Back from Ycon, I talked about fanfic, found lots of zines, bought many good stuff and I am now the proud owner of a "Métro boulot fanfic" sticker ✌️ and these marvelous Les Mis prints by Catarina João 😍
Giri-giri ne sera malheureusement pas présent à #JapanExpo2017 ... Cependant, nos créations seront présentes sur le stand de Pandaka (avec Kya et toute l’équipe) ~
N’hésitez pas à venir nous voir du Jeudi 6 au Dimanche 9 Juillet - Hall 6 Stand R691 ♥
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Hey there!
Giri-giri won’t be at #JapanExpo2017 ....But our products will be present (and Kya too) at Pandaka’s Booth!
Come join us on the 6th to the 9th of July - Hall 6 booth R691 ♥
- Kya
Mon judas m'a dit. 45 likes · 9 talking about this. "Mon judas m'a dit" est un podcast enregistré par des fanzineux pour débattre de sujets qui touchent...
J’ai eu la chance d’être invitée à participer au podcast “Mon Judas m’a dit” (un peu par surprise XD), sur un tas de petites questions qui touchent au fanzinat ! :)
Commission for Elei ! Trixi and Nik, great charaters I had a lot of fun drawing, from the project Es war einmal.
More information about Trixi, Nik and Es war einmal to the following links : erzaehlwald Facebook and about their book
Une fois n’est pas coutume, je ne vais pas poster un dessin mais un article en français.
Mes premiers pas dans le monde des conventions datent de l'époque à laquelle j’ai tenu mon premier stand en 2001 à Japan Expo, à une époque où cette convention se tenait encore au C.N.I.T à La Défense.
J’ai ensuite monté un petit groupe avec des amies de fac à partir de 2004 avec lesquelles nous avons écumé toutes les conventions parisienne, et quelques unes en province. Cela à duré jusqu’en 2008, date à laquelle j’ai dû privilégier ma vie professionnelle.
J’ai tout de même continué à dessiner pendant mes quelques moments de libre, le dessin restant une passion.
Nostalgique de l’ambiance des conventions côté exposant et de la satisfaction de voir son travail imprimé et exposé, j’ai décidé de retenter l’aventure en 2014 avec l’une de mes partenaires de l'époque. J’ai depuis enchaîné 5 conventions, et Japan Expo va commencer dans deux jours.
Le fait d’être entièrement hors du milieu pendant 6 ans m’a permis de me rendre compte d’une chose qui m’a plus ou moins choquée, tant la différence avec la façon de faire pendant la décennie précédente est grande.
Bien sûr, les moyens ont augmentés. Terminé l’impression sur la photocopieuse du bureau de maman et place à l’imprimeur en ligne, qui permet un rendu professionnel à un prix compétitif.
Fini les cartes sur papier photo commandée sur Pixmania, les porte-clés plastifiés et découpés à la main et autres badges de traviole.
Maintenant, tout est étalonné, vernis, scellé dans des sachets…Et c’est beau, c’est classe, ça pète. J’adore. Et ne nous voilons pas la face, les goodies permettent de rembourser les frais atroces d’une impression de livre sur laquelle la marge est minuscule et la vente incertaine.
Mais c’est là ou le bas blesse. Si la qualité des produits proposés et du niveau de dessin ont augmentés en général, j’ai été déçue par le manque d’originalité des contenus proposés.
Je retrouve dans un très grand nombre de fanzines BD la même histoire de féérie dans les bois magiques d’Alice au Pays des Merveilles gothique transposé dans le monde moderne (ou de n’importe quel autre conte détourné façon violento-gothico-shônen ai) . Et ce n’est pas le choix de ce thème qui me pose un problème, c’est sa récurrence.
Il y a un une sorte de paresse scénaristique dans le fanzinat BD français. L’endroit le plus libre du monde, ou l’ont peut se permettre le plus de folies, est enfermé dans un carcan si bien qu’ont le croirait presque sous le dictat d’un éditeur un peu frileux.
J’avais juste rangé cette histoire dans la catégorie des « trucs à la mode qui finiront par basculer sur un autre truc à la mode » jusqu’à ce qu’une amie me fasse remarquer que je suis loin d’être la seule lassée par les fanzines BD. Elle même n’en achète plus, ou très peu, par impression qu’après en avoir lu un, eh bien on les a tous lu.
Du coup, j’ai voulu mener l’enquête, voir ce qui pouvait bien causer la famine créative dans un milieu pourtant rempli à craquer de fous furieux du dessin, de l'écriture et de l’imaginaire en général.
Le constat fut très rapide.
Il n’y a pas de paresse scénaristique, de perte d’imagination, de manque de talent. Non, il y a une paresse générale, liée à un manque de respect flagrant du lecteur.
J’ai vu des gens croire qu’ils pourraient proposer un contenu de qualité en griffonnant un truc à la va-vite 3 semaines avant la convention. J’ai vu des gens qui se moquent en cachette de leurs fans, dénigrant leurs avis dès lors qu’ils ne sont pas à 100 % positifs, refusant toute forme de critique.
Et le résultat est là. Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, les pré-ventes s’effondrent. Les chiffres sont mauvais, ou du moins plus ce qu’ils étaient.
Devant ce constat qu’est-ce qu’on fait ? On essaie de se remettre en question ? Pensez-vous !
On va attaquer les exposants qui font du fanart. Ahh, le fanart, il nous vole notre travail ma bonne dame !
Et moi dans l’histoire me direz-vous ?
Et bien, oui, je fais du fanart. Et je n’ai pas de fanzine à proposer, en partie car je travaille dessus depuis plusieurs mois (j'ai une vie professionnelle très remplie et qui ne me laisse que très peu de temps à consacrer au dessin en général et au fanzinat en particulier) et parce que je refuse de sortir un produit bâclé.
Et puis, moi, le fanart, c’est ce que je préfère. J’adore jouer avec des personnages qui ne m’appartiennent pas. Si mon stand doit être rangé dans une forme bâtarde du fanzinat alors soit.
Alors oui, je rentre dans mes frais, ce qui n’est peut-être pas aussi facile qu’on le croit quand on propose des goodies comics à des conventions manga. Parfois je me fais même un peu d’argent.
Ma vision du milieu est peut-être biaisée car je ne fais pas ça pour l’argent. Je n’en ai pas besoin pour vivre, c’est purement un hobby et l’envie de passer un bon moment. Je n’ai aucune pression et personne à rembourser derrière.
Je n’ai également aucune envie d’en faire mon métier, peut-être est-ce pour cela que que je ne critique pas publiquement ou à l’abris derrière mon Facebook les auteurs issus de ce milieu qui signent un contrat chez un éditeur. Généralement après avoir fourni un travail dans le fanzinat soigné et réfléchi.