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Operation Barkhane
Après le décès de 13 soldats français en novembre dernier au Mali, la pertinence et la légitimité de l'intervention militaire française au Sahel ont été remises en question. Dépassé par les événements, Emmanuel Macron a voulu paraître reprendre la main en convoquant les chefs d’État membres du G5 Sahel à Pau. Cette façon arrogante de faire a suscité un tollé en Afrique.
Le conseiller national arrêté pour avoir denoncé l'assassinat d'un soldat tchadien par un soldat français est libre.
Le conseiller national Ahmat Bedei Toulomi, arrêté pour avoir dénoncé les bavures des éléments de la force française barkhane à été libéré hier. Il avait dénoncé l’assassinat d’un soldat tchadien par un soldat français. La dispute se declenchée debut septembre entre le militaire (medecin de Barkhane) qui devrait le traiter, s’en est suivi une bagarre au cours de laquelle (il dégaine son couteau…
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Après le Mali, le Burkina : avis de tempête pour la France au Sahel - Malicom - L'info sur le bout des doigts.
Actualités du Mali - Après le Mali, le Burkina : avis de tempête pour la France au Sahel
Après le Mali, le Burkina : avis de tempête pour la France au Sahel
Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, le 4 octobre 2022. Issouf Sanogo/AFP Après le Mali, le Burkina Faso est le deuxième coup de semonce pour Paris. Qu’à Ouagadougou un putschiste succède à un autre ne devrait pas être un problème pour les autorités françaises, qui ont toujours su s’accommoder des régimes militaires africains. Sauf que le second putsch s’est accompagné d’un message inquiétant pour Paris. Dès son premier discours, le nouvel homme fort du pays, le capitaine Ibrahima Traoré, a parlé de s’orienter vers « d’autres partenaires » capables d’aider efficacement le Burkina dans la lutte contre le terrorisme. Plus tard, il a accusé la France de soutenir et protéger son prédécesseur, le lieutenant-colonel Damiba. La tentative de contre-putsch du lieutenant-colonel Damiba a d’ailleurs été immédiatement attribuée à la France, suscitant une mobilisation violente de jeunes portant des drapeaux russes. De défaites en putschs Au Burkina Faso, le second putsch est une conséquence de l’inexorable dégradation de la situation sécuritaire. Plus les pays couverts par la mission Barkhane sont déstabilisés, plus la présence militaire française y est critiquée et délégitimée. Le Mali, le Burkina Faso et, dans une moindre mesure, le Niger s’enfoncent dans une conflictualité de plus en plus confuse où il n’y a pas deux forces en confrontation comme dans une guerre ou une guérilla classiques mais où une multitude d’acteurs s’affrontent (forces de sécurité, milices communautaires, groupes djihadistes, bandes armées, etc.) et où la frontière entre djihadisme, banditisme et luttes intercommunautaires pluriséculaires est particulièrement floue. [Près de 80 000 lecteurs font confiance à la newsletter de The Conversation pour mieux comprendre les grands enjeux du monde. Abonnez-vous aujourd’hui] Au Sahel, la criminalisation et l’ethnicisation du djihadisme sont des dynamiques fortement déstabilisatrices contre lesquelles l’intervention française, même en combinant action militaire et aide au développement, ne peut rien. Tandis que ce conflit multidimensionnel et régional s’exacerbe, les forces de sécurité nationales perdent du terrain et la population paie le prix fort. Les forces burkinabés ne contrôlent plus que 60 % du territoire national et les forces maliennes probablement moins de 50 %. Le nouveau chef de la junte du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, assiste aux funérailles de 27 soldats tués alors qu’ils escortaient un convoi de 207 véhicules à Gaskinde, lors d’une cérémonie au camp militaire du Général Sangoule Lamizana à Ouagadougou, le 8 octobre 2022. L’embuscade, revendiquée par Al-Qaida, a fait officiellement 37 morts, dont 27 soldats. Soixante-dix camionneurs sont toujours portés disparus, selon leur syndicat. Cette catastrophe est devenue un symbole de l’incapacité de l’État à sécuriser les campagnes reculées et à protéger les populations locales, dix ans après le début d’une sanglante insurrection djihadiste dans la région du Sahel. Cinq jours plus tard, le Burkina a connu son deuxième coup d’État en moins de neuf mois, le cinquième en deux ans. Issouf Sanogo/AFP Cet effondrement sécuritaire produit des putschs en cascade au Mali et au Burkina Faso qui n’emportent pas seulement les pouvoirs en place mais remettent aussi en question leur principal partenaire sécuritaire : la France. La France dans le viseur Au Sahel et plus généralement en Afrique francophone, la mission Barkhane est vue par l’opinion publique comme un stratagème de l’État français pour piller cette région du monde. En Afrique, les réseaux sociaux abondent d’accusations les plus farfelues sur ce que ferait réellement l’armée française au Sahel (exploitation minière, vol de bétail et même soutien aux djihadistes). En France, la majorité de la classe politique n’est pas encore prête à avouer que Barkhane est un échec et