Ma collègue : mais tu te rends compte c’est hyper compliqué pour moi j’ai pas été célibataire depuis des années alors forcément ça me fait peur !
Moi, célibataire depuis ma naissance :
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Ma collègue : mais tu te rends compte c’est hyper compliqué pour moi j’ai pas été célibataire depuis des années alors forcément ça me fait peur !
Moi, célibataire depuis ma naissance :
* Les tartines au kétcheupe *
Nicolas a 5 ans et va à la maternelle. Plutôt dissipé, il se fait beaucoup gronder par la maîtresse. Et à la maison, papa use souvent du martinet. Nicolas nous fait partager quelques jours de sa vie.
Dans la tête de Nicolas, ça va à 100 à l’heure. Les amis imaginaires qu’il s’invente lui sont d’une grande aide pour voir la vie jolie. Petit Toiseau, Fourmisseau sont ses fidèles copains, et c’est à travers eux qu’il arrive à parler de son quotidien pas drôle pour un sou.
L’imagination de Nicolas est débordante et il a un franc-parler qui fera beaucoup rire le lecteur, alors que l’histoire est tragique et ne se termine pas vraiment sur une note positive…
Extrait (les enfants sont dans la classe et apprennent la chanson Mon petit oiseau a pris sa volée, Nicolas lève le doigt avec insistance) :
"Qu’est-ce qu’il y a encore, Nicolas ?"
Je mets vite la question en ordre dans ma tête, puis je me lance :
"Et pourquoi il a pris sa volée, le petit oiseau? Il a été vilain?"
La maîtresse éclate de rire. Les autres aussi. Copieurs ! La maîtresse explique : “Prendre sa volée, cela veut dire s’envoler…"
Elle me prend pour un imbécile? Je le savais déjà, ça! Quand Papa n’est pas content, moi aussi je m’envole, zzzouizz ! à travers la chambre. Même que l’autre jour quand j’ai pris ma volée, j’ai plané par-dessus le lit sans le toucher! Bastien, mon plus grand frère, il a mesuré avec une ficelle, après. Il m’a dit que j’étais le champion du monde de vol sur baffe. Ben, c’est vrai ! Moi je dis que deux mètres dix, c’est du record !
Voilà la réédition d’un titre que je trouve in-dis-pen-sable. Il était paru chez Nathan il y a 10 ans, et il y avait bien longtemps qu’il était épuisé. Il faut donc saluer les (très bonnes) éditions du Rouergue pour l’avoir réédité dans (l’excellente) collection Dacodac.
Les tartines au kétcheupe de Marie-Sabine Roger est paru aux éditions du Rouergue (collection Dacodac). 2010, 6.50 euros.
Pour découvrir d’autres romans de la collection Dacodac sur ce blog, cliquez ici.
La Soupe de l’espace aime aussi!
* Un koala dans la tête *
Il découvre des dessins qui sont comme des chansons tracées dans le sable, pour aider les Aborigènes à s’orienter, c’est ça le chant des pistes.
Charlotte s’ennuie au collège, n’a pas d’amis et rien ne retient son attention. Mais quand elle trouve une photo de son grand-père avec un koala (un vrai!) sur la tête, tout va changer : elle va se passionner pour son histoire familiale et chercher à en savoir plus sur ce mystérieux grand-père qui a vécu en Australie. Les Aborigènes occupent tout son esprit et vont même sauver son année scolaire lors d’un fameux exposé…
Un beau petit roman sur les voyages imaginaires, l’importance de l’histoire familiale et les bienfaits de la découverte d’une passion dans une vie. C’est encore un très chouette titre dans la nouvelle collection dacOdac des éditions du Rouergue dont j’avais déjà parlé ici avec le premier roman de Cécile Chartre : Joyeux ornithorynque!
Un koala dans la tête d’Elise Fontenaille est paru aux éditions du Rouergue (dacOdac). 2009, 5 euros.
* Joyeux ornithorynque *
1 nouvelle collection : dacOdac, est née aux éditions du Rouergue! Elle est destinée aux "9/12 ans, avec des textes courts ou des vrais romans, sans images. Son nom, qui joue sur la parenté avec doAdo, dit beaucoup de l’esprit de cette collection. Dacodac, c’est une expression utilisée dans les cours de récréation, pour dire l’accord et l’enthousiasme. À cet âge, on est plein de vie et de curiosité, même pour les histoires écrites !
