« L’homme ne peut se recréer sans souffrir, car il est à la fois le marbre et le sculpteur. »
— Alexis Carrel, L’Homme, cet inconnu (Paris : Librairie Plon, 1935)
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« L’homme ne peut se recréer sans souffrir, car il est à la fois le marbre et le sculpteur. »
— Alexis Carrel, L’Homme, cet inconnu (Paris : Librairie Plon, 1935)
Par orgueil, nous cachons la souffrance de peur qu'elle nous fortifie.
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Out of pride, we hide our suffering for fear that it might make us stronger.
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Per orgoglio, nascondiamo la nostra sofferenza per paura che ci renda più forti.
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(De disparition fondé, extrait)
© Pierre Cressant
(jeudi 18 janvier 2007)
''Quelle est donc cette longue traversée du désert ? Quelle est donc cette interminable marche en terre de souffrance ? Est-ce ça qu'on s'appelle la vie ?"
Karine Giebel - Glen Affric
Croiser l’être que l’on aime encore alors qu’il ne nous aime plus est une souffrance absolue…
V. H. SCORP
La souffrance provient souvent de la différence entre ce qui est et ce que j’aimerai qu’il soit.
Alors, place à l’ACTION!
Parce qu’en visant la lune, j’atteindrai au moins les étoiles.
Alors que si je ne fais rien…
Il y a de grandes chances que je n’obtienne RIEN.
Et « rien » reste moins bien que les étoiles pour moi ✨
"En effet, dans notre société, la souffrance revêt de plus en plus des expressions démentalisées, c’est-à-dire comportementales (fonctionnements "robotisés", mise en acte, violence impulsive, addictions) ou somatiques (maladies physiques), y compris chez des sujets ne souffrant pas d’une psychopathologie avérée. Tout être humain lambda déstabilisé par des traumatismes existentiels (pertes, deuils, destitutions, conflits menaces, agressions) ne peut réagir que de trois façons : avec son psychisme, avec ses actes ou avec son corps. Tel sujet sera donc habité par l’angoisse, le tourment, les conflits internes, ou bien sombrera dans une dépression profonde, s’immergeant dans son passé, ses manquements, ses fautes… Ce sont des réactions psychiques qui se réduisent actuellement comme peau de chagrin. Tel autre, ayant subi les mêmes traumatismes, se lancera dans l’hyperactivité, appliquant à la lettre la règle "gérer – assumer – assurer – se battre", comme on le lui conseille trop souvent, ou bien deviendra agressif à l’égard des autres voire s’adonnera à l’alcool, aux drogues ou aux écrans connectés. Ce sont des réactions comportementales qui ne cessent d’augmenter. Tel autre, enfin, confronté aux mêmes difficultés existentielles, réprimera son ressenti, ses émotions et ses sentiments, comme si rien ne s’était passé et, persuadé du confort illusoire induit par cette façade qui l’isole de son monde intérieur, se couvrira de plaques d’eczéma ou développera une maladie auto-immune. Ce sont des réactions somatiques qui explosent littéralement."
Philip Pongy, « Une démentalisation croissante », in La Décroissance, n° 216, janvier-février 2025.
Je vous aime, jusqu'à aimer souffrir pour vous, jusqu'à aimer mes inquiétudes, mes tourments, mes jalousies, la peine que j'ai quand je vous sens plus tendre pour moi. J'aime en vous quelqu'un que seule j'ai découvert, un vous qui n'est pas celui du monde, celui qu'on admire, celui qu'on connaît, un vous qui est le mien, qui ne peut plus changer, qui ne peut pas vieillir, que je ne peux pas ne plus aimer, car j'ai, pour le regarder, des yeux qui ne voient plus que lui. Mais on ne peut pas dire ces choses. Il n'y a pas de mots pour les exprimer.
Guy De Maupassant