tu relis le souvenir dans le souvenir d’un autre ou bien dans son oubli ; tu crois te rappeler alors que rien n’a existé ; tu le réécris à ta manière ; tu lui rajoutes des durées là où il n’était que silence ; il a de grandes portes ouvertes pour faire semblant de t’accueillir, de grandes portes ouvertes sur des questionnements sans fin qui te hantent ; parfois sa parole est autre que la sienne perdue parmi la tienne qui n’en fait qu’une bouchée ; et tu finis par un être vaincu lorsqu’enfin il prononce une vérité dont tu avais fait un rêve et à laquelle tu ne veux toujours pas croire
© Pierre Cressant
(mardi 1 juillet 2025)
















