Austeros - Austeros (EP Review)
Austeros - Austeros (EP Review) *****
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Interview Austeros
[FR]
Bienvenue sur FLWNA Austeros ! Premièrement, on aime bien savoir qui est qui dans le groupe, ce que vous faites à côté ?
Jeremy : Je suis Jeremy, je fais de la guitare et je chante. Je fais des travaux manuel la moitié du temps et j’étudie pour être massothérapeute, puis je conduis des groupes en tournée de temps en temps.
Nathan : Je suis Nathan, je joue de la batterie et je fais les chœurs, et je joue aussi dans un groupe qui s’appelle Nietzsche Trigger Finger. Je travaille dans un studio associatif où je fais beaucoup de workshops avec des jeunes qui ont été renvoyé du système scolaire. L’œuvre de charité pour laquelle je travaille fait aussi beaucoup de théâtre, et je travaille également pour une entreprise de backline, en conduisant des groupes.
Steven : Salut, mon nom est Steven, je joue de la basse dans Austeros et je ne chante pas parce que j’ai une voix horrible. Je travaille pour une coopérative végé/vegan qui s’appelle Essential basée à Bristol. Ils distribuent de la nourriture mais la produise également. J’ai pas de side project mais j’aime bien faire de la sérigraphie et créer du merch.
Est ce que vous pouvez nous compter l’histoire de la formation d’Austeros ?
J : Il y a environ quatre ans, Steve et moi avons décidé de faire un groupe ensembles sur la base de notre amour mutuel pour des groupes comme Good Luck, donc au début c’était juste Steve et moi qui faisions des jams. Ensuite on a eu un batteur qui a joué avec nous pendant deux ans avant que Nath ne nous rejoigne. On lui a d’abord demandé de nous accompagner sur quatre dates lors d’une tournée, puis de nous rejoindre de manière permanente.
Vous étiez en tournée avec Bad Sleep pour deux semaines, au moment où nous parlons il reste deux dates, alors comment ça s’est passé jusqu’ici ?
J : Ça a été très très sympa, c’était leur première fois en Europe. Je pense que de toutes les tournées européennes qu’on a pu faire jusqu’ici, celle ci a été la meilleure en terme de nombre de personnes qui viennent au concert et qui chante pendant les chansons. On connais Jack de Bad Sleep depuis très longtemps, c’est un vieil ami à nous, mais on ne connaissait pas Lily et Colter et il ça a été super simple et sympa de tourner avec eux.
N : On a eu une petite surprise avec le van. Quand on est allé les chercher à l’aéroport le premier jour, on est rentré dans le parking, et le plafond a commencé à aller de plus en plus bas et le toit du van s’est coincé. Mais à part ça tout s’est bien passé.
Avant de partir en tournée vous avez sorti « No Rush », alors est ce qu’on peut espérer un nouvel album ?
J : On est en train de l’écrire, on veut enregistrer un nouvel LP, mais ça ne se fera pas avant l’année prochaine.
N : On est venu en Europe en avril pour promouvoir le dernier disque, et on s’est dis que comme on revenais ce serait sympa d’avoir quelque chose de nouveau à défendre, et cette chanson était prête. Même si cette chanson s’appelle « No Rush » (Pas de panique), tout ce qui attrait à la production et le tournage du clip devait être fait dans un laps de temps très court, pour être sûr qu’on avait quelque chose à emmener avec nous. Mais comme a dis Jeremy, on a écrit des choses mais ça peut prendre un peu de temps avec que quelque chose ne sorte.
On a souvent entendu que tourner en Angleterre c’était l’enfer, pas de catering ou d’endroit où dormir de sûr. Est ce que c’est vrai, est ce que vous avez vu une différence en traversant la France, l’Allemagne, la Suisse ou d’autres endroits ?
J : Je pense que c’est vrai dans une certaine mesure. Tu as parlé de l’Allemagne, c’est un pays beaucoup plus grand que l’Angleterre. Si tu y penses dans ce sens là, il y a beaucoup plus de groupes au Royaume-Uni, dans la scène DIY, donc c’est assez compliqué pour des groupes d’avoir des bonnes tournées. Quand on a commencé, booker des shows c’était très compliqué, et qu’on y a arrivait, on a vécu quelques cauchemars. Je pense que c’est la même chose partout.
