Éclaboussures 🤭 #4x4 #boues #retroviseur #naturephotography #nature #photography #photographie #photographer #photos #passion #aventure #eclaboussure https://www.instagram.com/p/CfgaizGLSZA/?igshid=NGJjMDIxMWI=

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france : Aux Bahamas, l’ouragan Dorian fait place aux boues noires info247
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L’île de Grand Bahama est confrontée à une pollution aux hydrocarbures, après le débordement de cuves appartenant au géant pétrolier norvégien Equinor.
Par Patricia Jolly Publié aujourd’hui à 11h43
Temps de Lecture 4 min.
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Autour du terminal d’Equinor, à South Riding Point, sur l’île de Grand Bahama, le 10 septembre. LEILA MACOR / AFP
L’odeur…
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Captain’ Mud
Situation
Mud Day Aix, 9 avril 2016 Départ 11h Peyrolle-en-Provence 13 km / 22 obstacles Tiède et quelques nuages
L'avant course
Pour la seconde année consécutive, on s'est retrouvé au Mud Day d'Aix avec la boite. Cette fois, c'était via l'asso OHC Olympique d'HighCo. Et cette fois, j'avais participé à l'organisation.
C'est Sabine qui a géré les inscriptions et toute l'avant course. Moi, j'ai aidé un peu par-ci, par-là. Mais Sabine ne participant à la course, il a fallu nommer un capitaine pour encadrer et s'occuper des dossards. Je me suis donc proposé pour l'être. J'avais envie de faire autre chose que suivre pour une fois.
Bon, le rôle de capitaine, c'est pas non plus exceptionnel. C'est pareil que le délégué de classe. Tu t'occupes d'aller voir les profs et distribuer les contrôles.
Physiquement parlant j'étais à peine sortie du marathon de Marseille. Mais j'étais en forme. J'avais une grosse envie surtout avec ce petit rôle supplémentaire.
Avant le jour J, on a fait trois séances d'entrainements OHC. On était pas nombreux, mais c'était bien sympa. Pour ma part, j'ai fait quelques séances sur les parcours habituels. Aucun repos après le marathon (ce qu'il ne faut pas faire) mais j'étais lancé et en forme.
Le jour J je suis allé en avance sur le rendez-vous pour les préparatifs éventuels. Je me suis garé sur le parking "VIP" grâce au macaron. Logiquement c'est pour ceux qui covoiturent, mais faut croire que ça marche si tu covoitures seul aussi. Arrivé sur le lieu de l'espace Commando je me suis fait connaitre comme capitaine de l'équipe d'HighCo. J'ai récupéré les dossards et les sacs de goodies et j'ai attendu les autres. C'était plutôt cool d'accueillir les gens à leur arrivée. Discuter avec eux, s'amuser et se préparer doucement. Il faisait pas trop chaud. Pas beaucoup de soleil. Il était encore caché par les nuages et un petit vent. On avait tous la veste ou quasi.
Plus les gens arrivaient, plus c'était sympa. Les connaissances débarquaient, les amis aussi. Je me sentais de plus en plus à l'aise et de plus en plus dans l'ambiance.
J'ai accueilli les photographes aussi qui allaient nous suivre pendant l'évènement. On a essayé de trouvé un plan de positionnement pour qu'ils soient le mieux placé pour voir le plus d'obstacle et les plus sympa.
On a fait deux belles photos d'équipe puis on est parti à l'échauffement.
L'équipe de choc
L'échauffement de ce genre de moment qui est plutôt très ludique et un aperçu de ce qui se fait parfois en cours collectifs. Quelques squats, quelques pompes, quelques sauts de gauche à droite et de droite à gauche, etc. ... On a fait un combat à deux, avec une personne sur le dos de l'autre. Et on devait foncer et passer à travers l'autre moitié de la foule. Et bien sûr pendant tout l'échauffement, tu cries, tu gueules (surtout moi) et tu réponds "LA BOUE, LA BOUE, LA BOUUUUUE" tout le temps.
