Zu lieben heißt, überzubewerten, das heißt, einen (realen) anderen mit zusätzlichen Werten auszustatten. Es ist der Akt der Idealisierung, der die andere Person einzigartig macht.
Eva Illouz: “Gefühle in Zeiten des Kapitalismus”, S. 152
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Zu lieben heißt, überzubewerten, das heißt, einen (realen) anderen mit zusätzlichen Werten auszustatten. Es ist der Akt der Idealisierung, der die andere Person einzigartig macht.
Eva Illouz: “Gefühle in Zeiten des Kapitalismus”, S. 152
Und eigentlich erzähl ich niemandem das Gleiche. Der eine weiß das, der andere das.
xo
Wie können wir überhaupt urteilen über einen Menschen, der immer ein anderer sein wird? Jedes Urteil bleibt eine Anmaßung.
Max Frisch: "Tagebücher 1946 - 1949", S.147
Es ist ziemlich schwer, die anderen zu verstehen, zu wissen, was sich tief in ihren Herzen verbirgt, und ohne die Hilfe von Alkohol würde es einem vielleicht niemals gelingen.
Michel Houllebecq: “Unterwerfung”, S.140
Die Macht ist das Vermögen, im Anderen bei sich selbst zu sein.
Byung-Chul Han: "Was ist Macht?", S.70
und durch die Meinungen der Anderen treibt es mich. ich probiere ihnen auszuweichen, sie nicht zu berühren. er sagt, welch ein Los gezogen, wenn du durch diesen Nebel treibst. ich bin mir nicht ganz sicher, wer er ist, allerdings kenne ich ihn. woher, ist mir nicht ganz klar, scheint wie aus einer vergangenen Zeit her zu sein. dies schmale Gesicht, die hagere Gestalt, die Brill. er berührte mich einst, berührte mich wegweisend wie kaum ein Andere.
L’autre - Bernhard Schlink
“Elle ne lui avait rien dérobé. Elle lui avait donné tout ce qu’il était capable de prendre.”
En début d’année, j’ai commencé à apprendre la charmante langue allemande - une lubie de personne confinée qui avait besoin de distractions certainement. Ainsi, mon copain voulait absolument me prêter certains des livres qu’il possédait en édition bilingue, permettant de se familiariser avec la langue germanique en parallèle de ma langue maternelle. Parmi ces ouvrages, il m’a prêté L’autre (ou Der Andere) de Bernhard Schlink.
Qu’est-que ça raconte ?
Un homme ouvre une lettre adressée à sa femme qui vient de mourir et découvre qu'elle lui est envoyée par un ancien amant. Il décide de lui répondre en se faisant passer pour l'infidèle afin de trouver qui est "l'autre". Cruauté, mensonge et trahison, tels sont les thèmes de cette nouvelle subtile.
J’ai moins eu le coup de foudre pour cette lecture que pour ma dernière découverte de la littérature germanique, mais je pense que c’est également lié au format de la nouvelle, qui n’est pas celui que je préfère car j’aime bien avoir le temps d’entrer dans l’histoire et je suis plus brique de 800 pages que mince roman ou nouvelle. Toujours est-il que j’ai eu un peu de mal au départ à saisir qui était notre protagoniste qui a l’air à la fois profondément vexé que sa femme ait eu une liaison, mais également peu affecté et peu passionné par l’existence. Là où je l’ai trouvé plus attachant, c’est sur la fin, lorsqu’il comprend ce qu’il en était de Lisa et de l’autre. Il comprend ce que sa femme trouvait à l’autre : il célèbre une beauté que les autres déforment et méconnaissent. Il peut passer pour un menteur, un illusionniste, mais la beauté qu’il fête en permanence contient une vérité supérieure, à toute épreuve. Il comprend aussi que sa femme ne lui a pas volé le bonheur promis pour le donner à un autre, à l’Autre, mais qu’elle leur procurait des bonheurs différents et qu’elle lui a donné tout ce qu’il était prêt à recevoir; que ce qu’elle a donné à l’autre, il n’aurait pas pu l’apprécier ou l’accepter.
Pour conclure, c’était une lecture intéressante, mais pas forcément celle qui me marquera le plus dans ma vie de lectrice. Cela reste un bon exercice pour les débutants en allemand !
Vous voulez l’acheter ? Cette édition bilingue est disponible pour 10,30€ sur le site de la Fnac et dans d’autres grands distributeurs du genre.