N : Les promoteurs sont habitués à faire jouer des groupes étrangers, ou alors ils ont eu des groupes qui tournaient en Europe, donc ils savent quel est le standard à suivre, de s’assurer que le groupe a un endroit où dormir. Mais ça ne devrait pas être quelque chose de sûr si tu es un groupe étranger à l’Angleterre, sauf si ça a été mis en forme dans un rider ou que ça a été discuté avec l’orga avant. Mais aussi au Royaume-Uni, comparé au reste de l’Europe, il n’y a pas de fonds d’aide pour les salles, pas de financement pour personne en fait, donc des fois c’est une histoire de devoir trancher entre tout donner au groupe ou bien le répartir dans la nourriture.
S : C’est ça qui est assez fou, surtout en Allemagne, où les salles de concert sont tout autant impliquées dans les concerts que les orgas, alors qu’en Angleterre c’est surtout juste un pub qui t’autorise à jouer dans une pièce, rien de plus, ils ne vont pas fournir autre chose que cette pièce.
N : Mais les bonnes orgas vont apporter de la nourriture, on a des amis qui gère des salles et on sait qu’ils vont toujours faire en sorte que les groupes aient ce dont ils ont besoin, j’imagine que ça dépend d’avec qui tu organise la date.
Restons sur l’Angleterre, c’est comment à Bristol, la ville dont vous êtes originaire ?
J : C’est une super ville pour la création. Il y a beaucoup de groupes, des supers salles, de bons locaux de répétitions. C’est une scène hyper stimulante, en terme d’entraide entre groupes qui s’invitent les uns les autres à jouer. Je pense qu’on a beaucoup de chance à Bristol.
N : C’est assez plein à craquer, même s’il y a beaucoup de lieux de répétition ça peut être compliqué de trouver un espace. Il y a juste des groupes partout, nous on a un local très proche de là où j’habite, qui est ouvert 24/7, il y a juste besoin d’un code et c’est parti. Il y a beaucoup de scènes différentes : DIY, punk, EDM , à peu près tout ce que tu veux. Ça ne se croise pas forcément, mais il y a tellement de gens qui font de la musique, tellement d’endroits et de salles où aller, alors que la ville est plutôt petite.
S : Le label qui a sorti nos deux derniers disques viennent juste d’ouvrir une boutique au dessus d’une de mes salles préférées de Bristol, The Exchange, où il y a aussi un café.
A propos, est ce que la venue de Specialist Subject est une amélioration pour la ville ?
N : La ville où ils étaient avant, Exeter, est un super endroit mais il n’y avais pas la même approche DIY que tu peux trouver à Bristol. Beaucoup de groupes ont maintenant déménagé à Bristol ou à Londres, donc ça fait sens d’avoir le label proche, et en tant que magasin c’est génial. Il n’y a pas que du Specialist Subject, ils ont une grosse distribution aussi.
En tant que citoyens anglais, et encore plus en tant que musiciens, quel est votre opinion sur le Brexit ? Est ce que vous pensez que ça va être l’absolue catastrophe comme on le craint dans le reste de l’Europe ?
J : On pense tous que c’est une décision catastrophique, on crois en la liberté de mouvement, pas seulement en Europe mais dans le reste du monde, et cette liberté va être restreinte et on se coupe encore un peu plus du reste du monde. Ça c’est pour parler de manière générale. Mais pour nous, en tant que musiciens, ça va rendre les tournées en Europe plus compliqué, mais c’est une manière très égoïste de voir les choses, c’est la merde pour tout le monde. Mais pour te répondre sur le point de vue musical, ça va rendre les choses plus compliquées, plus chers, et dans certains cas impossibles, à cause des visas et de toutes ces conneries là. On ne sait pas bien encore comment va marcher tout ça mais ça ne s’annonce pas au mieux.
