Albert AYLER
"Nuits de la Fondation Maeght"
(2LP. Shandar. 197? / rec. 1970) [US]
live images from Merzbow Derek.
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Albert AYLER
"Nuits de la Fondation Maeght"
(2LP. Shandar. 197? / rec. 1970) [US]
live images from Merzbow Derek.
POST-POST-SCRIPTUM 1105
BAROQUE JAZZ TRIO, BJT, Souffle Continu Records
Mélangeant baroque, jazz libertaire et musiques du monde, l'unique opus du Baroque Jazz Trio (en fait les 3/5 du Bach Modern Quintet) est un objet sonore difficilement étiquetable et pas franchement typique du psychédélisme associé à la première moitié des années 1970. Car si la fusion des musiques indiennes (entre autres) et du jazz (mais aussi de la pop) était alors en vogue, rarement ces univers ont été tous ensemble associés à la musique baroque. On aura beau citer Jacques Loussier reprenant Bach, on sera très loin du compte, tant ici tous les décloisonnements sont tentés et en tous sens, avec une audace dont témoigne au premier chef une utilisation singulière et sidérante du clavecin, instrument inattendu en pareil contexte bien que justifié par le concept "baroque" sous-jacent. Certes les spécialistes du jazz ne manqueront pas de citer Johnny Guarnieri dans le Gramercy Five d'Artie Shaw, Martial Solal reprenant "Four Brothers" en 1965, voire Lalo Schifrin dans son hommage au Marquis de Sade… Sauf que non, aucune de ces références ne fait l'affaire, fades qu'elles paraissent en comparaison des folies auxquelles se livre Georges Rabol, probablement plus proche d'un Call Cobbs chez Albert Ayler, ou, mieux, d'une Odile Bailleux dans cet autre remarquable ensemble français qu'est Armonicord, que de qui que ce soit d'autre.
À ses côtés, la rythmique n'est d'ailleurs pas en reste non plus : Jean-Charles Capon, deux ans plus tard auteur du magnifique L'Univers-solitude pour le même label, virevolte en virtuose du violoncelle, tandis que Philippe Combelle, très bon batteur peu entendu en contrées aussi novatrices, se lance aux percussions dans des métissages osés. À noter aussi, la présence du flûtiste Michel Roques sur un morceau, lui aussi signataire d'un album pour Saravah, le splendide Chorus.
En France et sur un terrain voisin aussi dépaysant, que l'on songe ou pas à Moravagine, Confluence ou Synchro Rhythmic Eclectic Language, rares ont été ceux qui, comme le Baroque Jazz Trio, ont su brouiller les repères à ce point, surtout en ajoutant une exotique bouffée d'air frais héritée du Troisième Courant.
Ce disque, comme celui de Brigitte Fontaine avec l'Art Ensemble of Chicago, intronise Pierre Barouh producteur pionnier de l'atomisation des frontières stylistiques.
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Mixing Baroque, free-jazz and world music, the unique album of the Baroque Jazz Trio (which is in fact 3/5 of the Bach Modern Quintet) is a difficult-to-label sound object which is far from being typical of the psychedelic sounds associated with the early 1970s. Because, although fusion with Indian music (amongst others) and jazz (but also pop) was popular at the time, rarely had all this been mixed together with Baroque music. Even mentioning Jacques Loussier adapting Bach does not come close, as here, all barriers are broken down, with an audacity which begins with the highly original and extraordinary use of the harpsichord, an instrument which it is unusual to hear in such a context, even though indicated by the ‘baroque’ in the title. Of course jazz specialists will mention Johnny Guarnieri in the Gramercy Five with Artie Shaw, Martial Solal playing "Four Brothers" in 1965, or Lalo Schifrin in his homage to the Marquis de Sade… But no, none of these references really makes sense, as they pale in comparison to the wild adventures of Georges Rabol, probably closer to Call Cobbs with Albert Ayler, or, better still, Odile Bailleux in another remarkable French group, Armonicord, than anyone else.
With Georges, the rhythm section is no less outstanding,: Jean-Charles Capon, who, two years later would record the magnificent L'Univers-solitude on the same label, is a flying cello virtuoso, while Philippe Combelle, a great drummer rarely heard in such experimental circumstances, plays daringly mixed percussion. Also noteworthy is the presence of flutist, Michel Roques on one track, who was also behind a Saravah album, the splendid Chorus.
In France, whether or not groups like Moravagine, Confluence or Synchro Rhythmic Eclectic Language, working in similarly unusual areas, are taken into account, it is rare to find a group which, like the Baroque Jazz Trio, have been able to so blur the boundaries, especially by adding an exotic breath of fresh air inherited from the Third Stream.
