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Titre : Coffret Indécent / Incandescent / Eblouissant
Auteur : Colleen Hoover
Editeur : France Loisirs
Parution : 2017
Nombre de pages : 3 x 300 pages (environ)
Genre : Romance
CHRONIQUE #354
Décembre 2017
Encore profondément attristée par le brusque décès de son père, Layken, 18 ans, fait la connaissance de Will, son nouveau voisin. Il fait entrer douceur et poésie dans sa vie… Bientôt la réalité les rattrape : leur amour est impossible.
Merci aux éditions France Loisirs/Belgique Loisirs d’avoir ENFIN sorti cette trilogie sous forme de coffret. Grande fan de Colleen Hoover que je suis, je ne pouvais rêver mieux que de pouvoir m’offrir les trois d’un coup, rassemblés ensemble avec un nouveau design et des couvertures flashy à souhait.
Cette trilogie est la raison pour laquelle CoHo est un succès. En effet, « Slammed » (Indécent) est le premier livre qu’elle a écrit. Elle ne comptait pas le publier ni encore moins devenir une auteur de romances à succès. Mais voilà, son talent a été reconnu et c’est comme cela que débuta sa magnifique histoire. Avec « Indécent ». Les fans ont d’ailleurs été tellement enthousiastes qu’elle en a écrit une suite (Incandescent) et un finish en apothéose dont je vous parle ci-dessous.
Indécent
Ce livre est une pure merveille. N’ayant pas lu le résumé (comme d’habitude), je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Il n’aura fallu que de quelques pages et d’une révélation du feu de dieu pour me convaincre que cette histoire valait la peine d’être lue. Et quelle lecture ! Je ne pleure que très rarement lors de la lecture de romans mais là, je n’ai pas su m’en empêcher. Les larmes ont coulé. Attention « coup de cœur ! ».
Oui, un vrai coup de cœur pour cette histoire. Je comprends totalement pourquoi CoHo est devenue célèbre avec ce récit. Il est beau, il est touchant, il est triste. Une romance a priori simple mais développée dans un contexte poignant. Et la situation initiale ne va pas aller en s’améliorant. Dès qu’on apprend ce qui va arriver et qu’on voit la mauvaise nouvelle poindre le bout de son nez, on se dit « oh non… elle n’a pas osé ! ». Mais si, Colleen Hoover a le don de trouver les situations les plus dévastatrices. Celles qui font crier le lecteur. Celles qui donnent envie de jeter le roman au bout de la pièce car on ne veut pas que nos héros traversent cette horreur. Ce n’est pas juste !
Mais c’est aussi ce qui fait que ces romans nous touchent et restent dans notre mémoire.
Je ne rentre pas dans l’histoire car au moins vous en savez, au plus vous profiterez du récit. Les amateurs de romances dramatiques trouveront ici leur bonheur. Croyez-moi, vous ne les oublierez pas. Layken et Will. Caulder et Kel. Julia. Eddie et Gavin. Tous ces personnages resteront dans votre petite tête pendant des jours encore… des semaines peut-être après que vous ayez terminé votre lecture.
Et vous serez content de les avoir connus.
Incandescent
Si Indécent fut un coup de cœur pour moi, Incandescent n’en reste pas moins une très bonne lecture. C’est la suite du premier tome, vous vous en doutez. Mais Colleen Hoover a innové en choisissant de donner ici la parole à Will. Je ne vous l’ai pas encore mentionné mais il faut savoir qu’Indécent est un récit raconté par Layken (« Lake »). Une jeune fille de 18 ans qui tombe amoureuse du mauvais garçon. Pas « mauvais » dans le sens bad boy mais plutôt dans le sens « on ne peut décemment pas être ensemble, ce n’est pas correct ». Je garde le “pourquoi” secret. Vous n’aurez qu’à le découvrir vous-même.
Cette suite est donc racontée d’un point de vue masculin. Et c’est intéressant d’une fois suivre la narration par les yeux d’un homme.
Le début de l’histoire est un peu moins dramatique que le premier tome. « Heureusement », l’auteur ne manque pas d’imagination. Le lecteur est à nouveau soumis à de graves épreuves (tout comme les personnages principaux).
