Sexy Robots est un album de créations visuelles créé par Hajime Sorayama dans lequel il explore la cohésion entre la chair humaine et la froideur industriel du métal. Sorayama assemble ces deux éléments en se concentrant surtout sur l’aspect très érotisé du corps tout en incorporant des références de la culture populaire tel que Marilyn Monroe ainsi que de la culture artistique plus classique comme La Venus de Botticelli.
Le lien qu’Hajime Sorayama fait entre la machine et le prisme sensuel de l’image de l'humain dans ce livre ouvre une nouvelle perspective visuelle à l’obsession déjà présente entre la technologie et les hommes. De ce fait, ce travail m’a beaucoup intéressée de part certes son esthétisme mais aussi par cette manière originale d’apporter une nouvelle approche visuelle pour pointer du doigt l’industrialisation du corps ainsi que de son hypersexualisation même à travers la robustesse d’un corps métallique et de son objectification puisque les femmes et les hommes qu’il dessine prennent vie sous forme d’« objets » aux courbes parfaites et métalliques que l’on peut reproduire en masse et utiliser. #pp-2024 #pp-av
Black Museum est le 6ème épisode de la saison 4 de la Série de science-fiction Black Mirror, réalisé Colm McCarthy et écrit par Charlie Brooker. Cet épisode se concentre sur des gadgets technologiques pouvant donner certaines caractéristiques surhumaines aux êtres vivants. Il y a ainsi une focalisation sur l’idée de pouvoir échapper à une prédestination à la mort par le biais d’implants et de machines sophistiquées afin de continuer à vivre indéfiniment notamment à travers un hologramme ou encore en partageant les sens d’un proche depuis son cerveau.
L’approche fictive d’une technologie permettant l’immortalité par le rejet de la matérialité du corps humain apporte une approche intéressante sur une question universelle qui a toujours fait diverger les opinions : Qu’y a-t-il après la mort ?
Cette approche propose une immatérialité de l’homme qui va au-delà du spirituel puisqu’il propose de nous réduire en transfert qu’on puisse stocker pour continuer de voir et sentir sans qu’on puisse réellement interagir avec le monde matériel. Il y a donc une réelle réduction de l’être humain par un biais technologique en échange d’une soit dit vie éternelle. #pp-2024 #pp-ci
Neuralink est une entreprise fondée par Elon Musk qui a pour but de développer des puces électroniques afin de traiter des conditions mentales tels que des maladies, des traumatismes ou encore la simple amélioration de la mémoire humaine. Malgré le manque actuel de concrétisation du projet, cette entreprise vise donc à facilité le rapport entre l’homme et la machine et apporter de nouvelles approches et de nouveaux usages à la technologie.
Je me suis penchée sur cette approche parce que, comme l’épisode de Black Mirror Black museum ci-dessus, on retrouve une certaine exploration du fantasme de l’usage technologique pour faire en sorte que l’être humain échappe à de nombreuses conditions neurologiques. Cependant, Neuralink n’intervient pas dans un cadre de réduction de l’homme à une simple donné stockable mais présente ses puces comme une amélioration de l’humain, ce qui est une approche audacieuse qui remet en question les limites du traitement du cerveau humain. #pp-2024 #pp-di












