Revolution Feministe

seen from Slovenia
seen from United States
seen from Germany
seen from United States
seen from China
seen from Germany
seen from Brazil

seen from India
seen from United States
seen from South Korea
seen from United States
seen from United States
seen from United States
seen from United Kingdom
seen from Luxembourg

seen from Saudi Arabia
seen from United States

seen from Belgium

seen from United States
seen from Netherlands
Revolution Feministe
Autoportrait 2025 - La porte est fermée. Non, c’est non.
La féministe américaine Martha Coffin Wright
Martha Coffin Wright (1806-1875) était une féministe et abolitionniste américaine notable. Elle est née à Boston, Massachusetts et était la plus jeune de huit enfants. Sa sœur aînée, Lucretia Coffin Mott, était également une figure influente dans les mouvements pour les droits des femmes et l'abolition de l'esclavage. Martha Wright a été l'une des cinq femmes qui ont organisé la première convention pour les droits des femmes à Seneca Falls en 1848. Elle a joué un rôle important dans l'élaboration de la « Déclaration des Sentiments », un document qui a demandé l'égalité des droits pour les femmes, y compris le droit de vote. Elle a continué à être active dans de nombreuses conventions sur les droits des femmes dans les années 1850, occupant des postes de secrétaire et de présidente. Martha était une fervente abolitionniste et a utilisé sa maison à Auburn, New York, comme une « station » sur le chemin de fer clandestin, offrant refuge aux esclaves en fuite. Elle était une amie proche de Harriet Tubman et a souvent aidé des esclaves à atteindre la liberté. En 1874, elle a été élue présidente de la National Woman Suffrage Association, une reconnaissance de son dévouement de plusieurs décennies aux droits des femmes et à l'abolition de l'esclavage. Elle est décédée en 1875, mais son impact durable est reconnu par son inclusion au National Women’s Hall of Fame en 2007. Martha a été mariée deux fois, d'abord à Peter Pelham puis à David Wright, avec qui elle a eu sept enfants. Elle a également été une écrivaine prolifique, laissant derrière elle une riche correspondance et des écrits sur les droits des femmes et l'abolition.
Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes (résumé des épisodes précédents).
2018 Je t’aime / Je t’abime
2019 Elle n’est pas habillée comme une pute, c’est toi qui pense comme un violeur
2020 Mon corps. Mes choix. Mon poing. Ta gueule.
2022 Féminicides = 1 Bataclan par an
2022 Céder n'est pas consentir
2022 Touche mon coeur, pas mon cul !
2024 Sors ton rosaire de mes ovaires
2024 L’Homme est un loup pour l’homme et un relou pour la femme
2024 Ligaturez les Trump
2024 En France en 2024, 1 homme tue 1 femme tous les 2,5 jours
gaelic archives #report chronological view. Manifestations sociales à Paris (Social demonstrations in Paris). gaelic (gaelic69), french viet
Manifestations #archives #gaelic69
2018-2019-2020-2022-2024 #paris #france
Notre rendez-vous du mois!
Hello mes papivores 2.0, et bienvenue à notre rendez-vous du mois qui s'annonce riche en émotions comme le premier. Aujourd'hui, je vous garde dans le même univers que mon précédent article, mais celui ci est un peu plus je dirais … GLAUQUE! L'écrivaine Louise Mey, auteure engagée au style on ne peut plus percutant, sait nous captiver, nous lecteurs dès les premières pages. Et ce que j'adore par dessus tout avec cette grande dame bourrée de talents c'est le fait que la plupart de ses thèmes repose sur des sujets sensibles et d'actualité, tels que les féminicides, les manipulations psychologiques, les secrets de famille et les injustices sociales.
C'est exactement dans un thème comme ceux suscités que je me suis plongée récemment. Laissez vous submerger d'émotions (je vous promets très débordantes), dans ce thriller psycho dramatique de Louise Mey: LA DEUXIEME FEMME .