Sur la ligne de départ, on a eu le droit aux consignes de sécurité et un petit moment de calme avant de tous partir !
Le parcours de 2016
La course
0. Le départ
Le départ c'est souvent la folie. T'es gonflé à bloc par les mecs de l'orga. Plus le nuage de fumée pour faire genre "C'est la guerre !". Tout le monde part à fond ou presque. C'est un joyeux bordel.
1. Pailleramide
Le premier obstacle est un obstacle plutôt ludique. trois bottes de pailles assemblées en pyramide à escalader. Les premières tu les fais en sautant parce que c'est fun et tu veux faire ton malin. Après c'est lourd. Parce que y'en a pas trois de pyramides mais une bonne douzaine. Donc à force c'est chiant. Du coup, tu les grimpes tranquillement.
2. Bain de boues
Après quelques centaines de mètres de course, on a atteint le second obstacle. Ouai, à ce moment-là t'es encore chaud pour courir. C'est le premier obstacle avec de la boue ! La même que l'année dernière. Faut passer sous une palissade immergé dans de l'eau boueusse. Donc obligé de mettre tête sous l'eau. Enfin, y'a moyen d'éviter mais c'est pas du jeu.
On a failli perdre une GoPro dans le bain de boue. Heureusement Mathieu l'a retrouvé. Perso, j'avais abandonné l'idée de la retrouver. Mais il est têtu parfois. Et souvent ça fonctionne.
3. Géante échelle
Ces échelles géantes n'étaient pas très compliquée à passer, pour moi. Bon faut pas avoir le vertige. Comme j'étais à l'aise sur cet obstacle, j'ai beaucoup aidé ceux qui avaient du mal. Y'en avait qu'une à passer en tout. Donc ce fût vite expédié. Surtout que ceux qui voulaient pas faire l'épreuve pouvaient passer à côté.
3,5. Aller-Retour
Entre les échelles et l'épreuve suivante, y'a eu environ 1.5 km de course. On était encore tous en forme et donc tout le monde courrait. De mon côté, je faisais des aller-retour afin d'être sûr que les groupes restent groupir (https://www.youtube.com/watch?v=I-OtCHUB_F8). Et je voulais être sûr, comme y'avait beaucoup de monde que personne ne reste seul.
4. L'énigme mystère
La quatrième épreuve n'était pas une épreuve physique. C'était la première épreuve intellectuelle. Et que les infos données ici seraient utiles pour une prochaine enigme. Mais voilà, c'est tout ce que je sais. Comme je vadrouillais dans tout les sens, je suis arrivé quand mon groupe avait eu les infos. Du coup, je suis passé sans avoir entendu la moindre info. Mais je comptais sur eux pour répondre aux prochaines.
4,5. Aqua & Cross pieds
Après ça on est revenu vers le lac en courant/marchant. Après avoir pris un petit bain dans le lac, enfin, perso j'ai juste couru dans l'eau. Mais y'avait des gens qui aime trop l'eau dans mon équipe. Ils ont pas pu s'empêcher de piquer une tête. Moi j'aurais bien suivi, mais je préferai éviter de me mouiller maintenant pour pas voir trop froid ensuite.
Après ça, on est retrouné vers le centre du Mud Day, là où y'a le plus de spectateurs. On est passé par un terrain avec pleins de bosses. J'ai pas pu m'empêcher de faire le bruit d'une moto cross et sauter d'une bosse à l'autre comme un cabri.
5. Échelle horizontale
Ensuite, y'a eu l'échelle horizontale. Cette année je comptais faire mieux que l'année précédente donc plus de ... trois barreaux. J'esperais fortement que l'année de muscu me servirait. J'étais assez serein et pressé de me lancer. J'y suis allé quand ce fût mon tour. Un barreau, puis deux, puis trois et ... quatre, cinq, etc. ... et puis j'ai enchainé.
