès à tes pieds rideaux tirés le crime la moiteur le sang l’ivresse etc. tu sais bien oui tu marches sur la mer et alors, je m’en fous je m’en moque, je t’aime et puis c’est tout, et la seconde d’après aussi loin, c’est certain, certain comme tes yeux guet-apens odeur de fleurs-luxure encore encore tu pries le vice et ses caresses, ses pinces son jus son obsession douce oui si douce démolition grâce et panache de première classe caprices à rendre fou une ténébreuse ivre de tout je me souviens de chaque seconde chaque sourire chaque tremblement du nord au sud en va et vient souvent des trains, parfois sans rien sous les falaises ta peau de lait soleil hurlant dans les broussailles la mer observe sans se méfier nos exactions de prunes et d’orge revenir, revenir partir partie toujours bouger de labyrinthe en labyrinthe se consumer dans le style d’icare criblé de fougue et d’effronterie on dit passion, on dit connerie mais seule la nuit entend les cris, gémissements ivres ou torturés, parfois les deux et plus encore dévore, dévore, encore, encore culotte noire et pas de louve éteins avance et recommence mange bien mon cœur et ses ratures ses échancrures et son allure mon corps percé mon corps beauté journal intime gravé gravé gravé gravé et dans la lumière dorée qui enjambe les victimes, des tempêtes folles des soubresauts ivresse caresse le lit la nuit les oui les cris dans l’infini dans les ruines noires de Césarée lumière dorée sur l’impossible, le temps figé évaporation des odeurs évaporation opération déportation oh toi ! Madone au sang chaud je vole tes mains tes seins tes yeux regard noir ton jus ton âme ton ivresse crue tes formes ton nu et tout et plus. ah, doux poison long et lent suicide ah… rex tremendae majestatis qui salvandos salvas gratis salva me fons pietatis
de caresses en aiguilles d’à peu près en délice allers retours interstices entre les doux murmures tu tisses et… lentement tu révèles les tourments, dessines l’abîme et ses mirages falaises noires doux tourments, qui secouent comme il faut tu tisses et je couds, au bord de l’eau pourquoi pas, restons fous, tisses le vertige et ses marques cicatrices incarnées ce sont elles que je couds et recouds, encore et encore, tisser le vertige coudre les cicatrices hurler en silence recommencer jusqu’à la perdition jusqu’au dernier rempart tisser coudre et recoudre jusqu’à la soif du gouffre la dernière fleur la dernière pierre et la dernière étoile le dernier… bruit cri . dans le jour déchirant et cru, enflammé aliéné jour brillant et faux lumière sur le cadavre des désirs, des extases et des brûlures, jour froid lumière blanche fardée comme la guillotine sentence urgence démence dé- ah ah ! la nuit garde quelque murmure, peut-être… en cherchant bien, vraiment, dans chaque repli derrière la lune et son silence absence, colossale et étouffante, partout ton absence, immonde et immense, je suis le seul à la voir, terrorisé, pourtant je cherche encore, parmi ses millions d’avatars, incarnés par l’empreinte de ton odeur indécente, muse des cœurs arrachés pharaon de mon âme au supplice, en plein désert, tu es ma Ptolémée, ma Bérénice, mon Eurydice, ô Dieu ! la vie, l’amour, le crime et la mort crème ardente divine lame extorsion dispersion tous les coquelicots sont emportés dans l’orage, et la pluie n’est que sang coulant des nuages noirs sur Babylone mystifiée je cherche encore quelque souvenir, une vibration un écho la moindre aiguille un bout de caresse la fin d’un souffle en vain… les mains en sang, le cœur ouvert, écarquillé, j’erre dans la nuit, j’ai déposé ma vie aux pieds du crépuscule elle ne me sert plus à rien… je veux être le plus léger possible, pour l’éternité, son double et sa suite, j’éviterai la mort, oui, il m’a dit que c’était possible, pourvu de chercher jusqu’à la fin des fins, chercher quelque effluve de ton odeur, un cheveu, quelque chose, un mensonge même… pourtant je dois avouer que, je sais bien que tous les souvenirs, toute trace, toute empreinte, a été soigneusement évidée désossée démembrée et enterrée vivante je préférerai ne pas savoir… perdre la mémoire, mais je ne peux que chercher, entre deux impossibles et tout le reste, ébahis et transcendés jusqu’à la mutilation
