La musique commence là ou s'arrête le pouvoir des mots. - Richard Wagner
Anitta, reine de la pop brésilienne et nouvelle icône féministe.
La chanteuse Anitta, de son vrai nom Larissa de Macedo Machado, fait son apparition dans une émission de télévision ou son ascension suit rapidement. Féministe et engagée, elle n’hésite pas à se servir de son rayonnement pour mener ses combats.
En effet, la jeune femme peut sembler être une femme-objet mettant en scène ses attributs féminins, en hypersexualisant son corps. Mais elle se crée une une image de femme fatale, grâce à son attitude transgressive et provocante. Elle arrive troisième au classement des personnalités politiques les plus influentes au Brésil. Un rayonnement qu’elle utilise pour servir les causes qui lui tiennent à cœur.
Polyglotte, cela lui permet d’exporter sa musique à l’international, en touchant un public plus large. Le baile funk carioca, est principalement le type de musique que la jeune chanteuse interprète, une musique souvent stéréotypé et stigmatisé pour ses paroles crues en parlant de sexe, d’armes et de drogues. Anitta le définit comme un style éclectique où les chansons parle de tout (amour ou romance, pour danser dans les rues comme à la maison).
Féministe assumée, elle n’hésite pas à monter ses formes sous tous les recoins devant la caméra, sans complexe, en effet accepter les particularités de son corps est l’une de ses priorités, dans sa démarche “body positive”. Elle fait l’éloge d’une féminité décomplexée, libre des jugements et des injonctions faites aux femmes.
Ce n’est pas la seule cause qu’elle souhaite défendre, lors de son clip de “Loco” elle invite le mannequin trans La Demi à danser à ses côtés affin d’afficher sans engagement auprès de la communauté LGBT+, dans un pays où ses droits sont menacés.
Ou bien encore lors d’un entretien au Guardian, où la reine de la pop défend le mouvement Black Lives Matter et dénonce la brutalité policière qui se joue dans les favelas brésiliennes.
Une féminité complètement assumée dont elle joue aisément, elle qui ne demande qu'à participer à l'évolution du Brésil et à émanciper les femmes.
“Mon corps c’est une arme, je me sert de la musique pour monter mes armes.”