Rencontre avec East.
Nous avons rencontré Olivier (chanteur, guitare) et Nicolas (batterie électronique), deux des membres du trio à l’origine de East. Ils nous ont parlé de l’émergence, des possibilités que pouvaient leur offrir BIM! et ils vous donnent même des conseils sur quand et comment écouter les concerts diffusés pendant le festival.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Olivier : On en a entendu parler par Automate Records, notre label. Laura (ndlr : label manager chez Automate Records) en a parlé aux groupes, notamment Tisiphone, elle nous a expliqué que ce festival était entrain de se monter et nous a proposé de candidater.
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Olivier : On est un groupe émergent, donc on est un peu dans le même cas que vous ! On commence, on a nos chansons à faire écouter à tout le monde, à faire découvrir et on a besoin de médias pour les diffuser, pour toucher du monde. Et le plus large possible. Donc, le fait d’être diffuser sur des plateformes, auprès du grand public, c’est un gros avantage pour nous. Nicolas : Rien à ajouter mais là, il faut que je dise un truc, sinon ça va faire branleur, non ? (rires) Je pense que l’idée est intéressante parce qu’elle est nouvelle. Moi, je trouve ça motivant de faire partie de l’aventure de ce point de vue là. C’est sûr qu’en plus, on y voit des intérêts parce que ça nous fait toucher un public plus large, ça nous permet de créer un réseau avec les autres groupes, de vous rencontrer vous… Ça crée un tissus. Olivier : On se rend compte aussi que côté média, c’est de plus en plus dur avec l’arrivée d’Internet. Il n’y plus de média qui s’intéresse à la musique, c’est tout des volontés individuelles et il n’y a plus grand chose qui fédère et qui permet vraiment de diffuser de la musique. Donc, des initiatives comme celle-là sont les bienvenues. Nicolas : C’est sur que des Bandcamp et des Soundcloud, tu en trouves quatre par groupes, il y a zéro filtre et tu peux vite être noyé. C’est intéressant qu’il y ait déjà une sorte de sélection qui soit faite dans le cadre de BIM!. Nous, il y a plein de groupes qu’on connaît à l’intérieur, et qui nous plaisent bien aussi, donc on est d’autant plus content de faire partie du festival à cause de ça aussi. Ça crée une scène locale.
Le projet BIM! est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Nicolas : On a un peu anticipé dans la question d’avant là… (sourire) Mais par rapport à notre public… Il y a beaucoup de gens qui nous ont suivi sur Lyon. Et BIM!, ça nous permet de nous faire écouter ailleurs. Parce qu’il y a des gens qui sont intéressés mais qui ne sont pas sur place donc c’est appréciable pour eux de pouvoir écouter un morceau. Pour le grand public, ce qui est cool c’est que ça lui fait découvrir des groupes, des endroits, des soirées et ça crée un dynamisme intéressant. BIM! c’est un vrai catalyseur de scènes locales, en fait. Olivier : C’est beau ça, non ? (rires) Nous, on a sorti un album il y a pas peu de temps, on va faire des dates pour pouvoir le défendre et c’est aussi un bon moyen pour des programmateurs, des médias qui nous ont chroniqués, des webzines, des journaux, de pouvoir entendre ce que ça donne sur scène sans se déplacer sur Lyon. On a eu des chroniques un peu partout en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie … Et ces gens-là ont très peu de chance de nous voir en concert parce qu’on est pas encore à un stade de développement qui nous permet d’aller tourner ailleurs en France ou en dehors de la région. Donc, ça peut peut-être déclencher la possibilité d’aller jouer dans ces villes ou ces pays.
Vous le savez, nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Nicolas : Ça renforce le lien et ce dynamisme dont on parlait. C’est hyper bateau ce que je vais dire mais tout le monde a besoin de l’autre dans cette histoire : les lieux, BIM!, Le Sondier, les groupes et le public. Pour créer l’envie collective, c’est le mieux à faire, je pense.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Nicolas : Il y a plein de moments où ça peut être cool ! Du style, t’es trop crevé, t’es déjà sorti toute la semaine et en même temps, tu as envie d’écouter ce concert parce que ce groupe il t’intéresse : tac, ça marche ! T’es loin géographiquement, c’est trop cool tu peux quand même écouter et voir ce que ça donne ! Olivier : Les gens qui sont au travail devant leur ordi : ils peuvent écouter le concert dans la journée pour que ça passe plus vite ! Après, mais c’est le principe d’une radio, c’est un peu comme à l’époque de Bernard Lenoir quand il faisait les Black Sessions. Il y a plein de groupes qu’on pouvait pas voir, parce qu’on pouvait pas se déplacer, parce qu’on était loin. Tu es content d’avoir ça pour pouvoir découvrir des groupes, pour pouvoir écouter des concerts que tu n’aurais jamais pu écouter autrement. Nicolas : C’est une autre manière d’écouter les concerts aussi. Ça remplace pas un concert : c’est différent. C’est marrant d’écouter un groupe que tu connais, de chez toi, en faisant une omelette par exemple ! (rires)
On vous le dit : BIM! va vous faire vivre des expériences dont vous n’avez même pas encore idée !
Article publié sur le blog de l’événement, le 8 juillet 2016.