150825 (2)
si je suis remonté jusqu’ici c’est pour te dire que j’ai retrouvé tes rêves. ils sont en bas au fond de la vallée dorment entre le cimetière abandonné de Sentenac et son église d’un gris noir je le sais bien qu’on ne peut abandonner un cimetière… façon de parler, tu me fatigues avec ta sémantique et tes fleurs séchées je le sais malheureusement que certains trouvent que les morts sont fainéants voire inutiles quand les tombes se terrent sous la mousse, les champignons et le lierre, ferronneries brisées même les graviers blancs ont perdu leur déférence putride porte sans gonds et sans audace tes rêves, tous, sauf celui de les retrouver, et bien… ils étaient là, entre ce cimetière et la rivière creusant sa tranchée aux yeux de tous dans le vacarme des larmes de juillet neige fondue et saut de l’ange c’est ainsi que je les ai retrouvés sauté du haut de la passerelle et ses huit mètres cinquante-sept environ, bras en croix sans hésiter tel un Christ transpercer l’eau saisi apnée suspension… alors j’ai glissé avec l’eau noyée de truites sauvages, un peu plus bas, après quelques iris, un saule immense qui dansait au vent et des framboisiers, glissé jusqu’au mur abrupt qui tient la route serpentine vers le sommet et ses ravages, et ils étaient là couvés par la grâce déposés, offerts, nus et bien vivants, alors je suis remonté de cols en cols, de ravines en papillons, escarpés les derniers mètres au-dessus des nuages, ou ce sont eux qui descendent plus bas parfois… ces choses je ne veux pas les savoir le reste non plus, va ! chercher tes rêves et tiens ! démente, absente, au poignard de glace, tiens ! tes mains ton odeur ton chien mes mains mon sang mon cœur mon corps, va ! et laisse-moi en paix, je me disais en chemin que ce n’est pas plus mal que tu n’aies pu les réaliser sinon tu les aurais tués à jamais, tu n’aurais plus eu que des souvenirs, et les souvenirs crèvent, comme toi et moi et l’amour aussi, ils crèvent avant de sombrer dans l’oubli, même quand ils hurlent encore les rêves sont immortels planent et restent dans les impossibles possibles ni vivants ni morts ils restent là où on les range, là où on les cache, où on les efface en vain, restent… pourvu qu’on ne les réalise pas c’est pour ça que je rêve encore de toi même si tout est mort pour que quelque chose demeure une dernière lueur un frôlement avant la chute une seule petite poussière d’étoile dans tout l’univers, qui aurait ton odeur et ta folie travestie
150825
cheval, flou et rivière glacée seul, avec un âne boiteux le cheval au crin noir et luisant secoue la tête dans son grand pré d’herbe grasse vallée verte, vallée chair, ouverte toujours vers le vertige des murmures jusqu’au vertige en dévorant le silence liquéfié dans la stupéfaction humble de pierres enrobées de mousse, sous les hêtres séculaires, bordés de filons d’eau gelée, quartz et ferraille aguicheuses, malchanceuses, silence devenu pluie, froissement, émerveillement étourdissant disparu passion crue passion nue, massacre imminent oreille bouchées et sexe rose en feu, enflammé, empourpré, urgence urgence de l’élégance des corps emmêlés, sueur maligne, obscène et grave, magnifique et pesante avec sa voix rauque, emmaillottée d’ivresse sourde il n’y aura pas de seconde fois, cela n’a aucun sens je te bois je te sens te bois te crois je t’espionne quand tu dors tu chuchotes quand j’ai peur plus de mer plus de vagues plus de mouvement terre inerte et verte comme la mort apocalypse avortée clouée, ailes coupées, ne reste au milieu du vide, suspendu au rien et ses fantômes, qu’un diamant de plastique, il tourne tourne et tourne, ta tête tourne, la mienne bout, nous avons atteint le bout, flirtés avec le dégout, pourtant on attend toujours la fin, je sais je sais… alors je cours et je cours au plus loin des souvenirs dévorants j’ai coupé mon nez pour oublier les odeurs et leurs crimes papillons de velours blancs, dans toute la pièce jaune et chaude ils jonglent entre eux, du balcon pendu sur la nuit noire comme un poignard tordu de remords tu regardes la ville à perte de vue ça a du bien d’habiter sur un toit, je suis certain de pas monter un étage de trop pour rien, et la vue la vue… l’as-tu vu la dernière vue sur notre amour bleu et fou et cru et sale et pur et dingue et putain ! rideaux de velours vert canard lourds comme du marbre florentin nue assise sur la cheminée, adossée au miroir jambes croisées dans le vide, vogue et regard folle ivrogne, princesse, tyran, folie, je t’aimais et t’aime tant tellement… merveilleuse hérésie tu es dans mon sang, je ne peux tout simplement pas dire adieu