Ma technique était peut-être particulière mais elle a fonctionnée. Déjà, je mettais les deux mains sur chaque barreau pour assurer le coup. C'est en essayant de faire une main par barreau que je m'étais manqué l'année dernière. Et je m'en souvenais bien. Mes jambes, elles, balançaient, un peu comme pour nager surplace mais dans l'air.
À l'arrivée, j'étais tellement content et fier d'avoir réussi que j'ai hurlé de joie !! C'était tellement le bonheur de réussir cette épreuve que j'avais complètement raté un an avant. J'était trop content. J'ai eu le droit à mon bracelet spécial. Certaines épreuves du parcours faisait partie de la catégorie "King of Mud". Il fallait en réussir trois sur quatre pour avoir une médaille spéciale. Du coup, j'avais eu la première, donc je me suis dit "Pourquoi pas ?! De toute façon faudra que j'essaye de faire les autres, ça donnera plus envie de les réussir !"
Tristan nous a rejoint en tant que spectateur-supporter-accompagnateur. Le pauvre nous a suivi en tenue de moto soit bottes, pantalons, veste et casque en main. Mais ça nous a fait un supporter et un reporteur. (Merci pour toutes les videos)
6. Cochon pendu
Ensuite y'a eu une épreuve assez particulière que j'ai nommé le "cochon pendu" de la technique que Julie a utilisé pour franchir cette épreuve. Mais son vrai nom c'était "Silly bars", les barres ridicules ou pour être rididule ?
En fait, il s'agissait de s'appuyer sur deux barres. Une au niveau des mains et une au niveau des pieds. Au début les barres étaient en haut et en bas. Mais plus on avancé, plus les barres s'inversaient. Du coup, les mains descendaient tandis que les pieds montaient. Rapidement tu te retrouves donc à l'horizontale avant d'avoir la tête en bas.
L'effort n'était pas réeelement difficile. Suffisait de pousser une peu sur les bras et les jambes. Mais il fallait tout de même être assez grand pour toucher les deux barres en même temps. D'où la technique du cochon pendu quand on y arrive pas.
Pendant que j'attendais mon tour, Tonton avait réussi à passer. Il était tellement content de ne pas être tombé qu'il s'est jeté dans le bassin en dessous des barres. Sauf qu'il y avait vingt centimètre de fond et pas un mètre comme il le pensait. Sur le coup, c'était ridicule et marrant. Mais en fait il s'est fait mal et ça c'était moins marrant.
Arrivé à mon tour, j'y suis allé sans crainte et j'ai vite rattrapé la personne devant moi. Du coup, pendant que j'attendais que la personne atteigne le bout, j'ai fait trois ou quatre pompes. J'étais plutôt à l'aise donc.
6,5 Premières pertes
On est reparti tous ensemble vers la suite. Mais après quelques mètres seulement, Tonton avait trop mal et avait des difficultés à courir. Il a fallu qu'on insiste un moment avec Mag et Julie pour qu'il arrête. C'était dur pour lui de s'imaginer abandonner après seulement six épreuves. Mais après quelques tentatives pour repartir et beaucoup de mots pour lui faire comprendre que c'était mieux d'arrêter pour pas aggraver la situation, il a fini par capituler quand Mag a décidé d'abandonner avec lui pour pas le laisser seul.
J'étais tellement dégouté pour lui que je me suis même pas moqué de sa connerie. Ni même plusieurs semaines après. Bon, maintenant je me permets :D.
Pendant ce temps l'autre partie du groupe avait avancé. Et on a dû cavaler un peu avec Julie pour les rattraper.
7. Énigme énigmatique
Mais on est tombé sur une autre énigme, lié à la première. Comme j'avais était un mauvais élève, j'ai pu passer que grâce à mes amis qui m'ont soufflé la réponse. Je me souvient même pas de quoi il s'agissait tellement, j'ai répété bêtement.
7.5 Carrière, sa mère
Après une pause au ravito, on a continué notre chemin. On a erré dans la carrière. Y'avait rien. Du gravier à gauche. Du gravier à droite. En haut ! En bas. C'tte carrière-là !
