Tout est fini mais tu es encore là. Dans ma façon de couper le pain, de ranger la vaisselle, de faire le lit. Dans cette manie de fermer les rideaux aux premières lueurs de la nuit.

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@ruinesenrepa
Tout est fini mais tu es encore là. Dans ma façon de couper le pain, de ranger la vaisselle, de faire le lit. Dans cette manie de fermer les rideaux aux premières lueurs de la nuit.
Je déteste me reconnaître dans ton visage.
Pour lui c’était rien, pour moi c’était tout.
Je fais des détours pour repasser dans cette rue où tu m’as dit que tu me trouvais jolie.
Les pupilles qui explosent rien qu’au son de ta voix.
Il va pleuvoir sur ma vie.
J’ai relu mes notes. Je remarque que mes écrits autrefois échappatoires se sont transformés en organisation de vacances. La douleur passe, nostalgique d’une tristesse qui ne m’a pourtant pas quittée.
Dernier jour de pluie
Samedi matin, les rues pleurent.
À vrai dire, je pleure aussi.
Je tente d’effacer les preuves de la veille,
Ces preuves qui me rappellent que rien n’est éternel.
J’avance à pas rompu dans ce boulevard qui se réveille,
Me demandant, je lève la tête :
« Les nuages sont-ils témoins de ce que vomit la Seine ? »
Puis soudain, je me rappelle;
Peu à peu disparaissent les souvenirs de la veille.
« Parle moi de toi »
Tu es, à présent, indispensable à mes journées.
À quoi bon vivre si je n’existe pas ?
À chaque fois que je m’en vais, j’ai peur qu’à mon retour tu ne sois plus là.
La seule personne qui croyait pas en toi, c’était toi.
Rêve. Rêve encore. Rêve toujours. Mais rêver de quoi, rêver d’amour ?
Mettre des mots sur des émotions que je ne ressens plus.
Pour moi c’était rien, pour lui c’était tout.
Et dans ce wagon bondé je regarde toutes ces personnes usées par le temps.