The end.
je m’arrête après bientôt 10ans, je quitte tumblr.
pour les amis (car oui y’en a ici) vous me retrouverez ailleurs (twitter, insta, j’en passe). coeur sur vous. bisous.
A la revoyure!

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Doug Jones
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@rotdeporcdunefille-distinguee
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230 & 231 One letter columns
LA BOUCHE AURA MANGÉ L’OREILLE, LA VOIX VERRA.
/ René Daumal
j’me suis lancée dans le tweet, c’est nul j’suis mieux ici
うさちゃんトースト、サラダチキンとほうれん草のバターソテー、ゆで卵、ミルクティー
Victor Vasarely, Prividje, n.d., Oil on board (via)
MARISOL ORTEGA
je ne réponds officiellement plus de rien après ça ahah
L’histoire des retables qui ont surmonté les autels des sanctuaires d’Occident entre le XIIIe et le XVIIIe siècle est l’histoire d’objets transitionnels mobilisés par les sociétés médiévales et modernes pour établir une relation au sacré. Constitués autour des supports privilégiés par ces différentes cultures pour matérialiser la présence de celui-ci, ces retables furent la résultante d’un certain nombre de croyances, de pratiques et de choix stylistiques « en un certain ordre assemblés ». Formes et fonctions se sont ajustées pour les constituer et induisirent des pratiques et des espaces qui les ont, à leur tour, définis. Conçus pour valoriser l’exposition des reliques mises au centre du système religieux carolingien, les premiers d’entre eux se sont fait socles ou encadrement d’écrins. Associant des matériaux précieux ou brillants, métaphore de la lumière divine, et des images du christ et de ses saints faisant valoir l’église comme le lieu de structurants réseaux d’intercessions, ces retables reliquaires ont suscité des pratiques dévotionnelles, souvent ambulatoires qui ont impliqué les corps en vue d’établir une proximité physique avec les reliques, l’occasion de les toucher et d’être touchés par leur virtus. des pratiques qui requirent l’aménagement d’espaces permettant le déplacement et le stationnement des fidèles dans les divers lieux des sanctuaires où ces écrins furent exposés à la dévotion.
Mais peu à peu, au terme d’un long processus de promotion qui leur vit reconnaître des compétences comparables à celles attribuées aux reliques, les images remplacèrent les écrins au sein de polyptyques désormais munis de volets, mutation des supports d’objectivation du sacré et mutation conséquente des pratiques. considérant, en effet, que ces images n’étaient en elle-même investies d’aucune puissance sacrée, l’église d’Occident soutint le développement de méditations — imaginatives, projectives et empathiques — qui engageaient les fidèles à « dépasser » ces représentations pour établir au-delà de celles- ci, une relation, voire une communion avec les personnages représentés. des usages qui ne furent pas sans effets sur les choix iconographiques et stylistiques de ces retables gothiques caractérisés par une polarisation sur les thèmes de l’enfance et de la passion du Christ, sujets privilégiés d’une « piété-pitié », ainsi que par le développement de différentes formes de réalisme — spatial, contextuel et psychologique — mobilisées en vue d’assurer l’ancrage mental des fidèles dans ces images. ces rapports essentiellement visuels avec le sacré ont suscité la mise en place de dispositifs spatiaux destinés à empêcher l’usure des regards : l’espace des sanctuaires fut fragmenté par une série d’enclosures aménageant des ouvertures restreintes à certains moments privilégiés, manières d’orchestrer une attente, des carences et des impatiences destinées à donner à ces instants la force d’une fulgurance.
