Heidi est un roman qui fait parti des plus célèbres récits de la littérature d'enfance et de jeunesse. Il a été écrit par la femme de lettres suisse alémanique Johanna Spyri, publié en 1880 et 1881. Grâce au dessin animé, l'héroïne du roman est devenue un personnage mythique connue dans le monde entier.
Sa tante, Dete, laisse l’orpheline Heidi chez son grand-père, sur un alpage au-dessus de Maienfield dans le Canton des Grisons, en Suisse. Au détriment de ce que tout le monde croit, le vieil homme n’est pas dur du tout. Il s’attache bien rapidement à Heidi, en nous démontrant que les mauvaises langues parlent sans réellement connaître quelqu'un.
Ici, nous parcourons ensemble une analyse des thèmes, les plus importants dans l'opéra, à travers ses personnages.
Nous commencons par le personnage là où tout à commencé: la tante Dete.
La tante d’Heidi n’est pas un personagge des plus aimables.
Dete était bien jeune à la mort du père d’Heidi et a pris soin d’elle pendant quatre ans. La première fois qu’on lui a offert un emploi à Francfort, elle a refusé, non par compassion mais par sens du devoir. Pour être précis, elle souffrait l’idée d'être jugée par la société à cause d’un choix égoïste. Ceci est souligné par le temps qu'elle passe en s’excusant envers les villageois tout en montant sur l’alpage avec Heidi.
Il y a un autre élément essentiel à considérer, qui reviendra plusieurs fois dans la narration: le chalet perdu au sommet des montagnes représente un endroit éloigné par la société, où serait enfermé une partie de soi qui n’est ni acceptée ni intégrée. C’est exactement ce qui est passé à le grand-père et Dete génère la même dynamique avec Heidi: Heidi n’est rien d’autre que le devoir à qu’elle a été appelée et dont elle veut fuir, qui l'oblige à vivre dans quel petit village et à sacrifier ses opportunités de carrière. Il faut s’en débarrasser, où personne ne peut la voir.
Dès qu’elle apparaît dans cette histoire, elle est toujours en train de satisfaire un besoin personnel. Elle laissa Heidi chez son grand-père bien consciente de sa réputation, elle revint la récupérer puis la ramena à Francfort, lorsqu’elle vit une opportunité de gagner de l’argent. Elle essaie de dissimuler ses mauvaises intentions en prétextant qu’Heidi ait besoin d’une éducation. Il s’agit d’une opportunité que personne ne pourrait refuser. Nous nous rendons compte qu’elle se désintéresse du bien être d’Heidi à Francfort, même lorsque cette dernière risque sa vie par nostalgie.
Il faut analyser chaque personnage en rapport avec son personnage spéculaire. Le premier c’est le rapport entre le grand-père et Dete, car ils émettent une critique à la société.
Les deux sont les tuteurs d’Heidi et ils ont abandonné le petit village, l’un pour fuir dans les montagnes (rejet complet) et l’autre pour embrasser une société encore plus grande et complexe. Cependant, la croissance narrative de son grand-père l'amène à faire la paix et à se réconcilier avec la société. En revanche Dete se perd dans le système capitaliste avide (juste en contradiction avec la montagne comme endroit des sentiments), représenté par Francfort. Ils montrent deux choix différents et opposés à la société: le rejet complet ou l’immersion totale.
Heidi, de son côte, représente la pureté et la joie non contaminées par les problèmes des adultes. Cette force l’accompagne dans toutes ses aventures et grâce à elle Heidi change la vie de ceux qui les entourent. Elle touche l’enfant en chacun de nous.
Le personnage qui s’oppose à la force vitale d’Heidi a été interprété par Mademoiselle Rottenmeier. Elle met en avant des traits de caractère uniquement négatifs en opposition à la force de bien.. Elle considère Heidi comme une sauvage et essaie de lui donner de la discipline à travers la sévérité. Heidi perd complètement la joie de vivre, jusqu’à risquer la mort par dépression. La seule façon pour elle d’avoir sauvé la vie c’est de la ramener sur l’alpage. Cela représente la force de guérison de la nature et ce thème est exploré aussi par le personnage de Klara et comment elle récupère l’usage des jambes.
Un autre sujet qu'il faut analyser c’est le rapport entre Peter et Heidi.
