art of the cover/ l’art de la couverture
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L'ART DE LA COUVERTURE
UNE EXPOSITION @ DOMO
08 - 27 - 2015 à 10 - 18 - 2015
6710 rue Clark, Montréal QC H2S 3E9 – jeudi-dimanche: 12:00 - 18:00 (gratuit)
Du milieu des années 50 aux années 60, Solitaire Records, une petite société torontoise, a sollicité les talents de certains des plus éminents designers et artistes contemporains du Canada pour illustrer ses couvertures.
Faisaient partie de ce programme de marketing les graphistes Theo Dimson, Carl Dair et Clair Stewart, et les artistes Oscar Cahen, Walter Yarwood et Tom Hodgson – membres du Painters Eleven de Toronto – ainsi que Ross Mendes qui a enseigné à l'Ontario College of Art.
L'idée d'utiliser de l’art sur les couvertures pour attirer les clients est née aux États-Unis avec Columbia Records et son concepteur Alex Steinweiss, qui fut le premier à appliquer de l’art sur les couvertures de plusieurs albums de la compagnie en 1939. Lorsque Columbia Records a inventé le format longue durée de 12 po en 1948, Steinweiss fut également le premier à avoir recours à l’art sur les couvertures du nouveau format, une pratique qui a été immédiatement adoptée par l'industrie, lançant ainsi une forme d'art qui perdure aujourd'hui.
Vu le petit nombre de maisons de disques canadiennes dans la décennie suivant la Seconde Guerre mondiale, les possibilités pour les concepteurs d’ici de créer des couvertures étaient limitées. Au début des années 50, Alfred Pellan et d'autres artistes ont conçu des couvertures pour le service international de Radio-Canada; Arnaud Maggs et Allan Harrison, tous deux résidant à New York à l'époque, ont conçu des couvertures accrocheuses pour Columbia.
Mais ce n’est qu’à l'arrivée de Solitaire sur la scène au milieu des années 50 que les consommateurs ont pu voir une telle utilisation ciblée de la conception graphique dans un programme de marketing du disque canadien. Avec le peu de détails connus sur cette entreprise, nous devons deviner un peu comment cela a pu se produire.
Incapable de rivaliser avec les grandes étiquettes américaines qui dominaient le marché canadien, Solitaire a tourné son attention vers la production d'un produit de niche, le disque à petit budget. Les enregistrements de Solitaire mettaient généralement en vedette la musique classique, le jazz et des airs populaires, réalisés à faible coût avec des musiciens relativement inconnus et fabriqués à l'aide de la technologie d'enregistrement de 10 po, qui au milieu des années 50 était sur le point de disparaître au profit du format de 12 po qui permettait des enregistrements plus longs.
Mais au début des années 60, avec l'acceptation généralisée du format longue durée de 12 po et la popularité croissante des couvertures photographiques au lieu d'œuvres d'art originales, la brève expérience de Solitaire avec la conception graphique d'origine canadienne était terminée.
https://www.facebook.com/pages/Domomontreal/1052565201439928
Conservateur/ curator: Allan Collier
Graphiste/ graphic designer (1960): Theo Dimson
Traduction/ translation : Benoît Clairoux
Graphiste/ graphic designer (2015) : Justin Aitcheson
Directeur/ director : John Martins-Manteiga
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clairtone mini g-3 stereo, 1967, the modern eye, aggv, victoria