Au XVIe siècle, le cardinal Borromée requit l’installation de la réserve eucharistique sur le maître-autel ; une décision qui consacrait le long processus de transsubstantiation des espèces consacrées et témoignait des prudences manifestées par la contre-réforme à l’égard des images et des pratiques qu’elles avaient pu susciter. diverses solutions plastiques, fortement influencées par la renaissance italienne, furent alors aménagées pour associer tabernacles et retables. Bientôt reconfigurés autour de ces réserves eucharistiques qui abritaient et exposaient les supports d’une présence réelle du christ, les retables virent leurs images, progressivement dépourvues d’ors et de couleurs, reculer. Adoptant la forme de bas-relief perspectif, celles-ci cessèrent de se proposer comme les moyens privilégiés d’un transitus avec le sacré, et se firent plus discursives, comme en atteste l’évolution de leur iconographie. modifications essentielles qui initièrent une série de pratiques inédites centrées sur le Saint-Sacrement. Bénédictions, expositions et élévations des espèces consacrées acquirent alors des importances inédites. Partant des formules acquises à l’époque précédente, qui associaient tableaux et sculptures au sein de structures articulées en deux ou trois niveaux, les retables baroques virent au XVIIe siècle leurs dimensions s’accroître et leurs composantes s’étendre dans l’espace du chœur, déterminant les modalités d’un nouveau rapport au sacré. « désensenchantée de ses effets anthropomorphiques », la théologie de l’image prit alors certaines distances avec les pratiques de méditations affectives et d’Imitatio en établissant une mise à distance des images des retables et une « délocalisation» des personnages qui y étaient figurés. Distance et différence aménagées en vue d’empêcher une conception trop littérale des lieux médités et la tentation de contacts d’essence à essence. Devenus puissamment tridimensionnels, les retables baroques cessèrent progressivement d’être des objets pour devenir les composantes d’un espace structurant, immersif et collectif. ils définirent les limites d’un contenant en attente de contenu, d'un espace de condensation du sacré, d’un vide qui est une autre manière de donner à penser dieu et d’exprimer ce qu’il est : innombrable, intangible et irreprésentable. S’intéressant aux « choses de la vie », cet essai rappelle donc que le rapport des individus à la société, à dieu comme à leurs semblables, passe par une série d’objectivations, de manipulations d’objets. dénonçant le paradigme qui depuis le XVIe siècle s’attache dans la culture occidentale, à disjoindre objet et sujet, nous avons ici pris le parti de considérer que les objets peuvent être les moyens d’initier une médiation avec le réel, d’établir des relations créatives avec certains désirs, certaines attentes et certains besoins. Prenant en compte un vaste catalogue de retables institués au centre de l’espace rituel, dont les formes et les composantes ont été constituées en phase avec les différents systèmes religieux qui s’y sont succédés et souvent superposés, entre le XIIIe et le XVIIIe siècle, nous avons reconnu à ces retables l’aptitude à pouvoir représenter ceux qu’ils figuraient et à être des « objets transitionnels », conçus et mobilisés, pour soutenir l’établissement d’une relation avec le sacré, pour l’impliquer, le constituer. la prise en compte de cette capacité à être des « véhicules » permettant l’établissement d’une relation au sacré, nous a amenée à délaisser les approches descriptives, typologiques ou purement formelles pour repenser ces objets dans la dynamique des croyances et des pratiques qu’ils ont polarisées et contribué à constituer. l’enjeu étant de faire ici l’essai d’une « histoire culturelle qui soit attentive à la manière dont les idées, les objets et les pratiques s’articulent avec le monde pour constituer celui-ci ». Il s’est donc agi de retracer ici une histoire inédite, une histoire de pouvoirs désireux d’institutionnaliser, d’encadrer et de contrôler certains médiations avec le sacré, une histoire de croyances et de pratiques, de formes et de choix esthétiques. une histoire de lieux impliquant des manières, toujours particulières, de penser et d’organiser cette relation entre l’ici-bas et l’Au-delà. Une histoire, par nature, « indisciplinaire », car les objets ici évoqués ne sont pas réductibles aux limites traditionnelles des champs académiques. ces retables sont, en effet, tout à la fois d’histoire et d’histoire de l’art, de sociologie et d’anthropologie, de techniques, de liturgies, d’imaginations et d’autres. ils sont — comme tout ce qui est — la résultante dialectique, instable et complexe, de l’irréductible diversité du réel. Alors, parce que nous croyons que « tout ce qui isole un objet, détruit sa réalité même », nous nous sommes efforcés ici de « recomposer » certaines des raisons multiples qui ont, par leurs interférences constantes, contribué à les constituer, à faire qu'ils furent ainsi faits.
Pourquoi tous les mecs avec qui je couche sont convaincu d’être des dieux au lit ? Sachant que je n’ai joui qu’une fois ...
Jules Olitski (American, 1922–2007) - Fanny D, Magna acrylic on canvas, 226.06 x 227.33 cm (1960)
Happy pan day of visibility!
KANYE EAST