Après la fin du monde (jour 1)
Les talons dans le vide, accrochée au courant,
Une proie serre la chasse
Qui l'emporte au néant.
Halali d'un monde, égout d'un soir.
Tout est aval, le début dévore l'infini,
Tout se ravale, ses contours la dépasse ;
Remontée par le temps son image s'enfuit,
Dans un trou de mémoire.
Et le reste lisse ricoche sur la fin.
Sombre inerte la masse,
L'idée vivante se dilue et rejoint
Le flot des moires, hanté, diluvien.














