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De lâombre Ă la lumiĂšre
Conversation avec Nazca
Il faut que lâon vous parle de lâun des concerts les plus feel good de lâannĂ©e 2016 : le French Kiss de Nazca au Club Transbo, le 7 dĂ©cembre dernier. Pour cĂ©lĂ©brer la sortie de leur second EP, Of lights and Shades, le quatuor folk avait invitĂ© une partie de la famille lyonnaise de lâindie-pop-folk pour un concert unique. Rencontre avec ZoĂ© (chant, clavier), Marc (ukulĂ©lĂ©, guitare) et Navid (cajon, percussions), ne manquait que Juliette (chant, ukulĂ©lĂ©) qui nâa pas pu se joindre Ă nous ce jour lĂ . Â
Comment sâest formĂ© Nazca ?
ZoĂ© : Avec Juliette, on Ă©tait Ă la chorale de notre lycĂ©e ensemble donc on avait dĂ©jĂ lâhabitude de chanter toutes les deux. Marc faisait partie de notre bande de copains de Chalon-sur-SaĂŽne avec qui on faisait beaucoup de musique. Un jour, on a dĂ©cidĂ© de monter un groupe tous les trois pour faire des reprises. A un moment, Marco et Juliette ont vraiment voulu crĂ©er, de la musique aux paroles, et ils mâont intĂ©grer naturellement Ă leur projet. Navid est arrivĂ© plus tard. On avait publiĂ© une annonce Ă Lyon 2, il a rĂ©pondu et on a Ă©tĂ© sĂ©duits donc on lâa pris ! CâĂ©tait le plus beau ! (rires)
Quelles sont vos principales influences musicales ?
Marc : Sâil faut se ranger dans une catĂ©gorie, on fait de lâindie-pop-folk. Dans nos influences, il y a pas mal de groupes folk comme les First Aid Kit, deux soeurs suĂ©doises qui ont une musique trĂšs brute mais avec beaucoup dâharmonies.
Zoé : Il y a  aussi des sonorités country, bluegrass mais produites, donc plus électroniques.
Marc : Chacun est nourri par des influences diffĂ©rentes. Juliette est plutĂŽt chanson française, moi jâaime la pop anglaise. Navid, lui, il en connait un rayon sur les musiques du monde. Globalement, on a Ă©tĂ© bercĂ© par ce qui passe Ă la radio, dâoĂč notre cĂŽtĂ© pop.
ZoĂ© : JâĂ©coute mĂȘme du rap, des fois ! Jâavoue ⊠(rires)
Vos deux EPs ont Ă©tĂ© auto-produits. Est ce que câest une vraie volontĂ© ou bien vous nâaviez pas le choix ?
Marc : (rires) Les deux ! ForcĂ©ment, quand on dĂ©bute, câest difficile de sâentourer. Il faut rĂ©ussir Ă se dĂ©marquer et ça a Ă©tĂ© un bon exercice pour nous. Humainement, câĂ©tait un gros pari de rĂ©ussir Ă produire cet EP tous ensemble, de savoir dans quelle direction on voulait aller et ce quâon pouvait exploiter musicalement. Par la suite, on a jamais arrĂȘtĂ© de composer et un jour on a créé le titre âBeholdâ, qui nous a vraiment mis sur la voie de ce nouvel EP.
ZoĂ© : Ce titre a marquĂ© lâĂ©volution de Nazca et a clairement dĂ©terminer la direction que nous voulions prendre.
Marc : On a donc suivi cette voie en se disant quâon pouvait continuer seuls. MĂȘme si cet EP nâest pas auto-produit puisquâil a Ă©tĂ© en partie financĂ© par notre public via le crowdfunding.
ZoĂ© : Des professionnels nous ont aussi conseillĂ©s pour lâimage de Nazca. Nous avons maintenant dans notre entourage, un graphiste qui a travaillĂ© sur la typographie de Nazca, et une crĂ©atrice-styliste qui a conçu nos vĂȘtements de scĂšne. Mais câest toujours important pour nous de rester maĂźtres de notre dĂ©veloppement.
Quelle est lâatmosphĂšre de votre nouvel EP âOf Light and Shadesâ ?
ZoĂ© : Câest vraiment un EP dâĂ©volution pour nous. Le premier EP, câĂ©tait ce quâon appelle de la pocket-music : avec des petits instruments. Nous avions beaucoup de retours sur notre ressemblance avec Cocoon, quâon avait lâair âgentilsâ. Nous avons voulu montrer quâon Ă©tait pas juste gentils et mignons. DâoĂč le titre de lâEP, dâombres et de lumiĂšres, dans une affirmation du cĂŽtĂ© plus sombre de Nazca quâon voit plutĂŽt bien Ă la fin du titre Malo. On voulait donner de la profondeur.
Marc : Nous avons eu envie de prendre le contre-pied de ce cĂŽtĂ© âminiatureâ, de la voix trĂšs particuliĂšre et enfantine de Juliette et des a priori sur le ukulĂ©lĂ© qui sert aux balades.
Navid : Musicalement, dans notre premier EP, on Ă©tait trĂšs minimaliste, trĂšs brute, presque simple. A savoir : il y a une percussion, une guitare et une ou deux voix. Maintenant, il y a une basse et une harpe, par exemple. Ces instruments intermĂ©diaires viennent apporter de la couleur Ă lâambiance des titres, mĂȘme si les ingrĂ©dients de base de Nazca sont prĂ©servĂ©s : les deux voix fĂ©minines, un choeur, et le son du ukulĂ©lĂ©.
ZoĂ© : Et les garçons chantent plus⊠parce quâils ont pris confiances en eux ! (rires)
Pouvez vous nous parlez de votre French Kiss au Club Transbo et de vos invités, qui étaient nombreux sur scÚne ?
Navid : Ce sont tous des personnes que lâon a rencontrĂ©es ces quatres derniĂšres annĂ©es, sur scĂšne, lors de co-plateaux. Avec chacun, il y a eu un coup de foudre mutuel. On est restĂ©s en contact et on suivait mutuellement lâĂ©volution de lâautre. Par exemple, Ladybug & The Wolf, quâon a connu il y a trois ans et demi Ă l'Isle-dâAbea : humainement, il sâest passĂ© quelque chose. On ne sâest pas lĂąchĂ©s et aujourdâhui, ce sont devenus des amis. Sur Lyon, avec ces groupes lĂ , on constate quâon peut avoir beaucoup dâĂ©changes, mĂȘme en dehors de la vie musicale. Et câest peut ĂȘtre ça qui a fait la magie de cette soirĂ©e. Tout le monde nous a parlĂ© dâamitiĂ©, de petite famille, et pour nous câĂ©tait le plus beau des compliments.
ZoĂ© : Pour chaque invitĂ©, nous Ă©tions touchĂ© quâil soit sur scĂšne avec nous. MĂȘme pour la chorale, câĂ©tait gĂ©nial de les avoir derriĂšre nous, quâils se soient tous investis Ă ce point. On a fait quatre rĂ©pĂštâ en amont et ils sont tous venus !
Marc : En plus, ils ne se connaissaient pas tous entre eux ! CâĂ©tait plutĂŽt marrant parce que ça leur a permis de se rencontrer, de faire du rĂ©seau.
Vous nous faites un bref rappel de tout ceux qui étaient sur scÚne avec vous ce soir là ?
ZoĂ© : Alors, il y avait : Ladybug & The wolf, Yeast, Black Lilyâs, Diva Phone, David Bruley et il y avait aussiâŠ
Tous : la ChoraLloviou ! (rires)
ZoĂ© : Alors, dans la chorale, il y avait les invitĂ©s prĂ©cĂ©dents et : Sarah Mikovski, Tit for tat, Martin Luminet, Melba, Tachka, Wooden Beaver, et Lucas et Mathias, les programmateurs de la salle A thou bout dâchant (ndlr : lieu partenaire de notre application, dont vous pouvez retrouver toute la programmation sur Strealo). Et aussi, le 47 Ă Gigi : nos deux colocs qui sont les petits mains de Nazca, toujours Ă nous filer un coup de main, mĂȘme Ă minuit pour finir des colis ! Normalement, jâai citĂ© tout le monde⊠jâespĂšre ! (rires)
Le live de Nazca au Club Transbo pour la release de leur EP, Of lights and shades, est Ă retrouver en intĂ©gralitĂ© sur Strealo, et accessible gratuitement.Â
Rencontre avec Just Talk
Valentin (guitare et chant) et Marion (contrebasse et chant) sont Ă lâorigine de Just Talk, un tandem lyonnais qui propose un folk teintĂ© de jazz et de blues. Au cours de notre rencontre, ils nous ont parlĂ© de leur indĂ©pendance et de leur attachement Ă une Ă©conomie musicale solidaire.
