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24-26: Chido dressing fancy, Stansi in a different outfit, and Craig as Dr. Brett Venom!
Apoco Syilveon no está bien bonito? Por eso le dedicamos un dibujo bien elaborado junto a valeria.🙌
Isn't Sylveon cute enough? That's why we dedicated a well-crafted drawing to him along with Valeria. 🙌
'Mayotte “dévastée” et “traumatisée” par le cyclone Chido" 📰
Courrier International
Gif Giphy
Mayotte
Un tiers de la population est sans papiers. Seule la moitié des habitants est française (ayant droit aux aides). Les statistiques concernent les habitations cadastrales (très minoritaires), et on sent le déni colonial partout dans les analyses journalistiques.
À Mayotte, on est dans les affres les plus extrêmes de la République. Une population blanche et assimilée, privilégiée de fait, utilise au quotidien l’avantage d’une population sous-payée qui vit sous les radars et au rabais, du fait de logements informels, de salaires au noir et d’une volonté de se faire oublier.
Ces populations échappent donc à toute règle, qu’elle soit sanitaire ou locative. Les propriétaires des parcelles indiquaient certainement qu’elles étaient squattées, mais les logeurs et les loyers existent partout ! Les propriétaires fonciers touchaient-ils une part des loyers (vu la densité de masures au mètre carré, la somme globale doit être conséquente) ? On ne le saura pas in fine, mais cet argent partait forcément quelque part… On peut imaginer, en revanche, la collusion tacite des autorités et les corruptions administratives et policières qui permettent à ces situations de perdurer. On les constate jusqu’en métropole, c’est dire...
Les revendications de ces travailleurs n’ont jamais abouti qu’à des sanctions pénales, des expulsions préfectorales, qui ne peuvent aboutir vu les relations avec les Comores. En revanche, les cercles mafieux, les marchands de rêve et les proxénètes, eux, échappent à toute mise au pas. Mais pas les soi-disant "meneurs politiques" des émeutes revendicatrices et donc démocratiques. Ces derniers se retrouvent déportés et neutralisés d’une manière ou d’une autre.
Et c’est là que la vase de la politique postcoloniale resurgit sous la fine pellicule de ciment tout frais. On retrouve du Bob Denard, des juntes mafieuses islamistes, des retournements d’ennemis et des sabordages d’anciens alliés. Cela ressemble à d’autres situations coloniales, mais celle-ci est tardive (1975) et tellement éloignée. Et elle concerne un président encore connu : Giscard.
Comme en Kanaky ou à Mururoa, le lointain révèle nos parts les plus sombres et les salauds les plus aventuriers de nos gouvernements. Il faut bien comprendre toutes les opérations secrètes des années 1975-1980, et celles qui vont suivre, pour estimer les soi-disant "indépendances" des pays et territoires sous l’emprise française.
Cela se traduit dans l’imaginaire et la création par la vague des romans d’espionnage des années 1980, notamment la série SAS. Gérard de Villiers avait ses entrées chez les salauds opérationnels. "Mais pas que" ! En reprenant une enseigne de transport aérien (au départ), puis sa concurrente Air France, en mélangeant les symboles du luxe petit bourgeois (Cognac Gaston Delagrange VSOP, Seiko Quartz pour SAS) et les attributs aristocratiques, il magnifiait un sexe de droite (souvent tarifé ou conditionnel, pornographique, éjaculateur précoce, violent, souvent abusif ou torturant).
Ces récits vantent les espions, barbouzes, agents secrets et leurs gadgets électroniques, mécaniques, connectiques, leurs poisons et leurs armes. Tout cela nous ramène à l’actualité explosive et à la tech meurtrière, qui a toujours la préférence de nos dirigeants. (Les années 1980, c’est le gadget partout et la poudre de perlimpinpin dans le nez ou dans les veines, pour mémoire.)
La France reproduit dangereusement ses dérives postcoloniales et ses dénis d’ingérence et de manipulation. Une transparence sur les actions passées, un enseignement des pratiques réelles et des faits permettraient de ne pas projeter toute une population métropolitaine dans des fantasmes républicains d’une France réifiée.
Non, De Gaulle n’était pas un "émancipateur" des peuples colonisés par leurs indépendances, et surtout pas par leur assimilation citoyenne. Il visait "l’intérêt supérieur de la nation", qui se confondait depuis l’avènement de la République avec celui des grandes compagnies marchandes coloniales.
Non, Giscard ne souhaitait pas l’accès des peuples colonisés à une revendication "majoritaire" en leur sein, quelle qu’elle fût. Les gouvernements successifs ont toujours privilégié l’accès aux ressources, la mainmise économique et les intérêts particuliers, ceci par des opérations secrètes, des manœuvres politiciennes et économiques. Ce sont des faits qui méritent l’éclairage pour une compréhension des situations catastrophiques qui s’enchaînent et de l’incurie des services de l’État aux confins de ses territoires.
On rappelle que ces services sont en mesure d’affréter à prix d’or un jet dans l’heure pour acheminer un tout nouveau Premier ministre vers ses obligations cumulatives d’élu, d’où il se permettra d’allouer une somme dérisoire, mais prélevée sur les fonds publics, à l’aide humanitaire pour Mayotte.
!!!!Situation en Mayotte!!!!
Copetón