8. OOOooohhhh OOOooOOOOhhh OOOOOhhhhOOOOhh
C'était l'épreuve dite "Tarzan style" (d'où le cri comme titre https://en.wikipedia.org/wiki/Tarzan_yell).
Comme c'était une épreuve "King of Mud", j'ai tenté de la faire sérieusement. Mais c'était trop compliqué pour moi. Il fallait attrapé des cordes et avancé de corde en cordes pour franchir l'obstacle. Malgré les noeuds c'était pas facile. Il fallait, en plus de forcer dans les bras, essayer d'attraper les cordes qui n'étaient pas très proches. Bref, c'était compliqué et je me suis bien merdé. Tant pis pour la médaille spéciale. Même si il restait encore deux épreuves à tenter.
C'était donc la première épreuve que je ratais et aussi la première où je n'ai pas pu éviter l'eau. Donc le début des "Brrrr, j'ai froid, putain".
9. Filet de colline
Après ça, on est monté sur la colline. Enfin le tas de terre de trente mètre de haut environ. (J'en sais rien en vrai, je dis peut-être une énorme connerie mais ça donne une idée). C'était juste un filet de corde posé sur le flanc de la colline. Les cordes n'étaient même pas vraiment nécessaire. A quatre pattes sur les pieds, ça se fait facilement. En vrai, j'aime bien ce genre d'épreuve plutôt simple et fun, sans eau froide ni risque de se faire mal.
10. Échelles italiques
En haut, il fallait passer les échelles obliques. Comme l'année dernière, mais pas au même endroit. J'ai plutôt bien réussi cette épreuve bien que ça reste compliqué de se retourner arrivé en haut de l'échelle. Vu que t'es à l'envers un peu. Et l'année précédente, j'en avais réussi qu'une sur deux. La seconde j'avais coupé sous le dernier barreau. Cette année, j'ai bien réussi les deux. C'était cool.
10,5. Clac de fin
Après on est descendu à pieds de la colline via une chemin. On a trotiné un peu pour se réchauffer. Et là, au milieu de la descente, Cédric qui se claque le mollet. Au début, on a pensé à une crampe, donc on a essayé de lui étirer le mollet comme on le fait sur un terrain de sport. Mais non, ça bougeait pas et il avait vraiment mal. Vu sa tête et ses cris ça pouvait pas être une crampe. Mais le niveau au-dessus. Claquage donc.
J'ai cavalé ma race pour remonter la pente pour aller chercher des secours. J'avoue que j'ai un peu kiffé ce moment parce que j'ai pu courir à mon rythme, même plus et j'en avais envie depuis le début. Je me suis pas porté volontaire pour rien. Pour ça et aussi parce que c'était mon rôle de capitaine !
En haut, je savais que y'avait des bénévoles avec un talkie. De là haut, je pouvais voir mon équipe autour de Cédric. J'arrivais même à voir son énorme mollet contracté comme jamais. Après avoir expliqué le problème, la bénévole est descendue avec moi.
Elle a appelé un transport pour pouvoir le ramener. Il pouvait pas se lever et encore moins marcher. On a voulu attendre avec lui le quad de secours. Mais il nous a fait le
Lui: Non, laissez-moi. Je vais vous ralentir. Moi: Ok, ciao
C'était pas méchant hein. Mais fallait être pragmatique et avancer. Et puis, y'avait la bénévole avec lui et le quad n'allait pas tarder à arriver.
11. Poutre de Pirlinpinpin
En bas, nous attendais l'épreuve des poutres. Des poutres en bois, large de dix centimètres, installée au dessus d'un bac d'eau boueuse. C'était pas si facile que ça. Les poutres n'étaient pas stable du tout et bougeaient pas mal. Ouai, ça veut dire pareil, et alors ?