Peter nous donne une vision de la vie dans la montagne opposée à la vision de Heidi. Avec Heidi nous apprenons à apprécier la vie dans la nature, bien qu’elle ne soit pas toujours merveilleuse. La montagne peut se révéler un vrai cauchemar, car elle n’est pas seulement les fleurs et les couleurs, mais aussi l’anàlphabetisme, le travail des enfants et la solitude. Peter n’est pas capable de lire ni d'écrire, il a commencé à travailler à l'âge de cinq ans et il souffre terriblement de la solitude.
Il y a aussi beaucoup de personnages positifs dans la grande ville, comme toute la famille de Klara et Sebastian. Cela signifie que la société n’est pas seulement un endroit terrible, il y a aussi gens de bon cœur. De plus, les possibilités économiques de la famille de Klara ont pu atténuer les problèmes engendrés par la pauvreté et donner à Heidi et sa famille une vie meilleure.
Pour conclure, j’ai vraiment adoré le livre et il est devenu un de mes livres favoris de tous les temps. Comme Heidi j’adore la montagne et je souffre de la même nostalgie. La description faite par Johanna Spyri m’a rappelé mon enfance et j'espère qu’elle vous fera la même impression.
Sono una grande appassionata di libri per bambini e per ragazzi. Di fiabe e di favole. In genere mi prendo per qualunque cosa inserisca un elemento magico, capace di farti sognare ma anche riflettere.
Cosa rende uno scritto veramente grandioso? Cosa lo porta al successo e lo consegna alla storia?
Io non penso sia necessariamente la trama. Credo piuttosto che il successo di un’opera sia dovuto alla creazione di un mondo che le persone hanno voglia di visitare. Un posto in cui sentono la necessità di tornare. Se il paesaggio è bello e il folklore interessante, la trama passa in secondo piano. Perché leggiamo Harry Potter? Per il messaggio di vittoria del bene contro il male? O piuttosto perché, in cuor nostro, desideriamo ardentemente far parte di quel mondo magico?
In questo, secondo me, Roal Dahl riesce benissimo.
Finora ho letto solo tre libri suoi: il GGG, Le streghe e James e la pesca gigante.
Le streghe lo leggevo quando ero molto piccola, preso in prestito alla biblioteca del paese dove passavo l’estate su in montagna. E mi ricordo che mi faceva sinceramente schifo. Non perché fosse brutto, anzi, ma perché la descrizione di queste streghe orripilanti era talmente viva che sembravano vere.
Oggi comunque vorrei provare a parlarvi del GGG. Il mio obiettivo è convincervi a leggere i suoi libri anche se vi sentite troppo grandi per farlo. Sarebbe un errore, da grandi, credere di aver imparato tutte le lezioni che si insegnano ai bambini.
Vi ricordo che io sono il Sir Nessuno e non ho alcuna pretesa di professionalità in quello che faccio. E che ci saranno spoiler.
Iniziamo.
Tema ricorrente dei libri di Dahl è un protagonista bambino, tendenzialmente povero o orfano o entrambe le cose. Quando non lo è in genere vive in una famiglia che è come non avere. Anzi, che se non aveva forse era molto meglio.
L’orfano è un archetipo narrativo e veicola il tema del tradimento e dell’abbandono da parte di una o più figure di riferimento. La lezione che impariamo dall’orfano è di non mollare mai, di rimboccarsi le maniche e ripartire da zero quando necessario. Ciò che l’orfano deve evitare assolutamente è di abbandonarsi alla privazione, diventando freddo e cinico verso un mondo che è stato crudele con lui.
Anche questa volta la protagonista, Sofia, è una bambina piccola che vive in un orfanotrofio. Una bambina che non riesce a dormire e si trova sveglia a tarda notte, a vagare per i corridoi. Sofia è curiosa e non ha paura di niente, questo le consente di fare amicizia con un Gigante di 7 metri.
Io credo che la possibilità data a Sofia di essere amica di un “mostro” non risieda solo ed esclusivamente nel suo desiderio di avere un amico, ma anche (e soprattutto) nell’ingenuità tipica dell’essere infantili. Un bambino è scevro da sovrastrutture tipiche dell’età adulta, che ci allontanano da un coso alto 7 metri. Il bambino è stupore e meraviglia: se gli racconti di soffiare sogni dentro le case tramite una tromba sono disposti a crederci. Tale apertura mentale al fantastico è condizione senza la quale è impossibile vivere grandi avventure.
Il GGG è di certo uno dei libri più apprezzati dell’autore, grazie ad una splendida caratterizzazione del personaggio.