140825
sublimement, feulements et pas plus, justement, docilement tout doucement, espérons, espérons tant que la raison sonne encore à peu-près juste, suffisamment pour mourir libre j’ose espérer et, aimer sans fard aimer. lame de fond, le temps fond et dansons labyrinthe de buis gravier blanc et la boue des orages souille la rivière, faufile sous les ponts d’un autre âge et quelque voie ferrée des viaducs vers l’envers, où la gauche devient droite, je sais dans quelle sens tourne la terre, et sa couleur et son rire ta peau je fonds je coups je pars je rire, je rue je crue je nue et hu ! c’est dans le noir évidemment, percé d’une lueur chaude, ombres et sueur, en cet interstice se tisse tout ce qui s’échappe et glisse de l’insolence de ton corps, chair corps, ton, drapé baroque hurlé chéri vénéré sacrifié ressuscité couronné, oh oui eau fraiche de la mer l’eau fraiche enlace et déglace ton urgence vorace, la vie qu’on pille la vite qu’on monte comme un Golgotha une pyramide un pégase noir et toutes les nuits, sur mes pégases et mes extases, j’écris l’histoire, qu’il y eu qu’il y a et qu’il y aura, je crie, plutôt, oui sans doute ça encore le miel et le mascara talons phares dans la nuit on crie et crie, à devenir fous et oublie on danse et clac ! je ne fais rien, je regarde bien, oui c’est ici que tout arrive, et qu’alors tout est accueilli à cet endroit, entre ça et moi, où rien n’est attendu
070825
horreur. la mariée, oui la mariée, je te dis bien la mariée miam, la mariée, la délicieuse dentelle, allèche, épaisse, derrière les lourds rideaux de velours, un air de cour et de luxure, la mariée est morte elle est morte de faim, imbécile horreur, oh oui la mariée voit ramper toute la lie des fantasmes interdits à ses pieds désormais souillés, vermine qui pue la rapine, la mariée, la belle mariée, dans sa robe moulante rouge qui l’enserre comme un serpent, presse ses formes d’étoiles, je la bois la dévore et la mords, tout doucement dans le cou, et je crache, et je crache,
n’importe quoi… n’importe quoi murmure-t-elle, effarée, excitante mais sans le dire, même sans le faire, quel enfer, enfin… c’est n’importe quoi, comment ça y a plus de champagne, hein, ah… la mariée, la belle mariée Odessa, dans sa robe qui transpire le vertige, presque chaste, impénétrable de grâce, immaculée traitresse, innocente dévorante, profane possédée par le haut et le bas, par les courbes les coulures, aller à toute allure, qu’ils aillent proprement se faire foutre, je vais en chercher du champagne ! le silence vibre, tout est sublime,
coupé sport rouge, une Italienne, sans le toit et je sais pas quoi, un truc de beauf, de location évidemment, juste pour faire chier, pour jeter du pain aux hérétiques, pour se marrer, bien faire les cons, par peur de se faire chier, à se marier, même rien qu’à vivre, moi j’aime faire la fête sans m’en rendre compte, quand c’est trop tard, quand c’est moi qui tourne, moi qui… qui crie et vis, parle et dégueule des bruits d’oiseaux, du sang strident et des abysses criblés d’étoiles, j’adore presser bien fort mes doigts sur mes paupière closes, et regarder un truc étrange, sans penser plus, c’est un peu ça l’idée que je me fais de cet amour qui coule et colle depuis mon cœur vers tout ton corps et les contours, les dépendances, tous les étages, les écuries, le domaine entier, bien entretenu, ne rien comprendre mais bien sentir, et pourquoi ne rien faire d’autre, à eux la mort, à nous la chute, l’éternel vol, la circulaire des saints-enfers, service de nuit, évidemment, ah…
oui c’est une certaine idée de l’amour de rien comprendre et de sauter, et oui de sauter, comme ça c’est fait, sans parachute, par souci du réalisme.