Comment avez-vous entendu parler de BIM ?
Marion : Par Francis Richert (ndlr : coordinateur de projet artiste que Labo, Conservatoire de Lyon). On sâest inscrit au Labo cette annĂ©e, une formation qui nous aide Ă mettre en place notre projet et Ă le diffuser. Francis donc fait passer lâinformation concernant BIM!. Quelque chose Ă ajouter ? Valentin : Absolument pas, chĂšre amie ! (rires)
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Valentin : On aime bien les Ă©vĂ©nements un peu alternatifs, qui proposent de nouvelles maniĂšres de sâorganiser. Et puis pour nous, câest un moyen de diffusion. Ca nous a donnĂ© envie de faire partie de ce projet lĂ . Marion : Pour la diffusion du groupe, câest super, on peut avoir un concert en live enregistrĂ©e. Ce que jâaime, câest quâil y est beaucoup de groupes locaux, ou tout du moins français, des groupes indĂ©pendants⊠Valentin : Et puis les rencontres aussi. Marion : Je trouve ça super que tout le monde puisse y ajouter sa patte. Câest pas QUE lâartiste, ni QUE lâorganisateur, donc le projet mâa beaucoup sĂ©duit.
Le projet BIM est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que penses-tu quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Valentin : On fait une sortie dâalbum donc ça tombe parfaitement bien dans ces dates lĂ . On nâa pas beaucoup de diffusion live de notre projet donc câest super ! Donc, câest un vrai moyen de faire de la communication autour de notre album. (rires) Marion : Pour le public, câest Ă©videmment le plaisir de nous Ă©couter car câest quand mĂȘme fantastique. (rires) Et Le fait que ce soit du live, que câest un moyen de rencontrer dâautres artistes, de sâintĂ©resser Ă ce nouveau projet quâon partage tous ensemble. Il y en a pour tout le monde : rock, pop, folk, electro⊠Câest top, il faut soutenir les projets comme ça, la web radio câest gĂ©nial comme concept, câest lâavenir ! (rires)
Nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
Valentin : Vous Ă©tiez un peu obligĂ© parce que pour faire vivre un projet comme ça faut faire participer tout le monde. ça aussi, câest un peu lâavenir, câest solidaire : tout le monde participe Ă un projet, donc tout le monde le diffuse. Pour notre album, on a aussi utilisĂ© le crowdfunding. Plus ça va, et plus câest le seul moyen de financement indĂ©pendant quâil nous reste, donc il faut sâen servir.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce vous diriez Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Marion : Ce que je dirais Ă mon public⊠Venez dĂ©couvrir des groupes locaux, des groupes indĂ©pendants, et aidez-les. Valentin : Il faut une phrase dâaccroche pour BIM! ⊠BIM! câest lâavenir ! (rires) Marion : Vous nâhabitez pas Lyon, ce nâest pas votre ville, attention BIM! est lĂ pour vous ! Ecoutez de votre canapĂ© un super groupe lyonnais, inaccessible pour vous parce que vous nâavez pas dâargent pour payer le train⊠ou parce quâil y a des grĂšves (ça câest vachement plus probable) ! Donc il y a des grĂšves, vous ĂȘtes Ă Paris, et vous vous dites âla province câest pas mal, et on a envie dâĂ©couter Just Talkâ. Du coup, vous pouvez vous mettre dans votre canapĂ© et les Ă©coutez comme si vous y Ă©tiez, et ça câest fantastique⊠FAN-TA-STIQUE !
Rencontre avec Wild Wild Waves
Au MarchĂ© Gare, la semaine derniĂšre, nous avons croisĂ© RĂ©mi (MAO), Allan ( batterie), GrĂ©goire (synthĂ©tiseur et vibraphone) et Morgane (chant et contrebasse) des Wild Wild Waves. Entre deux concerts, nous en avons profitĂ© pour leur poser quelques questions sur leur participation Ă BIM!. Vous prendrez bien une biĂšre avec nous ? (Attention, lâabus dâalcool est dangereux pour la santĂ©. Coeur avec les doigts)
Comment avez-vous entendu parler de BIM! et pourquoi avoir choisis dây participer ?
RĂ©mi : On en a entendu parler sur Facebook, lâinfo a Ă©tĂ© relayĂ©e sur notre fil dâactualit. Et on avait envie dây participer parce que lâĂ©vĂ©nement donnait une bonne visibilitĂ© aux groupes, par la diffusion en live et par le fait que ça puisse ĂȘtre rĂ©-Ă©couter par dâautres gens. Morgane : Je trouvais ça chouette aussi parce quâon a vu quâil y avait plein de groupes de copains qui participaient. Du coup, ça donnait aussi envie de le faire pour re-croiser les collĂšgues !
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Morgane : Du fun ! Allan : Je pense aussi que les expĂ©riences de streaming, dâĂ©vĂ©nements culturelles et musicaux en direct, sont en train de se dĂ©velopper. Câest un nouvel axe que je trouve intĂ©ressant, une nouvelle façon dâamener le public Ă quand mĂȘme pouvoir participer Ă ton concert mĂȘme sâil est loin, quâil nâa pas pu se dĂ©placer. Donc, câest trĂšs intĂ©ressant comme initiative.
Nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
Allan : Le collectif, câest une idĂ©e quâon aime bien. Nous-mĂȘme, avec dâautres bandes de potes, on a créé notre propre collectif, âLâaffecteâ, et on a aussi montĂ© un petit label. Pour nous, croiser le travail de plusieurs individus, les idĂ©es et les valeurs de plein de personnes, et dâessayer dâen faire Ă©merger un projet commun : ça nous parle. Donc ça nous va carrĂ©ment cette idĂ©e de faire participer le public en tant quâacteur de lâĂ©vĂ©nement !
Nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Allan : Regarde câest cool : il y a Wild Wild Waves qui lâont fait ! (rires) RĂ©mi : Non, sĂ©rieusement, ça peut vous donner envie de voir Wild Wild Waves en concert, de nous dĂ©couvrir en live. Morgane : Et puis surtout, de dĂ©couvrir plein plein plein de groupes !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 7 novembre 2016.
Rencontre avec LâEpicerie
LâEpicerie mĂ©lange les sonoritĂ©s hip-hop, jazz et Ă©lectro comme personne. Nous avons bavardĂ© de BIM! et de leur public avec ThĂ©o, lâun des MCs du groupe. RĂ©sumĂ© de notre rencontre.
Comment as-tu entendu parler de BIM! et pourquoi avoir choisis dây participer ?
CâĂ©tait une publication suggĂ©rĂ©e sur mon fil Facebook. Nous, on sâinscrit Ă tout ce qui peut nous permettre dâavoir une nouvelle exposition. Jâai trouvĂ© le concept intĂ©ressant, dĂšs que je suis tombĂ© dessus.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que penses-tu quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Câest lâoccasion de gagner en visibilitĂ©, de rencontrer de nouvelles personnes et de se crĂ©er un rĂ©seau. Câest un bon moyen dâexplorer de nouveaux horizons. Pour le public, câest la possibilitĂ© de dĂ©couvrir de nouveaux artistes, de nouvelles scĂšnes, un nouveau mĂ©dia qui peut ĂȘtre intĂ©ressant Ă explorer. Câest un bon moyen de dĂ©couvrir des nouvelles scĂšnes avant dây aller. Sans oublier, ceux qui ne peuvent pas se dĂ©placer mais qui ont quand mĂȘme envie de suivre le concert.
Nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que penses-tu de ce choix ? Quâest-ce que ça tâinspire ?
Je trouve ça vraiment bien. Ăa permet de crĂ©er un nouveau lien entre les producteurs, les artistes et le public. Ăa crĂ©e des liens plus resserrĂ©es et une proximitĂ© entre les gens. Je trouve ça bien parce que ce nâest pas souvent le cas avec les mĂ©dias.