Le PITCH d'abord!
Sandrine a tout pour être heureuse : un mari aimant, deux enfants magnifiques, une vie paisible. Mais un jour, tout bascule. Son mari, Thomas, lui annonce qu'il a retrouvé son ex-femme, Clara, disparue depuis des années. Sandrine se retrouve alors en proie à un sentiment de jalousie et de peur qui va crescendo. Qui est vraiment Clara ? Que veut-elle ? Sandrine est-elle en danger ?
Mon avis, toujours HUMBLEMENT!
Louise Mey sait d'habitude comment tenir son lecteur en haleine. Dès les premières pages, on est happé par l'intrigue et on a du mal à lâcher le livre. L'auteure distille savamment les indices et les rebondissements, nous menant sur de fausses pistes et nous surprenant jusqu'au dénouement final. Par contre dans ce thriller, j'ai eu beaucoup de mal aux premières pages qui ennuyaient très vite et qui ont bien failli me faire laisser tomber ce livre (heureusement que non!). On nous présente Sandrine, jeune femme ordinaire envahie de complexes (sentiment normal je vous assure!), essayant de vivre sa vie paisiblement. Son univers bascule quand son mari Thomas (attention à tous les "Thomas" de votre entourage après ça!) lui annonce qu'il a retrouvé son ex femme auparavant mystérieusement disparue… Le retour de Clara (personnage très atypique), l'ex-femme de son mari, agit comme un tremblement de terre, ravivant des blessures enfouies et semant le doute et la peur dans son esprit. Le roman explore avec profondeur les sentiments complexes de Sandrine, tiraillée entre la jalousie, la colère et l'espoir de sauver son mariage. Sa confrontation avec Clara est électrique, chaque mot résonnant comme un coup de poignard dans une atmosphère de tension palpable.
La Deuxième Femme n'est pas seulement un thriller psychologique, mais également un récit poignant sur la place des femmes dans la société. Louise Mey met en lumière les injustices et les violences auxquelles elles sont confrontées, soulignant la douleur et la solitude ressenties par celles qui se retrouvent dans l'ombre d'une autre femme. C'est un livre poignant et bouleversant qui ne se résume pas à une simple intrigue policière. Il nous confronte à la complexité des relations humaines et aux répercussions profondes de nos choix. Un récit qui m'a profondément marquée et qui m'a amenée à réfléchir sur la force et la résilience des femmes face à l'adversité. Ce qui rend ce livre particulier est le partage incroyable de sentiments que l'on peu avoir avec Sandrine: l'insécurité, la peur à chaque fois que son mari rentrait du travail, la douleur des coups qu'elle recevait, l'humiliation servie par Thomas et surtout la RAGE de vaincre et de se sortir de là une fois le déclic eu… La fois de trop! Attention, les violences psychologique et physique peuvent être difficiles à lire pour certains.
J'ai clairement savouré avec amertume (pour être honnête) ce livre et je le recommande à tous les lecteurs qui recherchent un roman intense et poignant, les amateurs de thrillers psychologiques et les personnes sensibles aux questions de société et aux violences faites aux femmes.
Vous pouvez vous procurer cette merveille au Supermarché CARREFOUR à PLAYCE, quartier WARDA à Yaoundé au rayon bibliothèque.
Être féministe, c’est putain de compliqué
Ce que ça peut être difficile d’être féministe, pas vrai ? Beaucoup de stigmates, de méconnaissance et de sexisme entourent ce mot. En soirée ou chez papi mamie, il suffit que tu dises que tu es féministe pour qu’on l’on soupire de lassitude et d’un mépris à peine dissimulé.
Pourquoi ? Etre féministe, soyons honnêtes, c’est casser les couilles. Déjà, parce que c’est ainsi que la majorité de la société le voit. Et c’est bien normal, car c’est elle tout entière que nous remettons en cause.