que la France s’est fourvoyée dans une guerre qu’elle ne peut pas gagner et dont elle ne sait pas comment sortir. Les autorités françaises pratiquent l’art de l’évitement et attribuent les manifestations de rejet et les décisions des autorités maliennes et burkinabés aux manipulations de Moscou. Mais si les campagnes russes de désinformation sont si efficaces, c’est qu’elles trouvent une caisse de résonance avec le ressentiment profond qu’éprouvent les régimes et populations du Sahel à l’égard de la politique française. Ouagadougou, 19 février 2022. Olympia De Maismont/AFP Malheureusement, face à l’exacerbation du conflit, ni Paris ni les pouvoirs africains n’ont l’honnêteté d’assumer leur échec. Les « partenaires » se rejettent donc ouvertement la responsabilité de l’échec – chacun ayant besoin d’un bouc émissaire. Comme la défiance a remplacé la confiance, la condition fondamentale du partenariat sécuritaire n’existe plus. La voie étroite À supposer qu’elle soit possible, la refondation des relations franco-africaines que le président Macron avait annoncée à l’université de Ouagadougou en novembre 2017 ne peut avoir d’effet qu’à long terme. De même, la nomination d’un ambassadeur pour la diplomatie publique en Afrique et l’intensification de l’activisme numérique de la diplomatie française ne changeront pas grand-chose à l’opinion publique africaine, voire la conforteront dans ses certitudes anti-françaises. Le rétablissement de la confiance sera de toute façon une tâche de longue, voire de très longue haleine. Si le gouvernement français veut tirer les leçons des erreurs passées et réussir le repositionnement de Barkhane sur le Niger et la défense des États côtiers, il faut s’interroger sur l’existence ou non des conditions du partenariat de sécurité : avons-nous encore des intérêts convergents ? Y a-t-il encore un minimum de confiance ? Évaluer sérieusement les forces de sécurité partenaires est aussi un impératif : quel est leur agenda ? Sont-elles cohésives ? Quel est leur degré de corruption et de fragmentation ? Cela éviterait sans doute de miser sur des armées qui sont travaillées par de graves problèmes structurels, sont le reflet d’un nationalisme aux abois et sont de plus en plus tentées par l’aventure putschiste. Enfin, occuper le terrain pour éviter l’arrivée de mercenaires russes ne saurait être l’unique justification de la présence militaire française car cela conduira à un enlisement de plus en plus impopulaire. theconversation.com,Thierry Vircoulon - Malicom - Actualités du Mali
Malicom - Portail d'information sur le Mali, l'Afrique et le monde : http://www.malicom.net/.
Contreparties des interventions de la force Barkhane : « Nous ne facturons rien, contrairement à certaines légendes urbaines », Luc Hallade, ambassadeur de France au Burkina Faso
Contreparties des interventions de la force Barkhane : « Nous ne facturons rien, contrairement à certaines légendes urbaines », Luc Hallade, ambassadeur de France au Burkina Faso
En marge de son engagement dans la lutte contre le terrorisme aux côtés des forces armées du Sahel, la France mène aussi le combat de l’opinion publique et répond aux accusations dont elle fait l’objet. Après son discours le 14 juillet dans lequel il a déploré les « fake news » propagé par des « idiots utiles » faisant le jeu consciemment ou non de forces extérieures désireuses de s’implanter…
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Mali : l’armée française quitte Ménaka
Mali : l’armée française quitte Ménaka
L’armée française a remis hier lundi 13 juin les clés de la base militaire de Ménaka (nord-est du Mali) aux Forces armées maliennes (FAMa). C’est l’avant-dernière étape du retrait total de la force Barkhane du Mali. La centaine de soldats français qui étaient présents dans cette base a rallié Gao, prochaine étape, et la dernière, du processus de retrait définitif des forces françaises du…
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Mali : Barkhane accusée d’espionnage, de subversion et d'intimidation
Mali : Barkhane accusée d’espionnage, de subversion et d’intimidation
Le désamour entre Barkhane et le Mali s’enrichit d’un nouvel épisode. Hier mardi, en fin de journée, dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur malien, le colonel Abdoulaye Maïga a accusé nommément la force française de « violation délibérée de l’espace aérien malien ». Le communiqué parle d’espionnage, de subversion et d’intimidation, brandissant en guise de preuve, « la présence illégale…
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La junte malienne accuse l'armée française d'"espionnage" et de "subversion"
La junte malienne accuse l’armée française d'”espionnage” et de “subversion”
Après la diffusion par la France d’images de drone montrant ce qu’elle affirme être des mercenaires russes en train d’enterrer des corps près de la base de Gossi, la junte malienne a accusé, mardi soir, l’armée française d'”espionnage” et de “subversion”. La junte militaire au pouvoir à Bamako a accusé mardi 26 avril l’armée française d'”espionnage” et de “subversion” après la diffusion par…
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