25 décembre 496 : baptême du roi Clovis ➽ http://bit.ly/Bapteme-Clovis Clovis fut le premier roi catholique de la chrétienté, et sa conversion après la bataille de Tolbiac qu’il remporta en invoquant l’aide de Dieu, le servit tant par l'influence qu'il eut ainsi sur le peuple gaulois, que par l'appui du clergé dont le pouvoir était alors immense
25 décembre 496 : baptême du roi Clovis ➽ http://bit.ly/Bapteme-Clovis Clovis fut le premier roi catholique de la chrétienté, et sa conversion après la bataille de Tolbiac qu’il remporta en invoquant l’aide de Dieu, le servit tant par l'influence qu'il eut ainsi sur le peuple gaulois, que par l'appui du clergé dont le pouvoir était alors immense
25 décembre 496 : baptême du roi Clovis ➽ https://bit.ly/35AOJMC Clovis fut le premier roi catholique de la chrétienté, et sa conversion après la bataille de Tolbiac qu’il remporta en invoquant l’aide de Dieu, le servit tant par l'influence qu'il eut ainsi sur le peuple gaulois, que par l'appui du clergé dont le pouvoir était alors immense
25 décembre 496 : baptême du roi Clovis ➽ https://j.mp/35AOJMC Clovis fut le premier roi catholique de la chrétienté, et sa conversion après la bataille de Tolbiac qu’il remporta en invoquant l’aide de Dieu, le servit tant par l'influence qu'il eut ainsi sur le peuple gaulois, que par l'appui du clergé dont le pouvoir était alors immense
25 décembre 496 : baptême du roi Clovis ➽ https://j.mp/35AOJMC Clovis fut le premier roi catholique de la chrétienté, et sa conversion après la bataille de Tolbiac qu’il remporta en invoquant l’aide de Dieu, le servit tant par l'influence qu'il eut ainsi sur le peuple gaulois, que par l'appui du clergé dont le pouvoir était alors immense
25 décembre 496 : baptême du roi Clovis ► http://j.mp/35AOJMC Clovis fut le premier roi catholique de la chrétienté, et sa conversion après la bataille de Tolbiac qu’il remporta en invoquant l’aide de Dieu, le servit tant par l'influence qu'il eut ainsi sur le peuple gaulois, que par l'appui du clergé dont le pouvoir était alors immense
25 décembre 496 : baptême du roi Clovis ► http://bit.ly/Bapteme-Clovis Clovis fut le premier roi catholique de la chrétienté, et sa conversion après la bataille de Tolbiac qu’il remporta en invoquant l’aide de Dieu, le servit tant par l'influence qu'il eut ainsi sur le peuple gaulois, que par l'appui du clergé dont le pouvoir était alors immense
Quoi de plus beau que le Moyen-Âge ? Et de plus instructif ? C’est plein de vases de Soisson, de serments de Strasbourg, de tapisseries de Bayeux, que sais-je ? Plein de rois aussi qu’on égorge dans des guets-apens. De dauphins qu’on empoisonne et de reines qu’on trucide ou enferme au couvent. Plein de châteaux surtout. C’est en effet l’époque où tout le monde habite des châteaux. Parfois même des châteaux forts. Voilà un habitat confortable qui se fait remarquer par ses donjons, créneaux, chemins de ronde et autres mâchicoulis. Pour aller des caves à la tour de guet, en passant par séjours, cuisines, chapelles, salles d’armes, écuries et dépendances, il faut bien compter toute une journée. Sans traîner en chemin. C’est dire qu’on n’y est pas à l’étroit. Aussi le châtelain y prend-il ses aises avec toute sa maisonnée. Les dames s’appellent Brunehaut, Frédégonde, voire Berthe aux grands pieds (elle ne chaussait pourtant que d’un petit 42, ce qui n’est pas une pointure excessive pour une femme médiévale). Elles se promènent à seins dénudés sur fond de tapis muraux bigarrés et passent par des portes en arcs brisés qui épousent leurs majestueux hennins. Quant aux messieurs, qui répondent aux noms de Caribert, Gontran ou Sigebert – sans parler de leurs surnoms le Boiteux, le Pieux, le Chauve – ils harnachent leur destrier pour quelque tournoi, joute équestre ou chasse au faucon. D’autres fois, ils affutent leur épée à double tranchant sur une meule à eau en prévision de la prochaine croisade.
