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De cape et de crocs - Ayroles / Masbou
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De cape et de crocs - Ayroles / Masbou
(Delcourt)
Gevangen op Venus, 1 en 2
Gevangen op Venus, 1 en 2, door Alain Ayroles, Étienne Jung en Thierry Leprévont Bespreking: Peter Motte, 745 Venus is ongeveer even groot als de aarde; wat kleiner, maar het scheelt niet veel. In tegenstelling tot Mars, dat maar een derde van de aarde is. Zodra dat bekend werd, kregen astronomen erg veel aandacht voor die planeet, die een stuk dichter rond de zon draait dan wij. En dus warmer…
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Revue BD : Les indes Fourbes Appréciation : magnifique Ayrolles / Guardino - Ed. Delcourt Pablos de Sergovi est un gueux, un miséreux, un traîne-savate de père en fils. Et fort des commandements de son père : "Tu ne travailleras point." et des conseils de sa mère : "...nos mésanventures les plus cuisantes peuvent se muer [...] en de savoureuses anecdotes, il s'embarque pour les Indes (à savoir l'Amérique nouvellment découverte), en quête d'or facile et de gloire sans effort. Malheureusement, la réalité n'est pas moins cruelle de se côté de l'atlantique pour ceux qui n'ont point eu la chance d'être bien né. Mais dans ce nouveau monde, Pablos va avoir l'illumination et mettre au point quelque entreprise qu'il l'amènera vers des sommets inimagninés. Ayrolles (De cape et de Crocs, Garulfo) nous amène une fois de plus dans un roman graphique picaresque, plein d'Histoire traversant tour à tour la conquista espagnole, le commerce trainagulaire et cette soif de l'or qui s'empare des hommes et les rend fous et inhumains. Le tout sur les superbes dessins de Guardino (Blacksad) aux couleurs envoutantes. Une BD drôle, truculante, désespérée, terrible comme le sont toutes les histoires de la vraie vie, fussent-elles imaginaires. #ayroles #guardino #lesindesfourbes #delcourt #blacksad #decapeetdecrocs https://www.instagram.com/p/CBYhKN2B_5i/?igshid=1umnd4bnzh0qp
#ElBuscónEnLasIndias #Ayroles #Guarnido #CómicsMuyGuapos i https://www.instagram.com/p/B7veFlgCY2RWHvCz39cOw2dnrTL9RD2hCXEKR80/?igshid=11vq3dpzubt3m
➡️El Buscón en las Indias Ma-dre mia. Hacia tiempo que no veia un cómic tan redondo en todos los aspectos. Normalmente cuando leo un cómic soy muy crítico. Me gusta sacar pegas a cositas que veo y que normalmente no se notan mucho. En este caso por más que lo intento no lo consigo. El dibujo de Guarnido es increible, tanto en el diseño de los personajes, escenarios, composición de viñetas... Y es que el guión también es redondo. Es la continuación del Buscón, ya sabeis esa obra picaresca de Quevedo de 1626 que seguro que habeis leido... Si no es el caso no pasa nada por que realmente no hace falta haberla leido para disfrutar este cómic. La mejor forma de describir lo que te vas a encontrar es que El Buscón en las Indias es la mezcla perfecta entre una pelicula de Guy Richie y una novela picaresca del siglo 17. Si, ya se que suena raro pero funciona a la perfección. De verdad no quiero darle mas vueltas por que me voy a liar pero echadle un ojo y leedla, hacía tiempo que no encontraba nada con este nivel. #elbuscon #elbusconenlasindias #juanjoguarnido #ayroles #normacomics #normaeditorial #instacomic #comiceuropeo #comic #galthorcomics https://www.instagram.com/p/B5hq4IVK3-f/?igshid=iyq0a7fe0vi0
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Pablos de Ségovie est un gueux. Au XVIIe siècle, le voilà qui s’embarque pour les Indes pour y chercher gloire et fortune. C’est sur cette trame qu’Alain Ayroles et Juanjo Guarnido ont créé Les Indes fourbes, impressionnant roman graphique de 160 pages.
Déjà, il faut savoir que « don » Pablos de Ségovie ne sort pas de nulle part. Il est le protagoniste d’un roman picaresque, écrit par Francisco de Quevedo et paru en 1626, le Buscón. Le roman se termine alors que don Pablos part pour les Indes.
Alors, je pourrais vous dire beaucoup de choses sur cette bande dessinée – ou roman graphique, c’est selon. Le souci, c’est que Gromovar l’a déjà fait, bien mieux que je ne saurais le faire. Alors je vous invite d’abord à lire sa chronique.
Que dire de plus, sinon que j’ai vraiment adoré? Juanjo Guarnido, dessinateur de Blacksad, met en image un récit mitonné aux petits oignons par Alain Ayroles, à qui on doit déjà De Cape et de Croc. Comme pedigree de compétition, ça ses pose un peu là.
La narration joue avec le lecteur, embarqué dans cette histoire invraisemblable et son protagoniste, certes pas très moral, mais si sympathique. Et puis l’époque, celle du pillage systématique de l’argent des Amériques qui va asseoir la fortune et la puissance de l’Espagne, est presque un personnage à part entière.
Je ne vous en dirai pas plus. Il faut lire Les Indes Fourbes pour y croire. Et pour se dire qu’on ne l’y prendra plus, jusqu’à cet épilogue doux-amer qui fait référence au sous-titre du roman originel, « miroir des filous ».