Nous avons donc autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Ăa rejoint ce que je viens de dire⊠Si tu veux venir Ă©couter un de nos concerts mais que tu nâas pas la possibilitĂ© de te dĂ©placer dans la salle, va sur BIM! Bam, bam bam !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 21 septembre.
Rencontre avec Forest Pooky
Hier, au bureau dâUnilives, nous avons reçu Forest Pooky. TrĂšs sympa, trĂšs drĂŽle et en plus, utile : il vous donne des conseils pour Ă©viter lâarrĂȘt cardiaque cĂ©rĂ©brale ! Bonne lecture.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Je nâen ai pas entendu parler, je lâai lu ! Je ne me souviens plus trĂšs bien parce que ça fait un moment que BIM! Ă©tĂ© lancĂ© cette annĂ©e, mais je lâai vu passer un peu par hasard sur Facebook⊠CâĂ©tait trĂšs intĂ©ressant. Et jâĂ©tais bien content (rires) !
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Jâai choisis dây participer parce que quand il se passe des choses qui tendent Ă promouvoir la culture locale, surtout dans la rĂ©gion, je pense quâil faut y participer. Câest le rĂŽle des artistes de promouvoir lâaction de ceux qui essayent de faire bouger les choses, des organisateurs qui prennent des initiatives.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Dâun point de vue purement promotionnel, BIM! mâapporte une visibilitĂ© autre. Ăa va me permettre de toucher dâautres personnes grĂące au rĂ©seau BIM!. Peut-ĂȘtre quâil y a des gens qui Ă©coutent dâautres artistes qui ne seraient jamais venu mâĂ©couter moi, et qui vont pouvoir me dĂ©couvrir. Et dâun point de vue humain, câest toujours bien de rencontrer de nouvelles personnes et⊠de travailler avec lâĂ©quipe de BIM!. Jâai bien rigolĂ©, ils ont lâair extrĂȘmement professionnels (rires)⊠et ça fait plaisir de travailler avec des gens qui sont investis !
Et par rapport Ă ton public ?
Comment dire⊠Je me tire ? Je me barre ? Je me casse en tournĂ©e pendant 6 mois donc les gens qui me suivent en France ou en Europe ne vont pas pouvoir me voir. Donc je pense quâils seront trĂšs heureux dâentendre ma douce voix suave et ma guitare⊠(rires)
Tu le sais, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que penses-tu de ce choix ? Quâest-ce que ça tâinspire ?
Je pense que câest bien dâimpliquer lâartiste dans le processus de production et dâorganisation. Pour la plupart des groupes, je peux me tromper, mais dans le rĂ©seau dans lequel je tourne, on a dĂ©jĂ lâhabitude de ça parce quâon est un peu tournĂ© DIY⊠(ndlr : en apartĂ©) Do it yourself pour ceux qui ne savent pas, câest de lâanglais. Et si tu sais pas ce que ça veut, tu Google ! (ndlr : fin de lâappartĂ©) Pour ceux qui ont pas cette habitude dâĂȘtre impliquĂ©s dans le processus de production, câest intĂ©ressant pour eux dâapprendre ça. Et puis, je trouve ça bien que tout le monde sâimplique dans un projet commun et quâil nây en ai pas un qui attende de son cĂŽtĂ© que le tafâ soit fait.
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Quâest ce que je vais lui dire ?⊠Quâil faut sâintĂ©resser aux initiatives. Câest pas Ă©vident de faire bouger les gens avec ce genre de projet, câest mĂȘme trĂšs compliquĂ©, il faut prĂ©-mĂącher le boulot et il faut insister lourdement sur le fait quâil faut sâimpliquer. Parce que si plus personne ne fait ce genre dâactions, on va finir par tous regarder TF1, devenir dĂ©pressif et mourir prĂ©maturĂ©ment dâun arrĂȘt cardiaque cĂ©rĂ©brale (rires) ! Une maladie qui sâinventera Ă force. Et surtout, on va tous devenir trĂšs cons et ce serait dommage. Plus sĂ©rieusement, il faut soutenir les initiatives des gens qui souhaitent promouvoir la culture indĂ©pendante et les artistes locaux. Et surtout : il faut aller mâĂ©couter moi !
Vous avez retrouvez lâannonce subtile qui sâest glissĂ© dans cet interview ? Relisez bien la question 4. On vous en dit plus trĂšs bientĂŽt.
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 14 septembre 2016.
Rencontre avec East.
Nous avons rencontrĂ© Olivier (chanteur, guitare) et Nicolas (batterie Ă©lectronique), deux des membres du trio Ă lâorigine de East. Ils nous ont parlĂ© de lâĂ©mergence, des possibilitĂ©s que pouvaient leur offrir BIM! et ils vous donnent mĂȘme des conseils sur quand et comment Ă©couter les concerts diffusĂ©s pendant le festival.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Olivier : On en a entendu parler par Automate Records, notre label. Laura (ndlr : label manager chez Automate Records) en a parlé aux groupes, notamment Tisiphone, elle nous a expliqué que ce festival était entrain de se monter et nous a proposé de candidater.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Olivier : On est un groupe Ă©mergent, donc on est un peu dans le mĂȘme cas que vous ! On commence, on a nos chansons Ă faire Ă©couter Ă tout le monde, Ă faire dĂ©couvrir et on a besoin de mĂ©dias pour les diffuser, pour toucher du monde. Et le plus large possible. Donc, le fait dâĂȘtre diffuser sur des plateformes, auprĂšs du grand public, câest un gros avantage pour nous. Nicolas : Rien Ă ajouter mais lĂ , il faut que je dise un truc, sinon ça va faire branleur, non ? (rires) Je pense que lâidĂ©e est intĂ©ressante parce quâelle est nouvelle. Moi, je trouve ça motivant de faire partie de lâaventure de ce point de vue lĂ . Câest sĂ»r quâen plus, on y voit des intĂ©rĂȘts parce que ça nous fait toucher un public plus large, ça nous permet de crĂ©er un rĂ©seau avec les autres groupes, de vous rencontrer vous⊠Ăa crĂ©e un tissus. Olivier : On se rend compte aussi que cĂŽtĂ© mĂ©dia, câest de plus en plus dur avec lâarrivĂ©e dâInternet. Il nây plus de mĂ©dia qui sâintĂ©resse Ă la musique, câest tout des volontĂ©s individuelles et il nây a plus grand chose qui fĂ©dĂšre et qui permet vraiment de diffuser de la musique. Donc, des initiatives comme celle-lĂ sont les bienvenues. Nicolas : Câest sur que des Bandcamp et des Soundcloud, tu en trouves quatre par groupes, il y a zĂ©ro filtre et tu peux vite ĂȘtre noyĂ©. Câest intĂ©ressant quâil y ait dĂ©jĂ une sorte de sĂ©lection qui soit faite dans le cadre de BIM!. Nous, il y a plein de groupes quâon connaĂźt Ă lâintĂ©rieur, et qui nous plaisent bien aussi, donc on est dâautant plus content de faire partie du festival Ă cause de ça aussi. Ăa crĂ©e une scĂšne locale.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Nicolas : On a un peu anticipĂ© dans la question dâavant là ⊠(sourire) Mais par rapport Ă notre public⊠Il y a beaucoup de gens qui nous ont suivi sur Lyon. Et BIM!, ça nous permet de nous faire Ă©couter ailleurs. Parce quâil y a des gens qui sont intĂ©ressĂ©s mais qui ne sont pas sur place donc câest apprĂ©ciable pour eux de pouvoir Ă©couter un morceau. Pour le grand public, ce qui est cool câest que ça lui fait dĂ©couvrir des groupes, des endroits, des soirĂ©es et ça crĂ©e un dynamisme intĂ©ressant. BIM! câest un vrai catalyseur de scĂšnes locales, en fait. Olivier : Câest beau ça, non ? (rires) Nous, on a sorti un album il y a pas peu de temps, on va faire des dates pour pouvoir le dĂ©fendre et câest aussi un bon moyen pour des programmateurs, des mĂ©dias qui nous ont chroniquĂ©s, des webzines, des journaux, de pouvoir entendre ce que ça donne sur scĂšne sans se dĂ©placer sur Lyon. On a eu des chroniques un peu partout en France, en Allemagne, en Suisse, en Italie ⊠Et ces gens-lĂ ont trĂšs peu de chance de nous voir en concert parce quâon est pas encore Ă un stade de dĂ©veloppement qui nous permet dâaller tourner ailleurs en France ou en dehors de la rĂ©gion. Donc, ça peut peut-ĂȘtre dĂ©clencher la possibilitĂ© dâaller jouer dans ces villes ou ces pays.
