First trailer for Éric Besnard's Jean Valjean (2025).
This movie adapts an early part of Victor Hugo's novel, up to Jean Valjean's encounter with the Bishop.
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First trailer for Éric Besnard's Jean Valjean (2025).
This movie adapts an early part of Victor Hugo's novel, up to Jean Valjean's encounter with the Bishop.
Test DVD Le Goût Des Merveilles
Test DVD Le Goût Des Merveilles
Disponible en DVD Synopsis: Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque d’écraser un inconnu au comportement singulier. Cet homme se révèle vite différent de la plupart des gens. Et sa capacité d’émerveillement pourrait bien changer la vie de Louise et de sa famille. Bande-Annonce :…
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Le Goût Des Merveilles : Rencontre avec Eric Besnard et Benjamin Lavernhe
Le Goût Des Merveilles : Rencontre avec Eric Besnard et Benjamin Lavernhe
A l’occasion de la sortie du film Le Goût Des Merveilles, revivez en vidéo la rencontre avec le réalisateur Eric Besnard et l’acteur Benjamin Lavernhe. Date de sortie :16/12/ 2015 Réalisé par :Eric Besnard Avec : Virginie Efira, Benjamin Lavernhe Synopsis: Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale. Un soir, elle manque…
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Le Goût Des Merveilles: Une très jolie pépite à ne pas manquer Synopsis: Au cœur de la Drôme provençale, Louise élève seule ses deux enfants et tente de préserver l’exploitation familiale.
Pourquoi je n’irai pas voir “Le goût des merveilles”
Ce billet-là sera exceptionnellement écrit en français parce qu’il concerne un sujet typiquement français et que je ne suis pas assez “calme” pour avoir la concentration nécessaire pour le rédiger en anglais. Je le traduirais toutefois sous peu.
En regardant le journal télévisé ce midi, un mauvais pressentiment m’a saisi à l’ouverture de la chronique “cinéma”. Le replay n’étant pas encore disponible sur la toile, je n’ai pas les mots exacts en tête, mais c’était quelque chose comme “Une femme perdue tombe amoureuse d’un homme pas tout à fait comme les autres. Cet homme est atteint d’autisme.”.
Première grimace. Evidemment, ils utilisent ce vocabulaire-là. Pas “Cet homme est autiste”, non. “Cet homme est atteint d’autisme”. Première preuve pami tant d’autres que les médias ne sont toujours pas au fait des appellations généralement préférées par les personnes autistes elles-mêmes.
Je décide de laisser passer cela. Je me dis que c’est juste une maladresse de la part de la chaîne, que le film vaut probablement quelque chose, que ce n’est pas juste un concentré de capactisime à l’égard de la population autiste... Mais le reste du reportage m’a lourdement détrompé.
On commence par la représentation ordinaire de “l’homme blanc autiste” qui n’a presque jamais connu la moindre variation au cinéma. C’est vrai, ce serait stupide de mettre en avant un autiste noir ou arabe, tout le monde sait que la population autiste est uniquement composée d’hommes blancs.
Je suis sans doute folle de penser qu’une FEMME aurait pu être castée, c’est vrai, il n’y a aucune femme autiste en France ou dans le monde, c’est bien connu... Ce n’est pas comme si nous aurions pu bénéficier d’une représentaton positive à l’écran, non, non...
De toute manière, je n’ai pas le sentiment que nous partions vers une représentation positive. J’étais tolérante, j'ai repensé au film Adam avec Hugh Dancy qui avait bien abordé son sujet, qui avait présenté un personnage avec une belle évolution, un caractère qui lui est propre et qui n’était pas réduit à ce que les gens qui ne sont pas autistes pensent de l’autisme.
Mais il y a eu cette phrase du réalisateur, cette phrase affreusement cruelle et terriblement capacitiste : “Le personnage de Pierre n’évolue pas. C’est le regard porté sur lui par le personnage de Virginie Efira qui change.”.
Non. Juste... non. Nous évoluons. Nous changeons. Nous sommes des êtres humains à part entière avec nos aspirations, nos souhaits, nos envies, nos désirs, nos craintes... Nous ne sommes pas une liste de caractéristiques.
Je m’excuse d’avance pour ma vulgarité, mais... Merde alors, on a enfin une chance d’avoir un film français qui traite de l’autisme, du syndrome d’Asperger et on fait quoi ? On créé un personnage de “Manic Dream Pixie Boy” destiné à faire évoluer un autre personnage. C’est un gâchis. C’est un horrible gâchis.
A la suite du reportage, je suis allée sur la page allociné en espérant être détrompée, voir quelque chose de positif. Mais non. Le réalisateur explique qu’il s’y connaît sur l’autisme. Peut-être en est-il atteint lui-même ? Peut-être côtoie-t-il à intervalles réguliers des personnes autistes et souhaite faire entendre leur voix ?
Non, ce serait trop beau. Il dit, je cite, “Il se trouve que, pour des raisons familiales, l’autisme est un sujet que je connaissais un peu. Ma femme étant psychologue, elle a elle-même travaillé avec des enfants autistes.”.
Des enfants autistes... Vous savez quoi, M. Besnard ? Les enfants autistes grandissent. Les enfants autistes changent. Les enfants autistes évoluent. Ca vous paraît insensé, probablement, mais nous évoluons tout au long de notre existence. Nous ne sommes pas figés. Nous ne sommes pas d’éternels “Manic Pixie dream girls” et “Manic Pixie dream boys” destinés à Vous faire évoluer.
Je n’irai pas voir “Le goût des merveilles”, M. Eric Besnard. A l’extrême limite, je le regarderais en streaming, par curiosité, parce que je n’ai pas envie de mettre le moindre sou là-dedans. Nous ne sommes pas des clowns. Nous ne sommes pas “atteints d’autisme”. Nous sommes des êtres à part entière, M. Eric Besnard.
Nous sommes autistes.
Mes Héros
de Eric Besnard
projection presse - Benjamin - 3 décembre 2012