Olivia Elias au Salon de Livre, 2015, avec son nouveau livre de poesie “L’espoir pour seule protection”

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Olivia Elias au Salon de Livre, 2015, avec son nouveau livre de poesie “L’espoir pour seule protection”
Textes et poésie pour la Palestine de Olivia Elias dits par O Elias et L Lavallée, piano E Altman
Préface de « L’espoir pour seule protection »
(auteur Olivia Elias, à paraître en février 2015, chez AlfAbarre, Paris, 105 p.)
Un voyage Un voyage dans la mémoire Un voyage au pays de l'attente Un voyage dans la saison d'écrire le drame de ne pas oublier Un voyage entre les mailles tressées du quotidien de vivre son idée de Palestine libre...
Et s'il n'y avait plus qu'un mot, il dirait de ne tenir qu'à lui pour maintenir l'espoir d'une écoute au milieu du fracas des bombes
Olivia Elias est une palestinienne de la diaspora, elle lance ses fils-mémoire comme les cordes d'un instrument à vivre par tous les sens l'inoubliable rêve d'un temps lacéré entre exil et retour vers une terre fragmentée
L'incantation d'un quotidien perdu, enfoui sous les destructions d'une occupation coloniale, vogue ici telle une barque frêle qui à peine accostant, est refluée au large de l'errance
C'est une errance de mots en mots, à la recherche d'une langue qui ne s'apprend que de la maternelle histoire des refusants : celles et ceux qui refusent d'être refusés car ils n'ont concouru à rien, à aucune élection ni parti pris de compter sans les autres
Palestine est ici figure de l'ouvert, de l'accueil, figure du bonheur, figure de l'art de cet accueil, y compris de ce qui l'entrave, le blesse, pour mieux en interroger l'obstination à le persécuter
Palestine oubliée n'oublie pas. Palestine ne crie pas vengeance pour l'offense à sa terre à travers l'olivier déraciné, le parfum du jasmin étouffé par l'âcre odeur des brasiers de bombardements
Palestine interroge selon ces gestes christiques de l'autre joue tendue : « pourrais-tu répéter l'offense sans t'offenser toi-même ? », de la colère : « que marchandes-tu du destin de vivre ? »
Il persiste une immense tendresse en ce voyage d'écriture qu'instruit dans la mémoire collective Olivia Elias à travers les maux de Palestine. Chaque évocation d'hier et d'aujourd'hui est une invocation pour cette lucidité de l'ombre d'un peuple flagellé sous l'éclairage aveuglant d'une suffisance inquisitoriale
Si vous n'êtes jamais allé en Palestine sinon en rêve... Si vous ne connaissez de cette terre aucune femme, aucun homme, aucun enfant qui y serait né sinon d'images en images médiatiques. Si vous ne goûtez, ne sentez, ne voyez aucun olivier, aucune figue, qui en aurait jailli
Si vous ignorez tout de ce qui fleurit d'amour sur cette terre brisée des sans terre, les chants d'Olivia Elias renoueront avec vous selon cette mémoire du futur qui appartient aux humbles courageux du Refus.
Philippe Tancelin, Directeur éditorial L’Harmattan Poésie
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