Le truc de l'extrême droite, c'est les enfants. C'est vraiment l'alpha et l'oméga du prétexte. "des migrants ? Mais les enfants !" "des lgbt ? Mais les enfants ! "" de la mixité ? Mais les enfants ! ""des idées progressives ? Mais les enfants."
Mais du coup quand tu gardes un prédateur pedo sur ton canal principal d'extrême droite, tout à coup, ta ligne de défense a tendance à gravement ce casser la gueule ? Et si on y ajoute un père violent condamné ? Dis moi que les enfants n'étaient qu'un prétexte sans me dire qu'en vrai tu en a rien à foutre.
Chronique d’un temps qui a tant de mal à passer – Novembre 2025/02
Cela fait des semaines – pour ne pas dire des mois – que j’ai placé Pascal Praud en observation. De chroniqueur/animateur un brin chahuteur et parfois gueulard, il a tranquillement glissé vers le statut de présentateur comédien aux colères prévisibles et à l’indignation téléphonée. Une mutation qui doit tout à certains sujets évoqués, et sur lesquels son parti-pris (donc son aveuglement volontaire) est tellement ahurissant, que l’intérêt de ses interventions disparait à la vitesse de la neige éditoriale exposée au soleil des compromis.
Il s’est pourtant fait un nom sur le vaste chantier du politiquement incorrect qu’il a activement contribué à élargir. Grâce lui soit rendue à ce sujet, car ils ne furent pas si nombreux à essuyer ces plâtres du jour où, il y a quelques années maintenant, Vincent Bolloré prît le parti de se démarquer de concurrents puissants et hauts perchés. Son idée ? Déployer la stratégie du petit David-CNews contre les jumeaux Goliath, à savoir LCI et BFM. Alors que les deux bonimenteurs servaient la soupe 24/7 à un système qui les faisait à la fois exister et vivre, l’ogre breton eut l’idée de se démarquer en ouvrant micros et caméras aux interventions de chroniqueurs bannis par ce même système. Sans être d’une folle originalité, cette stratégie aura au moins eu la vertu de parfaitement fonctionner, la chaîne CNews se plaçant aujourd’hui, en audience, devant ses concurrents sur le créneau de l’info continue.
Pourtant, concernant la qualité rédactionnelle des journaux diffusés au fil de la journée, CNews et ses poursuivants semblent utiliser les mêmes prompteurs estampillés système, dûment calibrés par la bien-pensance et ses organes d’influence, AFP en tête.
C’est donc bien au chapitre des “débats” orchestrés en plateau que la différence s’est faite, même si sur des sujets comme la crise du Covid ou la guerre en Ukraine, le consensus s’est toujours formé autour des narratifs officiels. Toutefois, certains champs de discussion furent ouverts à l’iconoclastie d’intervenants auxquels Praud sût parfaitement tendre le micro. C’est à partir de ce moment particulier que CNews vit sa courbe d’audience foncer au firmament.
Ce fut surtout la preuve, dûment mesurée, que les téléspectateurs français attendaient que quelqu’un ouvrît enfin les fenêtres afin de laisser entrer un peu d’air frais dans des studios confinés où le conformisme carriériste le disputait à la putasserie sondagière. Pascal Praud fut la figure de proue de cette aventure, recrutant avec un certain talent une majorité de chroniqueurs plutôt marqués à droite, sans jamais négliger la présence nécessaire d’un ou deux faire-valoir de gauche, tout ce petit monde jouant du canon à qui mieux-mieux.
Le temps passant, et puisque toute machine devient efficiente après une longue mise au point, le plateau de Pascal Praud se dota d’intervenants principalement recrutés dans les milieux médiatiques et judiciaires, ce choix révélant la substance même du principal sujet traité : l’insécurité. Pas loin derrière, Praud se fit une spécialité de la dénonciation systématique de l’incurie de l’État francobèse et du cauchemar bureaucratique bruxellois. Seule la promotion inconditionnelle d’Israël et de tout ce qui approche le monde juif a pu – occasionnellement d’abord, systématiquement aujourd’hui – prendre le dessus sur ces thèmes.
C’est ici, hélas, que Praud se fourvoie. Il se raconte que c’est Serge Nedjar, directeur général de CNews comme son nom l’indique, qui a extrait Praud de sa cabine de commentateur footballistique pour l’amener jusqu'à “L’Heure des Pros”. Cette mutation, qui a propulsé la carrière du journaliste nantais vers des sommets d’audience et de salaire, semble aujourd’hui rimer avec indignation. Une indignation permanente et systématique, dès que l’actualité implique un individu de confession juive, une partie de la communauté, les Juifs en général, les Israéliens en particulier ou, carrément, l’État d’Israël. Praud, journaliste plutôt honnête dans sa présentation des faits, cherchant presque toujours à produire des commentaires équilibrés, se perd alors dans une sorte de bavardage effréné, prenant fait et cause pour tout ce qui touche aux enfants d’Israël – sans aucune raison d’ordre ethnique ou religieuse, a priori.