Quindi, l’orfano incontra l’elemento fantastico rappresentato dal Grande Gigante Gentile. Il fantastico letteralmente lo rapisce e lo porta in un luogo tanto reale quanto inesistente. Si potrebbe a questo punto pensare che l’orfano sia stato preso e trascinato nel Paradiso, significativo di qualcosa che ha sempre desiderato. Cosa desidera Sofia? Parliamo di una bambina sola e senza genitori, che non esce mai dall’orfanotrofio. Che vive in una città dall’aria triste e sciupata, ma che viene catapultata in un mondo fatto di verdi spazi aperti. Un mondo che però, ancora una volta, si trova costretta a guardare dalla finestra, perché fuori è molto pericoloso. Questo è un parallelismo con la sua situazione precedente. Il Paradiso in realtà è qualcosa che i nostri protagonisti devono crearsi, rimboccandosi le maniche. Il gioco sta nel rendere ospitale il luogo inospitale e questo richiede un certo impegno.
Sofia rende ospitale non solo il regno dei Giganti, ma anche Londra. Per lei e per il GGG, che non si è mai fatto vedere da nessuno per paura di essere odiato da tutti e cacciato via con le armi. Lo sforzo di rendere abitabile il posto inabitabile consente ai protagonisti di trovare il Paradiso, il proprio luogo fantastico. Il GGG crea un orto in una natura incontaminata e bellissima, mentre Sofia cresce nel palazzo della Regina d’Inghilterra.
Ciò che impara la bambina è che con impegno e un po’ di astuzia questo mondo può essere vissuto, è possibile abitare in esso. Il suo amico, alto 7 metri, si trova nella stessa situazione. A discapito della sua stazza si lascia trattare male dagli altri Giganti, molto più grossi, cattivi e orrendi di lui. Nonostante il GGG sia molto alto e molto vecchio non dista poi così tanto da Sofia, piccola contro i grandi, in un mondo che rispetta le proporzioni. Anche lui, come Sofia, vive chiuso in casa, ed esce solo quando è certo che i bulli non lo infastidiranno.
Il GGG e Sofia crescono insieme. Anzi, è la bambina a insegnare al vecchio come affrontare la vita e dargli coraggio, studiando un piano per liberarsi degli oppressori e vivere felici nel mondo.
Chi mi conosce sa perfettamente come Lolita sia il mio libro preferito. L’ho letto tre o forse quattro volte. Mi emoziona scrivere qualcosa a riguardo perché non credo di esserne all’altezza, sinceramente. Venero talmente tanto questo libro che ho paura a condividere con qualcuno le mie riflessioni. Quasi mi sento nuda in mezzo a un’aula.
Non ho mai potuto parlarne perché nessuno dei miei amici lo ha mai letto. E ancora una volta, chi mi conosce sa perfettamente quanto io ami discutere di ciò che mi appassiona e trovare nuovi spunti. È noto come, tralasciando questioni palesi ed elementi universalmente riconosciuti quali parte integrante, chiunque legga un libro o fruisca di un’opera ci vedrà cose diverse.
In questa analisi vorrei innanzitutto convincere qualcuno a leggere questo libro. Vi ricordo che io sono il Sir Nessuno e non ho alcuna pretesa di professionalità in quello che faccio. E che ci saranno spoiler.
Iniziamo.
Lolita è un romanzo di Vladimir Nabokov pubblicato in inglese e solo successivamente tradotto in russo. Un romanzo che diede tremendo scandalo per via del tema da esso trattato (comprensibilmente).
Si parla della passione di un uomo di una certa età per una pre-adolescente, Dolores Haze, in arte Lolita.
Sarebbe, tuttavia, un clamoroso errore ritenerla un’opera di incitazione alla pedofilia. Invero, Nabokov secondo me condanna Humbert Humbert (da qui in avanti H.H.), nella sua condizione e nelle sue azioni. Anzi, è lo stesso H.H. a consegnarsi a una giuria popolare, in un misto di desiderio di punizione e richiesta di assoluzione.
Gli elementi di forza del romanzo, a mio avviso, sono due. Il primo è indubbiamente la storia, il secondo è la prosa. Forse più la prosa della storia. Chi spera di trovarci scene piccanti rimarrà ampiamente deluso, non è un romanzo erotico vero e proprio. La componente erotica c’è sicuramente, ma con raffinatezza e senza mai descrivere un rapporto sessuale.
