La reprise est bien rĂ©elle Royaume-Uni. Mais elle sâest bĂątie au prix dâune prolifĂ©ration dâemplois prĂ©caires permettant Ă peine de survivre. Et le problĂšme dĂ©passe la nature des contrats. Depuis la crise de 2009, les salaires ont baissĂ© de 10%.
« Dans cette chaĂźne de magasins de sport, prĂšs de 90% des salariĂ©s ont signĂ© un contrat âzĂ©ro heureâ. Ils travaillent autant sinon plus que les salariĂ©s en contrat indĂ©terminĂ©. Mais ils gagnent moins. Et ils nâont aucun droit. »
« Au Royaume-Uni, le chĂŽmage a baissĂ© de 2 points en 3 ans. En partie grĂące ou Ă cause de 700 000 contrats âzĂ©ro heureâ. Certains prĂ©caires ne gagnent quâune poignĂ©e de livres sterling par semaine mais⊠ils sont sortis des statistiques du chĂŽmage. »
« Pour les syndicats britanniques, cette banalisation de lâemploi prĂ©caire est un retour Ă lâĂšre victorienne. Les travailleurs abandonnent leurs droits pour survivre au quotidien. Les patrons tout-puissants sâaffranchissent de toute rĂšgle. »
« Ce phĂ©nomĂšne ne touche pas que les entreprises privĂ©es. Des employĂ©s municipaux, des mĂ©decins hospitaliers, des sages-femmes et mĂȘme des cardiologues sont concernĂ©s. Le secteur public, lui aussi, embauche des travailleurs sans la moindre garantie horaire. »