la mariée, sublime mariée, écartelée entre folie crue et crudité sale, slave rugissement, hermine bien blanche comme de l’hermine, et noirs de jais que ses cheveux, déesse viking, je la vois nue, ça me perturbe, me crible les yeux, elle fonce vers la zone commerciale, avec Sven – celui qui la baise bien – , celui qu’elle a rencontré en classe de Russe, tout est sublime, y a plus de champagne, et Odessa, la belle mariée, la dévorante, la déesse-pute qui dévore tout, oui Odessa, dans sa robe rouge, entre dans le supermarché, avec son super Sven et ses super talons dans sa rouge-robe exquise toujours, plutôt tranchante, jusqu’au vice même, au fond de son âme, une vraie ogresse, elle est le vice, vice tout entier, y a plus de champagne, mais tout glisse bien, tout est sublime, la belle mariée, supermarché, et glisse et glisse,
glisse le caddie glisse caisses de champagne caisses de champagne retournons vite au bord de mer dans le grand manoir sur les falaises laiteuses comme… laiteuses et blanches et… respirer fort hum, retournons, veux-tu, compter les morts, les beaux les laids compter la mer, ça peut être utile, pas de doute possible et crachons un bon coup ! crachons
caisses de champagne caisses de champagne la mariée bonne la bonne mariée ivre et fou tout tout tout et glou et glou évidemment qu’au petit matin sous le baldaquin, volets mi-clos, il y a eu, et ci et ça, et ça dura, l’éternité… et pourquoi pas peut-être même plus que toi et moi des chants d’oiseaux, n’importe quoi il n’y avait que toi et moi, on me l’a dit
060825
c’est le matin que tout commence rentre en trance et danse et danse matin de miel et d’éternel tes yeux huileux un peu scabreux du haut de l’échelle c’est aussi bien et va et viens le veux-tu bien n’est-ce pas subtil de ne rien dire ? je dois t’avouer quelque chose je n’écoute qu’à peine ce qu’il y a entre les silences ça ne change rien, tu danses, de toute façon tu danses enveloppe développe les plus belles saloperies hop hop ! sur mon cœur éclaté bombardé extasié irradié crucifié jaune est la lumière qui vibre à l’horizon, orange presque élan dévorant on sent jaillir le sang des entrailles de la terre matricielle et hurlante à genoux devant le lever du jour, l’odeur pincements d’oiseaux, le soleil surgit comme un phare tout brule dans la candeur du dépouillement à genoux l’âme, c’est les vacances, alors elle danse je descends les margelles de la piscine, verte, on l’a teintée de vert descends vers les plantes grasses, passe parmi elles et me dirige vers la cuisine extérieure, le soleil sur ma nuque, je repense à mon grand-père, on prenait le petit déjeuner tous ensemble – et le déjeuner, sauf quand on trainait au bar du village –, et le diner, je repense à ma grand-mère, au grill pain rouge et blanc et au pain grillé, beurre, soleil rasant, éclatant comme un sexe enflé, je revois, je revis, une odeur, une lumière, etc. dans le frigo je prends deux œufs, du fromage et du lard, fines tranches, de chez le boucher, ange, le corse, il est très con, mais bonne barbaque, dans le gras du lard grillé sur une poêle frottée à l’ail, œufs sel poivre etc.