Il romanzo si articola come difesa davanti a una giuria popolare. Molto teatrale, drammatica e intensa. Possiamo quasi figurarci il protagonista in mezzo a un palco mentre recita con veemenza frasi quali “Lolita, luce della mia vita, fuoco dei miei lombi. Mio peccato, anima mia!”. A me nella forma ricorda anche un diario personale o una raccolta di memorie da cui estrapolare un romanzo. Questo perché il protagonista è a sua volta uno scrittore, che parrebbe tenere frammenti di quello che leggiamo all’interno dei cassetti della propria scrivania. Brandelli di sensazioni vissute tramite il quale canalizzare le sue fantasie erotiche, sfogandole nell’arte invece che nella realtà.
Elemento fondativo della sua condizione infelice è l’aver amato e perso, durante la sua pre-adolescenza, Annabel, ragazza che sveglia in lui la pulsione sessuale e con la quale inizia scoprirne i piaceri. Una passione che non verrà appagata per via della di lei prematura morte. Fiamma che, purtroppo, non si spegnerà e che negli anni arriverà a consumarlo. Il trauma ha bloccato la sua crescita, sessuale e relazionale, in quel periodo della sua vita, senza rimedio. Finché finisce per reincarnare Annabel in Lolita.
H. H. pretende di somministrare a noi la sua miserabile condizione sotto forma di voluttà estetica. Ogni frase del romanzo incontra un lessico ricercato, un erotismo raffinato, malato e a tratti infantile. Come un bambino che gioca a fare il grande scrittore, ma con la cultura derivante da anni effettivamente spesi e vissuti. Raccontandolo bene e in maniera convincente spera che condivideremo il suo struggimento.
Dolore è una parola chiave. Dolore è anche il nome di Lolita, Dolores Haze.
Innamoratosi perdutamente della sua ninfetta si fa risoluto nel non toccarla, nel non sporcarla con il suo ripugnante desiderio, e a questo sano principio intende rimanere fedele. Il nostro protagonista è infatti (almeno inizialmente) un pedofilo virtuoso, che non vuol cedere alla propria lussuria riconoscendo il demone che ne attizza il fuoco.
Tutto cambia quando, divenuto tutore di una Dolores Haze orfana, Lolita gli mostra interesse fisico. Un episodio in particolare azzera i suoi freni inibitori e H. H. si convince di poter finalmente vivere un amore appagante, nel pieno consenso della sua dolce metà. Di poter portare realizzare quel suo amore infantile.
Affrontiamo quella che è una delle critiche più spietate che si muove alla protagonista della storia. C’è chi sostiene che Lolita se la sia cercata, essendo la bambina stessa a provocare sessualmente il protagonista. Cosa c’è di vero e cosa di falso in questa considerazione?
Innanzitutto partiamo da un presupposto fondamentale. Lolita è per H.H. un demone ed al lettore può apparire tale laddove la sua descrizione è operata dall’indemoniato stesso. Ciò non implica che lo sia realmente, ma solo che ad essa è stato attribuito tale ruolo.
È innegabile che Lolita nutra verso H.H. un interesse di tipo sessuale. Lei si trova nell’età della scoperta e delle pulsioni, H.H. è un uomo molto avvenente e incontra il suo gusto. È quindi vero che lei lo provoca, spesso e volentieri. È lei a baciarlo la prima volta, è lei a volergli dimostrare la sua destrezza nelle arti amatorie. Ciò però rende Lolita meritevole del rapporto tossico che viene a instaurarsi? È pur sempre una dodicenne e, in quanto tale, ha tutto il diritto di comportarsi nella maniera sbagliata, di non rendersi conto delle situazioni e non avere piena cognizione di cosa significhi avere un rapporto carnale. Per lei infatti è tutto un gioco, finché non si rende conto che il gioco si è trasformato in un rapporto che la disgusta.
H.H. narra di un viaggio splendido e insperato vissuto da lui come una luna di miele, mentre in realtà Lolita medita la fuga. Descrive la sua Lo come una bambina squisitamente capricciosa, nella convinzione che essa nutra per lui i medesimi sentimenti che egli nutre per lei, quando la realtà dei fatti (per noi lettori, giuria super partes) è chiara come il sole. Quella che all’apparenza potrebbe risultare una storia d’amore vera e propria non lo è mai stata. Non dimentichiamoci che leggiamo tutto raccontato da H.H., la cui visione dei fatti è ottenebrata dalla malsana passione e dal desiderio di amore.