Mon tour venu, j'y suis allé sereinement. J'étais concentré et quelque part, je pensais que mes chaussures à orteil me donnait un avantage. Prudemment, j'avancais. Doucement, je progressais. Tranquillement, je suis arrivé au bout. J'ai exalté de joie quand j'ai touché la terre ferme. J'ai levé les bras au ciel.
Puis j'ai entendu un
Eh Tonton, on t'as tenu la poutre ah
qui venait d'un gros costaud qui était en train de serrer dans ses bras la poutre pour la stabiliser. J'avais pas vu qu'il avait fait ça. Ce qui est normal vu que c'était dans mon dos. Du coup, ça m'a calmé direct. J'étais moins content du coup. J'ai quand même pu récupérer le bracelet du "King of Mud". J'en étais à deux sur trois. Il restait une autre épreuve.
Puis ce fut au tour de Julie. Elle se débrouillait plutôt bien. Elle était presque au bout. Mais tout d'un coup !! Le gars d'à côté qui était en train de perdre l'équilibre à sauté sur sa poutre pour prendre appuie et bondir sur la fin. Mais du coup, il a fait tellement bougé la planche que Julie n'a pas pu, et c'était impossible, garder l'équilibre et est tombée. C'était vraiment dommage pour elle. Mais le type, il a tellement bien joué le coup. C'était magnifique comme réflexe et comme technique.
11,5. Crampe par-ci
Comme si Tonton et Cédric c'était pas assez. Alan a commencé à avoir des crampes aux mollets. Heureusement après quelques secondes de pauses et d'étirements il pouvait reprendre.
12. Barbaba barbabelés
Un peu plus loin, on a a dû ramper sous des barbelets. C'était pas vraiment dur ni dangereux vu que les barbelets étaient assez haut. Mais ça niqué les genoux avec les cailloux.
J'y suis allé bien après les autre. D'une pour les filmer et d'autres parce que j'attendais Alan qui s'étiré et pour pas le laisser derrière.
12,5. Crampe par-là
Le pauvre Alan avait de plus en plus souvent des crampes. Plus on avancait, plus il s'arrêtait souvent. C'était dur physiquement pour lui vu qu'il avait bien mal. Et nous, ça nous ralentissait.
13. Lapalissades
L'épreuve suivante c'était les palissades. On avait déjà fait ça l'année dernière mais pas au même endroit. Certains sont passé à côté, dont Alan qui pouvait à peine marcher donc sauter c'était compliqué.
Jenny est passée en première avec la technique de la courte échelle et de la chaise de Morgan. Morgan qui avait imaginé un plan tactique de fou et tout.
Ensuite, c'est P.BIS qui est passé. Et là, grand moment. Déjà, il a pris trois cent mètre d'élan. Il a couru d'une manière un peu ridicule et il a sauté trop tôt et pas assez haut. Il a attrapé le haut mais il pouvait pas se hisser. Morgan l'a aidé en lui poussant les fesses. Moi je rigolais trop. Mais j'ai rejoint pour aider rapidement. Au moment du saut de P.BIS, Morgan a simulé le bruit d'un choc contre le mur de bois.
POOOM !!
Genre comme si P.BIS c'était complètement manqué. C'était trop beau. J'en rigole encore. Et d'ailleurs c'est le seul moment que j'ai récupéré le lendemain pour en faire un extrait vidéo.
Je suis passé juste après. J'ai pris un pas d'élan, fait un bond, attrapé le haut du mur. Puis je me suis hissé et je suis passé. Je n'ai pas eu besoin d'aide et j'en était plutôt fier. Morgan a coôté n'avait plus de force pour se hisser seul. Du coup, P.BIS a refait le tour pour l'aider.
La seconde fut plus simple pour PBIS. Même si on l'a aidé. Moi comme pour la première, c'est passé, pas simplement, mais c'est passé. Le demi-tour en haut est toujours un peu délicat à gérer. Morgan n'a pas réussi seul non plus. Plus les bras pour.
13,5. Crampe de fin
Juste derrière, Alan s'est encore arrêté. Après avoir insisté fortement, il a fini par abandonner et donner son dossard à la Mud Friend (la bénévole).