N : Y a un peu ce sentiment quand on se rend sur le continent que les gens pensent que tout le monde en Grande Bretagne ne veut plus faire partie de l’Europe. Dans les médias, c’est décrit comme quelque chose de démocratique, que tout les britanniques ont voulus, mais c’est pas du tout ce qu’ils veulent, pas une seule seconde. C’était juste une courte majorité qui a voté pour le départ et en se basant principalement sur des informations fausses. Les deux côtés ont mentis, ce n’était pas une discussion juste et honnête de ce que ces gens allaient faire, et c’était une mauvaise manière de gérer ce qui va au bout du compte changer de manière radicale les choses ici.
S : Il n’y a rien qui est mis en place, pas de plan, on vis juste un moment très très anxieux, où on ne sait pas ce qu’il va nous arriver mais tu sais que ça va arriver. Et ça dure depuis des plombes.
J : Ça montre juste notre pays comme un pays sans compassion et qui ferme la porte à ceux qu’il considère différent, et uniquement à cause de cette différence. J’ai été un immigrant partout toute ma vie, et j’ai toujours été très reconnaissant de l’accueil que j’ai pu trouver dans ces pays. Ça montre juste la Grand Bretagne comme fanatique et peureuse des étrangers. C’est juste de la merde.
On ne reçois pas beaucoup de groupes étrangers ici, et on a le sentiment qu’il nous reste beaucoup de choses à découvrir, alors c’est le moment de lâcher des noms !
S : Il y a ce groupe que j’écoute depuis un moment qui s’appelle The Spills, un groupe d’indie-pop avec des riffs de guitare très intéressants.
N : Je viens juste de finir d’enregistrer l’album d’un groupe qui s’appelle Little Baby Sharks, aussi de Bristol, c’est un peu grunge et pop, avec des textes intéressants.
J : Tu as parlé de Specialist Subject, donc tu dois être déjà au courant de ce qu’ils publient, mais il y a des nouveaux disques en ce moment, et de Fresh, ou de Jesus and His Judgemental Father, c’est des super groupes. Pour ce qui est de groupes français, j’en aime beaucoup, mais mes deux préférées sont des groupes qui ont splittés récemment, How Low et Gohst on Tape. Et j’ai adoré le dernier album de Intenable, il est vraiment super.
On a l’habitude de conclure par cet éternelle question. Pourquoi vous êtes dans un groupe ? Pourquoi dépenser autant en matériel, en essence et en temps, qu’est ce qui rend la chose si spéciale ?
J : Pour moi c’est tout un tas de raisons. C’est une question assez difficile parce que d’un côté, ça aide vraiment ma santé mentale de pouvoir m’exprimer et m’exposer, du côté des paroles ou autre. Mais aussi, les tournées ne me font pas que du bien, mais j’imagine que les bonnes choses prennent le pas sur les mauvaises. J’aime aussi beaucoup voyager dans de nouveaux endroits, on ne se met pas minables tout les soirs en tournée, on préfère aller visiter des choses, faire des trucs de touristes, rencontrer des gens. Je sais que c’est le truc classique à dire mais c’est vrai. J’imagine que pour moi, pouvoir exprimer les choses étranges qui se passent dans mon cerveau à des personnes réceptives à ça, et qui des fois vont venir en disant « Hey, je ressens la même chose. Je me reconnais dans ces paroles ou dans cette chanson ». Pour moi ça veut tout dire, c’est la raison principale pour laquelle je fais ça.
N : J’ai passé du temps à essayer de me construire une carrière dans la musique, et quand j’ai commencé c’était surtout essayer de faire parti d’un gros groupe, faire des grosses tournées et être payé pour ça. Puis je me suis plus intéressé aux scènes plus intimes, aux projets financés, donc pour les douze dernières années, j’ai travaillé pour plusieurs projets de charité, que ce soit avec des seniors ou des jeunes qui ne sont plus dans le système scolaire. J’ai pu du coup me créer un travail dans le milieu musical, mon travail principal c’est d’être un ingé son et un professeur. Et grâce à ça j’ai pu jouer dans des groupes qui n’ont pas besoin de faire de l’argent. Je sens que je peux jouer dans n’importe quel projet qui m’intéresse, dans des styles qui n’ont rien à voir avec des choses commerciales. Et comme l’as dis Jeremy, les tournées, rencontrer de nouvelles personnes, voir de nouveaux lieux, écouter des groupes, se faire de nouveaux amis …
J : C’est le truc dont tu te souviendras à soixante ans en pensant « Qu’est ce que j’ai fais de ma vie ? Ah oui c’est vrai, je l’ai putain de vécue ! »
N : Exactement ! Pour moi, littéralement tout ce que je fais est en rapport avec la musique, je ne fais pas grand chose d’autre.
