Tout a une fin, sauf la saucisse, qui en a deux. Auf Wiedersehen !

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@shaolinbird
Tout a une fin, sauf la saucisse, qui en a deux. Auf Wiedersehen !
Phone calls, texts, emails and even social media all now snoopable - pour mémoire un article de The Register sur le lancement du Central Monitoring System en Inde, mai 2013.
--- présentation de Kaustubh Srikanth: https://events.ccc.de/congress/2013/Fahrplan/events/5421.html
Srikanth souligne en particulier le problème de la privatisation de l'identification (les données biométriques sont collectées et conservées par des entreprises privées et la démarche n'est pas dénuée de conflits d'intérêt).
Der Spiegel
Conférence de Jacob Appelbaum - 30c3 / 30.12.2013
"It's all about control, Baby" - Jacob Appelbaum, Présentation To Protect and to infect (Part. II) - "even if the backdoors are not sophisticated, they are harmful"
Sa présentation est un développement de l'article paru hier 29/12 dans Der Spiegel, disponible ici, qui détaille entre autres le disposif d'attaques ciblées "QuantumInsert": http://www.spiegel.de/international/world/the-nsa-uses-powerful-toolbox-in-effort-to-spy-on-global-networks-a-940969.html
Début du 4e et dernier jour du 30c3 avec une présentation de Second Muse, avec un projet soutenu par l'Open Technology Fund - http://www.secondmuse.com/ et https://www.opentechfund.org
"Random hacks of kindness": des outils innovants qui garantissent la liberté d'expression pour leurs usagers. Le "Hacking for good" est aussi un volet de la philanthropie et du softpower américain. De nombreux projets sont soutenus par des organismes gouvernementaux (dont la NASA citée ici) ou par les grands groupes comme Microsoft, Google, Yahoo - [ce n'est pas cité dans cette présentation, mais certains projets sont également soutenus par la DARPA, le département "Prospective" de la Défense américaine]. Jacob Appelbaum, qui a eu l'occasion de revenir sur le financement de la TOR Foundation lors d'une autre conférence, a reconnu lui-même que TOR tirait une majeure partie de son financement par des soutiens de l'État fédéral, dont en particulier le département de la Justice.
Plus spécifiquement, le projet présenté par l'OTF et Radio Free Asia a été créé pour favoriser l'usage sécurisé d'Internet dans la ville de Dharamsala (Inde) après une cartographie des besoins de la population et une étude de faisabilité.
Pour comprendre à quel point les cats ne sont pas toujours LOL, il faut avoir écouté au moins une fois une présentation sur les menaces persistantes (APT - Advanced Persistant Threats) et attaques ciblées qui visent les militants des droits de l'homme et dissidents, dans le monde entier, désormais sans doute systématiquement à chaque soulèvement ou risque de soulèvement, ou par "prévention" des soulèvements. Ces techniques étaient restées relativement ignorées ou clandestines jusqu'aux révolutions arabes, mais des preuves de leur usage, retrouvées en Libye ou en Egypte, ont dévoilé les pratiques de plusieurs entreprises de mercenariat numérique, certaines françaises, d'autres italiennes ou américaines. C'est une chose de le savoir ; et encore une autre que de voir le film de présentation de la "Hacking Team" - société déjà répertoriée dans les Spy Files Wikileaks, promettant à tout gouvernement soucieux de bon ordre que des hackers dévoués, et doués, s'occuperaient de surveillance active. [EDIT du 30/12: pour un récapitulatif des sociétés suspectées de participer à des activités de surveillance d'Etat ou privées, cf. par exemple le travail de Bugged Planet]
Abstract de la présentation "To Protect et to Infect": https://events.ccc.de/congress/2013/Fahrplan/events/5439.html
Parallèlement, l'EFF présentait quelques moyens de se protéger, et incitaient à les partager.
