[...] alors que l’idée d’un grand rassemblement de l’arc pro- gressiste a fait son chemin (et de nouveaux adeptes), l’élu continue de donner son avis sur la manière dont il doit, selon lui, s’organiser [...] la suite de l’article d’Eve Moulinier ⤵️ https://www.ledauphine.com/isere-sud/2019/07/02/gemmani-designer-une-tete-de-liste-ne-doit-pas-etre-l-alpha-et-l-omega #Grenoble2020 #Municipale #ElectionMunicipale2020 #Commun #Republicain #Démocrates #Egalité #Fraternité #Liberté #Grenoble #SublimeGrenoble (à Grenoble, France) https://www.instagram.com/p/BzaMFzjgrFq/?igshid=klx9ugegmcs7
Avec le lancement de Grenoble2020, Stéphane Gemmani ouvre les municipales qui s’annoncent localement sur des bases inédites au sein de l’agglomération grenobloise : très probablement, l’agglomération grenobloise va vivre trois catégories différentes d’élections. D’abord, le Bas Grésivaudan : ce territoire sociologiquement favorable à la Droite est devenu la caricature des “combats de Droite” (Meylan, La Tronche ...). Si ces rivalités internes à la Droite demeurent, c’est le foyer idéal pour renforcer le parti présidentiel qui séduit nationalement une partie non négligeable de l’électorat de Droite (libéral, pro-européen ...). Après la victoire d’Olivier Véran, le Bas Grésivaudan pourrait être le lieu privilégié de l’ancrage local du parti présidentiel. Ensuite Grenoble et l’initiative de Stéphane Gemmani met en relief toute l’originalité de l’élection grenobloise 2020. Pour échapper à un choc à 3 (majorité sortante, LR et FN), il faut 5 conditions : 1) Qu’une composante fasse éclater le
PS et LR. Si ces deux forces politiques traditionnelles restent chacune soudées sur leurs bases classiques, il y a peu d’espace. 2) Que cet éclatement soit accompagné du soutien du parti présidentiel. Il ne peut pas y avoir de compétition entre une liste LREM et une liste voisine en dehors des formations traditionnelles. 3) Pour que l’éclatement ait lieu à Droite, il faut que des noms significatifs se rallient rapidement à l’initiative de Stéphane Gemmani. Ce qui parait probable. Laurent Wauquiez ne veut pas actuellement transformer en “martyrs” les isérois d’où l’indifférence publique affichée. Mais leur sort est probablement scellé au profit d’une autre génération en 2020. 4) Pour que le PS Grenoblois rejoigne majoritairement une initiative de ce type, c’est qu’il est prêt à vivre des compétitions à gauche dans bon nombre de villes de l’agglomération alors même que tout se prépare pour faire vivre le bilan commun de l’exécutif sortant de la Métro. 5) Et en plus, il faut trouver la vague porteuse du bon désalignement capable de faire vivre une nouvelle dynamique. En 1983, ce désalignement avait été l’opposition entre le neuf et l’usé, le moderne et le passé, la jeunesse et le “refusé par les siens”. Le choc n’a alors jamais été droite / gauche. Et d’ailleurs dès juillet 1981, une note interne avait arbitré ce choix. En 1995, le désalignement était né des affaires. En 2014, le désalignement a été sur le choix de l’autre gauche : une gauche populaire / les “socialistes bourgeois”, une gauche jeune / sortants usés, l’autre projet / la continuité des années Destot. La note d’Erwan Lecoeur a très bien résumé cet axe. Le désalignement 2020 est à exprimer. Eric Piolle aura des éléments positifs à mettre en relief. Ainsi, par exemple, la revue Challenge sur le bio choisit cette semaine Grenoble comme “ville référente”. Il ne faut jamais confondre la mi-mandat où les projecteurs sont focalisés sur un seul individu détenteur du pouvoir et la campagne électorale qui fait vivre la comparaison. 3) Le Sud Agglo (à partir de Pont de Claix et au-delà) : c’est un secteur qui a vécu des crises profondes et qui aspire à la sanction des auteurs des crises. La non prise en considération de faits objectifs a traduit un déni des réalités qui a sapé la base morale de mandats :
- à Vif, lors de la crise sanitaire de l’eau, Guy Genet choisit la défense administrative de la Métro contre les habitants qu’il a vocation à représenter,
- à Brie et Angonnes : le maire qui siège dans la majorité de gauche de la Métro voit son adhésion aux Républicains 38 être acceptée par les instances départementales de ce parti et ainsi vivre un choc frontal avec le ... délégué de circonscription des Républicains élu par les militants de la 2 ème circonscription et qui siège comme chef de ... l’opposition dans le Conseil de Brié,
- à St Paul de Varces, le Conseil Municipal ne siège plus au complet parce que 6 membres de la liste de la majorité municipale ont démissionné soit 30 % des membres de la liste de départ du maire sortant. Il n’y a plus de “réserve” pour prendre la place des élus qui quittent le Conseil. Qui peut imaginer que tant de personnes démissionnent pour “rien” ?
- à Claix, après avoir fait le coup de com sur son départ, Michel Octru repousse en permanence la ... concrétisation au point que des membres de son équipe municipale évoquent désormais la possibilité qu’il reste en place jusqu’en 2020 ...
... : Tous ces faits sont connus des citoyens. Et les citoyens ne comprennent pas les jeux politiciens qui consistent à les nier. Dans ce secteur exposé à autant de crises objectives manifestes, l’enjeu sera de bâtir de nouvelles confiances.
C’est une période très particulière qui est ouverte. Le printemps 2018 va constituer une séquence temps importante pour décanter chacun de ces enjeux.