LES ÂMES DE LA FORÊT.
ARCHÉTYPES CONSEILLÉS: ÉRUDITS, ROGUES
MARÉCAGES DE L'EST, PLAINES AIGUEVENT
Les Dara sont l'âme personnifiée des forêts d'Obojima. Ils sont apparus spontanément il y a 300 ans, après une longue période de sécheresse qui avait conduit à des incendies jamais vu encore sur Obojima. Dormaient-ils en secret depuis des siècles dans les profondeurs des mangroves et des marécages ? De nombreux scientifiques et archéologues obojimi se posent la question, sans toutefois être parvenus à proposer de réponses satisfaisantes. Ils ont initialement émergé des forêts des marécages de l'Est, aussi surpris d'être là que leurs voisins humains et nakudama qui ont d'abord cru au retour des démons (et bien que les Dara soient aujourd'hui parfaitement intégrés à l'écosystème d'Obojima, il arrive que certains Nakudama conservateurs persistent à les traiter avec méfiance en souvenir de cette apparition soudaine). Avec leur apparition est aussi venue Roa Kala, la cité des lianes, qui apparaît et disparaît au gré de sa volonté propre au plus profond de la jungle de l'Est, et les glyphes sylvains, des inscriptions mystérieuses que seuls les Dara peuvent voir et qui apparaissent sur les arbres. Ces glyphes, qui s'activent au contact d'un Dara et qui ressemblent à l'empreinte d'une main, contiennent souvent des informations à propos des alentours, ce qui peut se révéler très utile pendant une quête…
Non contents d'être venus de nulle part, les Dara se distinguent d'autant plus des humains et des Nakudama par leur style de vie, à commencer par ce qu'ils nomment le cycle sylvain.
Le cycle sylvain illustre le lien qui lie tous les Dara, vivants ou morts, entre eux et leur profond attachement à Obojima. La notion de famille telle qu'elle est comprise par les Nakudama ou les humains n'existe pas chez les Dara. Lorsqu'un Dara sent que son heure approche, il choisit un végétal - arbre, fleur, arbuste, etc - et y grave son propre glyphe personnel, dans lequel il incruste son daranium (s'il le possède encore). Ces glyphes, aussi connus sous le nom de glyphes de Départ, contiennent une partie de l'âme d'un Dara - certains souvenirs, certains échos, certains sentiments, certaines compétences - dont héritera lea Dara qui naîtra de ce végétal. Les Dara "nouveaux-nés" émergent de leur végétal lorsque ce dernier le juge opportun : un jeune Dara a généralement l'apparence d'un jeune adulte humain et n'a souvent pas la moindre idée de ce qu'il fait là avant de toucher le glyphe de départ de son prédécesseur qui lui aura laissé des instructions et souvent, un kit de survie comprenant des vêtements, de la nourriture et des effets personnels. Un Dara n'est donc pas seulement lui-même - il est aussi le réceptacle de centaines de Dara avant lui - et une mort soudaine mettrait en péril cette longue chaîne de transmission. Après son émergence, un Dara choisira souvent de se rendre à Roa Kala, la cité des lianes, afin d'en apprendre plus sur Obojima et d'être parmi les siens, mais il peut aussi tout à fait choisir de partir directement à l'aventure. Les Dara sont plutôt indépendants et ne ressentent pas forcément le besoin de vivre en groupe.
Les Dara ne possèdent pas de corps gouvernant. À Roa Kala résident celleux qu'on appelle les Sages Dara, qui organisent les cérémonies de nom, les fêtes de solstice et d'équinoxe ou encore consultent les humains et nakudama voisins pour s'informer de la bonne santé des forêts, mais ces individus ne sont pas forcément considérés comme des autorités gouvernementales au sein du peuple dara. Il est attendu cependant que trois fois au cours de sa vie, un Dara prenne en charge un émergent pour le guider dans sa nouvelle vie sur Obojima - une tâche à laquelle les plus âgés se livrent avec plus ou moins d'enthousiasme. Histoire de répondre aux attentes, il n'est pas rare qu'un Dara plus âgé s'occupe de trois émergents en même temps : on appelle ces joyeux petits groupes chaotiques des bouquets. Perdre (au sens propre ou figuré) un émergent - fait rare, mais possible - est considéré comme une immense tragédie et les Dara qui ont échoué à la tâche se voient retirer leur daranium.
Un Dara choisit son propre prénom, au cours d'une cérémonie qui se tient à Roa Kala qui se tient quatre fois par an (histoire d'éviter qu'un Dara ne se balade sans nom pendant six mois), à chaque solstice et équinoxe. Le nom d'un Dara emprunte aux sonorités obojimi et est toujours en rapport avec le règne végétal, de l'allusion la plus subtile aux références plus évidentes. La notion de nom de famille n'existe pas chez les Dara, mais ces derniers ont trouvé le concept tellement stylé (selon les dires des sages Dara de Roa Kala) que les Dara s'inventent régulièrement des noms de famille pour "faire cool et humain".
Du fait de leur immense curiosité pour le monde qui les entoure et de leur facilité à emmagasiner de l'information grâce aux glyphes sylvains, les Dara correspondent souvent à l'archétypes de l'érudit, mais leur discrétion naturelle peut aussi faire d'eux d'excellents rogues.
Un Dara vieillit plus lentement que les humains ou les Nakudama. Un Dara peut ainsi vivre jusqu'à 120 ans.
Les Dara ressemblent presque en tous points à des humains, mais possèdent un signe particulièrement distinctif : sur leur front est gravé, dans un matériau que l'on appelle le daranium et qui ressemble à de l'émeraude, la feuille du végétal dont ils sont nés. Ces gemmes, qui changent de couleur selon l'émotion de son porteur, peuvent ainsi prendre la forme d'une feuille de chêne, d'une fleur de cerisier, d'un nénuphar, d'un roseau…
Les rumeurs qui courent autour des propriétés du daranium vont bon train : on prétend que le matériau serait une panacée pouvant guérir toutes les maladies ou bien l'ingrédient secret qui permettrait à Hakumon de cuisiner le meilleur bol de ramens de tous les temps. Il est tabou de toucher le joyau d'un Dara sans sa permission - toutefois, ces derniers peuvent choisir de faire cadeau de leur daranium à la personne qui leur est le plus cher.
particularités & capacités
Les Dara possèdent la capacité de se rendre quasiment invisible temporairement : toutefois, un aventurier aux yeux affûtés ou portant des lunettes du Premier Âge percevra une silhouette aux contours troubles et spiralés se mouvoir entre les arbres ou les meubles…