Un peu plus tard dans la soirée, c'est un Julian Assange un peu plus âgé et les cheveux un peu plus longs que dans le souvenir, qui prenait la parole, en compagnie de Jacob Appelbaum - of TOR fame, et de Sarah Harrison, une journaliste britannique qui a aidé Edward Snowden à quitter Hong-Kong. Une salle comble s'était réunie pour entendre son appel à l'union des sys admin.
un ange passe (Annie Machon, après un discours où elle a détaillé comment les Etats étaient passés de la guerre à la drogue - perdue et désormais perçue comme insuffisante en termes d'efficacité géopolitique) à la "guerre à la terreur", soit l'instauration d'un état d'exception permanent.
Nerds make the news. Dans la salle G (située au bout du monde par rapport à l'entrée, tant l'espace est immense), il a été question de data/journalisme, puis de l'apport des statistiques aux procès pour génocides. L'occasion de tracer une cartographie des évolutions de frontières entre les mondes cyber et presse.
D'abord, ce n'est pas vraiment nouveau. Pour ce qui concerne la data - ou encore, le traitement de données dans le cadre d'enquêtes journalistiques, 2010 a ouvert le bal: c'est l'année où le très regretté OWNI a emporté son ONA awards (la story, ici), après avoir accompagné les premières publications Wikileaks. Donc, bon, avec l'arrêt de publication d'Owni, et la faible émergence du datajournalisme ailleurs, ce premier mouvement s'est avéré prometteur mais insuffisant - du moins en France (cf. http://www.theguardian.com/data pour un coup d'oeil sur la situation plus établie de la discipline, au Royaume-Uni)
Pourtant, l'inscription de pratiques informatiques dans le domaine journalistique ne cesse de croître - 2013, c'est aussi une année d’avènement du chiffrement: Glenn Greenwald l'a rappelé dans son intervention: s'il n'avait pas fait l'effort d'aller chercher Laura Poitras pour apprendre à se servir de TrueCrypt, les fichiers de documents secrets de la NSA ne lui auraient peut-être jamais été transmis par Edward Snowden.
Qu'est-ce qui fait qu'un chiffre devient un fait ? La très passionnante présentation de Patrick Ball,"Data for good", a tenté de donner quelques pistes. Pour éviter de dénaturer son propos, voici quelques photos de slides explicatives, qui parleront aux statisticiens et aux mathématiciens.
L'exemple pratique cité par Patrick Ball concernait le génocide qui s'est déroulé au Guatemala dans les années 1980, sous la férule du Général Rios (dont le procès reste en cours, après une première condamnation annulée par le conseil constitutionnel guatemaltèque). Mais, lui-même et son organisation la HRDAG (Human Rights Data Analysis Group) interviennent dans le monde entier, pour établir des preuves des exactions et violations des droits de l'homme, qu'il s'agisse de crimes, de viols de guerre ou de déplacements de population.
Ce type de présentation rappelle quel est le volet éthique au développement de technologies, et c'est un des plaisirs - et une des exigences - du Chaos Congrès de faire sans cesse la navette d'un aspect à l'autre. Car il ne s'agit pas d'établir si le datajournalisme est swag, à venir ou déjà mort, mais bien d'apprendre à composer, détourner et faire grandir des outils de cartographie du monde qui ne peuvent pas reposer dans les seules mains d'un pouvoir, quel qu'il soit, ou, comme l'a dit Patrick Ball dans sa présentation, "Big data is an idea from industry. But human rights is not a business".
The Event The 30th Chaos Communication Congress (30C3) is an annual four-day conference on technology, society and utopia. The Congress offers lectures and workshops and various events on a multitude of topics including (but not limited to) information technology and generally a critical-creative attitude towards technology and the discussion about the effects of technological advances on society. For 30 years, the congress has been organized by the community and appreciates all kinds of participation. You are encouraged to contribute by volunteering, setting up and hosting hands-on and self-organized events with the other components of your assembly or presenting your own projects to fellow hackers. Some basic survival guidelines might come in handy for everything not answered in our 30C3 FAQ. Updated information are covered by the CCC Events Blog or via Twitter (@CCC). . Powered by RebelMouse
"Tabula is a tool for liberating data tables trapped inside PDF files."