Lolita è una dodicenne orfana di madre, la cui sola famiglia rimasta è un uomo che invece di ricoprire il ruolo di padre si abbandona al ruolo di amante. Non ha nessun posto dove andare, non vuole abbandonare la sua unica figura di riferimento, ma è astuta e coraggiosa abbastanza da costruire la propria fuga. H.H. la vizia in tutto e lei gli offre sesso, in cambio di soldi. Soldi che metterà da parte in vista della futura evasione.
Che questo romanzo rosa si sia svolto solo nella mente di un narratore ubriaco d’amore, il cui il disagio ha azzerato la capacità di giudicare con coerenza, diviene palese nel finale. H.H. vede tutto filtrato da un velo che è incapace di squarciare.
Egli scopre di amare Lolita anche oltre i suoi dodici anni, ritrovandola quando ne ha diciassette incinta di un altro. In questa scena Humbert realizza che l’avrebbe amata per sempre, a prescindere dalla sua età, e di essere finalmente guarito. Che la sua ossessione per Lolita non ha più a che vedere con la parafilia, ma è qualcosa di sincero e autentico. Quando però le chiede di seguirlo e invecchiare insieme lei gli risponde di no. Quella risposta è carica di compassione e tradisce l’idea che la ragazza ha di lui, di un vecchio miserabile con una passione nei suoi confronti. Un vecchio che può ancora sfruttare in caso di necessità, come ha sempre fatto.
Per questo motivo l’opera di Nabokov non può e non deve considerarsi un’ode alla pedofilia, perché alla fine dei conti non è mai stato fatto mistero di come il comportamento di H.H. abbia avuto gravi ripercussioni sulla crescita della bambina, su come lei fosse infelice e su quanto il loro rapporto sia ripugnante. Ciò nonostante non si coglie un totale e completo disprezzo verso la figura di Humbert, piuttosto miseria e compassione.
Da quando ho iniziato a recuperare i libri di Stephen King ne ho letti due. Il primo è Le notti di Salem, il secondo è Misery.
Anni fa lessi anche Il miglio verde, ma è passato davvero troppo tempo e dovrei rileggerlo.
Di questi tre libri non mi sento minimamente di consigliare la lettura di Le notti di Salem. Questo perché è un romanzo che (dal mio punto di vista) ci mette troppo tempo ad ingranare e dopo 250 pagine non è ancora successo niente.
Ci sta, alla fine è stato scritto da un Re molto giovane e non gli voglio male. So che in molti lo apprezzano e probabilmente sono io quella in difetto. Non sono riuscita a cogliere quello che dovevo. Quindi insomma, sentitevi liberi di gustarvelo (senza rancore).
Oggi comunque vorrei analizzare più nel dettaglio Misery. Ci tengo a precisare che da qui in avanti la cosa si fa spoilerosa, perciò vi consiglio di tornare a libro terminato laddove abbiate voglia di disquisire sui perché e sui per come.
Iniziamo.
Ho trovato questo romanzo sbalorditivo per due motivi. Il primo è il suo ritmo narrativo, sempre incalzante, che tiene incollati fino alla fine. Infatti io l’ho finito in un giorno. Il secondo (quello che a me interessa particolarmente e che di solito mi fa galoppare la fantasia) è la metafora che si cela in esso. O almeno che ci ho visto io, poi ditemi se siete d’accordo.
Prima considerazione: il protagonista è un autore di best-sellers, come in fin dei conti è King. Quindi possiamo dire che il protagonista della storia è a tutti gli effetti lo scrittore della storia stessa, o per meglio dire che l’autore crea un personaggio a sé speculare mediante il quale vomitarci addosso qualcosa.
E quel qualcosa, per quanto mi riguarda, è 1) la sua dipendenza da droghe e 2) l’odio viscerale verso un pubblico che reputa stupido e incompetente. Anzi, oltre lo stupido: un pubblico di volgari contadinotti in grado di osannare un’eroina popolare senza spessore, cassando invece i romanzi di valore e la vera letteratura.
Misery rappresenta infatti, fin da principio, il romanzo che disgusta il proprio autore. Il compito ben fatto e confezionato per incontrare le esigenze di commercio, ma nel quale l’autore non mette davvero tutto se stesso e che, per questi motivi, arriva ad odiare.
Paul si trova in macchina per andare a pubblicare quello che per lui è il romanzo della vita, quando fa un incidente e viene salvato dalla sua fan numero uno. Vi risparmio i preamboli, sappiamo tutti come si svolge la storia.