Vous le savez, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
Nicolas : Ăa renforce le lien et ce dynamisme dont on parlait. Câest hyper bateau ce que je vais dire mais tout le monde a besoin de lâautre dans cette histoire : les lieux, BIM!, Le Sondier, les groupes et le public. Pour crĂ©er lâenvie collective, câest le mieux Ă faire, je pense.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce vous diriez Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Nicolas : Il y a plein de moments oĂč ça peut ĂȘtre cool ! Du style, tâes trop crevĂ©, tâes dĂ©jĂ sorti toute la semaine et en mĂȘme temps, tu as envie dâĂ©couter ce concert parce que ce groupe il tâintĂ©resse : tac, ça marche ! Tâes loin gĂ©ographiquement, câest trop cool tu peux quand mĂȘme Ă©couter et voir ce que ça donne ! Olivier : Les gens qui sont au travail devant leur ordi : ils peuvent Ă©couter le concert dans la journĂ©e pour que ça passe plus vite ! AprĂšs, mais câest le principe dâune radio, câest un peu comme Ă lâĂ©poque de Bernard Lenoir quand il faisait les Black Sessions. Il y a plein de groupes quâon pouvait pas voir, parce quâon pouvait pas se dĂ©placer, parce quâon Ă©tait loin. Tu es content dâavoir ça pour pouvoir dĂ©couvrir des groupes, pour pouvoir Ă©couter des concerts que tu nâaurais jamais pu Ă©couter autrement. Nicolas : Câest une autre maniĂšre dâĂ©couter les concerts aussi. Ăa remplace pas un concert : câest diffĂ©rent. Câest marrant dâĂ©couter un groupe que tu connais, de chez toi, en faisant une omelette par exemple ! (rires)
On vous le dit : BIM! va vous faire vivre des expĂ©riences dont vous nâavez mĂȘme pas encore idĂ©e !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 8 juillet 2016.
Rencontre avec The Airplane
Nous avons rencontré Arthur, chanteur et guitariste de The Airplane, un groupe qui propose un rock inspiré par la world et la nouvelle scÚne ethno-trip-hop.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Sur internet, câest mon guitariste qui a vu passer lâĂ©vĂ©nement. Il Ă©tait en recherches de tremplins, il sâest dit que câĂ©tait une bonne opportunitĂ© donc il est venu postuler.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Parce que le concept nous plaisait. On nâa encore jamais fait de concert diffusĂ© sur Internet, et on vit dans un monde oĂč le web est de plus en plus prĂ©sent alors pourquoi ne pas passer ce cap du concert live sur internet !
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Câest la possibilitĂ© pour tous les gens qui habitent loin, qui nâont pas la possibilitĂ© de venir nous voir Ă cĂŽtĂ© de chez eux, de pouvoir Ă©couter notre live quand mĂȘme. Câest une connexion qui Ă©tait jusque-lĂ un peu compliquĂ©e pour les personnes qui habitent loin de Paris. Ăa va nous permettre dâavoir un nouveau rapport avec eux.
Tu le sais, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que penses-tu de ce choix ? Quâest-ce que ça tâinspire ?
Je trouve ça bien dans le sens oĂč, on a souvent soit lâun soit lâautre. Câest bien de se rĂ©unir tous ensemble pour porter un projet, quâil y ait un investissement des deux cĂŽtĂ©s. Câest un peu trop souvent quâon demande aux artistes de porter un projet Ă eux tous seuls, et je trouve que ça nâest pas normal parce que tout le monde sây retrouve. Et inversement, des fois tout est Ă la charge des organisateurs. Donc je trouve ça intĂ©ressant que ce soit collaboratif.
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
De notre part, si tâes un jeune groupe et que tu as envie de montrer ce que tu fais au public câest toujours une occasion Ă prendre. Alors, allez-y, il faut toujours se laisser tenter par ce genre dâaventure !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 5 juillet 2016.Â
Rencontre avec Red Woods
Red Woods est un jeune quintuor qui propose un rock en provenance des grandes étendues nord-américaines. Nous avons skypé Etienne (basse), William (guitare) et Erwan (guitare lead), ne manquaient que Nathan (batterie) et Hugo (chant et trompette). Résumé de notre rencontre.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Etienne : Je crois tout simplement que câest votre post sponsorisĂ© sur Facebook qui est passĂ© dans mon fil dâactualitĂ©.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Etienne : Comme tout groupe en phase dâexpansion et qui Ă lâenvie de se faire connaĂźtre, dĂšs quâon voit passer ce genre dâoccasion, on participe. William : Le fait que ça vienne de Lyon aussi, ça a motivĂ© le groupe parce quâon sait quâil sây passe des choses. Etienne : Tous les moyens de diffusion sont bons Ă prendre, et câest ce concept innovant de diffusion web qui est trĂšs intĂ©ressant.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Etienne : Tout simplement, dâĂ©largir notre auditoire, dâavoir plus de visibilitĂ©. Par dĂ©finition, si le web est universel, ça se diffuse partout. Et du coup, on va pas se cantonner Ă la salle de concert. Comme la radio un peu, ça part sur un modĂšle de mĂ©dia de masse pour la diffusion.
Vous le savez, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
William : Est ce que câest Ă lâartiste de produire sa propre musique ? (rires) Est ce quâil ne doit pas se cantonner au mode de crĂ©ation et ĂȘtre soutenu par des personnes qui croient en ses projets et en ses oeuvres ? (rires) Etienne : Ăa permet dâimpliquer les groupes, le public. Et il y a un choix qui est fait en amont, plutĂŽt que de programmer un concert ou on sait pas si il y aura grand monde, parce quâil y a toujours lâinconnu de la venue du public. LĂ , câest le public qui dĂ©cident de programmer ses groupes donc ça, câest intĂ©ressant.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce vous diriez Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
William : Câest la premiĂšre Ă©dition, câest un truc tout nouveau, et câest toujours plaisant de dĂ©couvrir, je pense. Etienne : A partir du moment oĂč câest innovant, oĂč câest une premiĂšre, il faut se lancer dedans. On voit si ça marche ou pas, mais il faut toujours avancer, aller vers des nouveautĂ©s, crĂ©er, tenter et si ça ne marche pas tant pis, on part sur un autre concept. Mais Ă partir du moment oĂč câest la premiĂšre, câest nouveau, il faut se lancer dedans !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 30 juin 2016.