S : Je suppose que pour moi c’est surtout l’occasion d’être créatif. Je me considère comme quelqu’un de très timide et discret, et c’est assez sympa de me voir me pousser tout les soirs, parce que monter sur une scène et jouer devant des gens c’est quelque chose que je déteste en y réfléchissant trop. J’aime pas parler en parler en public, répondre à des questions donc c’est cool de... je crois que je m’en tire pas mal jusqu’ici ! Mais oui c’est une bonne manière de me dépasser, d’être créatif avec deux super personnes. Et en partant en tournée je peux voir des endroits magnifiques, j’ai pas le permis donc je peux juste m’asseoir à l’arrière et regarder le paysage !
N : Je crois que c’est aussi important de dire que pour ce qui est de jouer dans un groupe, je l’ai toujours fais avec des amis. Je n’ai jamais eu à rejoindre un groupe pour une session studio ou autre, et donc ça a toujours été que du plaisir. Ça rends la chose spéciale et te donne l’occasion d’être avec des gens auxquelles tu tiens tout les jours, c’est aux antipodes d’un travail.
[EN]
Welcome guys on FLWNA, first of all we always like to know who’s who in the band and what you’re doing on the side ?
Jeremy : I’m Jeremy, I play guitar and sing. I work a manual labor job part time and also studying to be a massage therapist, and sometimes I drive bands on tours and that’s about it.
Nathan : I’m Nathan I play drums and do backing vocals, and I also play in a band called Nietzsche Trigger Finger. I work in a community based recording studio where I do a lot of workshops with young people that have been kicked out of school, the charity that I work for also does a lot of theatre, and I also work for a backline company, doing tour driving.
Steven : Hi, my name is Steven, I play bass in Austeros and I don’t sing because I’ve got an awful voice. I work for a vegetarian/vegan food cooperative called Essential that’s based in Bristol. They distribute food but also produce their own. I don’t have a side project but I like to screenprint and to make merch.
Can you tell us how Austeros became a band ?
J : About four years ago, Steve and I decided to start a band together based on our mutual love for bands like Good Luck, so initially we started off just Steve and me jamming out to some songs. Then we had a drummer who played for us for about two years before Nath joined. We first asked him to join for a four days tour, and then we asked him to stay permanently.
You were on tour with Bad Sleep for two weeks, as we speak there’s two dates remaining, so how has it been so far ?
J : It’s been really really nice, it was their first time in Europe. I think out of all the European tour we’ve done so far this has been the best in terms of people going to shows and people singing along. We’ve known Jack from Bad Sleep for a very long time, he’s an old friend of us but we didn’t know Lily and Colter and they’ve just been really easy and fun to tour with.
N : We’ve had a van related surprise. We picked them up the first day at the airport, we went into the car park and then the ceiling just get lower and lower and our van got stuck, but other than that, it’s been cool.
Before going on tour, you released “No Rush”, so can we expect a new album ?
J : We’re writing, we want to record another full length album, but that’s not going to be until next year.
N : We came out to Europe in April, as part of the tour to promote the last record, and as we were coming back we thought it’d be nice to have something new to promote, and we had that song ready to go. Although the song is called “No Rush”, everything that has to do with production and filming was pretty tight to deadline, to make sure that we had something to bring with us on this tour. But like Jeremy said, we’ve been writing but it might be a while until something big comes out.
We’ve often heard that touring in England was a nightmare, no catering or place to sleep. Is it true ? Have you felt a difference going through France, Germany, Switzerland and other places ?
J : I think it’s true to an extend. You mentioned Gemany, it’s a much bigger country than England. If you think about it that way there’s so many bands in the UK, in the DIY punk scene, so it’s kind of difficult for bands to have good tours. When we started out, booking shows was very difficult, and when we did, we had some nightmares. I guess it’s the same everywhere.