vertige… sublime vertige vertige oblige à la voltige petit oiseau aux plumes sales vilaine garce gracieuse à vexer un cygne vorace quoi que je fasse tu pues le crime les ratures salées la délicate crasse et tu bois tout tu hantes et cognes en dehors des cimetières de ton âme, grincements, où sont-ils donc ces cimetières de l’avortement ? tranché le désir fou objet, salace gracieuse garce, je répète, je répète encore car la tempête est hurlante dans tes yeux, noirs et enfoirés à en crever, dans le cœur et le ventre, je le sens le poignard – respiration, longue expiration –, mentons un peu, disons que l’on se frôle des lèvres, se frôle d’épaules en étreintes, tu es sainte, pleine de pêche et de raisin cru, et alors tu chavires, je t’enclume, tu me serpentes, ah ! oui, douce caresse entre mes omoplates, j’aime quand tu comptes mes vertèbres, quand tu appuies tu touches, ça fait de la mousse dans les yeux, ça me fait crever de grâce, je fonds comme une glace, dans ta bouche chaude, ta chaude chaude bouche, qui touche et bouche et se délecte de ma chute dans tes bras doucereux, Rome antique, romantique, je suis là sur ta peau, enduit d’un équivoque obscène, là dans l’atrium enfumé d’opium, contre une colonne de marbre rose, cuisses, chair chair et chair le vin enfin, du vin, toujours coule de ta bouche et des délices, de saints caprices dans des calices, qui glissent et glissent, sans aucun risque, tu piques et cirques, tu entortilles et puis tu pilles, à même le sol, le bois usé, quatre pattes folles, pillage pillage, ton âme à cru sur un cheval sans tête, ce cheval mort qui danse encore, se cambre et mord, cheval de bois, cheval de sang et ta sainte croupe, qui ondule ment et prend et prend, tout ce qu’y a dedans, dans mon corps chaud, tourbillonnant, mon corps hurlant fait d’or fondu et de sang rance, la démembrance de toute contenance, dévale les pentes de ta folie, du rose chair, plus chair que cher quand tout se perd dans la grande mer, falaises de craies c’est partout la famine, c’est la deuxième fois que je saute dans le vide, il manque un truc un détail net qui trancherait autant que ton odeur de madone ivre, de pute gratuite je te placarde sur tous les murs te crucifie, crucifix te crucifie au monolithe de mes envies, mes désirs crades de belle pureté je veux juste aimer à en crever déteste-moi écrase-moi étouffe-moi mon silence et ma voix surtout celui qui parle le plus, mon cœur coulant comme une glace en plein soleil sur tes mains fines, et la rapine, petite lapine maline maligne et je dérive d’un horizon à son grand double, au loin toujours toujours au loin sur la mer en la mer le sel l’écume et les épaves cuisses-guillotine, sexe pyramide et de dentelle plus belle que belle, entre la grève et l’horizon éternellement, indécemment immédiatement et…
c’est dans un champ de blé pointé de coquelicots que je revois tes beaux yeux clos, ta peau de lait entre deux boutons de ton chemisier, Liberty rouge et un peu noir, on se repose avant la suite, il n’y a pas de fin, c’est in-fer-nal, je rêve de bal et de grands râles, très animals, soleil de plomb à son zénith semble te mouiller de tout son jus, soleil tribal, indévissable gicle sur toi, tout son aura et ses secrets, je suis le seul à savoir ça, je suis le seul à t’embrasser sans te réveiller, effroyable animal, dans l’intimité d’un quart de mort, toi tu dors et moi je vole, je pille, je me venge et culpabilise, ridiculise et rêve d’assassins, y en a certains qui savent ce qu’ils vont faire de leur journée, moi je les plains, chaque jour je le découvre, que mon amour est sourd et fou, qu’il oublie tout, pardonne tout, déshabille et baise et tout, oui comme un fou qui se répand indigemment, dans les bras blancs de la vertu et son beau