J’ai parcouru la liste des 400 premiers signataires de la tribune de soutien au JDD, contre la nomination de Geoffroy Lejeune. Alors bien sûr, on y retrouve l’ensemble de la racaille de gauche et d’extrême-gauche, à savoir les retraités du PS, les hystériques d’EELV et les robespierristes de LFI, divers associatifs hyper-subventionnés, pas mal d’ex-quelque chose affidés à l’État et à ses carrières – mais aussi les plus emblématiques têtes creuses du “monde du spectacle”, qui ne ratent jamais une occasion d’ouvrir leur claquemerde sur des sujets dont ils ne comprennent même pas l’énoncé, des ténors de l’anti-médecine covidistes et ultra-pro-vax, des personnes de référence de la société civile (entendez quelques franc-macs notoires et autres profiteurs de marchés publics), des pointures du CAC 40 et divers affairistes financiers délinquants (pléonasmes), quelques sportifs particulièrement idiots, mais aussi un cycliste (?), un streamer (??), une paléoclimatologue (???). Tout cela dessine le joli visage de la tolérance à gauche, visage à côté duquel le portrait de Dorian Gray ressemble à un photomaton de Oui-Oui.
Manque la signature du jeune Nahel, petit ange parti trop tôt dans le décor.
J.-M. M.
Une activiste à la limite de la trisomie, un nain de jardin marxiste, un avocat circoncis et une catho réformiste réclament la fin de la guerre du Viet Nâm devant la Maison-Blanche autour des années 70... “Life is sacred, stop the war” dit leur pathétique petite pancarte. Et demain, ils seront à nouveau rassemblés pour une manif’ pro-avortement du Women’s Lib. Ces gens sont les parents et grand-parents de l’engeance progressiste qui sévit sur la planète entière, vautrée dans le mensonge, la distorsion et les contradictions. Les prédicateurs d’hier, avec leur sourire compassionnel et leurs mains propres, ont engendré les khmers d’aujourd’hui.
J.-M. M.
Je me pose réellement la question de savoir pourquoi les scandales publics touchant à la pédophilie concernent principalement (mais pas exclusivement, bien sûr) des personnalités dites “de gauche”. Je vais même plus loin en soulignant que, peut-être, ces gens se sont toujours déclaré “de gauche” avec, pour partie, l’idée de pouvoir cautionner leurs dérives sexuelles en évoquant la sacro-sainte liberté de tous et de chacun. L’individualiste narcissique – phénotype du gauchiste de base – ne s’est jamais senti aussi à l’aise que dans le grand “laissé faire” intellectuel produit par la pensée progressiste des cinquante dernières années. De la braguette de Cohn-Bendit aux viols de Duhamel, sans oublier les petits Marocains ministériels de Lang, la sexualité libertaire du type “jouissons sans entraves” a fait florès. On ne compte plus les milieux, les institutions ou, plus simplement hélas, les familles où l’arbitraire sexuel – expression du désir magnifié et réputé sacré de tout individu – a multiplié les victimes chez les plus vulnérables, au premier chef desquels les enfants, naturellement. La saloperie noire qui goudronne l’âme de ces gens les a amenés, instinctivement pourrait-on dire, à s’épancher sur la condition et l’éducation des jeunes têtes blondes, brunes et crépues, indifféremment... on n’est tout autant contre la discrimination quand il est question d’enculades juvéniles. À coups d’élucubrations de philosophes débauchés, de conseils d’éducateurs pervers et grâce aux délires de pédagogues azimutés, le tripotage, le pelotage, le doigtage et la pénétration d’enfant sont devenus la clé du bonheur d’un très large petit cercle d’enfoirés complices. Donneurs de leçons le matin, grands humanistes l’après-midi, ils prennent au crépuscule des allures de draculas obscènes qui, après deux bouteilles de vin et trois pétards, laissent courir leurs instincts les plus dégueulasses jusque dans les chambres obscures tendues de coton et de naïveté. La gauche, disais-je, a produit quelques magnifiques spécimens de cette engeance. À l’heure où la pudibonderie américaine prétend régenter planétairement le paradoxe des bonnes mœurs chez les plus détraqué.e.s, il est plaisant d’écouter le silence assourdissant de la classe politique progressiste sur ces pitoyables affaires. Un triste et lâche comportement qui souligne la primauté de l’intérêt politique sur la décence morale. Visiblement, les verts écologistes refusent de juger les noirs égologistes…
J.-M. M.
La sociologue Amélie Le Renard a enquêté sur la blanchité et l'occidentalité, très valorisée et privilégiée sur le marché du travail mais aussi dans la sphèr...