On retrouve les personnages tels qu’on les a laissé. Ensemble. Prêt à faire face à tout ce que la vie pourra leur jeter en pleine figure. Une suite à lire et qui fait plaisir même si la tension qui régnait entre les personnages dans le tome 1 a un peu diminuée.
Eblouissant
Et nous voilà déjà arrivée au dernier tome. Eblouissant. La conclusion de cette saga. Un tome que j’aurai bien noté 3/5 car il manque de nouveauté. Cependant, les quelques dernières pages (l’épilogue notamment) m’ont refait vivre ce que j’avais ressenti dans le tome 1 et je n’ai pas pu m’empêcher de refermer le livre avec le sourire et le sentiment de laisser là des amis que je n’oublierai pas. Je lui donc 4/5.
Ici, on alterne entre les moments « présent » (une nuit que partagent nos héros) et les retours vers le passé. Ce tome est un complément au tome 1. Il nous permet de revivre tous les scènes que Layken a vécues dans Indécent mais cette fois, à travers les yeux de « Will ». On découvre donc ce qu’il a ressenti et pensé à chaque moment du récit.
Je ne m’attendais pas à un tome comme celui-ci. J’aurai préféré une vraie suite qui nous permet de continuer à suivre la vie des héros au lieu de revivre ce qu’on a déjà lu. Heureusement, la fin est belle et touchante. Une vraie fin romantique et tout le tralala.
Bref, une lecture plaisante qui clôture merveilleusement cette trilogie que je n’oublierai pas.
En résumé
J’ai adoré cette saga qui m’a profondément touchée. La tension est montée crescendo dans le tome 1 et l’auteur a réussi à maintenir cette émotion jusqu’à la fin du second tome. Eblouissant, quant à lui, m’a un peu déçu dans son fond mais le happy end m’a permis d’apprécier la clôture de la trilogie avec le sourire aux lèvres et un petit pincement au cœur en sachant que j’allais dire au revoir aux personnages.
PS : Pour ceux qui ne le savait pas, ces livres ont
préalablement été publié chez “J’ai lu” avec les couvertures suivantes.
Comme tous les autres spectateurs, nous prenons place, déjà ravis (dans le sens étymologique du ravissement) par le somptueux théâtre du Palais Royal. Parallèlement, les comédiens sont sur scène, jouent aux cartes et discutent entre eux comme si nous n’existions pas. Le concept était déjà exploité dans Le porteur d’histoire et dans pléthore de pièces actuellement, mais cela fonctionne à chaque fois.
Soudain, alors que la luminosité baisse, le charismatique Jean-Michel Martial prend la parole. Grâce à sa voix hypnotisante, qui entre en totale harmonie avec une mise en scène léchée, les spectateurs font un plongeon immédiat dans le Paris artistique de la fin du XIXème siècle...On peut dire que le metteur en scène Alexis Michalik est un vrai “porteur d’histoire”. A partir de là, la pièce bouillonne et se vit intensément, dans un rythme soutenu, sans s’essouffler pendant deux heures que l’on ne voit absolument pas filer, absorbés que nous sommes.
Le metteur en scène aux trois Molières, désire “un vrai théâtre de troupe rappelant les grandes épopées théâtrales du XIXe siècle”. Voilà pourquoi l’on trouve douze comédiens sur scène, qui jouent en tout trente-et-un rôles.
Immergés dans cet autre siècle, parmi les badauds, nous rencontrons un auteur marié qui peine à sortir de l’anonymat, un certain Edmond... Il fait pourtant jouer la grande Sarah Bernhardt dans La princesse lointaine, mais cette pièce éloigne les bonnes critiques tandis que les pires sarcasmes s’approchent. “Un four” dont se moquent à gorge déployée Feydeau et Labiche que l’on n’avait pas vu venir dans ce ballet scénique imprévisible.
Nicolas Lumbreras qui joue à la fois Feydeau, Méliès, un gérant boiteux de la salle de spectacle et même Tchekov, le tout en se changeant en deux minutes à peine. Impressionnant.
