Regarde la ligne 4. Le jour se lève dans le métro à 23h40. L’aurore se déploie en une corolle d’agression dégueulasse qui se répète, se répète (sorte de réverbération qui inonde, fra…
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Regarde la ligne 4. Le jour se lève dans le métro à 23h40. L’aurore se déploie en une corolle d’agression dégueulasse qui se répète, se répète (sorte de réverbération qui inonde, fra…
Youuuuhou
Tu m'as tuée sur le bord de ta vie Tu me laisses en plan J'ai déchaîné l'océan, les lavandes Et maintenant, tu es nourri, Tu comprends que la mère n'est plus utile, parce que tu ne grandis plus Enfant Tu commences à apprendre à aimer Alors tu me tues sur le bord de ta vie.
Flamboyance
Je suis l’amour et la lumière, terrible doute sans prétention. Je suis du scratch et des punaises, un peu de poivre dans ta salière. Tu m’aimes lourde sans conséquence.
J’ai fait des gestes plein de pluie et des grands zestes de sapin. J’ai fait l’amour à la montagne et des enfants californiens. Je ferais, mon Amour, le tour de la lune et des poussières dans les étoiles pour que s’abaisse la flamboyance de ton regard.
Mes blessures sont aussi larges que des sourires
“Les draps sont morts et les fleurs dorment sous la terre. La maison respire calmement, le soleil fume un gros cigare.
Je n'aime pas. Je déteste la propreté de ton absence”
Ce roman qu’on ne commence pas.
J'ai répété mille fois ton nom. J'ai crié du vent. J'ai crié la poussière et la marée sous mon oreiller, mais tu n'étais pas là. Si loin, cruel, de mes tempêtes. Le thé était fade, les gâteaux secs comme des contrariétés. J'ai regardé longuement la profondeur obscure de la pièce, la ténacité du silence que tu avais laissé, son épaisseur stridente. Et il m'a semblé voir ton visage entre la fumée des bruits morts. Là, j'ai senti toute ton implacable majesté se contorsionner jusqu'à se dissoudre en une volute fine et gracile. Je l'ai sentie passer sous ma jupe. Près de mes chevilles. De mes lèvres. J'aurais voulu l'attraper, bien sûr, mais tu ne m'as pas laissé le choix, mon amour. Toute ta vie a été d'une rigueur accablante, sans singularité d'aucune sorte. Même tes souvenirs, à présent, m'échappent et obéissent à ton souverain empire. Je me suis donc réappropriée tout ce qui n'est pas toi. Les meubles, la vaisselle, la maison, notre enfant, tout ce qui ne t'a jamais appartenu.
Hermine en été.
Réveille toi seule Parfois Certaines personnes Sont comme de lourds manteaux. Il vaut mieux les enlever.
homme létal à dimension spatiale ta vie est un sommet que tisse le courage la haine tu es l’amour et la misère dans un ciel inférieur les enfants s’inclinent sur ton passage les femmes s’indignent tu cries, tu cries mais personne n’est là pour t’entendre sauf l’éternelle présence du passé __ 2016
Cette année, les fleurs ont fleuri de bonheur.
Si tu ne sais pas quoi me dire, dis-moi ce que tu sais… “
Pée (via petite-punie)
“Les draps sont morts et les fleurs dorment sous la terre. La maison respire calmement, le soleil fume un gros cigare.
Je n'aime pas. Je déteste la propreté de ton absence”
Il ne faudrait jamais dire que l'on est éveillé. Les autres en profitent pour nous détourner de nos impérieuses vocations. Je vous propose de ne plus jamais sortir de vos chambres sans quoi votre fils, votre chien pourrait vous convaincre de l'entière nécessité de son besoin personnel. Mais diable ?! Quoi de plus sérieux, de plus urgent que l'acte créatif ?
Un chien qui meurt de soif, un fils qui crie famine, au contraire d'un Picasso, ne changeront rien au chaos du monde. Laissez donc les vacuités charnelles de l'existence, abandonnez vos liens sentimentaux, vos compromis illusoires ; et restez dans votre atelier comme dans un vieux cloître pour vous perdre dans les remous organiques de l'ART.
Je regarde les autres hommes pour mieux jouir à l'idée d'être ton épouse
Dans un petit dédale solitaire de plaisirs, maintenus dans une haleine suave et délicate.
J'aimerais que tu fatigues mes désirs.
Si j’étais
Si j'étais une chaise, si j'étais un ventilateur, si j'étais une mamie, si j'étais toute verte, si j'étais un peu conne, si j'étais du sel, si j'étais les vagues, si j'étais tes seins, si j'étais la fenêtre de ta chambre, si j'étais un homme...
je voudrais avoir ton élégance et la laisser glisser sur les regards du monde comme la nuit sur la tempête
si j'étais immortelle, si j'étais un légume, si j'étais un bijou, si j'étais l'amour en plein jour, si j'étais un cœur qui saigne, si j'étais une chronique porno, si j'étais une fleur bleue, si j'étais un trampoline, si j'étais un regard...
je voudrai celui de tes yeux quand tu dis j'en veux
si j'étais immobile, si j'étais de l'art, si j'étais une fissure, si j'étais un croquis, si j'étais une jambe sur la plage, si j'étais une béquille, si j'étais un bandeau, si j'étais une petite boîte, si j'étais une armoire, si j'étais au début de ma vie...
je voudrais la commencer avec toi.
Je t'aime d'un chemin qui me consume
Ce matin j'ai marché dans les jonquilles dans les poussières du passé ; il y avait un petit reste un petit rien de lumière larmoyant sur la courbe d'un désir haut perché. Je l'ai suivi d'un gros sanglot et à mes pieds un cadavre un sourire une promesse endormie que j'écoute et je fuis là dans mon dos s'éprend et tragiquement se méprend cette éternité du mensonge. J'ai voulu croire que cette ombre c'était Toi.