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yo Algeria in the 1970s was pretty cool?? any books???
Lettre ouverte aux islamo-campatibles : que savez-vous des desseins génocidaires de l'islam ?
Lettre ouverte aux islamo-campatibles : que savez-vous des desseins génocidaires de l’islam ?
Les musulmans croient que le monde finira par se soumettre à la volonté d’Allah et qu’aucune force ne pourra s’y opposer et n’est capable de les vaincre dans leur projet hégémonique.
A les entendre la main mise de l’islam sur le monde entier est irréversible et inéluctable. Personne n’y échappera et l’islam sera la loi pour toute l’humanité.
Comme si l’humanité était peuplée de marionnettes et…
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Eastern Mediterranean & Middle East News Headlines as of January 14th
Egypt
Egypt Muslim authority slams new Charlie Hebdo Mohammed cartoon
Egypt’s state sponsored Islamic authority on Tuesday denounced as a provocation the planned publication of another cartoon of the Prophet Mohammed in the new issue of French magazine Charlie Hebdo.
“This action is an unjustified provocation against the feelings of 1.5 billion Muslims,” the Dar al-Ifta said in a statement.
J…
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محمد بوضياف
Arafat était présent aux frunerailles de Boudiaf. Où est le peuple ?
Et butin de guerre ou pas [poke Kateb Yacine], ce n’est pas le français mais l’arabe littéraire qui est langue du présentateur télé quand est annoncée sa mort.
Dans un reportage qui retrace son parcours, on aperçoit Boumedienne, reconnaissable entre tous. Symbole émacié d’une armée toute puissante, la constante de l’histoire algérienne post-révolutionnaire.
J’ai aussi appris que les émeutes de 1988 ont fait 159 morts, officiellement. Le maître, la France, a été dépassé.
Le piège kabyle
Suite aux évènements récents, on a observé des comportements anti-algériens de la part de certains…
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Algérie - Ben Bella et la mise en place du nouvel État bourgeois indépendant
[extrait du CLT 29 du 16 décembre 1988]
Il ne faudrait pas croire que l’État algérien indépendant a été mis en place dès le dégagement officiel de l’impérialisme français, avec la proclamation de l’indépendance, le 5 juillet 1962. Non ! L’acte de naissance du régime de Ben Bella fut la victoire militaire, en septembre seulement, après deux mois d’une guerre qui a fait probablement plusieurs milliers de morts, d’un clan formé par l’armée de Boumedienne et les amis politiques de Ben Bella contre un autre clan formé de personnalités de l’ancien gouvernement provisoire alliées aux chefs militaires de quelques Wilayas de l’intérieur. Et c’est cette armée de Boumedienne, l’armée dite des frontières, construite en Tunisie et au Maroc, loin des zones d’embuscades ; une armée de métier, déjà, qui était et allait rester le fondement du nouvel État. D’emblée, après avoir réduit le plus gros des oppositions armées intérieures, Ben Bella mit en place des structures étatiques dictatoriales. Les premières élections au suffrage universel de l’Algérie indépendante, pour l’Assemblée constituante, sont l’occasion du premier simulacre de démocratie. Les chefs du FLN ont préfabriqué une liste que les électeurs n’ont plus qu’à plébisciter. C’est le régime du parti unique, l’interdiction de toutes les formations politiques qui ne sont pas le FLN ou ses appendices. C’est d’abord le parti de Messali Hadj qui est proscrit. Il est vrai que c’était pure formalité puisqu’il avait été physiquement liquidé pendant la guerre. C’est ensuite le parti communiste qui reste interdit. Le bureau politique du parti communiste a eu beau flatter le régime en le félicitant d’avoir choisi « la voie non-capitaliste », « une politique anti-impérialiste », Ben Bella ne veut pas le légaliser, lui conservant quelques places ou postes, qu’il gardera à la sauvette, entre autres à la direction du quotidien Alger Républicain ; mais le Parti Communiste Algérien sera sous haute surveillance. Tous les courants ou personnalités un tant soit peu oppositionnels, les chefs historiques comme Boudiaf ou Aït Ahmed qui avaient fondé avec Ben Bella le FLN en 1954, et qui, pour le premier, créa le Parti de la Révolution Socialiste dès 1962, et pour le second le Front des Forces Socialistes dans l’année 1963, tous deux ont été rapidement persécutés, et Boudiaf a même été emprisonné. Ces hommes n’avaient pas une politique