8:49 pm : Chez Marcel - Janvier MMXVIII.
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8:49 pm : Chez Marcel - Janvier MMXVIII.
(© Sous Ecstasy)
nicolas_vial_
"Quand j’étais enfant, mon père avait lancé cette revue bimestrielle. Je m’aperçois aujourd’hui qu’il avait fait bosser René Gruau...😻 Sa signature est rognée à droite dans la coupe...🙀 J’avais gardé ce numéro car j’aimais bien le graphisme... J’ai rencontré beaucoup de décorateurs avec mon paternel car il m’amenait souvent à ses rendez-vous. Il était éditeur entre Dourdan et Paris. Nous, on vivait à la campagne et le jeudi j’allais avec lui à Paname au 112 rue d’Assas où il recevait ses auteurs. Il y avait un grand salon où nous, enfants, nous n’avions pas le droit d’aller. Ensuite c’était un rituel, il m’amenait déjeuner chez Marcel rue Stanislas, resto qui n’a pas changé... Ce cérémonial a commencé quand j’avais 4 ans et s’est arrêté quand je suis entré en 6eme. Souvent je pense à cette phrase de Rilke : « L’enfance est un destin »... J’ai peut-être rencontré René Gruau mais j’étais trop petit pour m’en souvenir..."
Google Translate:
'When I was a child, my father launched this bimonthly magazine. I realize today that he had René Gruau work for him...😻 His signature is cropped on the right in the cut...🙀 I kept this issue because I liked the graphics... I met a lot of decorators with my father because he often took me to his meetings. He was a publisher between Dourdan and Paris. We lived in the countryside and on Thursdays I went with him to Paname to 112 rue d'Assas where he received his authors. There was a large salon where we, children, were not allowed to go. Then it was a ritual, he took me to lunch at Marcel's on rue Stanislas, a restaurant that has not changed... This ceremony began when I was 4 years old and stopped when I entered 6th grade. I often think of this sentence from Rilke: "Childhood is a destiny"... I may have met René Gruau but I was too young to remember...'
Chez Marcel, 7 rue Stanislas, Paris (from https://www.gillespudlowski.com/351775/restaurants/paris-6e-sacre-marcel):
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CHEZ MARCEL Restaurant, le livre de Pierre Cheucle
Il y des livres plaisants, et d’autres réjouissants. Le livre « Chez Marcel » appartient à la seconde catégorie. Pierre Cheucle, le propriétaire de ce bistrot du 6ème arrondissement, a eu la bonne idée de réunir dans un même livre, l’histoire des lieux, du quartier mais aussi d’une cuisine, d’un mode de vie, et de quelques recettes savoureuses.
C’est en 1956 que le prénom « Marcel » s’inscrit sur la devanture du 7 rue Stanislas dans le quartier de Montparnasse à Paris. Marcel Laplace y installe dix-sept tables, soit 34 couverts, et comme dans tout bon bistro de l’époque, c’est son épouse, Renée, qui se charge de la cuisine. Une cuisine ménagère, sincère et généreuse, souvent d’inspiration lyonnaise (quenelle de brochet, coq au vin, etc.), arrosée de vins du beaujolais – son père est vigneron à Juliénas – qui assurera le succès des lieux.
Pierre, le nouveau Marcel
Même si le fondateur n’aura passé que deux ans dans les lieux, son prénom restera gravé sur l’auvent de la façade. Depuis l’arrivée de Pierre Cheucle, rien n’à changé, ou presque. Ce jeune cuisinier, en s’installant « Chez Marcel », a su conserver l’âme de la maison, la clientèle d’habitués, la cuisine « lyonnaise », sans oublier toutefois d’insuffler quelques plats plus « contemporains », écrits au quotidien sur le tableau noir présent en salle.
L’accueil et le produit
Tous sont unanimes, ce qui personnifie « Chez Marcel », c’est l’accueil. L’esprit de la maison, c’est le patron. Depuis 2013, Pierre Cheucle a conquit clients fidèles et nouveaux venus par sa gentillesse, son sourire, sa bonne humeur et sa profonde sympathie. Pour la déco, rien n’a changé. Le papier peint date de 1964, l’accumulation d’objets se poursuit, les apéritifs trônent fièrement derrière le bar, et la cuisine est toujours animée par Éric Zbyrad, le chef déjà présent auprès de l’ancien propriétaire. Dans l’assiette, on suit toujours la même ligne : fraicheur et qualité du produit, cuisiné simplement afin d’être parfaitement valoriser.
L’histoire
Avec son livre paru aux éditions Albin Michel, Pierre Cheucle dépasse la géographie du sixième arrondissement, pour explorer l’univers du bistro tout entier. Le mot, à proprement parler, ses origines, sa définition, l’histoire de la maison – bien entendu – mais aussi celle des produits, et des producteurs. En plus des quelques recettes qui signent l’âme culinaire de la rue Stanislas, Patricia de Gorostarzu, photographe, nous entraine dans des « Road-tripes » à la rencontre d’artisans-producteurs engagés, dont les produits fleurissent sur la carte.
Un chouette livre
Ce livre est un véritable enchantement. Il raconte certes une histoire mais va beaucoup plus loin. C’est un trésor d’informations sur le « bistro », le quartier de Montparnasse, l’histoire des bouillons et des mères lyonnaises – dont l’emprunte reste forte dans le milieu. Et c’est aussi celle des produits, et des recettes immuables figurant sur la carte. Le jambon, les champignons, le poireau, la praline rose, le coq au vin, le millefeuille, la cervelle de Canut, etc. L’auteur, certainement en clin d’œil, choisit de conclure par quelques pages « apéritives », mettant un point d’honneur à rappeler l’existence de ses boissons emblématiques ; celles d’un temps où les festivités ne pouvaient commencer sans un verre prompt à éveiller l’estomac.
CHEZ MARCEL, Restaurant, par Pierre Cheucle – Éditions Albin Michel – 35 €
Marcel Coupama, de A à Z
« Chez Marcel », derrière la porte en fer...
Avril 1991. Minuit. La voiture s’engouffre dans la ruelle Chinois déserte. Habituée du macadam casse-cassé des lieux, elle se faufile entre les nids de poule malgré l’absence d’éclairage et trouve sa place face au plus célèbre établissement de Saint-Denis et de La Réunion : « Chez Marcel ». La lourde porte en fer est cadenassée comme d’habitude par une impressionnante chaîne. Il suffira de cogner à la porte pour que les yeux bleus de Marcel me laissent entrer. Ce soir-là, la porte s’entrebâillera une dernière fois... pour ne plus jamais s’ouvrir.
http://www.7lameslamer.net/chez-marcel-derriere-la-porte-en-1107.html