N : The promoters are used to putting on bands from outside the UK, or have been in bands that toured in Europe, they kind of know that it’s a good standard to be doing, to make sure that bands have a place to sleep. But it shouldn’t be expected if you are a touring band from outside of Europe, unless it’s been put on like a rider, or you’ve talked to the promoter before. But also in UK, compared to the rest of Europe, there’s not funding for venues, no funding for anything actually, so sometimes it’s a case of you either give the band everything that you’ve made or split that for the food and drinks.
S : That’s what’s amazing, especially in Germany, that the venues are as involved in the shows as the promoters are, and then in UK it’s mainly just a pub where they allow you to play in the room, they have no commitment to that, they wont provide with anything else than the room.
N : But good promoters will put food out, we’ve friends who run venues and we know that they will always make sure that bands have what they need, I guess it depends on who you’re being booked by.
Speaking of England, how is it back in Bristol, the town you’re from ?
J : Bristol is a great city for being creative. There’s a lot of bands, some great venues, great rehearsals spaces, and a nurturing scene as well, in terms of bands helping each other out, inviting each other to play shows. I think we’re really lucky in Bristol.
N : It’s very busy, even with several rehearsal spaces it can sometime be a problem to find some space. There’s just bands everywhere, we have a rehearsal space very close to where I live that’s open 24/7, you just need a code and then you go in and play. There’s also a lot of different scenes : DIY, punk, EDM, like everything you want. They don’t cross that often, but there’s just so many people making music, lots of places and venues to go to, but the city is actually quite small.
S : The label that put out our last two releases have just opened a shop above one of my favourite venue in Bristol, the Exchange, they also have a coffee shop within the venue.
About that, is it an improvement for Bristol, are you excited about Specialist Subject opening a shop ?
N : The city they were in, Exeter, is a cool place but it doesn’t have the same kind of DIY approach that Bristol have. And a lot of bands have now moved in Bristol or London, so it makes sense to have the label close by, and as a store it’s amazing. It’s not just Specialist Subject, they have a proper distribution as well.
As English citizens and more importantly musicians, what are your thoughts on Brexit ? Do you think it’s going to be the absolute disaster that we fear in the rest of Europe ?
J : We all think it’s a catastrophic decision, we believe in freedom of movement not just in Europe but across the world and that freedom is being restricted and we’re alienating ourselves even more from the rest of the world. That’s for generally speaking, but for us as musicians it’s going to make touring in Europe a lot more difficult but that’s a really selfish way of looking at it, this sucks for everyone. But to answer your question for us musicians, it’s going to make it more difficult, more expensive and in some cases potentially impossible, because of visas and shit like that, we don’t know yet how it’s going to work out but it’s not looking good.
N : It’s just a feeling that when we come to the mainland, people are thinking that everybody in the UK doesn’t want to be part of Europe. In the media they’re portraying it as a democratic thing that all British people wanted, but it’s not what they want, absolutely not. It was just a small majority and it was based firmly on false informations. Both sides lied, it was not a fair and honest discussion what people were going, and it was a bad way of conducting something that will ultimately change the future of how thing are run here.
S : There’s nothing put in place, there’s no plans, and it’s just a very very anxious time to be in where you know it’s going to happen but you have no idea what’s going to happen, it’s been going on for ages now.
J : It’s just showing that our country is showing no compassion and closing the door on people who we consider to be different, and solely because of that difference. I’ve been an immigrant everywhere my whole life, I’ve always feel really grateful to be welcome. This is just showing the UK as being bigoted and fearful of people of other countries. It just sucks.
We don’t really get that much foreign bands on here, and we feel like that we have a lot of things to listen to, so it’s namedrop time !
S : There’s this band I haven’t listened to for a while called The Spills, an indie-pop with really interesting guitar riffs.
N : I’ve just finished recording an album with a band called Little Baby Sharks, also from Bristol, kind of grunge-pop stuff which is really cool, interesting lyrics.