On a pu continuer sans lui. Quelque part rassurer qu'il arrête et ne force plus. Mais j'étais quand même dég. C'était le troisième abandon de l'équipe. On a eu aucune blessure l'année dernière et là, trois !
14. M'a gravier
Un peu plus loin, on a fait l'épreuve la plus inutile. Remplir des sauts de gravier, faire une boucle de deux cent mètre. Et revenir pour vider le saut pour que les suivant refassent pareil. Mais ça m'a pas empeché de faire mon malin et de remplir le saut à fond.
C'est vers là que Greg nous a rejoint et à dû faire comme Tristan. Oui, Tristan était encore là avec nous. Il faisait son propre Mud Day, enfin plutôt "Anti Mud" Day tant il devait trouver des chemins pour éviter la boue.
15. Monts de merdes
Les montagnes de boues sont arrivées ensuites. C'est un peu l'épreuve phare du Mud Day. De la boue bien liquide en bas, des monts de terre à escalader et beaucoup d'entraide. Quand tu passes cette épreuve tu finis marron de la tête aux pieds. On l'avait déjà fait l'année précédente, donc pas de surprise. Et on a pu prévenir les nouveaux.
Y'avait beaucoup de monde sur le premier mont. Je l'ai passé pour pas me fatiguer et m'énerver pour rien. Et puis y'en a sept en tout, donc bon. Les autres sont passés par le côté facile, mais ils l'ont faites. On a essayé de faire les autres. Certaines totalement, d'autres en passant sur le côté car c'était moins glissant et moins haut.
Cette épreuve est l'une des plus interessante car elle colle parfaitement à l'esprit Mud Day. Mais y'a tellement de monde. Elle est rendue difficile à cause de la boue liquide qui monte un peu sur le premier mètre des collines. Du coup c'est hyper glissant. Je pense que les premiers concurrents doivent bien s'amuser à grimper ça. Ça glisse moins et y'a moins de monde.
Au final, on a dû faire 4 monts sur 7. On a ainsi pu s'amuser, galérer un peu. Mais on a coupé suffisament pour pas que ça nous gave complètement.
Avant / Après
16. Tube
Après ça, on a eu l'obstacle des tubes. Ce sont des gros tubes dans lesquel tu rentres allongé, voir à quatre pates et le but c'est de les traverser. C'est plutôt cool à faire, même si tu tombes dans de l'eau boueuse liquide à la fin.
17. Pente accordée
Plus loin, on a dû grimper une pente avec des cordes. Alors là, je sais pas trop comment, mais j'ai déchiré ! J'ai pris la corde, je me suis penché en arrière et j'ai tendu les jambes. Et j'ai marché. Et en deux-deux je suis arrivé au sommet. Le plus compliqué en fait c'est de franchir le sommet et passer de l'autre côté sans se viander. Mais tant qu'il faut grimer avec la corde, pas de problème.
18. Grimpe à la corde
Après quelques longues minutes de marche-course, on est arrivé à la dernière épreuve comptant pour le "King of Mud". Elle n'était pas vraiment obligatoire tant l'obstacle était posé au milieu de nulle part. D'ailleurs nombreux sont ceux qui n'ont pas essayé. Et d'ailleurs c'est plutôt bien comme ça. Si t'as pas envie, tu te sens pas, tu le fais pas. T'es pas obligé de finir trempé ou de te forcer.
Pour ma part, j'ai tenté. J'était à deux sur trois pour le challenge. C'était la quatrième et dernière. Ma dernière chance aussi. J'ai sauté, j'ai attrapé la corde le plus haut possible. J'ai tenté de pincer la corde avec mes pieds. Mais j'avais trop de boues. Je glissait beaucoup trop. Et j'avais du mal à forcer sur mes bras pour me hisser. J'ai donc vite lâcher prise et abandonné. J'ai essayé et j'ai raté. Avec le recul, je me dis que j'aurais dû enrouler la corde autour de mes pieds. Mais j'y ai pas pensé sur le coup. C'était pas comme si je montais à la corde une fois par quart de siècle.