Il va de soi que chacun reste absolument libre de ses préférences, et autant de les exprimer en toute occasion, et même sans la moindre nuance. Voilà qui est entendu. Mais que ces crues surviennent à l’antenne d’une chaine d’information, c’est un peu plus gênant, et ce d’autant que ce n’est pas le style habituel du bonhomme, rappelons-le. L’affreux épisode des massacres du 7 octobre 2023 est devenu, chez Pascal Praud, une sorte de nouvelle Shoah, un totem incontournable, l’alpha et l’omega de toutes les crises du Moyen-Orient depuis 1948. Tout ce qui n’est pas Juif en Palestine est prié de se passer de tout, à savoir de son histoire, de ses droits élémentaires, de sa dignité et, accessoirement, de sa vie. L'épisode du nettoyage de Gaza au principal détriment de la population civile en est un exemple terrible. Ici comme ailleurs, on verse dans un noir ou blanc odieux, sordide, bête et méchant. L’invasion du sud Liban ? C’est le Hezbollah, c’est justifié ! L’installation sur le Golan syrien, c’est pour la sécurité ! Les vols de terre en Cisjordanie, c’est le cours de l’Histoire ! Cette inflation pro-israélienne qui tend à justifier les actes d’un Netanyahou mollement tancé est devenue choquante. Et quand vient l’agression contre l’Iran… alors là ! La première victime de ces excès répétés, c’est bien sûr le bonhomme, mais aussi son plateau et toute l’émission, à vrai dire. Qu’un Goldnadel ou qu’une Lévy en mettent huit couches, ça se conçoit. Mais que Praud se perde en tirades effrénées et en jérémiades permanentes, quel dommage.
Car je le répète : le bougre connait bien son affaire, il a de l’esprit, une belle plume et il sait faire rire à peu près n’importe qui sur à peu près tout. Devra-t-on le classer (quelle horreur) parmi les chrétiens sionistes américains qui bêlent “Israël !” en tout point du Congrès, de la Maison Blanche et du Pentagone ? Personnellement, je m’y refuse… mais quelle faute professionnelle Pascal Praud commet là, lui qui incarnait jusqu’alors un certain courage éditorial et revendiquait une étonnante indépendance d’esprit. Gageons que celui qui fut dans ses jeunes années un apprenti comédien comprenne rapidement qu’il se perd sur ces sujets et qu’ainsi, c’est peut-être une certaine décrue d’audience qu’il a amorcée.
Le gendarme de l’audiovisuel a dévoilé le 18 juillet la nouvelle manière dont il prendra en compte le respect du « pluralisme des courants d
"Vers un bouleversement, mais à petits pas. L’Arcom, l’autorité de régulation de l’audiovisuel, a rendu publique le 18 juillet sa délibération concernant le respect du « pluralisme des courants de pensée et d’opinion ». Désormais, au lieu de contrôler seulement le temps de parole des responsables politiques à la radio et à la télé, afin de s’assurer que les divers courants politiques y ont droit à la parole de manière équitable, le gendarme de l’audiovisuel prendra en compte l’ensemble des participant·es aux programmes.
Objectif : lutter contre l’installation sur les antennes d’un déséquilibre « manifeste et durable » dérogeant aux principes du pluralisme politique, au sens large. Mais sans renouveler fondamentalement la manière dont l’Arcom opère. [...]
« Une évolution importante », qui était attendue depuis le 13 février dernier, date à laquelle le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative, a demandé à l’Arcom de mieux veiller au respect du pluralisme par les médias qu’il contrôle en général, et par CNews en particulier.
Saisi par Reporters sans frontières (RSF) en 2021, qui lui demandait de mettre en demeure la chaîne d’information de Vincent Bolloré pour manquement à ses obligations relatives à l’honnêteté, à l’indépendance et au pluralisme de l’information, le gendarme de l’audiovisuel avait refusé. Début 2023, Roch-Olivier Maistre [président de l'ARCOM] avait même assuré que « CNews respecte strictement le pluralisme politique ».
Le Conseil d’État, pas franchement du même avis, avait donné raison sur presque toute la ligne à RSF, estimant pour la première fois que le respect du pluralisme devait tenir compte de « l’ensemble des participants aux programmes diffusés, y compris les chroniqueurs, animateurs et invités ». À charge pour l’Arcom de trouver, dans les six mois suivant la décision, le moyen de s’assurer du contrôle de cette obligation renforcée. [...]
Roch-Olivier Maistre et ses troupes traqueront désormais, a-t-il indiqué, le « déséquilibre évident ou, pour employer une expression à la mode, systémique, structurel, qui saute aux yeux ». Pour retenir leur attention, il faudra que ce déséquilibre soit aussi durable : il sera scruté sur une durée de trois mois pour les chaînes et radios classiques, et sur un mois pour les chaînes d’info en continu.
Pour se faire son avis, le régulateur s’appuiera sur « un faisceau d’indices » : la diversité des intervenant·es sur les plateaux, la diversité des thématiques faisant l’objet d’émissions, et la pluralité des points de vue exprimés sur chaque thème. « Est-ce qu’on est monocolore, monothématique, mono-intervenant ? », a traduit Roch-Olivier Maistre. [...]