cul, pâquerettes vertes et mirabelles, que dire encore, refaire le tour, mourir un fois et puis une autre mourir encore et puis toujours aimer c’est fait, tatoué vidé aimer aimer aimer crier sombrer dans le silence tout en sourire sombrer partir cacher l’horreur dans des objets et puis partir à reculons dans tes yeux fond tes yeux qui puent la truanderie que j’ai vu hurler oui qu’ils m’aimaient, ces yeux prêcheurs de toute l’extase qui te pénétrait quand encore encore, la terre tournait et que tu dansais, dansais encore, au bord encore dansais, dansais, jusqu’à la mort le bel Eden dansais dansais, sans rien savoir qu’il y aurait de la sueur et du sang je crie amen dans les églises et pisse à l’extérieur, c’est plus convenable mais au-dedans je suis esclave de toi et toi esclave et fier de n’avoir qu’une chose à faire, ou plutôt deux, aimer, aimer aimer, et puis mourir t’aimer surtout et mourir un jour, aimer d’abord c’est important etc. etc.
iivresse tendresse qui caresse sans cesse tes fesses et le reste par le reste je veux dire tout mais surtout la lune tout en plume et enclume se consume et tes… tes… été dévorant juillet tout entier tout altier qu’il fut tout royal qu’il crut tant qu’il put
oui dévorant dévorant juillet tout entier écartant déchirant sublimant écartelant, oui, carrément à saigner juillet envoûtant
spasmodiques sur ton immense canapé de velours noir la puanteur suave du soir pulpe noire que croire impossible étoile détalée et dévale comme la mariée quitte le bal ses ballerines à la main vers demain puis après pourquoi encore une fois jeter encore mon cœur en pâture dans l’absurde exalté du suicidé insatisfait qui prie de revenir à la vie pour se tuer avec plus de classe panache ! panache ma garce avec ta grâce pulpe rose éblouissements
c’est indécent, tu le sais bien et incessant obsédant qui descend pan pan pan ! tremblements entre les miaulements dans la liqueur ivre de la nuit ventilateur loopings et glace au chocolat la porte bat, à cause du vent tu cries tu jouis cocaïne albumine aucun rapport
ça pue la rapine je te serre fort, du dedans et du dehors, je suce ton âme comme si c’était tes seins je malaxe et désaxe ton cœur sans défense la porte bat, c’est bien la seule à se débattre on dévore le crime pyramides abyssales éclatements le long du fleuve lampadaires jaunes ou orange, qui sait entre l’heure de nulle part et celle qu’on craint
ivresse ivresse en mon âme que de boire chaque goutte de l’univers et ton miel comme ambroisie à la fin je te dévore pour mieux habiter ton corps l’éternel est à nos pieds j’ai depuis longtemps arrêté le temps j’en suis bien sûr, plus sûr que pur doucement tes lèvres sur ma nuque
je transgresse, et tu presses dans la douceur la plus angélique poétique aquatique et tu glisses, tu glisses c’est un cirque stroboscopique, je ne vois que ta chair blanche et fraîche tout entière possédée par un diable aux délices qui brûle les pourtours de l’amour forcément il faut aimer le sang et l’extase pour entrer dans Babylone quand ses remparts sont en feu symbole symbiose je ris je ne vois qu’une chose c’est que… quoi qu’il arrive, demain il fera jour personne n’aura son dernier jour, seuls ceux qui restent
alors serre-moi fort et dévore dévore-moi avale la vertu et ses pétales incendions l’Eden et allons nous sacrifier en pleine mer faire le tour de la terre à ne plus savoir qu’en faire en équilibre sur l’horizon les yeux étourdis de Lumière