19. Ça fait tâche
Après plus de 3h de galère, on commencait à voir la fin. Il restait plus que quatre épreuve. En fait, l'épreuve qu'on a fait ensuite c'était le bassin de boue. Un bac de boue. Mais pas n'importe laquelle. Celle qui est légèrement gluante. Celle dans laquelle tu te sens un peu plus léger, literralement. Et surtout celle qui tâche bien et reste bien sur les vêtements et la peau. Mais ça reste marrant quand même.
C'est à peu près vers là que Nico nous a rejoint, lui aussi pour nous accompagner de loin. Sauf qu'il était en béquille. Ce con est venu dans la galère en béquille !! Mais c'était super sympa d'être venu. Mais c'était con. Mais sympa. Mais con. Mais sympa. ...
20. Tous à l'eau
Allez, plus que trois épreuves. On se mouille encore deux fois. Cette fois dans la rivière qu'il faut traverser à la nage en remontant à contre courant. Bon c'est pas un gros courant non plus. Et puis cette édition ils ont mis deux cordes pour baliser le chemin et qu'on puisse s'accrocher. Et cette année, pas le droit de sauter. Du coup, je me suis laissé glisser et mon pied a atterri sur un rocher dans l'eau et je me suis légèrement tordu la cheville. Une fois sortie on a pas trainé. On avait froid donc on a attendu tout le monde et on a tracé.
20,5. Le retour
C'est à ce moment-là que Alan nous a rejoint. Ce con avait gratté pour récupérer son dossard et nous avait rejoint en marchant. Même si j'étais un peu énervé qu'il revienne et prenne le risque de se faire mal, j'étais content de le revoir. Il allait pouvoir finir le Mud Day, avec nous !
21. Bac à glaçon
Voilà, on arrive dans la dernière ligne droite. L'avant dernière épreuve. Le bain de glace. Celui qui te fait bien sentir que t'as froid. Autant l'année dernière j'avais eu très froid avant et bizarrement moins après. Autant là, j'avais eu un peu moins froid avant et plus après. La relativité surement. Bref, on est entré dans le bassin. Le bac à glaçon, c'est litterallement un bac à eau boueuse avec des gros blocs de glace. Et il faut y entrer entièrement pour passer la tête dans l'eau sous une planche. Et quand tu te les gèles depuis deux heures, c'est pas agréable. T'as juste envie d'une chose finir et sortir de là. Enfin, je dis ça, mais j'ai aidé deux ou trois camarades à en sortir avant de faire de même. Ce qui veut dire que je suis resté volontairement plus longtemps ! Ouai, des fois je me demande si je suis pas complètement fada.
22. Chocs électriques
Enfin ! La voilà, la dernière épreuve. Le truc électrique. Cette fois, on l'a passé ensemble bras dessus, bras dessous. Et là, on a pris trois décharges. La première elle te fait mal, mais tu l'attendais avec crainte. La seconde fût plus forte et on a bien crié nos mères. La troisième ... je pensais avoir fini. Je pensais être sortie de la zone. Mais comme on se tenait encore, y'en a un qui touchait encore les fils. Et là, on a pris une décharge de fou. J'ai cru sentir que mon coeur bougeait. Il a failli sortir de ma poitrine. Le choc était tellement violent, j'en ai encore peur !
La prochaine fois, c'est chacun sa mère. Pas envie de perdre un coeur. C'est embêtant quand ça arrive.
L'après course
On était soulagé d'avoir fini. On a quand même mis encore quatre bonnes heures pour faire le parcours. On est pas les plus rapide. Mais on a pris notre temps et quelque part, au fond, bien au fond, on a kiffé. Et puis on est resté solidaire tout le long. Enfin, sauf avec les blessés, hihi.
