"Les arbres en hiver, comme des mains de vieillard,
Et les villes glacées comme un grand traquenard.
Le ronronnement des bus et leur carbone,
Les cris du cœur dont les gens s'étonnent,
Comme si être en vie était normal
Cerveau cassé, comprend que dalle
Si placide, j'aimerais vous disséquer,
comprendre comme votre âme peut supporter,
Les jours sans saveur et les injustices,
Les non-sens, les images qui nous abrutissent.
Enfants d'un monde déjà mort,
Nageant au milieu des cadavres,
Même ces choses que l'on adore
Ne sont qu'un fragile havre.
D'où on entend encore le monde dehors
Et ses absurdités assourdissantes
Dans cette ville, les heures sont lentes
Le temps est figé, rien n'avance,
Même les amours sont fades,
Je crois que le monde est en rade."