Rencontre avec Just Talk
Valentin (guitare et chant) et Marion (contrebasse et chant) sont à l’origine de Just Talk, un tandem lyonnais qui propose un folk teinté de jazz et de blues. Au cours de notre rencontre, ils nous ont parlé de leur indépendance et de leur attachement à une économie musicale solidaire.
Comment avez-vous entendu parler de BIM ?
Marion : Par Francis Richert (ndlr : coordinateur de projet artiste que Labo, Conservatoire de Lyon). On s’est inscrit au Labo cette année, une formation qui nous aide à mettre en place notre projet et à le diffuser. Francis donc fait passer l’information concernant BIM!. Quelque chose à ajouter ? Valentin : Absolument pas, chère amie ! (rires)
Pourquoi avoir choisi d’y participer ?
Valentin : On aime bien les événements un peu alternatifs, qui proposent de nouvelles manières de s’organiser. Et puis pour nous, c’est un moyen de diffusion. Ca nous a donné envie de faire partie de ce projet là. Marion : Pour la diffusion du groupe, c’est super, on peut avoir un concert en live enregistrée. Ce que j’aime, c’est qu’il y est beaucoup de groupes locaux, ou tout du moins français, des groupes indépendants… Valentin : Et puis les rencontres aussi. Marion : Je trouve ça super que tout le monde puisse y ajouter sa patte. C’est pas QUE l’artiste, ni QUE l’organisateur, donc le projet m’a beaucoup séduit.
Le projet BIM est un phénomène nouveau pour le live et le web. Que penses-tu qu’il peut vous apporter, et apporter au public ?
Valentin : On fait une sortie d’album donc ça tombe parfaitement bien dans ces dates là. On n’a pas beaucoup de diffusion live de notre projet donc c’est super ! Donc, c’est un vrai moyen de faire de la communication autour de notre album. (rires) Marion : Pour le public, c’est évidemment le plaisir de nous écouter car c’est quand même fantastique. (rires) Et Le fait que ce soit du live, que c’est un moyen de rencontrer d’autres artistes, de s’intéresser à ce nouveau projet qu’on partage tous ensemble. Il y en a pour tout le monde : rock, pop, folk, electro… C’est top, il faut soutenir les projets comme ça, la web radio c’est génial comme concept, c’est l’avenir ! (rires)
Nous considérons le public et les artistes comme co-producteurs de l’évènement. Que pensez-vous de ce choix ? Qu’est-ce que ça vous inspire ?
Valentin : Vous étiez un peu obligé parce que pour faire vivre un projet comme ça faut faire participer tout le monde. ça aussi, c’est un peu l’avenir, c’est solidaire : tout le monde participe à un projet, donc tout le monde le diffuse. Pour notre album, on a aussi utilisé le crowdfunding. Plus ça va, et plus c’est le seul moyen de financement indépendant qu’il nous reste, donc il faut s’en servir.
Du coup, nous avons autant besoin de votre soutien que de celui du public ! Qu’est-ce vous diriez à quelqu’un pour l’inciter à participer à cette aventure ?
Marion : Ce que je dirais à mon public… Venez découvrir des groupes locaux, des groupes indépendants, et aidez-les. Valentin : Il faut une phrase d’accroche pour BIM! … BIM! c’est l’avenir ! (rires) Marion : Vous n’habitez pas Lyon, ce n’est pas votre ville, attention BIM! est là pour vous ! Ecoutez de votre canapé un super groupe lyonnais, inaccessible pour vous parce que vous n’avez pas d’argent pour payer le train… ou parce qu’il y a des grèves (ça c’est vachement plus probable) ! Donc il y a des grèves, vous êtes à Paris, et vous vous dites “la province c’est pas mal, et on a envie d’écouter Just Talk”. Du coup, vous pouvez vous mettre dans votre canapé et les écoutez comme si vous y étiez, et ça c’est fantastique… FAN-TA-STIQUE !