BookScanner
Le BookScanner, présenté par La Quadrature du net, permet la numérisation d'ouvrages tombés dans le domaine public et d'ouvrages orphelins (indisponibles) (et pourquoi pas d'ouvrages dont leurs auteurs souhaitent placer leurs droits sous une licence ouverte en les offrant à leur communauté de lecteurs).
Le projet en lui-même est né d'une visite de Benjamin Sonntag à l'Internet Archive, ainsi qu'il le raconte ici: http://www.bookscanner.fr/Tout-est-parti-de-la.html - c'est une machine qu'on peut fabriquer par soi-même (non commercialisée comme telle, elle doit être montée de toutes pièces) ; idéale pour les copy parties et hackerspaces.
Outre que le BookScanner peut rendre vie à des ouvrages dont de rares exemplaires subsistent hors-commerce, c'est, implicitement, un moyen de parasiter GoogleBooks et sa politique d'accès au savoir (Google a longtemps numérisé les livres sans se soucier de leurs auteurs), et plus largement des projets de numérisation commerciaux comme ReLire (projet qui avait beaucoup agacé l'un des chefs de file de littérature numérique, François Bon) ; et c'est un vecteur convainquant pour la culture du partage.
Pour la bonne nouvelle: le Scanner n'est pas seulement visible au #30c3: un atelier de numérisation est en train de se monter à Paris, prochain rendez-vous le 8 janvier: http://www.bookscanner.fr/les-rendez-vous-a-venir.html
Pour l'instant, les livres scannés ne sont pas mis à libre disposition, mais un dispositif est à l'étude pour permettre le libre accès à tous les ouvrages - les ouvrages scannés dont il est certain qu'ils sont libres de droit, quant à eux, seront déposés peu à peu chez Archive.org, Gutenberg et WikiSource.
un exemple détaillé de surveillance d'Etat a été fourni par Maria Xynou, qui a étudié le cas de l'Inde. L'Inde est un assez bon exemple, car c'est un pays important par sa taille et le boom de son économie, qui a eu forte présence d'industries tech. ; c'est aussi un pays qui a beaucoup fait parler de lui, d'abord avec un bras de fer contre RIM / Blackberry, qui refusait de délivrer la clef de déchiffrement des messages reçus par ses services ; mais aussi parce qu'une grande campagne de recensement est en cours, où la biométrie est utilisée pour création d'un identifiant unique, conditionnant entre autres l'accès aux soins. Cette campagne a été lancée par un homme d'affaires, Nandan Nilekani, qui a fait fortune dans l'informatique. [- un peu d'antériorité sur le débat est disponible auprès de l'EFF: https://www.eff.org/deeplinks/2012/05/growing-mistrust-india-biometric-id-scheme]
Or, si l'Inde dispose, en termes numériques, de lois extrêmement répressives - dont enregistrement des logs pendant un an pour tout échange à partir d'un cybercafé, importantes condamnations possibles pour toute "parole qui offenserait", etc, il n'y existe aucune réglementation de protection des données personnelles.
L'Inde dispose en outre de technologies d'interception assez diversifiées et veut adopter un "National Intelligence Grid" à l'horizon 2018, qui reliera différentes bases de données - dont impôts, informations bancaires ou voyages (ce type de croisement est actuellement interdit dans les dispositifs de protection de la vie privée en Europe).
Biométrie contre eau potable, les développements du programme dans les années qui viennent pourraient préfigurer une modélisation qui toucherait d'autres pays émergents.
Pneumatiques - Mode d'emploi et détails de l'installation. Des équipes se succèdent en différents points d'échange, pour actionner les aspirateurs qui font circuler l'air nécessaire à la transmission des messages, enfermés avec une diode dans des bouteilles en plastique. L'infrastructure parcourt l'intérieur et l'extérieur du bâtiment, via les terrasses et les bouches d'aération, sur quatre étages. (on va essayer de savoir combien de kilomètres de câble ça représente) 1400 mètres de câbles, 14 stations d'échange et 500 capsules contenant les messages en circulation)