Rencontre avec Tisiphone
On vous prĂ©vient, ceci nâest pas une interview comme une autre. Les membres de Tisiphone, Clara et LĂ©onard (il y a aussi Suzanne, mais elle Ă©tait coincĂ©e Ă Paris), sont intenables. On a beaucoup ri, on a parlĂ© de lâĂ©mergence et aussi pas mal digressĂ©, et on avait envie de partager tout ça avec vous.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
LĂ©onard : Jâai dâabord entendu parler du Sondier par un ami, qui est notre sondier Ă nous, et qui Ă©tait en contact avec le PDG. Il nous avait prĂ©venu quâil y avait un gros coup qui se prĂ©parait. On se demandait un peu ce que câĂ©tait, jâavais likĂ© la page Facebook en espĂ©rant voir circuler des informations. Et câest comme ça que jâai vu passer lâappel Ă candidatures pour BIM! et quâon sâest inscrit.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
LĂ©onard : (Ă Clara) Tu me dis quand tu veux le micro ! Elle va jamais le prendre⊠(rires) Nous on est Ă©mergents, en mode âon prend toutâ, câest-Ă -dire quâon fait autant du squat que des premiĂšres parties dans des salles plus reconnues. Notre objectif, câest de se faire grandir artistiquement, et de se faire connaĂźtre auprĂšs du public. Et puis, mĂȘme si câest dans toute la France, il y a un cĂŽtĂ© local puisque ça a Ă©tĂ© créé Ă Lyon. Du coup, câĂ©tait lâoccasion de participer Ă quelque chose âdu coinâ, parce que des concours-tremplins-festivals, il nây en a pas des masses ici. Et puis le site Ă©tait joli, lâinscription Ă©tait facile donc on a cliquĂ© ! Sans trop se poser de question, en se disant quâon verrait bien. Clara : Et puis, tout les trucs Ă lâapplaudimĂštre, ça, on veut pas faire ! LĂ©onard : Ah oui ! Ăa aussi ça mâa plu : que ce ne soit pas au vote du public ! Parce quâon a compris le systĂšme, tu ramĂšnes tous tes potes et puis voilĂ . Et enfin, il y avait aussi la qualitĂ© du jury qui Ă©tait attrayante. Câest lâoccasion pour eux de voir passer notre nom. On ne sait jamais ce que ça peut donner.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
LĂ©onard : A nous, câest clair que câest de la communication. Ăa fait circuler le nom du groupe. Et puis, ça le met aussi dans une petite famille. Clara : Oui, lâĂ©quipe dâUnilives et tout ce qui se passe autour, câest trĂšs actif ! LĂ©onard : Le musicien et la musique sont au centre du projet. On fait partie de cette aventure et on est reliĂ© Ă une sĂ©lection de groupes. Il y aussi un autre groupe du label dans lequel on est (ndlr : Automate Records), East., et des potes Ă nous comme Enlarge Your Monster⊠Donc quand on a vu tout ces groupes, on a vraiment eu lâimpression de faire partie de la famille de la musique Ă©mergente. Et pour le public, câest la base : la possibilitĂ© de nous suivre, de nous dĂ©couvrir. Clara : Et en tant quâutilisatrice, je trouve ça cool de dĂ©couvrir des groupes dont jâai loupĂ© les concerts. Parce que ça peut arriver : tâas pas toujours envie de te dĂ©placer ! Tâes dans ton bain, bien tranquille, il y a un peu de mousse, un petit whisky, un petit pĂ©tard, un petit sondier⊠et tâes bien (ndlr et pour ma mĂšre : lâalcool est a consommĂ© avec modĂ©ration et la consommation de drogues est illicite) ! Tu as ton ordinateur, bon ok câest dangereux, mais tu mets ton ordinateur prĂšs de la baignoire, pas trop prĂšs parce que lâĂ©lectricitĂ© et lâeau ça marche pas trop ensemble. Et voilĂ ! Tâas plus le temps dâaller au concert, tu peux lâĂ©couter ! Ou sinon, tâas juste pas de thune, parce que ça arrive, des fois les concerts câest payant, jâai pas forcĂ©ment de la thune Ă dĂ©penser pour boire, ou jâai pas envie de gratter, ou jâai plus de copains pour me payer des coups, et ben, je peux Ă©couter mon concert bien tranquille dans mon bain ! Ăa peut crĂ©er des situations bizarres, en plus. Admettons que tu veux Ă©couter un groupe de punk, un truc qui met la pĂȘche mais tâes dans ton bain, dĂ©tendue⊠Ăa peut crĂ©er des sensations un peu Ă©tranges. Ou encore, tu peux te faire un live devant ta glace en te prenant pour le chanteur/la chanteuse et tu as le public qui tâapplaudit et tout ! GĂ©nial !
Vous le savez, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
Clara : Câest trĂšs bien, bravo ! CâĂ©tait une initiative Ă prendre, qui est diffĂ©rente. LĂ©onard : On a lâimpression dâĂȘtre acteur. Clara : De toute façon, il nây a pas de captation sans artiste, pas de captation sans lieu, etc. Jâai envie de mettre le mot âsynergieâ, car ça rĂ©sume assez bien la chose. Câest une logique du lien qui me plaĂźt LĂ©onard : Il faut aller vers ça Ă tout prix. Clara : Aujourdâhui, câest pas facile pour tout le monde, il faut se serrer les coudes. Il faut faire des trucs ensemble. LĂ©onard : Il y a une considĂ©ration de lâartiste qui est hyper agrĂ©able. Clara : De lâartiste et mĂȘme de tous ceux qui veillent Ă lâartiste, dans le respect du travail de chacun. Câest ce qui commence Ă manquer en ce moment. Ăa peut ĂȘtre le piĂšge internet, la tĂ©lĂ©vision, et tout un tas de moyens qui sont mis en place pour diffuser de lâinformation. Sauf que si ça prend une Ă©chelle trop grande, câest Ă©vident que ça va desservir les acteurs locaux, les petits lieux, les petites salles, les petits groupes, etc. Donc, sur un principe Ă©galitaire, câest bien mieux. LĂ©onard : Comme quoi, on peut faire du moderne en considĂ©rant lâhumain.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun lambda pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Clara : Alors au public, je dirai : âBisousâ. Et Ă la personne lambda, je dirai : âAttention, tu es trop lambda !â (rires). Non je dĂ©conne. âViens viens, vieeeeeens, Ă©coute le BIM!â ! (rires) LĂ©onard : Je sais pas trop, de nous accompagner. Aie confiance. Et le choix de la prog est super ! Clara : En tout cas moi, je rassurerai les gens. Je leur dirai : Vas-y tranquille. Viens au concert quand mĂȘme et Ă©coute en mĂȘme temps si tu veux. Deux fois. Pourquoi pas faire tout en mĂȘme temps !â (rires) LĂ©onard : Plus sĂ©rieusement, le choix de la prog est super parce quâil y a vraiment ce cĂŽtĂ© alternatif. Nous, on Ă©volue sur les deux plans mais nos premiers concerts viennent du squat, on essaye de participer Ă ces Ă©vĂ©nements culturels. Dans le choix des groupes, jâai senti quâil y avait une Ă©norme place pour des groupes qui Ă©voluent comme nous dans des petits lieux, dans des styles de musique qui sont pas forcĂ©ment TF1 et grand public. Il y a eu une qualitĂ© de choix vraiment musicale et pas business. Câest pour ça que je suis Ă fond moi, parce quâil y a une vraie envie artistique.
Un mot pour la fin ?
LĂ©onard : Vertu et charitĂ©. Clara : Douceur⊠et jâadore PNL ! Je sais pas pour quoi jâai dit ça⊠LĂ©onard : Euh⊠câest un choix complĂštement personnel de Clara !
On vous avait prévenus pour les digressions !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 29 juin 2016.
Rencontre avec Pratos
Pratos est un jeune trio éclectique qui délivre un rock instrumental addictif. On vous raconte notre rencontre avec Simon (guitare et saxophone), Thomas (batterie) et Samy (clavier).
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Simon : Par lâintermĂ©diaire dâun ami, Philippe (ndlr : membre dâEnlarge Your Monster), qui rĂ©pĂšte dans le mĂȘme local que nous. On a ensuite vu passer un appel Ă projet sur les rĂ©seaux sociaux et les rĂ©seaux professionnels pour BIM!. On a regardĂ© par qui et comment câĂ©tait portĂ©, et ce que ça pouvait nous procurer. Donc, on a rĂ©pondu Ă cet appel⊠deux fois, par Sami et moi ! (rires). AprĂšs on a attendu, câĂ©tait le stress un peu et puis⊠on a Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s, wouhou !
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Simon : Parce que câest un ami qui nous la recommandĂ© et on suit les conseils des gens quâon aime. Donc, il nây avait aucune raison pour nous de ne pas y participer ! Samy : Plus sĂ©rieusement, câest aussi parce que vous proposez de faire une captation live dans les concerts et câest quelque chose qui nâest pas forcĂ©ment abordable pour un jeune groupe naissant. Et câest un sacrĂ© outil de comâ de pouvoir avoir un vrai live ! Surtout quâavec Pratos, on met en avant le cĂŽtĂ© live du projet : on a pas dâordi, on joue que sur du live. Il y avait donc cette cohĂ©rence lĂ .
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Samy : A nous, ça peut nous permettre de gagner en visibilitĂ©. Vous avez rĂ©ussis Ă fĂ©dĂ©rer 50 artistes et les publics de ces groupes se retrouvent dans BIM! donc tout le monde en profite. ça permet de gagner en notoriĂ©tĂ©. Simon : Et câest aussi grĂące aux partenaires qui sont engagĂ©s dans le projet, notamment Le Sondier, quâon remercie. ça fait quelques annĂ©es dĂ©jĂ quâils sont sur Lyon, et ça colle avec les ambitions des groupes Ă©mergents.