On a récupéré nos médailles. Malheureusement, j'ai pas pu avoir celle du "King of Mud". Mais c'était pas trop grave. J'ai quand même fait un gros câlin à la dame qui distributait les médailles. Déjà pour la remercier mais aussi pour me réchauffer un peu. J'avais tellement froid.
On a pris notre bière aussi ! Oh oui, cette bière d'après course !! D'après Mud Day. Elle est si bonne.
On est rentré au camp. On était bien sûr les derniers. Certains étaient déjà rentré chez eux.
On a retrouvé Tonton, Mag et Cédric et on a pu prendre des nouvelles des blessés.
J'ai pris ma douche. Je savais que j'allais souffrir encore du froid et de l'eau. Mais je savais aussi qu'il fallait que je mette des vêtements propres et secs.
Après ça, j'ai mangé. Et comme y'avait des absents, y'avait des tickets repas en plus. Et comme j'étais en charge, c'est moi qui les avait. J'ai donc proposé à ceux qui en voulait. Même Tristan et Greg ont eu le droit à leur part. Et même qu'on a pu en reprendre. Bon c'était une box de pâte en sauces. Rien de super. Mais ça passe bien après les épreuves.
En partant, chaque membre de la grosse équipe de la boite est venu me dire au revoir. J'étais vraiment leur référent. Et c'était assez bizarre alors que d'habitude je suis plutôt suiveur, là, j'avais été le leader.
Le parcours de cette édition était un peu plus fun. La première baignade obligatoire était bien plus tard sur le parcours. Du coup, on a eu un peu moins froid.
[VIDEO]
Mais on s'est, quand même, gelé. Et pourtant il faisait relativement beau. Un peu couvert mais il faisait chaud. Mais comme l'année dernière, enchainé les épreuves avec de l'eau et aucun moyen de te sècher ensuite c'est dur. Tu gardes tes vêtements trempés pendant très longtemps.
Conclusion
Cette année encore ce fût une excellente expérience.
On s'est régalé. C'était super de faire ces épreuves physiques (et intellectuelles, sic). C'était super d'être en compagnie de gens que t'appréciais déjà ou que t'as appris à connaitre.
Et puis cette année, j'étais le capitaine. J'avais un rôle particulier. Rôle que j'ai kiffé et que je pense avoir pas trop mal tenu.
Refaire le Mud Day une seconde fois, c'était cool. J'ai pu voir des progrès. Et même si on a encore mis plus de quatre heure, on était content. On y a mis ce qui compte vraiment. La solidarité, l'entraide et l'esprit d'équipe. J'aurais certainement fait moins de temps avec d'autres personnes ou en n'attendant pas les gens. Mais c'est pas comme ça que je vois le Mud Day et pas comme ça que je voulais le vivre. Encore moins en tant que capitaine. Mais peut-être qu'un jour, je le ferai pour le sport, pour la compète.
Je savais déjà que je n'allais pas le refaire l'année prochaine. Déjà parce que l'asso n'aurait pas le budget et qu'on a était beaucoup déçu par les gens (en général) qui se sont inscrit et on voulu arrêter dans les derniers jours. Et puis, je me suis inscrit pour le marathon de Paris deux jours après. Et ça tombe le même week-end chaque année.
Merci
Merci à tous ceux qui sont venu participer à cette journée de fou. Merci à ceux qui se sont entraider, qui ont aidé les gens mêmes ceux qui ne connaissait pas. Merci à ceux qui nous ont suivi. Merci à ceux qui nous ont souvenu. Merci à tous.
Signé: Le Capitaine 8-)
Respiration retenue
Douce sensation de confort quand des boues résiduelles, après avoir été soulevées par une vague d'indignation interne, ont pu être évacuées. J'expérimente ainsi presque malgré moi les bienfaits d'un processus émétique que je n'avais pas su mettre en cours en restant pacifique. Ce qui m'empêchait de respirer n'était pourtant aucun conflit actuel, mais les miasmes incorporés d'une lutte ancienne aux rumeurs de capitulation.