Le ton est donné. Nous allons donc de suivre le parcours d'Edmond Rostand, incarné par l'énergique Sentou, dans son processus chaotique de création jusqu’à parvenir à la mythique et triomphale première de Cyrano de Bergerac. Aidé de son ami fidèle et superbe, Kévin Garnichat, alors qu’il n’a rien proposé depuis deux ans, Edmond donne toute son âme pour écrire et monter Cyrano de Bergerac en très peu de temps. Très angoissé mais culotté et prêt à tout pour sa future oeuvre, poussé par Sarah Bernhardt, Edmond propose sa pièce au grand Constant Coquelin qui accepte avec enthousiasme ferveur. Seul problème (de taille): la pièce n’est pas encore écrite. Or Coquelin le presse de plus en plus, allant même jusqu’à s’introduire chez lui tôt le matin. Cela ne plaît guère à la femme d’Edmond - Anna Mihalcea- qui se sent déjà délaissée...
Nous devenons témoins de la genèse de l’une des pièces les plus connues du répertoire français dont nous retrouvons des vers et des tirades avec autant d’affection et d’émotion que s’ils étaient de vieux amis de retour...
Nuit blanche sur feuille blanche.
Nous assisterons ainsi aux idées lumineuses, aux doutes incessants et aux remises en question qui rongent, aux échecs, aux petites victoires, bref, aux affres de la création littéraire et artistique. “Les muses (qui,) comme étranges s’enfuient” jusqu’à ce que l’Inspiration se manifeste sous la forme d’une femme dont l’ami d’Edmond est “amoureux” et à qui ce même Edmond écrit car l’ami ne sait pas s’exprimer lui-même….
Cela vous rappelle quelque chose? Normal! Comme dans la pièce, Edmond/Cyrano aide son ami un peu nigaud Léo/Christian à courtiser Jeanne/Roxane. La petite histoire dans la grande, et la (con)fusion du texte et de la réalité a lieu sous nos yeux ébahis...
On retrouve de cette façon certaines scènes et certains topoï avec un plaisir infini. Une savante mise en abîme nous permet de vivre le théâtre dans le théâtre.
Ajoutez à cela des personnages atypiques et irrésistibles tel que le fils stupide du comédien principal, joué par le méconnaissable Régis Vallée, qui ânonne le texte comme un élève ferait une mauvaise récitation sans se soucier de la ponctuation (https://www.youtube.com/watch?v=RA1z8zkNWvI (à 0.53)). Ou encore les deux créanciers d’Edmond à l’accent corse et aux répliques hilarantes! Rafraîchissant.
Conquis, les deux publics applaudissent en miroir: tantôt celui du théâtre de la Porte Saint Martin de 1897, tantôt nous, spectateurs comblés du Théâtre du Palais Royal.
Enfin, derrière cette mise en scène vive et extrêmement astucieuse -dont les changements de décors font penser à ceux, millimétrés, d’Ariane Mnouchkine- Alexis Michalik propose une ode à l’Espoir dans les pires errances car son personnage, même acculé de toutes parts, tient fermement le cap, “obstinément” dirait Mnouchkine.
Le teaser parle de lui-même:
Pierre Bénézit, Christine Bonnard, Stéphanie Caillol, Pierre Forest, Kevin Garnichat, Nicolas Lumbreras, Jean-Michel Martial, Anna Mihalcea, Christian Mulot, Guillaume Sentou, Régis Vallée, Valérie Vogt, tous sont plus époustouflants les uns que les autres...!
[Chronique d'Eole] Mon avis sur le dernier tome de la saga Slammed de Colleen Hoover !
:star: Slammed 3 : Eblouissant, de Colleen Hoover
Nombre de pages : 316
Éditeur : J’ai Lu
Date de sortie : 24 août 2016
Collection : Fiction Fantasm
Langue : Français
ISBN-10: 2290119091
ISBN-13: 978-2290119099
Prix Éditeur : 13,90€
Disponible sur Liseuse : Oui
Son résumé :
L’amour que se portent Lake et Will a résisté à l’attente, aux préjugés, au deuil. Désormais mariés, les amants tentent de…