This record, alongside the album by Brigitte Fontaine with the Art Ensemble of Chicago made Pierre Barouh stand out as a pioneering producer and destroyer of stylistic frontiers.
Albert Ayler: Revelations. The Complete ORTF Fondation Maeght Recordings (Elemental Music, 2022) Por Pachi Tapiz [Grabación de jazz]
Albert Ayler: Revelations. The Complete ORTF Fondation Maeght Recordings (Elemental Music, 2022) Por Pachi Tapiz [Grabación de jazz]
Introducción Albert Ayler: Revelations. The Complete ORTF Fondation Maeght Recordings (Elemental Music, 2022) Con motivo del Record Store Day el sello Elemental Music pone en circulación Revelations. The Complete ORTF Fondation Maeght Recordings de Albert Ayler, en formato de quíntuple LP y cuádruple CD, que recoge al completo las grabaciones en directo de Albert Ayler en los conciertos de la…
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Personnel:
Albert Ayler – recitation, tenor saxophone, vocals, whistling
Garnett Brown – trombone
Call Cobbs – electric harpsichord, harp, organ, piano
Burt Collins – trumpet
Bill Folwell – bass, electric bass
Buddy Lucas – bass, baritone saxophone
Rose Marie McCoy – vocals
Joe Newman – trumpet
Seldon Powell – flute, tenor sax
Bernard "Pretty" Purdie – drums
Soul Singers – vocals
Albert Ayler - New Grass
POST-SCRIPTUM 27
I SAW THE ALBERT AYLER MOVIE PRODUCED BY MAEGHT FOUNDATION IN 1970
Mary Maria et Albert Ayler croisent le fer, soit l’un des passages les plus émouvants du film de Jean-Michel Meurice, l’une au soprano, l’autre au ténor, avec Call Cobbs, Steve Tintweiss et Allen Blairman qui viellent au grain : ÉNORME en film, on a l’impression de vivre le concert, vraiment. On connaissait surtout les photos de Jacques Robert, là c’est encore plus criant !
POST-SCRIPTUM 23
I SAW THE ALBERT AYLER MOVIE PRODUCED BY MAEGHT FOUNDATION IN 1970
Allen Blairman à la batterie, dans ses œuvres, collé à Call Cobbs. Images provenant bien sûr, et encore, du film de Jean-Michel Meurice. C’est-à-dire d’un des concerts du quintette au cours de l’été 1970 à La Fondation Maeght, mais pas le même, cette fois, que celui dont sont extraits les précédents photogrammes ici même mis en ligne dans un précédent post (22 mars).
Désolé pour la plus ou moins bonne qualité de ces clichés pris d’un appareil franchement low-tech, sans lui avoir même laissé le temps d’une quelconque mise au point (il fallait faire vite), ce qui leur confère toutefois un côté bootleg en accord avec la chose (cette New Thing).
POST-SCRIPTUM 19
I SAW THE ALBERT AYLER MOVIE PRODUCED BY MAEGHT FOUNDATION IN 1970
Tel une armée de tambours extatiques en transe, Allen Blairman dans ses œuvres, aux côtés d'Albert Ayler, juste devant le piano de Call Cobbs, au cours des Nuits de la Fondation Maeght, été 1970 : sur les trois dernières photos extraites du film de Jean-Michel Meurice, il montre littéralement les dents !
Suivant les concerts à la Fondation (deux en soirée, un durant l’après-midi), Allen Blairman n’est pas habillé dans la même façon : on peut ainsi le voir le costard également.
Et dire que Kenny Dorham, par ailleurs trompettiste émérite chez Blue Note, dans les colonnes du mensuel de jazz américain Downbeat, présentait Ayler et les siens comme une fanfare de l'Armée du Salut sous LSD ! Bonnet d'âne ou goudron & plumes pour tant de pertinence ? Quoique… L'Armée du Salut sous LSD, ça fait presque envie !
POST-SCRIPTUM 7
I SAW THE ALBERT AYLER MOVIE PRODUCED BY MAEGHT FOUNDATION IN 1970
Call Cobbs au piano (dans le film de Jean-Michel Meurice tourné au cours des Nuits de la Fondation Maeght, Call Cobbs n’est pas toujours présent : il y a un concert avec lui et un sans lui, Albert Ayler étant d’ailleurs habillé différemment selon le concert, en fait deux des trois donnés à la Fondation).
Steve Tintweiss à la contrebasse.
Et certainement l’un des plus beaux films de concert de free (images inédites à ce jour hors projection à la Fondation : possibilité de projections privées toutefois). Seules images live au monde (rien n’existe sur YouTube à ma connaissance, pas plus que dans les archives de L’INA).