wandering in the dark darkness so thick I barely feel my breath silence atrocious octopus eats all the loneliness yet I still feel it juggling with my guts my lies my fears my beheaded desires electricity and smell of... the everything, maybe apricots and thyme I'm pretty sure the moon just commit suicide where are your begging eyes your sweat your smell and your heels please tell me i wanna be wrong because I know it's inhuman to know such things through the devil's blank eyes fear dismembered everything our kingdom and pyramids tumbled on themselves unreachable grace it's not a fruit but an angel wandering in an ethereal silence surrounded by your smell, raw and... all these things I can't say can't live can't forget holy you! cruel and pure... madone perverted by the obsession of eternity
le phare ne connait pas la gloire on l'a planté au bout des roches ciselées écartelées labourées par la mer et ses assauts on l'a peint de rouge et blanc pour le rassurer du sang à la pureté écume rose qui sent comme toi écume de lacunes en lagunes je suce ton nom comme le jus d'un fruit sacré le serpent je l'ai évidé même sa peau je l'ai jetée et de son grand arbre j'en ai fait un feu de joie de lacunes en lagunes je te dune et t'embrase tu m'écumes et m'enclumes et toujours pas de gloire à l'horizon merci Seigneur car la gloire rend sourd et moi... et moi je veux entendre son sang pulser même à dix kilomètres je préfère encore me crever les yeux je l'ai vue, cela suffira mais sa musique sa bouche ses creux ses rayuresle phare ne connait pas la gloire on l'a planté au bout des roches ciselées écartelées labourées par la mer et ses assauts on l'a peint de rouge et blanc pour le rassurer du sang à la pureté écume rose qui sent comme toi écume de lacunes en lagunes je suce ton nom comme le jus d'un fruit sacré le serpent je l'ai évidé même sa peau je l'ai jetée et de son grand arbre j'en ai fait un feu de joie de lacunes en lagunes je te dune et t'embrase tu m'écumes et m'enclumes et toujours pas de gloire à l'horizon merci Seigneur car la gloire rend sourd et moi... et moi je veux entendre son sang pulser même à dix kilomètres je préfère encore me crever les yeux je l'ai vue, cela suffira mais sa musique sa bouche ses creux ses rayures ses fractures je veux les entendre sous mes doigts alors... cela a beau être une église et braque a bien pu dessiner les vitraux on voit la mer au milieu des morts et de la glaise rouge des souvenirs cette église est vide d'âmes il n'y a que notre urgence gluante liquide et vibration coule... le Tout Puissant nous voit, seul impénétrable et Il sait. il sait que ce n'est pas lui qui a créé l'amour alors... et bien alors il ne dit rien face à cette délicieuse saloperie qui toujours se brise dans le vacarme l'effroi le désespoir et toute la panoplie de la sacro-sainte putasserie face à l'amour dieu est nu comme le premier homme alors il nous laisse faire il nous laisse faire entre le confessionnal et la petite chapelle il rêve de comprendre Lui, Celui qui est l'Être qu'Il est comprendre d'où vient cette sorcellerie nos gémissements qui résonnent dans la nef et notre étreinte, infinie, jusqu'à l'oubli sacrificielle belle comme le ciel mais c'est en vain, l'amour est Tout et Rien l'alpha et l'oméga ses fractures je veux les entendre sous mes doigts alors... cela a beau être une église et braque a bien pu dessiner les vitraux on voit la mer au milieu des morts et de la glaise rouge des souvenirs cette église est vide d'âmes il n'y a que notre urgence gluante liquide et vibration coule... le Tout Puissant nous voit, seul impénétrable et Il sait. il sait que ce n'est pas lui qui a créé l'amour alors... et bien alors il ne dit rien face à cette délicieuse saloperie qui toujours se brise dans le vacarme l'effroi le désespoir et toute la panoplie de la sacro-sainte putasserie face à l'amour dieu est nu comme le premier homme alors il nous laisse faire il nous laisse faire entre le confessionnal et la petite chapelle il rêve de comprendre Lui, Celui qui est l'Être qu'Il est comprendre d'où vient cette sorcellerie nos gémissements qui résonnent dans la nef et notre étreinte, infinie, jusqu'à l'oubli sacrificielle belle comme le ciel mais c'est en vain, l'amour est Tout et Rien l'alpha et l'oméga