Si vous cherchez une idée-cadeau pour la fin d’année (y compris pour vous-même; je ne juge pas), Les Indes Fourbes est à la fois un objet magnifique et une narration d’exception.
L’article <span class='p-name'>Les Indes fourbes</span> est apparu en premier sur Blog à part.
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— On commence par où ?
— Par le début : ici, c'est particulièrement important. Guarnido, le dessinateur de "Blacksad", s'est associé à Ayroles, le scénariste de "De cape et de crocs", pour produire la suite des aventures de Don Pablos de Ségovie, narrées au XVIIème siècles dans le plus célèbre des livres de Francisco de Quevedo. Don Pablos, escroc, menteur compulsif, coureur de jupons et jouisseur invétéré, partait à la fin du bouquin aux Indes, c'est-à-dire en Amérique. Mais Quevedo n'avait jamais écrit la suite. C'est désormais, grâce à Guarnido et Ayroles, chose faite. Ça te va, comme préambule ?
— ¡ Si, hombre ! Et alors ?
— Alors, on est transportés au Pérou, où notre lascar, amoindri par des mois d'errance, ramène, avec une étrange médaille en or, la tête réduite d'un hidalgo avec lequel il a voyagé au gouverneur d'une place forte dans laquelle s'entasse l'argent extrait des mines environnantes. Il lui raconte, exténué, toutes ses aventures, depuis sa naissance jusqu'à ce moment précis, ce qui, au début, agace prodigieusement le gouverneur, un tantinet brutal. Et ce récit, picaresque, où le grotesque se mêle au tragique et où le ridicule ne tue jamais, pas plus que l'infâme, puisque notre anti-héros survit tant bien que mal, capte petit à petit toute l'attention du gouverneur. Sans parler de la tienne, lecteur. Aussi, quand arrive l'évocation de l'Eldorado duquel reviennent Don Pablos, sa médaille en or et sa tête réduite, toi aussi, comme le gouverneur, tu es fasciné. Et c'est là que l'histoire commence.
— Que... Quoi ? Comment ça, c'est là que l'histoire commence ?
— Cet album, ce n'est pas qu'un album : c'est une histoire cachée dans une histoire cachée dans une autre histoire, elle-même cachée dans une autre histoire. C'est un jeu de miroirs, une randonnée de fausses pistes, une succession de chausse-trapes. C'est une ode au verbe, au récit, aux mots, au langage, et à la formidable imagination d'un homme (en l'occurrence de quatre, Quevedo, Guarnido, Ayroles et... Don Pablos). Comme toutes ses victimes, Don Pablos t'escroque ; mais, toi, le lecteur, contrairement à eux, tu en redemandes. Parce que "les Indes Fourbes", tu vas pouvoir le relire, et le relire, et le relire encore ; parce qu'au-delà des révélations, des surprises et de l'ode à la mystification, il y a les planches magnifiques de Guarnido et cet objet exceptionnel. C'est, vraiment, un très grand album de BD. Et c'est même un très grand livre tout court, tant certains thèmes abordés sont communs au XVIIème comme au XXIème siècles.
— Bon. Avec "Le Loup" de Rochette, ça fait deux BD incontournables cette année, c'est ça ?
— C'est ça. Il en arrive d'autres (et du costaud, on en recausera), mais Guarnido et Ayroles ont vraiment mis la barre très haut, là. Je conseille très vivement cette saine lecture.
Deuxième tome du diptyque sur Eusèbe, le si mignon lapin de De Cape et de Crocs, Si ce n’est toi… est une preuve supplémentaire que cette bande dessinée est une des meilleures du monde. Ouais, carrément!
Ceci posé, j’avoue que si je n’avais pas vu l’article de Laurent Kloetzer, j’aurais encore oublié de chroniquer cet album, que j’ai pourtant depuis avant Noël. La vieillesse est un naufrage.
Si j’avais quelques réserves sur la première partie, il fait la voir un peu comme une mise en bouche pour ce tome, qui entre très rapidement dans le vif du sujet, avec le frère éponyme.
Eh oui, nous allons enfin faire connaissance avec le dénommé Fulgence, le « très méchant » frangin du lapin, presque son jumeau maléfique. Sans vouloir révéler trop de choses, on ne va pas être déçu du voyage!
Entre le singe assassin de poètes, les brigands, l’ours saltimbanque, le montreur de marionnettes et les canards de la (basse-)cour, le casting est somptueux. Avec, toujours en creux, la présence du duo de la série originelle, et de quelques autres personnages.
On a également droit à quelques scènes d’anthologie, comme l’évasion de la Bastille, où le trait de Masbou fait une de fois de plus mouche et complémente à merveille le texte d’Ayroles.
Sans forcément aller jusqu’à suivre Laurent Kloetzer, qui n’hésite pas à ériger cette série en chef d’œuvre de la littérature, De Cape et de Crocs est un fabuleux hommage à la littérature française (beaucoup) et à la pop-culture (un peu). Mais c’est déjà un chef d’œuvre de la bande dessinée et c’est déjà pas mal.
Il est à craindre que cet album soit le dernier de la série, mais il faut bien que les séries se terminent un jour et, si c’est le cas, c’est une fin en apothéose, bouclant la boucle, que les auteurs nous offrent ici.