Et puis, les gens sont mal à l’aise, car ils ont l’impression “qu’ils ne peuvent plus rien dire”. Mais tu sais ce qui gêne surtout ? C’est que tu sortes du joli et gentil petit chemin que l’on avait tracé pour toi dès ta naissance. Au début, t’étais la petite fille sympa, celle qui écoute ses parents, qui joue avec plaisir à la Barbie, qui est toujours “sage comme une image” à l’école. Tu mettais tes jupes roses parce que c’est ce que mettent les filles, puis ensuite les talons en grandissant. Tu te maquillais parce que tu avais compris que tu étais moins belle, professionnelle ou attirante sans. Tu as grandi en pensant qu’il fallait aimer les garçons, avoir des relations sexuelles d’une façon purement phallocentrée, leur plaisir passant toujours avant le tien.
Tu te réjouissais même peut-être lorsque, plus jeune, on te félicitait d’être “une parfaite femme à marier”, parce que tu venais de faire la cuisine pour tout le monde, ou que tu venais d’aider ta mère à faire le ménage. Tu acceptais aussi sûrement de ne pas pouvoir sortir dehors aussi tard que ton frère, ou encore que tu doives vivre au quotidien avec les possibilités réelles et terribles que ce gars, là, avec qui tu sors en date pour la première fois, va peut-être te droguer, te forcer, ne pas respecter ton consentement, ou pire. Tu savais ce qu’il pouvait passer en prenant un Uber, avec le risque de ne peut-être jamais arriver à destination.
Mais bon. C’était comme ça, pas vrai ? C’est la vie. Mais aujourd’hui, t’es féministe. Ça veut dire que tout ça, tu ne l’acceptes plus. Tu as remis en question toutes ces conneries avec lesquelles on nous a bourré le crâne. Alors forcément, notre entourage, que ce soit la famille, et surtout les hommes, le prennent extrêmement mal.
Comment oses-tu sortir des rangs ?? Pour qui te prends-tu ? Parce qu’en fait, quand on te regarde mal quand tu dis que t’es féministe, ce qui déplaît, c’est que tu sortes “de ta place de fââme”.
Et ça, pour le patriarcat, c’est l’hérésie absolue.
Alors, forcément, tu déranges. Tu déranges tes collègues, qui ne peuvent plus toucher ton cul ou commenter tes seins sans que tu rechignes, meuf chiante que tu es. Ton mec râle, ne veut pas comprendre tes convictions, qu’il va renier, et te renier toi et le respect qu’il te doit par la même occasion. Tes parents vont s’offusquer que tu ne mettes plus de soutif à Noel “alors que ton oncle tu sais ça le gêne que tu fasses ça”. En soirée, t’es direct catalogué.e comme casseur.euse d’ambiance. Les gars vont te lancer des piques sur le sujet, t’expliquer en long en large et en travers que tu seras toujours plus faible qu’eux, et que bon, tu vas pas les empêcher de se vanter d’avoir cassé les pattes arrières de leur meuf la nuit dernière.
Je comprends à quel point c’est dur, parfois, d’être féministe. Tu deviens une outsider. Tu as ouverts les yeux sur des sujets, et tu ne pourras plus jamais les refermer. Tu ne pourras plus jamais retourner en arrière, retrouver cette ignorance bienheureuse. Dorénavant, tu dois faire face à toutes ces réalités violentes, toutes ces oppressions qui te dégoûtes, contre lesquelles tu luttes tous les jours. C’est simple. C’est fatiguant.
Mais tu sais quoi ? Que l’on gêne autant est une preuve de notre réussite. C’est le but, que l’on dérange. Que l’on ébranle les fondations patriarcales, que l’on fasse voler en éclat l’impunité des mâles alpha ridicules, que l’on fasse changer les mentalités dépassées, qu’iels le veuillent ou non. Le féminisme dérange parce qu’il ne peut plus être ignoré.
Toi, féministe, on te voit, on t’entend, plus qu’iels ne voudront jamais l’admettre. Tu impactes leur vie, sans qu’iels puissent l’empêcher.
Souviens-toi de cela. Et sois-en fier.e <3