Vous le savez, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
Thomas : Câest assez intĂ©ressant dâavoir tout le monde rĂ©uni dans le mĂȘme panier. Et puis ça permet de montrer que ce nâest pas parce quâon nâest pas un groupe « produit », quâon ne peut pas exister autrement. Simon : Câest aussi bien quâil nây ai pas dâintermĂ©diaire. Câest un circuit court, câest cool, câest de la musique sociale solidaire. Câest ça le futur ! Thomas : Ăa montre aussi que câest aux artistes de se bouger, que ça ne va pas nous tomber dans les bras.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce vous diriez Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Samy : Il y a vraiment de bons artistes dans les cinquante, quâon apprĂ©ciait et quâon connaissait dĂ©jĂ avant, mais quand on les a vu dans la progâ on a Ă©tĂ© surpris de retrouver certains noms. Thomas : Câest une sĂ©lection trĂšs qualitative ! Samy : Câest un projet nouveau qui a une belle ambition, moderne, avec lâutilisation des rĂ©seaux sociaux, la captation live, et cette vocation Ă fĂ©dĂ©rer. Donc, participez !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 24 juin 2016.
Rencontre avec Pitt Poule
Martin, câest le batteur du groupe Pitt Poule, composĂ© de Mc Vagabond (Chant, accordĂ©on), Thibass (Basse), Zarino La Pompe (Guitare), et le Commandant Shepherd (Dj). On lâa rencontrĂ© ce matin, et il a des conseils pour vous !
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Jâai entendu parlĂ© du BIM! via Le Sondier sur Facebook. Il y a un an ou deux, je mâĂ©tais intĂ©ressĂ© de plus prĂšs au projet Le Sondier qui, a lâĂ©poque, avait Ă©tĂ© lancĂ© en phase bĂȘta et qui maintenant est complĂštement opĂ©rationnel.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Ăa me permet de dĂ©velopper lâimage autour du projet Pitt Poule. Et en plus, de faire connaissance avec des gens, dĂ©velopper un petit peu le rĂ©seau, ce qui est super important aussi pour nous, artistes.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Du rĂ©seau, ça il y a pas photo ! Et une belle visibilitĂ©. Le fait dâĂȘtre dans un projet novateur, câest plutĂŽt trĂšs plaisant aujourdâhui. Et ça apporte du contact, des Ă©changes, une transversalitĂ© entre les artistes, mais aussi avec le public. Ăa permet aux gens de dĂ©couvrir des nouvelles choses et pas seulement ce quâils connaissent, donc tout ça est bien plaisant !
Tu le sais, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que penses-tu de ce choix ? Quâest-ce que ça tâinspire ?
Câest une des meilleure chose Ă faire. Aujourdâhui, on est dans une sociĂ©tĂ© oĂč il faut remettre le public face Ă tout ces problĂšmes et Ă ses choix. Câest Ă lui de dĂ©cider. Et lâartiste, pareil. Câest un peu lui la base de tout. Sans lui, la musique nâĂ©volue pas, les boites et les lieux ne tournent pas⊠Donc, câest bien de le remettre en plein centre de tout ça. Surtout que ça a un peu disparu ces derniĂšres annĂ©es.
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Vas-y fonce ! Il reste dix jours ! Tu vas sur le Kiss Kiss Bank Bank, tu bourrines tout ! Tu soutiens ton artiste que tu kiffes parce quâil y a pas le choix, et tu en profites pour dĂ©couvrir plein dâautres artistes qui dĂ©boitent. Tu te dĂ©pĂȘches, parce quâil va vraiment falloir que ça trime lĂ (rires) ! On a besoin de vous, et câest loin dâĂȘtre lĂ juste pour ramener des sous. Câest vraiment tout un concept et une belle idĂ©e Ă pousser. Donc, vas-y fonce, aller !
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 15 juin 2016.
Rencontre avec Jean-Baptiste de Memorial
MĂ©morial, câest un projet un peu particulier, trĂšs poĂ©tique, oĂč les deux membres fondateurs du groupe, ClĂ©ment et Jean-Baptiste, Ă©voquent leurs pĂ©rĂ©grinations aux quatre coins du monde. Notre rencontre avec Jean-Baptiste a donc donnĂ© une interview parfois un peu dĂ©calĂ©e, mais riche et tout en douceur.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Sur Facebook, en fait. Ăa a Ă©tĂ© partagĂ© par des artistes qui ont participĂ© et qui ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s, des groupes lyonnais que je connais un petit peu, ou on a des amis en commun, comme Tisiphone et Wild Wild Waves. Et aussi, par des gens du jury. Par exemple, Francis Richert, câest quelquâun que je connais depuis un moment, câĂ©tait mon prof Ă une Ă©poque. Les gens de la Feppra aussi, parce que jâai eu un label Ă Lyon. Tout le monde sâest mis Ă en parler dâun coup, ça a Ă©tĂ© trĂšs partagĂ©.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
On en a parlĂ© avec ClĂ©ment (ndlr : le deuxiĂšme membre fondateur du groupe MĂ©morial), et on nâest pas hypers friands des concours comme Inrocks Lab, Ricard SA Live⊠MĂȘme si on sait que câest des passages obligĂ©s, aujourdâhui. Mais lĂ , il y avait un truc oĂč il nây avait pas de final, de concours, oĂč il faut appeler les gens Ă voter⊠On aimait bien lâidĂ©e que tous les gens qui sont pris, font un concert et quâil est diffusĂ©. Ăa nous semblait assez sain, de faire quelque chose autour dâun partage musicale. Je pense quâaujourdâhui le streaming, câest un truc auquel on nâĂ©chappe pas. On a tous sur Internet un Soundcloud ou autre chose. Nous, en plus, on fait beaucoup de captations live. Ce projet est dĂ©diĂ© au live, on ne va probablement pas lâenregistrer en studio, car ce serait trĂšs compliquĂ©. Donc BIM! offrait un support de diffusion diffĂ©rent, qui nous intĂ©ressait. Et puis honnĂȘtement, quand jâai vu qui Ă©tait dans le jury, câest des gens que jâestime donc je me suis dis que le projet Ă©tait chouette.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Câest une diffusion, une communication supplĂ©mentaire et diffĂ©rente. DiffĂ©rente sur le support et supplĂ©mentaire parce que tout le monde a besoin de faire parler de ses projets. LĂ , il y a 50 groupes câest Ă©norme, et puis il y en a tellement dâautres. Autour du projet BIM!, il y aussi une communication donc pour nous câest intĂ©ressant. Du coup, par rapport Ă notre projet, ça va aiguiser la curiositĂ© des gens. Notre projet est difficilement prĂ©sentable dans les rĂ©seaux officielles de la musique actuelle, qui ne sont pas restreints, mais assez cadrĂ©s. Pour nous, câest aussi une maniĂšre de partager ce projet autrement.
Tu le sais, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que penses-tu de ce choix ? Quâest-ce que ça tâinspire ?
Au niveau oĂč on est, surtout dans la musique indĂ©pendante, la plupart des artistes ont tous, Ă un moment donnĂ©, crĂ©er un label, ou une association. Ăa me parait tellement normal aujourdâhui que tout le monde fasse ça, que câest bien que les Ă©vĂ©nements de diffusion se fassent aussi avec les artistes. Dâailleurs, je pense que les artistes doivent devenir producteurs, car câest Ă nous de dĂ©fendre notre musique, comme nous le voulons, autrement, malgrĂ© les contraintes. Mais ce nâest jamais simple. De toute façon, le fait de sâappuyer sur les artistes, ça existe dĂ©jĂ . Donc, si certaines structures le font de maniĂšre plus officielle et organisĂ©e, je trouve ça bien parce que ça rapproche les artistes et les gens qui ont le savoir-faire. Et si on le fait, autant le faire avec vous, câest mieux ! (rires)
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Dans notre projet, il y a un vrai rapport au texte, Ă la poĂ©sie et au voyage. Câest vraiment un rĂ©cit trĂšs poĂ©tique. Ăa raconte un monde qui nâexiste pas : ce sont les cendres du XXe siĂšcle. Quâest ce qui fait quâaujourdâhui les grandes illusions du XXe siĂšcle nâexistent plus et quâon se retrouve, comme souvent, dans un dĂ©but de siĂšcle un peu obscur, nous, jeunes gĂ©nĂ©rations. Le projet, câest ça : refaire un tour du monde pour se demander ce quâil en reste, ce quâon a perdu⊠Sur le plan musical, câest une expĂ©rience. DĂ©jĂ , câest long. Moi, jâaime les choses qui se passent dans la longueur. Et puis, il y a 10 musiciens, donc câest trĂšs vivant. Ăa pourrait paraĂźtre chiant comme ça, de se dire quâil y a un mec qui va parler pendant 2h40 (rires) ! Mais câest trĂšs vivant parce quâil y a un cĂŽtĂ© trĂšs rockânâroll, et il y a un instrumentarium trĂšs riche avec guitare, basse batterie, des synthĂ©s, des flĂ»tes, des violoncelles. Câest beaucoup dâĂ©nergies diffĂ©rentes et câest trĂšs cinĂ©matographique, en suivant un fil rouge. Câest Ă la fois trĂšs sombre et trĂšs joyeux ! Je sais que je suis peut-ĂȘtre Ă cĂŽtĂ© de la question⊠mais je parle de ce que je fais, jâespĂšre que ça donnera envie en tout cas ! (sourire) VoilĂ , je sais pas quoi dire dâautre : je nâai pas de slogan ! (rires)
Pas de slogan peut-ĂȘtre, mais nous, ça nous a donnĂ© envie de suivre le rĂ©cit de leur pĂ©riple aux quatre coins du monde. Alors, un soir dâautomne, pendant le BIM!, on sâinstallera dans notre canapĂ© pour Ă©couter ce rĂ©cit musical trĂšs original.
