Frontier
Aujourd'hui sur Blog à part – Frontier Frontier est une bande dessinée grand format qui nous propulse dans un futur indéterminé et dans un système solaire qui ressemble beaucoup au nôtre. #sciencefiction #sf #bd
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Aujourd'hui sur Blog à part – Frontier Frontier est une bande dessinée grand format qui nous propulse dans un futur indéterminé et dans un système solaire qui ressemble beaucoup au nôtre. #sciencefiction #sf #bd
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« Up Against It », de Laura J. Mixon
Aujourd'hui sur Blog à part – « Up Against It », de Laura J. Mixon Dans Up Against It, de Laura J. Mixon, un habitat spatial fait face à une crise impliquant crime organisé, télé-réalité, IA sauvage et secte transhumaniste. #SF #Roman #Transhumanisme
Phocea 25 est un habitat spatial comme beaucoup d’autres dans le système stellaire, mais dans Up Against It, roman de Laura J. Mixon, il va devoir faire face à une crise existentielle majeure impliquant le crime organisé, une télé-réalité très invasive, une IA « sauvage » et une secte transhumaniste. Rien que ça. Up Against It n’est pas un roman récent: il a été publié il y a près de quinze ans…
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The Expanse, saison 6
Aujourd'hui sur Blog à part – The Expanse, saison 6 On ne peut pas dire que cette sixième et (provisoirement?) dernière saison de The Expanse commence sous les meilleurs auspices. #sf #scifi #sciencefiction #hardscience
Une Terre qui se meurt sous les frappes astéroïdales, une Mars déchirée par un putsch, l’Anneau et les colonies extrasolaires sous le contrôle de la Free Navy de Marco Inaros: on ne peut pas dire que cette sixième et (provisoirement?) dernière saison de The Expanse commence sous les meilleurs auspices. Au centre, on retrouve l’équipage du Rocinante – avec un membre en moins, mais un autre en…
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Dans ma chronique sur la saison 3 de The Expanse, j’avais dit que c’était parti pour être la meilleure série de SF de la décennie. Soyons clairs: la quatrième saison enfonce le clou et je ne vois pas trop comment qui que ce soit pourrait la détrôner en un peu plus de six mois. Le game est plié, rentrez chez vous!
(Avertissement préalable: je vais tenter de ne pas poiler la saison 4, mais si vous n’avez pas vu les précédentes, mieux vaut passer votre chemin.)
J’avais aussi dit que cette quatrième saison était partie pour être radicalement différente. Et là, oui… mais en fait non. Oui, parce qu’effectivement, l’ouverture du portail interstellaire change la donne. Mais non, parce que ça ne se fait pas tout de suite, pas sans mal non plus, et l’équipage du Rocinante – James Holden en tête – est toujours au milieu du bouzin.
Parce que le portail a beau être ouvert, les Nations-unies – et leur nouvelle Secrétaire générale, Chrisjen Avasarala, en tête – sont peu enthousiaste à lancer la colonisation. Parce que la protomolécule est toujours présente et personne ne sait toujours trop comment fonctionne ce bidule, sinon que c’est une Mauvaise Nouvelle.
Du coup, au début de la saison, on a un vaisseau belter qui force le blocus. Il va s’établir sur une planète, Ilus, qui contiennent des ruines qui ont un lien direct avec la protomolécule. Une corporation, qui avait des vues sur la planète, envoie un autre vaisseau et, dans le même temps, Holden et son équipe sont mandatés par Avasarala pour enquêter sur le bazar.
On va être simple: ça ne va pas être simple. D’autant que le corporation a envoyé un chef de la sécurité quelque peu psychopathe (interprété par Burn Gorman, qui incarnait Owen dans Torchwood). Ce qui nous donne d’impressionnantes confrontations avec l’autre psychopathe de service, Amos.
Pour ne rien arranger, Avasarala doit faire face à une campagne de réélection mouvementée, qui se focalise précisément sur l’ouverture à la colonisation des nouveaux mondes. Et on retrouve également Bobbie, l’ex-Marine martienne, qui essaye de se créer un avenir sur une Mars qui est sur le point de changer. Sans parler des Belter, qui doivent faire face à une frange radicalisée de leurs propres forces.
Ce qui est impressionnant dans The Expanse, c’est à quel point le contexte intègre des éléments économiques, politiques, mais aussi sociaux. Non seulement on est dans un genre qui s’apparente à la hard-science – de la science-fiction plus science que fiction – mais même la partie sciences humaines est en mode hard.