Il y a l'éternité et puis le reste C'est à dire rien Statue des tortures froides Disparue à jamais sous des milliards de couches de sable Je répudie tes saints crèmes
Dieu n'a pas besoin de cour Du silence Rien que du silence Et notre perdition totale
Regarde le vice crever la chair Te serrer fort est ma seule obsession Le crime aspire tout l'air
Que le soleil se lève dans le silence ou se couche dans un grand vacarme Je vois tes yeux brûler et pas grand chose d'autre Lumière sainte lumière Pas grand chose d'autre Que tes yeux qui vont jusqu'à dépouiller la nuit
Je sais que face à la mer on la voit aller et venir Comme possédée Se tapant la tête sur un mur La rivière on la voit passer Toujours dans le même sens elle passe Salue et passe Comme une procession
Je n'aime pas le fard Je préfère l'odeur Le goût dans le regard L'odeur du coeur l'odeur de ta nuque L'odeur d'un orage d'été qui se perd sur le bitume Entre les réverbères Flamants roses Et orange floue
J'ôte une à une les fines aiguilles plantées dans ta chair de lait Quelle idée de se rouler dans l'ivresse ? Se jeter dans le vide en rêvant de ballons géants Qui te rattaperaient Qui te rattaperaient de toutes les couleurs
Il y assez de place entre mes bras pour dévorer la peur et le doute Assez de miel pour étouffer les hurlements de l'amour Aliéné Aliénée
J'ai toujours couru en descendant les éboulis C'est mon grand-père qui me la enseigné Je n'y ai jamais pensé mais j'ai toujours aimé ça Tout comme lécher le vide le long de la crête qui mène au calvaire Dans la guarigue sublime d'épines Calcaire et cairns vasvillants Sur la crête Et le vide comme une offrande qui teinte l'air chaud
Le soleil meurt dans notre dos quand on s'enfonce dans la vallée Même la fin d'une promenade me serre le coeur Enfin parfois j'en ai marre Mais avec toi j'oublie souvent ce que l'on fait Je bois le temps tout entier Je sais que le présent est infini Il passe comme la rivière, mute Et il assène comme la mer, inamovible dans ses va-et-vient
Je bois l'eau sacré dans un calice en plastique Collé au sein de l'horreur Pour ne pas la voir
Le temps tout entier Ou tu t'étires comme une danseuse Dévorée par la grâce Et innocemment équivoque Mais tes yeux hurlent Ils suintent la truanderie L'extase et la glace à l'eau
Le diable se cache dans les détails car il est des beautés interdites Je les aime Détails en détails Nénuphars en nénuphars Dans le plus jardin botanique du monde à finir L'instant Je te perds Tu me perds entre la mare et le grand magnolia en rut de fleur blanches lascives
Je n'entends qu'un chat qui miaule La lune est encore enfouie Et je sais que tu me vois
Je vais prendre tout mon temps, j'ai ce qu'il faut Et le monde est mort depuis le début Plus une ombre Plus rien que la mer les rivières Et le grand jardin botanique de la rédemption
Je te cherche entre les pivoines de grands cactus et des miaulements plaintif Je te cherche reine, je te cherche Impératrice Par jeu par plaisir et par enfanterie Car le seule endroit où te trouver c'est au fond de mon coeur
Alors je feins Le lapin noir fraîchement couronné me parle Mais je ne réponds pas Il répète sans cesse la même histoire folle Je regarde les étoiles J'imagine la nuit comme une passoire masquant le paradis Et quand tu ne retiens plus tes rires
Je te trouve Je t'assaille Te couronne et te serre jusqu'à l'aube Et main dans la main nous flânons sans cesse ni hâte dans le grand jardin botanique Sans compter pour se parer de toute urgence et que le temps devienne invisible comme le sang bouillonnant dans nos veines bleues