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 14 juin 2016.
Rencontre avec Charlotte & Magon
Ăa ne se voit peut-ĂȘtre pas immĂ©diatement mais nous vous prĂ©sentons aujourdâhui notre toute premiĂšre interview bilingue, français-anglais, avec Charlotte & Magon. Et oui ! Si vous en doutiez, BIM! est un Ă©vĂ©nement international ! Et on nâest pas peu fiers. Mais comme on est sympa avec vous, on a tout traduit.
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Charlotte : Alors câest moi qui est vu traĂźner lâinformation sur sur le net. OĂč ? Je ne me souviens plus du tout⊠Jâai vu de loin ce que câĂ©tait et je nous ai inscrit. Jâai aussi vu le site web, que jâai trouvĂ© trĂšs bien fait. Ăa avait lâair sĂ©rieux, il ne fallait pas forcĂ©ment faire voter le public pour ĂȘtre sĂ©lectionnĂ©. LâĂ©quipe du jury me paraissait trĂšs intĂ©ressante aussi, professionnelle⊠AprĂšs comment, je ne me souviens plus⊠Sur le net !
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Charlotte : Jâinscris Charlotte & Magon Ă certains tremplins mais pas tous. Et câest toujours intĂ©ressant car on est un groupe en Ă©mergence et on a toujours besoin de ce genre dâĂ©vĂ©nements. Jâai trouvĂ© que câĂ©tait assez original, futuriste et que ça pouvait permettre Ă beaucoup de nos fans de pouvoir nous Ă©couter de loin. Parce quâon a une fan-database en IsraĂ«l et puis ailleurs en France, jâai trouvĂ© ça intĂ©ressant⊠Le fait aussi de prĂ©senter ça comme un festival, un festival un peu virtuel, jâai trouvĂ© lâidĂ©e un peu futuriste et bizarrement communautaire⊠Ăa se passe de partout. Il y a un espĂšce âdâĂȘtre ensembleâ, partout. Ăa mâa pluâŠ
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Charlotte : DĂ©jĂ , il y a lâidĂ©e de plusieurs acteurs qui sont entrain de âfaireâ lâĂ©vĂ©nement. Il nây a pas simplement le groupe. Il y a le groupe et la salle, et un espĂšce de mĂ©dia. Et aussi une Ă©quipe de vidĂ©astes⊠Ah non pardon ! (rires) Il y a cette idĂ©e que tu fais un Ă©vĂ©nement avec beaucoup de partenaires qui travaillent. Câest le meilleur moyen pour toucher le maximum de personnes possibles parce que lâinfo et lâart se relayent plus. Donc, il y a dĂ©jà ça qui Ă©tait intĂ©ressant dâun point de vue strictement personnel pour notre dĂ©veloppement. Et aussi, comme je lâai dĂ©jĂ dit, juste de permettre Ă plein de gens qui ne peuvent pas forcĂ©ment venir nous voir en concert. Ou mĂȘme des gens qui ont leurs gamins, et qui peuvent nous Ă©couter depuis leur salon, avec leurs enfants. Tu veux dire quelque chose ? Magon : Non, non non. Je suis dâaccord⊠Charlotte : (rires) Magon est dâaccord.
Vous le savez, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
Charlotte : Par rapport au crowdfunding, donc⊠Câest un systĂšme Ă©conomique qui va de soi, de plus en plus. Et lĂ , le crowdfunding ça permet aux gens dâacheter leur prĂ©vente en gros, donc ça revient au mĂȘme. Et puis aussi si les partenaires, on va dire plus âacadĂ©miquesâ du festival BIM!, veulent donner des deniers pour faire vivre la chose, je trouve ça trĂšs important. AprĂšs pour les fans et les gens qui suivent les groupes, câest juste acheter leur prĂ©vente et puis sâils veulent donner un peu plus pour soutenir le projet, allons-y !
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce vous diriez Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Magon : Jâai pas vraiment compris la question⊠Charlotte (ndlr : traductrice officielle de BIM!) : What would you say to people to participate, to fans ⊠? Magon (ndlr : qui a tenu Ă nous faire sa rĂ©ponse en français) : Simplement, de notre point de vue, ils peuvent Ă©couter notre musique, donc je vais les inviter à ça. Câest aussi simple. Et comme ils vont lâĂ©couter, ils vont dĂ©couvrir dâautres supers groupes. Charlotte : Les artistes qui ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s dans BIM!, tu sens vraiment que câest des artistes qui frĂ©missent en ce moment. Pour les fans, câest super intĂ©ressant de voir quâil y a un festival avec tous les artistes Ă©mergents qui arrivent. Quâils peuvent vraiment avoir, sans se dĂ©placer, le sentiment dâĂȘtre EN concert. Genre, ils ont une jambe cassĂ©, ils sont Ă lâhĂŽpital, ils peuvent y ĂȘtre ! (rires)
RĂ©unir le public français et israĂ©liens : câest aussi ça, BIM!.
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 3 juin 2016.
Rencontre avec Carl de Chromatik
Câest Ă la terrasse de lâAtlantique, Ă cĂŽtĂ© du brouhaha de la gare Montparnasse que nous avions rendez-vous avec Carl. Carl, câest le guitariste et fondateur de Chromatik, le groupe parisien entre jazz, funk et hip hop, qui font groover toute lâĂ©quipe de BIM! au bureau.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Alors BIM! ! (rires) Un jour sur Facebook, je suis tout simplement tombĂ© sur le logo, et jâai trouvĂ© ça cool. Jâai regardĂ© un peu et le projet mâa intĂ©ressĂ©. Jâai vu quâon pouvait sâinscrire pour ĂȘtre sĂ©lectionnĂ© pour le projet BIM! donc je nous ai inscrit, pour voir.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Le projet me parlait bien. Je trouvais que lâidĂ©e de retransmettre des concerts en live, câĂ©tait plutĂŽt intĂ©ressant et que ça pouvait viser un public un peu plus large. Et ĂȘtre diffusĂ© dans la France entiĂšre, câest vraiment intĂ©ressant, je trouve. Pouvoir ĂȘtre Ă©couter quand tu joues Ă Paris, alors que les autres sont⊠à Marseille !
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
La possibilitĂ© de pouvoir Ă©couter un concert quand vous ne pouvez pas vous y rendre. En direct ou en replay. Câest ça, surtout que ça va pouvoir apporter. Et puis ça permet de viser un public plus large aussi, autre que le sien.
Tu le sais, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que penses-tu de ce choix ? Quâest-ce que ça tâinspire ?
Je pense que câest comme un partenariat, puisque câest en quelque sorte ça. Je trouve ça cool quâon soit tous baignĂ©s dans une aventure commune, pour la rĂ©ussite dâune start-up. Câest plutĂŽt bien. Parce que mĂȘme nous, on est des start-ups au final. On est des jeunes groupes, on se bat tous pour rĂ©ussir quelque part. Et BIM! ! (rires)
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Tout simplement, quâon a tous envie que ce projet rĂ©ussisse. Que câest un beau projet parce que sur le long terme ça peut vraiment ĂȘtre intĂ©ressant de pouvoir Ă©couter des concerts en direct sans pouvoir y ĂȘtre, ou en replay. Pour quelquâun, sâil aime ta musique ou la musique en gĂ©nĂ©ral, ça peut ĂȘtre intĂ©ressant pour lui de pouvoir Ă©couter plusieurs groupes, plusieurs musiques diffĂ©rentes, dans la France entiĂšre, sans bouger. Câest un bon concept.