J : You mentioned Specialist Subject, so you must be pretty aware of the stuff they’re putting out, but there’s some new records they’re putting out, from Fresh, or Jesus and His Judgemental Father, they’re cool bands to check out. As for the French bands, I like a lot of them, but my two favourite have split up recently, one of them is called How Low and Ghost on Tape as well. I really like this record that Intenable did, it is really really good.
We’re now used to end our interviews this way and you guys are not avoiding it. Why are you in a band ? Why all this money spent in gear, gas, and time, what makes it so special ?
J : For me there’s a lot of reasons. This is a very difficult question because, on one hand, it really helps my mental health to be able to express myself and to expose myself in terms of my lyrics and stuff like that. But also touring does bad things to my mental health as well, but I guess obviously that the good things outtake the bad things. I also really love travelling to new places, we don’t get super drunk or stuff like that on tour, we go and visit sights and do really touristy stuff, meeting new people. I know it’s the classic thing to say but it’s true. I guess for me, being able to express some of the fucked up things that happens in my brain to people who are receptive to it and occasionally come up and say “Hey I feel the same way, I connected with this lyrics or this song”, to me is everything, the whole reason why I do it.
N : I spent a long time trying to build a career within the music industry, and when I first started it was mostly trying to be in a big band, do the big tours and get paid for that. Then I got more and more interested in community music and funded projects, so for the last twelve years I’ve been working with various music charities, from working with the elderly to working with kids to working with young people that don’t do well in school. What it meant for me is that I’ve been able to create a job within music, my main job is studio engineer and teacher and because of that I get to play in bands that don’t have to make money. I feel that I can play in any project that I want to and play musical styles that are nowhere near commercial stuff. As Jeremy said, touring and meeting new people, being in new places, listening to new bands, making more friends…
J : This is gonna be the shit you remember when you’re like sixty years old, thinking “What have I done with my life ? Oh I remember, I fuckin lived it !”.
N : Exactly ! For me it’s like literally everything I do is music based, I don’t really do much outside of it.
S : I suppose with me it’s just creative outlet. I consider myself quite shy and confident person, and it’s kind of nice to see me pushing myself each night, cause getting up and playing is something that in my head I hate to do. I hate public speaking, doing things like that so it’s kind of really good to … I’m doing ok so far ! But it’s a good way to push myself, be more creative with two great people as well. And going on tour you get to see some amazing places, I don’t drive so I can just seat in the back and just look at the side.
N : I think it’s also worth saying that, in terms of actually playing in bands it has always been with friends, I’ve never had to join a band that was a session thing or whatever and it’s always been really fun. It makes it really special and you get to be with people you care about a lot every day, it doesn’t feel like a job.
Merci beaucoup à Austeros, pour les suivre c’est par ici et pour les écouter c’est par là !
Interview par Eva et Mathieu
AUSTEROS SHARE VIDEO FOR ‘NO RUSH’
Set in a seemingly average, cosy home, AUSTEROS have released a snug video for their track No Rush.
AUSTEROS STREAM DELICATELY BALANCED EP ‘I’VE GOT THIS’ AHEAD OF FRIDAY RELEASE
I’ve Got This is a tender self-love song sandwiched between two shots of pure pop-punk energy.
EP Review: I've Got This by Austeros
EP Review: I've Got This by Austeros @AusterosTheBand @specialistsub
Austeros release their new EP I’ve Got This on 14th April via Specialist Subject Records. Building upon last year’s full length Painted Blue, the EP charts the past 6 months for singer / guitarist, Jeremy Pitcher. Relocating to Bristol from Cheltenham (a move that was vital for his mental heath) and navigating the current political climate.
Produced by their friend Tim Rowing-Parker (of the band…
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AUSTEROS RELEASE LIVE VIDEO FOR ‘FIGURE OF SPEECH’
Bristol three-piece AUSTEROS tease their upcoming EP, I’ve Got This with a live studio session of single Figure of Speech.
@austeros started following you
The woman clicked her tongue, shaking her head as she examined the flask in front of her. The composition was far from perfect. Far from being correct, as well. She pushed herself up from her chair and moved away from the desk in order to examine her shelves for what she was looking for. The sound of her door opening caught her attention, and blue eyes shifted to look at the visitor.
“Need something?”