bien différente de celle de Ben Bella ; il s’agissait au mieux de nuances, au pire de jalousies de cliques, mais le nouveau régime n’était pas prêt à tolérer le moindre écart. L’ambition du régime était d’encadrer les masses, de les encadrer encore et des les encadrer toujours. Le FLN avait prévu des cadres organisationnels pour cela : les Union Nationale des Etudiants Algériens (UNEA), Union Générale des Travailleurs Algériens (UGTA), Union Nationale des Femmes Algériennes (UNFA) ou autre Union Nationale des Paysans Algériens (UNPA) créée un peu plus tard. Mais bien que les masses n’y soient pas, bien que ces prétendues « unions » aient été des créations de l’appareil d’État, généralement vides, le régime avait encore des problèmes avec, et même s’il n’en avait pas vraiment, il craignait d’en avoir ! Dans les premières années d’installation du nouvel État et d’un nouvel ordre, dans ces premières années de substitution du carcan national bourgeois au carcan colonial, Ben Bella n’arrête pas de sermonner, moraliser, menacer, puis de réprimer, voire d’exclure aussi des prétendues organisations de masse. Les démêlés sont permanents avec les étudiants. Avec les travailleurs et l’UGTA, aussi. L’UGTA n’était pas un syndicat ouvrier. C’était un appendice du FLN créé d’en haut en 1956 pour faire pièce à la structure syndicale rivale, de Messali Hadj. Mais comme le Parti Communiste rallie le FLN, ses militants rallient l’UGTA et contribuent à la cristallisation d’une tendance qui n’est pas systématiquement hostile à la politique du FLN, loin de là, mais peut refléter certaines aspirations de la classe ouvrière. En 1962, au plus fort de la guerre entre les clans militaires qui se disputent le pouvoir, l’UGTA rassemble 20 000 personnes à Alger où sont dénoncés ceux qui parlent au nom du peuple, mais veulent ignorer ce qu’il pense et ce qu’il dit... « Travailleurs algériens » , déclare le secrétaire des cheminots, « sachez que vous êtes la force la plus importante de ce pays » . Le régime de Ben Bella décide de considérer ce rassemblement comme une déclaration de guerre, et le bureau récalcitrant de l’UGTA fut destitué au congrès de 1963 quand 2 000 chômeurs mobilisés par le FLN firent irruption dans la salle pour imposer l’élection d’une autre direction, d’une « bonne direction », selon Ben Bella, c’est-à-dire d’une équipe moins « ouvriériste » et « moins revendicative à l’occidentale », toujours selon les propres termes de Ben Bella. Le régime craint par dessus tout que la classe ouvrière prenne le moindre pouce d’autonomie, et c’est pourquoi il casse, à la même époque, la Fédération de France du FLN (la classe ouvrière algérienne était alors plus nombreuse en France qu’en Algérie), en élimine les dirigeants qui ne lui sont pas tout dévoués, et fabrique la toute nouvelle Amicale des Algériens en France, qui fera office de police politique algérienne en France jusqu’à aujourd’hui (où elle est devenue l’Amicale des Algériens en Europe). C’est encore dans cette période Ben Bella - que beaucoup ont présentée comme la plus démocratique - que les dirigeants du FLN ont imprimé à la société des caractères réactionnaires, ou n’ont pas cherché à la libérer de ceux qu’elle avait. Le nouveau régime a décreté l’Islam religion d’État, la langue arabe, langue nationale exclusive, et il a soigneusement évité de lever le voile sur la situation des femmes, maintenues pour la plupart dans un état de sujétion féodale. Evidemment, les nouveaux dirigeants prétextèrent que le peuple, les « fellahs et les petits cireurs de chaussures » que Ben Bella aimait tellement évoquer, ne comprendraient pas qu’on bouleverse leurs prétendues traditions. Voire. Le peuple aurait probablement compris que l’État le laisse libre et ne lui impose pas une façon de voir ; il aurait probablement compris qu’on puisse vivre autrement. Et c’est tellement évident qu’au grand dam des dirigeants algériens, les fellahs ne cessèrent au fil des ans de quitter leurs douars d’origine, par centaines de milliers, pour partir vers les villes d’Algérie ou d’Europe. Petite anecdote : lorsque Chadli, plus tard, lancera le grand slogan en faveur de sa politique « Pour une vie meilleure », certains ajoutèrent avec humour : « pour une vie ailleurs »... La population pauvre d’Algérie n’était pas si arriérée, si chauvine ou religieuse que les dirigeants du FLN voulaient le faire croire. La Fédération de France du FLN avait d’ailleurs prôné un État laïc, mais c’est