Joyeux anniversaire mon Mimi
Mon petit fils a 4 ans aujourd’hui. Les enfants sont le miroir du temps qui passe. Il y a 4 ans, ce n’était qu’un petit être qui dépendait de ses parents pour sa survie. Aujourd’hui, c’est un petit garçon en première année de maternelle.
Il a dû tout apprendre. Se tenir assis, puis debout. Se déplacer à quatre pattes, puis marcher. Boire son biberon, puis manger à la fourchette. Faire dans ses couches, puis aller aux toilettes. Pleurer et faire des babillages, puis parler. Etc., etc.
Vous vous rendez compte de tout ce qu’un si petit être peut apprendre et assimiler en seulement 4 ans ? Bien plus que nous, adultes, ne pourrons jamais le faire. Mais nous l’avons fait un jour, nous aussi.
On me dit souvent qu’avoir des petits enfants, c’est la plus grande richesse de nos vies. Certains disent aussi que l’amour pour nos petits enfants est plus fort que celui pour nos enfants. Je ne suis pas d’accord. Rien ne sera jamais comparable à l’amour que j’ai pour mes enfants.
Mon petit fils, c’est la cerise sur le gâteau, c’est la continuité, c’est le bonus ! Je l’aime énormément, bien entendu, cela n’est pas discutable. Et comment ne pas aimer un enfant si gentil, tendre, drôle et attentif ?
Mais j’ai aimé son père plus que lui, ses oncles et sa tante aussi. Parce qu’ils ont été ma vie, mon but, ma responsabilité. Mon petit fils n’est pas élevé par moi, et son éducation est différente de celle que j’ai donnée à mes enfants. Ni pire, ni meilleure, juste différente.
Quand il vient chez moi, on change les règles, on applique les miennes. Peu importe s’il se couche plus tard, s’il ne finit pas son assiette, s’il mange plus de bonbons ou de gâteaux que chez ses parents. Ici, c’est chez mamie, et chez mamie, tout est plus facile, car les visites sont ponctuelles et les parents redressent la barre ensuite.
Dans quelques mois, mon petit fils deviendra grand frère. Une nouvelle étape importante dans sa vie, et des changements qu’il ne peut pas encore imaginer. Pour lui, un frère ou une sœur sera presque immédiatement un compagnon de jeu. Il ne sait pas tout ce que ce petit bébé va devoir apprendre en quelques mois. Il a oublié cette période de sa vie.
Il avance sereinement, sans peur d’un lendemain qui lui semble acquis. J’espère que la vie sera douce avec lui. Dans ce monde qui fait n’importe quoi, je ne peux m’empêcher de craindre le pire. Mais c’est ainsi, les guerres n’ont jamais empêché des enfants de naître. La vie change, mais elle continue. On s’adapte, on garde espoir et on s’attendrit devant nos enfants si insouciants, en regrettant notre propre insouciance, si salvatrice.












