Voisinage assassin - Yakou Kanransha
Je m'étais dit que je ne ferais plus de billet sur des dramas parce que je n'en parle pas forcément très bien mais j'avais envie et voilà, je me suis lancée...
Et au centre, la roue de la mauvaise fortune !
Yakou Kanransha ( 夜行観覧車 ) ou l'envers du rêve.
Territoire de familles riches, le quartier Hibarigaoka ressemble à une communauté où il n'est pas simple d'entrer. Mais c'est aussi un endroit qui fait rêver Endo Mayumi. Avec son mari, Keisuke et sa fille, Ayaka, elle s'installe dans la plus petite maison, heureuse et confiante dans l'avenir. Le premier jour, Mayumi rencontre la douce et belle Takahashi Junko. Trois enfants brillants, Yoshiyuki, Shinji, Hinako, un mari docteur, Hiroyuki et une grande maison. De quoi qualifier les Takahashi de famille idéale. Grâce à eux, les Endo trouvent leur -petite- place et Mayumi fait, tant bien que mal, face au club des vieilles peaux – il n'y a vraiment pas d'autre terme – mené par leur leader Kojima Satoko. On peut dire que cette dernière s'évertue vraiment à tout faire pour montrer que, lorsque l'on appartient pas au même monde, chacun reste sa place. En gros, une caissière et femme d'un simple salaryman ne devrait pas espérer intégrer leur petit cercle.
Les années passent, les secrets s'installent, le rêve se transforme en cauchemar que ce soit chez les Endo ou chez les Takahashi. Jusqu'à l'incident de trop dans cet univers bien clos : le meurtre de Takahashi Hiroyuki. Qui ? Pourquoi ? La police suspecte un proche mais il va falloir fouiller dans les histoires de chaque famille.
Deux mots me viennent à l'esprit pour le qualifier : réaliste et touchant. L'embarras que ressent Mayumi durant certaines situations, comme lors d'une vente de charité où tous les articles sont des produits de luxe pendant qu'elle apporte des objets beaucoup plus modestes. Le regard de ses amies après leur visite de la maison. La jalousie dont est victime Ayaka parce qu'elle connait Shinji mais aussi la honte qui habite l'adolescente. On pourrait même dire qu'elle est en pleine tourmente et se venge sur sa mère. Après tout, tout découle du rêve de cette dernière. Et pendant ce temps, le père s'isole un peu plus ne supportant plus les crises de sa fille. C'est à Mayumi de s'en occuper. C'est elle, la mère. Autant dire que le bazar ambiant plaît à la présidente du club des mégères. Vous comprenez, elle a de quoi se distraire et remuer le couteau dans la plaie. Parce que sa vie de famille à elle...
Suzuki Kyoka (SCANDAL, Short Cut) campe une femme dépassée par les évènements. Pourtant cette femme ne montre pas ses faiblesses. Elle ne se plaint pas comme si elle devait tout assumer et elle va même jusqu'à se soucier des autres, alors que sa famille manque d'éclater. J'aime bien ce mélange de force et de faiblesse. Un petit exemple : même si Mayumi élève la voix devant sa fille, la violence de cette dernière la tétanise. Il faut dire que Ayaka est une adolescente. Alors la crise ? Plus l'attitude de ses camarades, plus les espoirs déçus, plus ses sentiments pour Shinji (Nakagawa Taishi; Kaseifu no mita, GTO). Cependant les enfants Takahashi - en tout cas, les garçons - ont eux aussi leur lot de problèmes. Face à eux,Ishida Yuriko (CHANGE, Unubore Deka) joue une Junko trop parfaite, trop mère avec le avec le petit dernier. Alors suite à l'assassinat de son mari,elle m'évoque une petite chose perdue. Toutefois, je me méfie parce qu'elle pourrait bien s'avérer plus solide qu'elle en a l'air.
Parmi les têtes connues, on retrouve Takahashi Katsunori (Akuto, Kanryotachi no Natsu, Tokumei Tantei ) dans le rôle du... flic - et allez, savoir pourquoi, je n'étais même pas été étonnée. Pour moi Takahashi Katsunori = flic -. Sinon j'aime beaucoup l'ending Voice par AI. Vous pouvez d'ailleurs l'entendre en allant sur le site officiel !