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 7 juin 2016.
Rencontre avec Julien Copelli, booker de Tupan et Khoe-wa Dub System
On a dĂ©cidĂ© de varier les plaisirs⊠Cette fois, câĂ©tait autour dâune biĂšre, quâon a rencontrĂ© Justin Copelli, le bookeur et manager des groupes Tupan, Khoe-wa Dub System et aussi reprĂ©sentant, pour lâoccasion, du groupe Ladybug And The Wolf.
Comment as-tu entendu parler de BIM! ?
Jâen ai entendu parler par la FEPPRA (ndlr : FĂ©dĂ©ration des Editeurs et Producteurs Phonographiques en RhĂŽneâAlpes), et les relais quâils ont fait sur internet et par mail.
Pourquoi avoir choisi dây faire participer tes groupes ?
Jâai trouvĂ© le projet intĂ©ressant, et actuel surtout, dâaller explorer des pistes sur le numĂ©rique, qui allient le live et lâInternet. Câest une approche pas forcĂ©ment facile Ă dĂ©velopper, et qui peut demander des moyens.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-tu quâil peut apporter aux groupes, et apporter au public ?
Le fait que ce soit innovant et dans lâĂšre du temps, je trouve ça intĂ©ressant pour des groupes qui sont en dĂ©veloppement. De participer Ă ce genre dâĂ©vĂ©nements, ça peut leur apporter de la visibilitĂ©, et ce nâest pas nĂ©gligeable. Jâai mis en avant les groupes quâon essaye de dĂ©velopper, parce que peut leur servir de vitrine. Le fait quâils soient sĂ©lectionnĂ©s par un comitĂ© de programmation aussi, ça leur permet dâĂȘtre entourĂ©s de bons groupes et ça les rends visibles.
Tu le sais, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que penses-tu de ce choix ? Quâest-ce que ça tâinspire ?
Ce qui est cool câest de faire prendre conscience au public quâils font partie de lâĂ©conomie de la musique, de les intĂ©grer dedans, câest important. Il se dise âJe suis prĂȘt Ă mettre Ă lâavance un peu de sous sachant que je vais trouver quelque chose derriĂšre.â
Du coup, nous avons autant besoin de ton soutien que de celui du public ! Quâest-ce tu dirais Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Je leur dirai que câest une plateforme qui sĂ©lectionne des groupes jeunes, mais en dĂ©veloppement et qui ont de lâavenir, sĂ©lectionnĂ©s par un jury. Câest une bonne façon pour dĂ©couvrir des jeunes groupes en devenir.
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 4 juin 2016.
Rencontre avec Black Lilyâs
Ce matin, on a rendez-vous avec Camille et Robin, la fratrie de Black Lilys. On nâest pas trop bien rĂ©veillĂ©s, eux non plus, et pourtant ils arrivent quand mĂȘme Ă nous dire plein de trucs intĂ©ressants. Trop forts, ces Black Lilys, et vraiment trĂšs sympasâŠ
Comment aviez-vous entendu parler de BIM! ?
Robin : Par Philippe, dâEnlarge Your Monster. Ăa faisait quelques temps quâil nous en parlait. Camille : Il nous a dit que câĂ©tait un Ă©vĂ©nement intĂ©ressant pour les groupes Ă©mergents, et aussi par rapport Ă lĂ oĂč on Ă©tait Ă Lyon. Il nous a dit quâil y avait plein de groupes quâon connaissait qui participaient et quâon avait des chances dâĂȘtre sĂ©lectionnĂ©s. Du coup, on sâest dit que ça valait le coup.
Pourquoi avoir choisi dây participer ?
Robin : Je trouve ça intĂ©ressant comme principe, on a jamais fait ça, avec le public qui participe comme ça⊠Câest assez original. Normalement, on nâest pas fermĂ© sur ces choses lĂ , mais les Ă©vĂ©nements oĂč il faut faire participer le public, on en a fait beaucoup. Camille : Oui, on avait peur de fatiguer un peu les gens. Robin : Alors que lĂ , câest vraiment physique. Câest pas un like sur Facebook. Câest un concept plus poussĂ©. Camille : Câest plus vivant. Robin : Et aussi pour le rayonnement : le fait quâil y ait plein de groupes qui participent, câest beaucoup plus intĂ©ressant.
Le projet BIM! est un phĂ©nomĂšne nouveau pour le live et le web. Que pensez-vous quâil peut vous apporter, et apporter au public ?
Camille : En ce moment, par exemple, on a moins de dates Ă Lyon parce quâon tourne dans dâautres villes. Donc câest intĂ©ressant de pouvoir dire Ă notre public lyonnais, qui est notre premier public, quâils vont pouvoir suivre nos concerts en direct. Ăa va aussi permettre de crĂ©er un rĂ©seau avec les autres groupes participants qui font parti du mĂȘme milieu indĂ©. Câest super agrĂ©able de penser que les gens vont pouvoir dĂ©couvrir un artiste, et puis un autre, etc. Aujourdâhui câest comme ça que ça marche⊠Du coup, il y a la possibilitĂ© de pouvoir capter le public dâun autre artiste et je trouve que câest une bonne idĂ©e. Et mĂȘme si câest la premiĂšre saison, je pense que le concept de lâĂ©vĂ©nement va ĂȘtre facile Ă comprendre par le public.
Vous le savez, nous considĂ©rons le public et les artistes comme co-producteurs de lâĂ©vĂšnement. Que pensez-vous de ce choix ? Quâest-ce que ça vous inspire ?
Robin : Justement, câest ce quâon disait, câest original, nouveau et on est toujours friands de choses nouvelles. Dans le milieu artistique, tu fais beaucoup de choses nouvelles. Nous, on essaye beaucoup de choses, on fait des concerts en hĂŽpitaux par exemple. Et du coup, câest un nouveau truc quâon a pas encore essayĂ©. Camille : Je pense que les gens ont besoin dâĂȘtre acteurs, et les artistes essayent aussi dâĂȘtre plus proches de leur public. Aujourdâhui, les gens publient une vidĂ©o dâeux au petit matin et partagent leur vie sur Instagram. Alors quâavant, tu choisissais quand est-ce que tu sortais ta photo, ton album⊠Maintenant, les gens ont besoin dâĂȘtre dans le quotidien. Dâailleurs, pour les campagnes de financement, on le voit : il y a des gens qui ne connaissent pas du tout les groupes et qui participent, parce quâaujourdâhui, ils ont ce besoin de participer Ă cette aventure. Donc BIM!, câest le moyen pour dĂ©couvrir des groupes et avec lâapplication, de pouvoir participer au projet. Surtout avec les groupes Ă©mergents, on le voit. Notre public est hyper-motivĂ© pour diffuser du Black Lilys et ⊠faire de la comâ pour nous quoi (rires) ! Donc, je pense que ça va les intĂ©resser.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Quâest-ce vous diriez Ă quelquâun pour lâinciter Ă participer Ă cette aventure ?
Camille : Je leur dirai que lâapplication est gratuite, que pour 10 euros tu peux voir une multitude de concerts, et en Ă©tant chez soi. Il y en a parfois qui ont la flemme de se dĂ©placer, donc lĂ , au moins, ça permet dâĂȘtre tranquilou. Et puis, ça permet de dĂ©couvrir pleins dâautres groupes et de participer Ă cette aventure de lâĂ©mergence. Je leur dirai aussi que chaque concert est unique et du coup, de pouvoir dĂ©couvrir lâartiste Ă une autre date, mĂȘme si on lâa dĂ©jĂ vu, ça permet dâavoir les surprises du live. Et sachant quâon a le boĂźtier, je ne sais pas si on fera pas des petites surprises⊠(rires)
Je sais pas vous, mais nous, on a hĂąte de les Ă©couter pour BIM!.Â
Article publiĂ© sur le blog de lâĂ©vĂ©nement, le 3 juin 2016.