Cette quatrième saison, si elle est toujours moins rythmée que la première partie de la troisième, reste tendue du scaphandre du début à la fin. On passe régulièrement du micro au macro avec cette impression que, quelque part, tout est lié. Et on a toujours ce « sense of wonder » d’un univers qui oscille entre le familier et l’étrange le plus fou.
Bref, si vous aimez la science-fiction et que vous ne connaissez pas encore The Expanse, il est temps de combler une lacune majeure dans votre éducation.
Bonus: la bande-annonce de la quatrième saison
https://www.youtube.com/watch?v=TFdzpVt5rbk
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Comme mentionné précédemment, si vous voulez de la série télé de science-fiction, il y a une blinde de choix ces temps. Parmi celles-ci, The Expanse est probablement la plus impressionnante et la plus dense. Déjà par son côté hard-science et ses aspects réalistes (même si elle n’est pas complètement l’un ni l’autre), mais aussi par son scénario qui mélange géopolitique brutale et découverte majeure.
C’était déjà le cas de la première saison et celle-ci pousse les manettes encore plus loin. Au centre de l’histoire, on retrouve l’équipage disparate du Rocinante, entre le pilote martien, la mécano belter, le gros bras vaguement psychopathe et le capitaine terrien qui part en mode « croisade ».
Parmi les personnages-clé de cette deuxième saison, on notera également la toujours très impressionnante Chrisjen Avasarala, diplomate de haut rang aux Nations-unies, le sergent Bobbie « Gunny » Draper, des marines de Mars et Praxidike Meng, un biologiste de Ganymède.
Alors certes, le cœur de l’histoire, c’est cette fameuse expérience interdite de la première saison, mais liées à celle-ci les tensions géopolitiques entre la Terre et Mars, avec la Ceinture au milieu, passent à deux doigts de dégénérer en guerre majeure. Surtout quand éclate la vérité et que la Terre manque d’être aplatie par un astéroïde géocroiseur contrôlé par une intelligence hostile et qu’un incident de frontière ravage la station agricole de Ganymède.
Bref, dans cette deuxième saison, les événements passent la démultipliée: il y a de l’action en pagaille, des combats spatiaux qui rappellent plus La Guerre éternelle que Star Wars, de l’intrigue politique façon billard à douze bandes en apesanteur où tout le monde trahit tout le monde, parfois plusieurs fois.
Alors oui, comme mentionné, c’est dense; je ne vous conseille pas d’essayer de suivre la série avec un œil sur un deuxième écran. C’est parfois aussi passablement abscons, avec un contexte qui ne se dévoile pas à coups d’infodumps de concours, mais par la bande, à la subtile. Ajoutez à ça le belter créole, improbable sabir des habitants de la Ceinture qui donne une coloration culturelle particulière à certains personnages, et vous aurez un cocktail bien tassé.
Néanmoins, la densité de The Expanse fait également sa richesse: c’est une intrigue complexe dans un contexte crédible, avec des personnages solides et des situations tendues. La troisième saison promet des bouleversements majeurs, mais si vous avez du mal à vous immerger dans cet univers, mieux vaut plutôt viser des séries comme Killjoys ou Dark Matter.
Cela dit, je ne saurais trop vous conseiller de vous intéresser à The Expanse: c’est probablement la série de SF la plus solide du moment et, pour les rôlistes, une mine d’inspirations pour rendre plus réalistes (et plus intéressants) vos scénarios dans l’espace profond, celui où personne ne vous entend crier. Ou faire exploser des trucs.
Cet article The Expanse, saison 2 a été publié initialement sur Blog à part.
Luna: New Moon, de Ian MacDonald, est un roman qui nous propulse à la fin du XXIe siècle. La Lune est devenu un Eldorado industriel face à une Terre qui peine à sortir de récession économique. Quatre familles se partagent le gros des affaires, mais une cinquième, les Corta et leur commerce d’hélium, va changer l’équilibre des forces.
On y suit plusieurs personnages, pour la plupart des jeunes luniens né sur le satellite, mais aussi une émigrée venue d’Amérique du Nord qui, par hasard, va se retrouver propulsée au cœur des intrigues de la famille Cortas
Au menu de l’intrigue, quelques histoires de cœur, quelques histoires de cul, pas mal d’histoires de gros sous, des jeux de pouvoir et des coups fourrés en pagaille. Si vous pensiez, à l’instar de Heinlein, que la Lune est une dure maîtresse (traduction littérale du titre anglais de Révolte sur la Lune, pour ceux qui l’ignorent), vous n’aviez rien vu!