Vingt-six minutes de souffrance, ou la méchanceté occidentale expliquée aux Médiapartistes.
Au hasard d'une navigation numérique par temps calme, je tombe sur une émission de Mediapart intitulée "Blanc et Occidental, un privilège à Dubaï", qui présente un ouvrage écrit par Mademoiselle Amélie Le Renard, sociologue de son état. Vous dire qu'une sociologue qui intitule son étude "Travail, intimité et hiérarchies professionnelles post-coloniales à Dubaï" est la bienvenue sur le plateau de Mediapart, c'est un peu enfoncer une porte ouverte. Elle est reçue par Rachida El Azzouzi, elle-même journaliste chez Edwi, dont la nature des convictions est assez rapidement décelable. Bien entendu, l'ouvrage est publié aux éditions Sciences-Po.
À elles deux, ces fans de l'égalitarisme totalitaire vont tricoter – en une demi-heure – une camisole intellectuelle qui pourrait servir d'étendard aux gauchistes de tous crins. Aucun cliché ne va nous être épargné, aucune critique convenue, aucun non-argument, aucune négation de la réalité. De la pure pensée gauchiste. Un concentré, un élixir même !
Sachez-le, pour Amélie Le Renard, la vie ne vaut d'être vécue qui si elle se positionne autour de postulats. Les siens sont assez clairs : les Occidentaux présents à Dubaï sont d'affreux néo-libéraux qui se croient très supérieurs au reste du monde. Ces gens – presque toujours des Blancs – mènent là-bas une vie faite de privilèges indus et pourtant recherchés, ce qui prouve leur profonde nature colonialiste. Ils mènent une vie fondée sur le gain d'argent, les apparences et l'entre-soi, construite sur des inégalités insupportables. Leur mépris du reste du monde montre bien à quel point ils sont eux-mêmes méprisables. Voilà pour les postulats d'Amélie, sans doute façonnés par des années d'études en fac marxiste, agrémentées de militantisme féministe. Car Amélie déclare se placer "dans une perspective féministe et critique", ce qui définit bien cette double chapelle intellectuelle. Pour l'anecdote, Amélie semble très attachée à la cause de la minorité homosexuelle, ce qui ajoute une corde supplémentaire à son arc socio-culturel.
Ce qui frappe dans les propos d'Amélie Le Renard, c'est la facilité avec laquelle elle emploie des mots comme "Blancs" ou "Occidentaux", locutions hautement suspectes dans les esprits de gauche, du moins quand ils sont hasardés par des gens qui ne sont pas de gauche. Elle ose même le mot "race", ce qui confine à l'iconoclastie, tant il est vrai que les races n'existent pas.
L'Occidental, donc, s'identifie à Dubaï sur les critères suivants : statut social favorisé, salaire supérieur. Cela vaut également pour les "non-Blancs"[1], ce qui atteste que par delà la couleur de la peau, c'est bel et bien l'appartenance à une nation occidentale qui façonne l'avantage.
Pour Amélie, l'Occidentalité se définit principalement – voire essentiellement – par ces biais matériels. La journaliste El Azzouzi plussoie en évoquant le cas d' “une ingénieure lybienne, employée sous qualifiée par rapport à son CV”...entendez qu'elle n'aurait pas accès aux gratifications matérielles du fait de la nature de son passeport. À propos de ses éventuelles compétences, on est prié de les croire sur parole, nous qui vivons dans un monde terrible bâti sur les inégalités socio-culturelles.
Pour Amélie, les entreprises locales recherchent exclusivement des Occidentaux, avant tout pour une question de vitrine, d'image de marque. “Il y a une occidentalité professionnelle stéréotypée (...) les hommes en costume-cravate, les femmes très féminines, en talons, en jupe...", s'émeut-elle. Elle remarque : "il faut manier des traits d'humour et d'esprit en anglais, ce qui n'est pas à la portée de tout le monde”. Cette petite phrase illustre parfaitement le fond de la pensée d'Amélie : le privilège vient du fait que certains parviennent à réaliser des choses qui ne sont pas à la portée de tout le monde. C'est la graine de l'inégalité qui est plantée là, et c'est très mal. “Être Blanc et Occidental est un sésame”, renchérit Rachida, qui visiblement sait de quoi elle parle.