Pour se sustenter, tout ce beau monde s’attable près d’une cheminée dont la crémaillère porte une marmite où bout un potage de légumes additionnés de pois secs, lentilles, reliefs carnés et croûtes de pain perdu. Ces repas sont arrosés de force bière, cidre ou cervoise. Parfois même de grands crus qu’on appelle aussi des « châteaux » (Margaux, Yquem, Latour). Le banquet festif est rehaussé par un ménestrel qui chante : « Belle qui tiens ma vie captive dans tes yeux ! » en s’accompagnant du luth ou du rebec. Il y a aussi des jongleurs, des montreurs d’ours, des fous du roi, des chiens savants et des ouistitis grimaçants qui égayent les ripailles.
Le château n’excelle pas seulement par ses multiples commodités, il le fait aussi par ses qualités défensives. Pour décourager l’assaillant, on commence par lever le pont-levis. Quand il s’approche des remparts et monte sur sa grande échelle, on lui décoche des flèches meurtrières. Par les meurtrières justement. Puis on le bombarde de moellons et de pavés du nord. Enfin on lui verse dessus de l’huile bouillante préparée dans d’énormes friteuses. Devant un accueil aussi chaleureux, l’Alaman glisse, chute et se noie dans les douves, le Wisigoth repart la queue basse, le Normand détale sans demander son reste.
Si le château est certes une demeure où chacun se replie, se repose et se repaît, c’est aussi le point de départ d’excursions armées, dont la croisade est la plus haute en couleurs. Dès les premiers jours du printemps, en effet, le paladin Roland part à Roncevaux exterminer les Sarrasins en les débitant de son épée Durandal, puis en sonnant du cor Olifant. C’est l’époque où, entouré de ses preux chevaliers, tout seigneur qui se respecte se doit d’occire les Albigeois, Cathares et autres hérétiques, obéissant à l’ordre du légat du pape : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! » Mais l’expédition la plus charmante est le pèlerinage guerrier pour libérer le Saint-Sépulcre à Jérusalem. Tous partent alors tuer l’Arabe, le musulman ou l’infidèle. Selon un troubadour de l’époque, dès que le croisé en croise un, il croise le fer et l’exécute d’un revers croisé.
Pendant ce temps, qui garde le château ? Bernard de Clairvaux, qui a prêché la croisade à Vézelay, écrit au pape : « Les villages et les bourgs sont déserts. On trouve à peine un homme contre sept femmes. Partout on ne voit que des veuves dont les maris sont vivants. » Vivants, oui, mais absents ! Et il se dit – mais les gens sont mauvaises langues ! – que leurs femmes portent une ceinture de chasteté les empêchant de forniquer avec le seul homme qui reste. Et qui se tient là-haut dans la tour de guet, scrutant l’horizon pour donner l’alarme dès qu’arriveront le Turc et le Maure. Quand le croisé rentre enfin au château, il n’est plus le même. Au lieu d’avoir mérité le paradis pour avoir tant tué, tant violé, tant incendié et tant saccagé en Terre sainte, il est revenu bien vivant sur ses terres à lui, habillé de riches tuniques orientales. Il a attrapé l’accent arabe et presque oublié la langue francique. Il veut désormais épicer ses repas, prendre des bains, jouer aux échecs, et surtout construire des voûtes sur croisées d’ogives. Ses descendants s’en souviendront plus tard pour concevoir un autre genre de châteaux, les cathédrales.