Vorrei concentrare l’attenzione su tre particolari, che per me veicolano il messaggio di fondo dell’opera:
1) Annie chiama la sua scrofa Misery;
2) Annie reputa “Bolidi” di Paul un romanzo di pura merda e lo costringe a bruciarlo;
3) Paul brucia la copia de “Il Ritorno di Misery” che avrebbe dovuto leggere Annie, ma ne tiene una di riserva così da poterlo pubblicare.
Il punto numero uno è autoesplicativo. Per l’autore Misery è qualcosa di orripilante e disgustoso. Perché proprio un maiale? Il maiale è un animale grosso, grasso, sporco e possente. Esattamente come Annie Wilkes, esattamente come la percezione che l’autore ha del suo romanzo. Quindi il maiale rappresenta sia Misery che Annie.
Cosa significa il punto numero due? Perché Annie chiede di bruciare “Bolidi”? E perché Paul accetta di farlo?
Il fatto che Annie lo chieda rappresenta di quella fetta di lettrici ottuse e provinciali che non apprezzano le opere di spessore, per le quali, invece, l’autore spera di essere celebrato. Il perché Paul accetti di bruciare la sola copia del manoscritto della sua vita è la sopravvivenza. Non parlo solo dell’istinto a sopravvivere dato dal sequestro e dalla tortura, ma di come l’autore di best-sellers non sia disposto a morire con la propria arte. Di come egli preferisca bruciare ciò che lui crede essere il vero senso della scrittura per continuare a scrivere ciò che non lo soddisfa, che lo disgusta e lo tiene prigioniero, solo per poter mangiare. Secondo voi è meglio scrivere qualcosa di successo, che ti renda ricco ma artisticamente vuoto, o non vendere niente per rimanere fedele al nostro senso artistico? Il romanzo della tua vita se invenduto non ti darà il pane con cui sostentarti. E allora per chi scrivi? Per te o per il pubblico?
Per questo Paul sceglie di bruciare “Bolidi” e continuare a scrivere “Il Ritorno di Misery”. Paul non scrive per suo piacere, ma per lavoro. Non scrive seguendo la propria inclinazione, ma la critica del lettore. Scrive per sopravvivere e continuare a mangiare.
Punto numero tre. Paul alla fine brucia il ritorno di Misery, perché?
Di sicuro per odio, visto che è il romanzo che lo ha tenuto sequestrato per tutta la vita e questo tema è portato avanti dal personaggio di Annie Wilkes. Annie rappresenta, come detto in precedenza, “Misery” stesso. È il romanzo che è stato costretto a scrivere per sopravvivere. La cosa strana, però, è che a differenza di tutti i suoi romanzi precedenti egli decida di conservarne una copia.
Il ritorno di Misery è il suo vero capolavoro. Come? Paul in esso ha messo davvero tutto se stesso. Tutto lo schifo che prova verso il romanzo unito al bisogno di scriverlo per sopravvivere, accantonando la pretesa letteraria di Bolidi con cui sperava di essere consacrato a grande poeta. Misery è ciò da cui lui vuole scappare, la sua ombra, con la quale però deve fare i conti ed integrarsi. Infatti nello scontro finale lui vede Annie sotto forma di ombra minacciosa che si cela dietro gli angoli, continuando a percepirla anche dopo mesi dalla fine del dramma. E alla fine si integra. Scrive un finale dai toni molto più tetri e macabri, un capitolo che potrebbe non incontrare il gusto delle sue fan, ma di cui non gli importa più. Bruciarlo di fronte a Annie esprime odio verso il proprio carceriere e al contempo la volontà di non dipendere più dal giudizio del proprio lettore, perché Annie (la sua fan numero uno) mai lo leggerà.
Si cela (secondo me) un consiglio a tutti gli aspiranti romanzieri. “Il ritorno di Misery” nasce come libro che non deve essere letto da nessuno, solo da chi lo ha scritto. Un libro che l’autore scrive per sopravvivere non solo in senso fisico, ma anche mentale e spirituale, per non impazzire. Un libro che diventa così stupendo e potente proprio perché non doveva essere letto da nessuno e questo ha consentito al suo scrittore di essere veramente e pienamente se stesso.
Paul impara la sua stessa lezione? Secondo me no. Gli viene proposto di scrivere della sua storia con Annie Wilkens e lui non vuole. Dice che non pensa che mai lo farà, perché non se la sente. Però poi chiede quanto varrebbe in termini di soldi un romanzo del genere.