aux Oulémas (mouvement religieux qui a rejoint le FLN en 1955) que Ben Bella (lui-même islamiste, il est vrai) a donné satisfaction. Parce que tous les nationalistes sont les mêmes : il faut toujours de l’opium pour le peuple ! Pour émousser sa conscience de classe. Mais pourtant, bien des dirigeants du FLN, ex-étudiants qui avaient fait leurs études en Europe, ne prêchaient pas pour leur paroisse. Eux avaient souvent voyagé et tenaient à continuer ; eux avaient une culture cosmopolite, étaient parfaitement bilingues ; eux avaient fréquenté des femmes non voilées, leurs compagnes généralement. La bassesse de Ben Bella et d’autres a été de vouloir maintenir délibérément le peuple, sans d’ailleurs lui demander son avis là-dessus davantage que sur le reste, dans un carcan de moeurs et de préjugés nationalistes et religieux qu’ils savaient pertinemment dépassés. Les formules rétrogrades en vogue à l’époque, les credo du genre « L’Islam, ma religion ; l’Arabe, ma langue ; l’Algérie, ma patrie », et l’obscurantisme qu’ils exprimaient, relevaient bien de l’opium nationaliste et totalitaire distillé d’en haut. La prétendue « République algérienne démocratique et populaire » fut donc déclarée islamique aussi. Le président de la République était tenu d’être musulman, de jurer sur le Coran (comme le président américain jure sur la Bible). Dès les premières années de l’indépendance, le Ramadan a été érigé en fête nationale. La police était mobilisée pour vider les bars et les restaurants aux heures interdites, ou pour empêcher les propriétaires d’ouvrir boutique. Cela dit, c’est peut-être parce que les dirigeants du FLN ont trop forcé sur les versets du Coran comme parole d’Evangile officielle que la population pauvre ne semble pas avoir, jusqu’à présent, mordu aux prêches des quelques courants intégristes. Mais si Ben Bella, pour revenir à lui, imposait le carcan de la dictature, des moeurs et de la religion à la population pauvre, il pratiquait le laissez-faire, laissez-circuler pour les biens et les capitaux bourgeois, nationaux ou étrangers. L’Algérie, qui était une colonie de peuplement, a vu en 1962 près de 80 % (environ 800 000 à 900 000) des pieds-noirs, les Français d’Algérie, quitter le pays en l’espace de quelques mois. Et laisser brutalement la place. Les attentats de l’OAS (l’organisation d’extrême-droite pro-Algérie française menant une politique de la terre brûlée) ont laissé des dégâts énormes, une multitude de biens saccagés. Les pieds-noirs sont partis avec leurs capitaux et ceux qui en avaient beaucoup les ont même expédiés avant. Mais ils ont laissé sur place une quantité de biens matériels, et une place sociale vacante. Les premiers mois et les premières années après l’indépendance sont marqués par une razzia terrible sur ces biens vacants. C’est la curée sur les appartements et leur mobilier, sur les voitures, sur les entreprises petites ou moyennes. Mais il ne faut pas confondre. Rien à voir avec une quelconque appropriation populaire des biens des bourgeois et petits bourgeois français. Ceux qui s’installent dans la place, ceux qui chaussent les pantoufles sont ceux qui en avaient déjà la pointure et les mentalités. Les débrouillards ou les compétents, c’est-à-dire les petits malins, les déjà qualifiés dans les affaires. C’est une couche bourgeoise algérienne, foncière, commerçante, artisanale ou industrielle et d’ex-fonctionnaires de l’ex-appareil administratif colonial, qui avait jusque-là été frustrée de sa véritable place sociale par l’omniprésence de la colonie des pieds-noirs, qui participe à la curée. Comme par exemple ce commerçant qui raconte : « A 18 ans, j’étais détaillant à Alger, et en 1956, grossiste de tissus et confection a Vialar, puis àAlger. J’avais conservé mon commerce (...) Jusqu’en 1955, les importateurs israélites nous empêchaient de nous adresser directement en France, on ne faisait que le demi-gros. C’est la révolution qui nous a permis qu’on nous fasse une place » ... On ne saurait être plus clair. La révolution, dit cet homme, c’est le fait que la bourgeoisie algérienne a enfin une vraie place. Jusque là, elle ne faisait que du demi-gros ? Désormais, elle peut faire du gros. Qui expliquerait mieux ? Parce qu’en effet, si le million de pieds-noirs n’avaient pas laissé une grande place au soleil aux classes bourgeoises et petite-bourgeoises algériennes, ces dernières existaient néanmoins. Il y avait à l’époque une bourgeoisie foncière évaluée à 50 