“ Aujourd’hui c’est baston générale ! “
Pour résumer la guerre de succession de Bretagne de manière très grossière. Le duc Jean III de Bretagne meurt en 1341 sans héritier. Gros bordel au sein du duché, sa nièce Jeanne de Penthièvre (fille du frère de Jean III) qui était mariée à Charles de Blois et son demi-frère Jean de Montfort se dispute le siège ducal. Cette guerre de succession tombe en plein conflit franco-anglais que l’on appellera plus tard guerre de Cent Ans. Comme il est coutume, les deux royaumes s’en mêlent, le roi de France Philippe VI soutient Jeanne de Penthièvre et le roi d’Angleterre Edward III donne sa préférence à Jean de Montfort.
Aujourd’hui, nous nous étendrons sur un seul épisode de cette guerre de succession, épisode qui se déroula le 26 mars 1351 (et oui dix ans plus tard, ils ne sont toujours pas parvenus à un accord !). Pour poser les bases de ce qui se passera en ce 26 mars, il faut se situer sur la ville de Josselin qui était alors au main de Jean de Beaumanoir, un partisan de Charles de Blois. Non loin de là , une autre ville Ploërmel est tenu par l’Anglais Robert Bemborough (donc du camp de Jean de Montfort). Alors que Jean se rendait auprès de Robert, il aperçut des Anglais maltraiter de pauvres paysans. Il en informa Robert et éclata une grosse dispute. Pour réparer cette injure, ils déterminèrent les modalités d’un duel.
Le combat eut lieu le 26 mars 1351 entre Ploërmel et Josselin. Trente et un Bretons luttèrent contre trente et un homme commandés par Bemborough. Ce dernier et huit de ses hommes sont tués, ainsi que six hommes de Beaumanoir. Les Bretons sont déclarés gagnants. Cependant le conflit ne se réglat pas puisque deux jours plus tard l’essentiel des combattants vainqueurs furent pris dans une embuscade et tués (ahh l’esprit anglais !). La guerre de succession quant à elle se poursuivre jusqu’en 1365 par la victoire du camp Montfort.
Plus d’informations : Yvonig Gicquel, Le Combat des Trente, ÉpopĂ©e au cĹ“ur de la mĂ©moire bretonne, Coop Breizh, 2004Â
Jean Favier, La Guerre de Cent ans, Paris, Fayard,‎ 1980, 678 p.