Comme aujourd’hui, le gendarme de l’audiovisuel attendra la plupart du temps d’être saisi par des signalements pour se pencher sur un cas. Son attention se portera principalement sur les émissions d’information et « sur les programmes qui concourent à l’information », comme les débats et autres tablées d’éditorialistes, mais aussi les émissions d’infotainment.
Pas de grande surprise
[...] À vrai dire, on ne voit que les médias de Bolloré pour être gênés par les changements annoncés. Le recours de 2021 de RSF s’appuyait en particulier sur une étude de François Jost, sémiologue et professeur émérite à l’université Sorbonne-Nouvelle, qui avait démontré qu’en une semaine sur CNews, « les invités de droite et d’extrême droite [représentaient] plus des trois quarts des présences en plateau (78 %) ».
Précisément, sur le papier, la chaîne ne franchissait pas la ligne parce que, parmi les fers de lance de l’ultraconservatisme qu’elle promouvait, les journalistes étaient plus nombreux que les représentant·es de parti, et échappaient donc aux décomptes. L’Arcom va bientôt répondre une seconde fois à RSF, sur la base du nouveau cadre qu’elle vient de fixer.
La chaîne d’info a donc du souci à se faire. Tout comme sa petite sœur C8, théâtre des outrances de Cyril Hanouna, de plus en plus droitières au fil des mois, et Europe 1, la radio absorbée en 2020 par Vincent Bolloré, et qui n’a désormais plus rien à envier aux autres médias du groupe en termes de tonalité.
Rappelons que dès l’annonce de la dissolution par Emmanuel Macron, Sophie Davant a été éjectée d’Europe 1 pour faire de la place à Cyril Hanouna, qui a, trois semaines durant dans sa quotidienne d’une heure trente, fustigé l’alliance des partis de gauche et déroulé le tapis rouge aux candidat·es d’extrême droite.
[...]
À elles deux, C8 et CNews ont essuyé depuis 2012 plus de 45 sanctions de l’Arcom et de son ancêtre le CSA, pour un total de 7,5 millions d’euros d’amende (dont plus de 7 millions pour C8). Sans effet aucun sur leur manière de traiter l’actualité et de favoriser les thèmes et les prises de position chères à l’extrême droite.
Et jamais l’Arcom n’est allée jusqu’à prononcer les sanctions les plus sévères que lui autorise la loi, comme la suspension d’une émission ou, en dernier recours, le retrait de l’autorisation d’émettre à la chaîne dans son ensemble.
Avant la fin juillet, l’Arcom devra néanmoins faire un choix décisif, en réattribuant ou non à Bolloré les fréquences des ses deux chaînes controversées. L’autorité doit en effet trancher sur le renouvellement de l’attribution des fréquences des quinze chaînes de la TNT. Les auditions dans ce cadre, qui se sont achevées le 17 juillet, n’ont pas montré que les lieutenants de Bolloré avaient l’intention de changer quoi que ce soit à leurs méthodes.
Quelle que soit sa décision, l’Arcom a d’ores et déjà du pain sur la planche pour appliquer les nouvelles règles, car elles s’appliquent rétroactivement à compter du 13 février dernier, date à laquelle le Conseil d’État a rendu sa décision. Nul doute que l’autorité de régulation aura matière à se pencher de nouveau régulièrement sur les outrances des médias Bolloré.
Roch-Olivier Maistre a indiqué avoir déjà été saisi de plusieurs signalements sur le respect du pluralisme des opinions. « Le régulateur sera très attentif sur ce sujet, qui est central pour notre vitalité démocratique », a-t-il promis."
Pascal Praud et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros et #HDPros2Chaine de secours https://www.youtube.com/channel/UCxh6s3fcAbB...
March 1, 2022. Anne-Laure Bonnet, a French war reporter who has been in Ukraine since 2015, says: "I'm sorry to shock everyone, I have no political position, I don't defend Putin but it's the Ukrainian government that is bombing the Russian-speaking Ukrainian population in Donbass right now and it's been going on for 8 years, I have videos to prove it!"
The original video above is in French, the reporter’s testimony starts at 42 min 50 sec. Have fun.
Le terrifiant sixième rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) proposait pour la première fois des prévisions par continent. Mais les deux chaînes d'information en continu ont proposé un service minimum, que nous avons mesuré. Le climat y a eu moins de temps d'antenne que le transfert de Messi au PSG.
Théoricien d’extrême-droite et inspirateur de crimes racistes : tapis rouge pour Renaud Camus sur CNEWS
Théoricien d’extrême-droite et inspirateur de crimes racistes : tapis rouge pour Renaud Camus sur CNEWS
2021-11-03 01:11:03 Revolution Permanente
Dans les médias dominants, les idéologies réactionnaires font loi à l’approche de la présidentielle 2022. La semaine dernière, CNews était la cible du hashtag #JaiBloqueCNews, accusé à juste titre par des dizaines de milliers d’internautes d’être le relais de l’extrême-droite, et d’avoir permis à Zemmour de monter dans les sondages, soutenu par le…