000 personnes ; et une petite bourgeoisie évaluée à 250 000 personnes. Dans les rangs de cette petite bourgeoisie algérienne, qui s’est mise à faire du gros, il y avait aussi, quand il restait quelque chose ou des places à prendre, les soldats démobilisés, parfois d’origine paysanne. Et de méchantes langues racontent qu’il y avait davantage d’anciens combattants qu’il n’y avait eu de combattants. Tous ces gens-là, auxquels on peut aussi rajouter des ouvriers professionnels et qualifiés, revenus de l’immigration en France ou salariés jusque-là sur place, chez un pied-noir dont certains ont repris l’affaire, ont enfin trouvé leur place de bourgeois dans l’Algérie indépendante, à 10 % vacante. Les mêmes ou d’autres, leurs frères si ce n’est eux, ont aussi trouvé place dans les structures de l’appareil d’État, dans l’administration, laissées elles aussi vacantes. Et tout d’un coup, avec le départ de ceux qui occupaient généralement les échelons les plus élevés dans l’échelle sociale, c’est un appel d’air vers le haut qui s’est produit pour la petite bourgeoisie algérienne. Et les premières années de l’indépendance ont vu s’affirmer une bourgeoisie algérienne plus sûre d’elle-même, plus confiante dans son avenir et ses affaires, une classe sociale qui avait d’ailleurs été la clientèle, la base sympathisante ou cotisante, sinon combattante, du FLN. Les premiers temps de l’indépendance la placent sur ses marques. On a vu qu’elle avait récupéré des pieds-noirs un petit capital productif. Mais là n’était pas l’essentiel. Elle allait aussi et surtout récupérer une main d’oeuvre disponible recrutée parmi ces deux millions de paysans et plus que l’armée française pendant la guerre avait arrachés à leurs villages, déplacés et concentrés dans des camps de regroupement, loin du contact possible avec le FLN et qui, à la fin de la guerre, préféraient aller trouver du travail dans les villes, d’Algérie ou de France. Il faudrait parler aussi de ce que le régime a appelé l’autogestion, de ces secteurs dits socialistes de l’agriculture et de l’industrie. De ces grands domaines ou petites entreprises, laissés vacants, et nationalisés que l’État a directement pris en charge, généralement parce que lui seul avait les capitaux pour le faire. Les décrets sur l’autogestion de mars 1963, ont probablement suscité quelques illusions parmi les petits bourgeois nationalistes de gauche. Ici ou là, il y a eu des mouvements spontanés pour une occupation et une gestion collective. Peut-être. Mais les difficultés à faire marcher les affaires avec un minimum de rentabilité capitaliste ont vite cassé l’enthousiasme. Les préoccupations bureaucratiques d’occuper une petite place l’ont emporté ; et on a même vu des dépeçages de fermes ou d’entreprises destinées à l’autogestion, entre membres de Wilayas eux-mêmes, dépêchés pourtant sur les lieux pour que personne ne s’en empare ! En 1962, Ben Bella était sans doute un des leaders les plus populaires du FLN. Emprisonné en France pendant la guerre d’indépendance, il avait participé aux grandes grèves de la faim des prisonniers FLN qui réclamaient le régime politique dans les prisons françaises. Il avait toujours développé des idées populistes et islamistes, et avait quelques amis gauchistes ou marxisants. Pour ces raisons-là, il avait dans ces milieux un certain capital de confiance à dilapider. Boumedienne le savait et c’est probablement pourquoi, avec son armée, il avait porté Ben Bella au pouvoir à l’été 1962. Pour que Ben Bella s’use à la tâche en restaurant l’État dans toute sa force et ses fonctions : en créant les polices parallèles et la Sécurité militaire ; en interdisant tous les partis et en étouffant toutes les voix d’opposition ; en cassant l’UGTA et, au début de l’année 1965, quand une vague de grèves éclata, en se faisant menaçant à l’égard des grévistes et de syndicalistes de base de l’UGTA qui les avaient soutenus contre l’appareil. Ben Bella avait peut-être perdu là ce qu’il lui restait de crédit auprès du peuple travailleur et de la petite bureaucratie de gauche. C’est apparemment ce que Boumedienne a pensé et ce qui l’a décidé à déloger Ben Bella, par un coup de force militaire, pour se mettre directement à la place. Boumedienne s’est défendu d’avoir fait un putsch militaire. C’était un simple « réajustement politique », a-t-il dit. En effet. C’était la simple consécration de l’État fort, de la dictature militaire dont Ben Bella n’était que la paravent civil.