Pour mieux nous faire toucher du doigt le drame de cette discrimination qui se joue tous les jours à Dubaï, Amélie nous relate le témoignage d'un expatrié dont on devine les affinités. “Il s'est dit dégoûté parce qu'il avait un salaire supérieur et une voiture de fonction par rapport à son chef hiérarchique qui était Indien”. Fermez le ban. C'est Pretoria en 1970. Pas une seule fois, Amélie va tenter d'avancer une explication rationnelle et factuelle autour de ce genre de réalité. Elle ne va surtout pas expliquer ce que sont les packages réservés aux "expatriés" Français, si difficiles à trouver et à convaincre d'aller passer trois à cinq ans à presque 7000 kilomètres de chez eux, au cœur d'une mégalopole néo-libérale implantée dans un émirat où l'islam est religion d'État. Dans le même temps, il se trouve (hélas ?), que les Indiens d'Inde sont sans doute moins exigeants parce que leurs diplômes sont moins prisés, leur réputation moins établie, leurs entreprises moins solides. Pour une personne comme Amélie, dans l'esprit de laquelle il est inscrit une fois pour toutes que "tout vaut tout", l'accumulation de ces "moins" est juste insupportable.
Pourtant, elle n'ignore rien des réalités socio-économiques d'un pays où les Émiriens ont accès à la couverture sociale, aux aides et services publics, mais où n'importe quelle prestation – de santé par exemple – est lourdement facturée à l'immigré sous visa de travail. On imagine les conditions de vie des travailleurs étrangers non-Occidentaux ne bénéficiant pas d'une aubaine salariale... Mais dans l'esprit d'Amélie, l'injustice ne vient pas des Émiratis eux-mêmes (qui décident chez eux des lois qui leur conviennent), mais des Occidentaux et de leurs fameux privilèges statutaires. Un Khmer rouge n'aurait pas mieux tourné les choses.
Mais alors... c'est quoi ce système dubaïote, au fond ? Eh bien, nous explique-t-on, Dubaï c'est la vitrine commerciale des Émirats Arabes Unis, l'endroit où se consolident les profits pétroliers, le lieu où l'Occident commerçant et affairiste vient faire fructifier les capitaux du monde arabe. C'est une Mecque néo-libérale, pour tout dire. Et cela expliquerait que les dirigeants locaux refusent catégoriquement de recruter des femmes voilées ou des hommes barbus, images déplaisantes d'un monde qui n'a pas droit de cité dans une enceinte capitaliste. Paradoxal ? Oui, mais pas pour les bonnes raisons... dans l'esprit d'Amélie en tout cas : “il y a une croyance en la supériorité des compétences occidentales”. Pire encore : “le recrutement de dirigeants Blancs correspond à un enjeu de représentation”. Pourrait-on en déduire que les Arabes fortunés se “payent” leur petit Blanc comme, jadis, les Blancs se payaient un portier Nègre pour conférer une image cordiale et bon enfant à leur établissement ? Amélie n'ira jamais jusque là, du moins pas avec ces mots-là.
Et les femmes, dites donc ? Ces pauvres épouses esclaves de la carrière de leur ambitieux conjoint ? Rachida – qui a tout lu le livre d'Amélie – nous donne son éclairage : “leur mari étant entièrement dédié au travail, elles sont obligées de se consacrer à la vie de famille”. Pensez... "obligées de se consacrer à la vie de famille". Honteux, dégradant, dégueulasse d'oppression. Pire encore : les épouses ont un visa spécial qui les rend encore plus dépendantes de ce mari mâle, tellement privilégié dans son coin. Car pour Amélie, les notions de famille, de bien commun, de destin volontairement partagé n'existent pas. On ne joue pas "ensemble", mais l'un contre l'autre, statut contre statut. On comprend mieux un autre de ses postulats : "j'ai croisé les rapports de genre, de classe, de race". Ça résume bien la façon dont Amélie voit le monde.
Enfin, dans un élan d'humanité bienvenu, Amélie nous explique l'étroitesse d'esprit de ces Occidentaux repus et insolents : “les Occidentaux vont tous habiter dans des quartiers Occidentaux qui sont des quartiers chers. Ils n'ont pas l'idée d'aller habiter dans des quartiers vus comme des quartiers pour Indiens”. Refus de la mixité... crime suprême. Boboïtude foulée au pied, ségrégationisme urbain. C'est le coup de grâce qui clôture l'entretien.
J'ai tout supporté de bout en bout et soyez certain d'une chose : je n'achèterai pas l'ouvrage de cette Amélie Le Renard, petite CNRsiste étroite d'esprit dont la coiffure à la garçonne, le look de cow-boy et la voix chevrotante confirment ce qu'elle est au fond d'elle : une militante minoritaire qui a mis son intelligence au service de sa haine sociale et, plus largement, de ses multiples frustrations.
[1] Attention Amélie, l'apartheid commence avec les mots, comme le pense Edwy.