Sur la Lune, tout se monnaie et tout est contrat. La loi y est minimaliste, les contrats qui lient individus et entreprises sont volontairement flous. Le rêve libertarien – surtout si on est riche et/ou avocat. Les plus pauvres gardent un œil – littéralement, c’est affiché sur leur rétine – sur les « quatre éléments qui leur permettent de survivre: l’air, l’eau, le carbone et les données.
Et, sur la Lune, un peu tout peut vous tuer – y compris la Lune elle-même, mais surtout les bipèdes.
C’est quelque part le problème que j’ai eu avec Luna: New Moon: le contexte est admirablement rendu. La Lune et ses cultures entremêlées forment un canevas fascinant, dessiné en creux par Adriana Corta, la matriarche du clan, dans sa longue confession. Les grandes familles luniennes viennent d’Australie, du Brésil, du Ghana ou de Chine, les personnes de genre neutre sont apparues – les Luniens sont peu intéressés par la question des genres, d’ailleurs – et les religions prennent des couleurs bizarres.
Mais, à côté de cela, l’intrigue tient plus de la telenovella latino-américaine: les coucheries des uns et des autres, les luttes de pouvoir et autres coups de pute façon billard à dix-sept bandes en apesanteur. C’est intéressant, mais juste intéressant – enfin, disons que ça ne me passionne pas. Sauf à la toute fin, mais je n’en dirai pas plus: le final ouvre la porte à la suite, Wolf Moon, prévue cette année. Il paraît qu’une série télé est aussi en cours de production.
Cela dit, la lecture est sympathique; le style est alerte et, malgré son côté très typé soap opera brésilien (bien entendu), Luna: New Moon est un bouquin très chouette. Je pense cependant qu’il vaut plus le coup pour son contexte – amis rôlistes qui veulent de la semi-hard-science, bonjour!
Cet article « Luna: New Moon », de Ian MacDonald a été publié initialement sur Blog à part.
Le système solaire, quelques décennies dans le futur: la Terre, Mars et les « Belters » – qui habitent les stations spatiales et astéroïdales – se regardent en chien de fusil et il ne faudrait pas grand-chose pour que la situation parte en vrille.
Pas grand-chose, genre un vaisseau qui disparaît, un faux signal de détresse et une riche héritière rebelle. Bienvenue dans le monde de The Expanse!
The Expanse est une série américano-canadienne de dix épisodes, qui donne dans la science-fiction tendance hard-science – j’ai dit « tendance », hein? venez pas me gonadoclaster avec des questions de réalisme. Elle est basée sur une série de bouquin éponymes, que je n’ai pas lus, signés James S. A. Corey.
On y suit, en parallèle, un flic de la station Ceres, une diplomate terrienne et l’équipage d’un petit vaisseau qui tente de survivre avec la moitié des mondes habités qui veut sa peau (et l’autre moitié qui l’idolâtre, mais c’est un détail).
Tout ce petit monde se retrouve au milieu d’une béchamel socio-politique qui se double d’un plan foireux d’une corpo sans scrupule, qui profite du bordel ambiant pour faire de l’expérience interdite.
Dans l’absolu, j’ai beaucoup aimé The Expanse, pour une raison principale: son immersion. La série ne bénéficie peut-être pas d’un budget hollywoodien – certaines scènes dans l’espace fleurent bon les CGI milieu de gamme – mais on s’y croit.
Il y a une attention particulière portée aux détails. Les stations spatiales sont surpeuplées et crasseuses, les vaisseaux sont souvent des tas de boue rouillés – oui, c’est pas facile pour de la boue, sauf si elle est ferrugineuse – et les personnages s’expriment dans un sabir d’anglais et de créole local.
Le défaut, c’est qu’il n’est pas forcément évident de rentrer dans l’histoire. On est immédiatement plongé in media res et, qui plus est, sur un personnage certes central, mais qu’on ne reverra pas avant beaucoup d’épisodes.
Mais ce n’est pas très important, au final. The Expanse est une série de science-fiction rare pour son univers crédible et son histoire bien tordue. Par contre, ne vous attendez pas à un côté léger façon Killjoys, c’est plutôt sombre, même s’il y a des échanges rigolos.
Cet article The Expanse a été publié initialement sur Blog à part.
Isolation, de Greg Egan
Dans un futur proche, le système solaire est isolé du reste de l'univers par une enveloppe d'origine inconnue.
Un pitch proche de celui de Spin, mais qui part dans une direction totalement différente.