Aussi, dacOdac va se donner plein de liberté et de plaisir pour leur offrir des pages qui les fassent lire, rire et penser…”
3 titres sont déjà disponibles depuis le début du mois de septembre, c’est l’un d’eux que je vous présente aujourd’hui : Joyeux ornithorynque! Je l’ai tout bonnement adoré!! (Les deux autres titres de la collection sont Un koala dans la tête d’Elise Fontenaille, et Le plus vieux de la classe, d’Irène Cohen-Janca.)
Maman a 40 ans. Depuis qu’elle a eu 4 ans, son jour anniversaire est un vrai cauchemar, elle se lamente sur sa « vieillesse » et ne cesse de se plaindre à propos du temps qui passe. La petite fille de 4 ans a grandi mais elle n’accepte pas de vieillir ni de marquer le coup lors du jour J. Le mot lui-même : anniversaire, est banni, il est remplacé cette année par l'ornithorynque!
Paraît que le jour de ses 5 ans, elle a balancé son gâteau contre le buffet orange parce qu’elle trouvait que cinq bougies, ben ça faisait tarte. Elle n’en voulait que quatre, des bougies, comme l’année d’avant. Même que depuis cet anniversaire-là, tous les gâteaux d’anniversaire de maman n’en ont que quatre, des bougies. Elle préférerait même qu’il n’y en ait pas du tout, ni de bougie, ni de gâteau, ni de tout le tralala.
Mais cette année-là, une rencontre inattendue avec une famille au grand cœur va tout changer et va donner à réfléchir à cette maman qui avait sans doute oublié la valeur d’une vie…
***
Il y a des moments dans l’existence où on se laisse emporter par ses soucis, ses petits états d’âmes et autres problèmes à l’importance somme toute mineure : il n’y a plus de discernement, l’égoïsme prend le pas. Considérer et prendre connaissance d’autres modes de vie, d’autres philosophies, partager une bonne soirée autour de bonnes nourritures, se parler, échanger, danser : voilà de quoi se protéger d’une tendance au repli sur soi…
Joyeux ornithorynque de Cécile Chartre est paru aux éditions du Rouergue (dacOdac). 5.50 euros.
La Soupe de l’espace a a-do-ré, et Clarabel a bien aimé!
L’animalisme, on en parle?
Mais tout d’abord, c’est quoi l’animalisme? C’est un courant de l’éthique qui défend les droits des animaux et c’est un des sujets du (génial) dernier roman de Coline Pierré!
En 2050, humains et animaux se parlent, ne se mangent plus les uns les autres et bénéficient presque des mêmes droits. Presque ? En effet, des inégalités subsistent qu’une bande de copains va tenter d’abolir.
On est moches, on pue, on pique, on est gluants. Alors tout le monde croit qu’on est bêtes ou méchants.
Sven le hyène, Marie-Odile la crocodile, Issa le boa et Pascale la mygale – des animaux tous considérés comme « moches » – vont créer le groupe des Bestioles Indignées et défendre leur droit à l’égalité, et ce, le plus pacifiquement possible.
Nous qu’est-ce qu’on veut ?
On veut être respectés !
Nous qu’est-ce qu’on veut ?
On veut être câlinés !
Nous qu’est-ce qu’on veut ?
On ne veut plus être moqués.
Nous qu’est-ce qu’on veut ?
On veut l’é-ga-li-té !
Souvent très drôle (j’ai éclaté de rire quand j’ai lu le slogan RENVERSONS LES CANASSONS 😄), La révolte des animaux moches est un roman original, dynamique et engagé que j’ai a-do-ré ! Coline Pierré parle avec force intelligence de la différence, de l’intolérance et de toute la difficulté à s’intégrer de tout être (humain ou animal!) différent. C’est un récit d’anticipation dont le propos trouve de multiples échos dans notre société d’hier et d’aujourd’hui. “Il [Issa] croit qu’il a le droit d’être aimé, qu’il a les mêmes droits que tous les autres animaux, qu’ils soient beaux, moches, valides, handicapés, intelligents, bêtes, riches ou pauvres.” Franchement, La révolte des animaux moches est assez génial ! C’est paru aux éditions du Rouergue dans la collection dacodac et on peut le conseiller dès 9-10 ans.
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A lire…
1 . l’interview passionnante de Coline Pierré menée par Gabriel de La Mare aux mots, c’est à lire ici.
2 . Coline Pierré parle de la genèse de son texte et c’est ici.
the translation discourse no one wanted
i can never get over the perfection of the french translation for okey dokey, which is dacodac : it’s like everything you want in a translation, it’s got the rhythm down but it’s not a carbon copy of the original and it actually makes sense. it’s also a perfect mirror version of it linguistically speaking. i love it.