
seen from Malaysia
seen from Saudi Arabia
seen from Germany
seen from Pakistan
seen from Germany
seen from United States
seen from Brazil
seen from China
seen from China
seen from Spain
seen from Germany
seen from United States

seen from United States
seen from Argentina
seen from China
seen from United States
seen from China
seen from China
seen from Germany
seen from Germany
La marelle : un jeu initiatique ?
L’autre jour en me baladant en ville, j’ai croisé un jeu de la marelle peint au sol. Je n’en avais pas vu depuis mon enfance, où j’y jouais à la cour de récré.
Et puis ce jour là, des années après, une pensée m’a frappé : est-ce que le jeu de la marelle serait en fait une référence à l’arbre des Sephiroth de la Kabbale depuis le début ⁉️
Sur ce modèle-ci, on peut diviser les différents Sephiroth en 4 parties, comme celles dans la pastille en bas sur l’image ci dessus.
L’arbre de la Kabbale peut être appréhendé sous 4 paliers : le monde de l’action (qui correspond au corps physique, malkuth/le royaume de la matière, c’est notre point de départ), le monde de la formation (qui correspond au cœur, iesod/hod/netsah), puis le monde de la création (correspondant à l’intellect, tipheret/geburah/hesed), et enfin le monde des émanations (l’âme, binah/hokmah/kether, l’ain soph aur, l’infini, l’absolu, enfin vous voyez le topo).
En cherchant d’autres « patterns » du jeu de la marelle, je suis retombé.e sur celui de mon enfance :
Et l’association de chaque case à une séphira de la kabbale se révèle encore plus évidente sur ce schéma !
Même Daat, la séphira *cachée* dans laquelle toutes les autres sphères sont unies, y a sa place.
Cependant, une des curieuses différences entre l’arbre de la kabbale et notre jeu de la marelle est l’inversion des nombres :
Kether (la couronne) est sensée être la sphère 1, celle dont a émané toutes les autres, et Malkuth, la dernière, celle où nous sommes piégés dans la matière.
La marelle nous offre au contraire Malkuth comme la case 1, car c’est notre point de départ. Il s’agit de remonter l’arbre des sephiroth en sens inverse, jusqu’à la source.
EXPOSITION à Marseille
Grand plaisir de revenir à Marseille pour la Semaine Des Magies, État des lieux des pratiques magiques et des occultures contemporaines.
En 2018, j’y étais intervenue sur l’origine iconographique des sorcières. Cette année j'y expose des artefacts, dont ce grand fanion à mystère sur le v.i.t.r.i.o.l “Veram Medicinam” (broderie, amulettes végétales, objets trouvés).
“En ces temps d’engouement médiatique pour “la figure de la sorcière”, le festival Semaine des Magies a été créé pour redonner la parole aux sorciers.ères, auteurs.es, magiciens.ennes, occultistes & artistes plasticiens.ennes pour qui la Magie constitue un système d’interprétation de la réalité voire une façon de la transformer”. Infos.
Du 22 février au 2 mars 2019 à L’Équitable, Cours Julien.
Artistes : Aj Dirtystein, Kazim Malevtich, Lia Vé, Sam Ectoplasm, Silex Editions, Skylda Atelier ...
Un alquimista, per Hans Weiditz, c. 1520.
« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, afin que s’accomplisse le miracle d’une seule chose. » — Hermès Trismégiste.
La Rose-Croix
(120x100x10mm)
Une rose-croix supposée avoir été faite par George Alexander (mais si rappelez-vous, le même qui a fabriqué les baguettes de la Golden Dawn) durant les 70s. Il s’agit d’une réplique de celle portée par les Adeptes dans le Rosae Rubae et Aureae Crucis, l’ordre intérieur de l’Hermetic Order of the Golden Dawn. La Rose-Croix est un lamen (pendentif magique) porté au niveau du cœur par les membres durant d’importantes opérations. Son design est influencé par la légende Rosicrucienne, la Kabbale et par l’application symbolique des couleurs de Moina et Samuel Liddel MacGregor Mathers.
Le symbole de la Rose Rouge et la Croix d’Or représente une réconciliation entre l’humanité et la divinité, qui forment à elles deux la base du glyphe. Comme l’occultiste Israel Regardie le décrit dans son livre The Golden Dawn : An Account of the Teachings, Rites and Ceremonies of the Order of the Golden Dawn (1969) : « C’est une synthèse complète de l’échelle masculine, positive ou arc-en-ciel de l’attribution des couleurs, aussi appelée ´´l’Echelle du Roi´´ ».
La rose est centrée sur la Croix de la Nature ; chacun des bras représentent un élément physique : Terre, Eau, Air et Feu, sur lesquels sont aussi représentés des pentagrammes entourés des signes astrologiques fixes et du symbole de la quintessence (Esprit), et les trois principes alchimiques du Soufre, du Sel et du Mercure. L’hexagramme en dessous de la rose montre la Lune et les 5 planètes centrées* autour du Soleil. La partie blanche derrière la rose représente la lumière divine. Chaque pétale de rose est coloré différemment et réfèrent aux 22 lettres de l’alphabet hébraïque et les 22 voies de l’Arbre de Vie comme expliqué dans la Kabbale.
* : Si vous vous demandez pourquoi ça s’arrête à la cinquième planète 🪐 : en magie et dans les textes occultes relativement anciens, on retrouve quasi-toujours (ou toujours à ma connaissance ??) les planètes avec la Lune comptée parmi elles, et s’arrêtant après Saturne. Cela s’explique par le fait qu’au delà de Saturne, les planètes n’étaient plus visibles à l’œil nu, et donc la magie s’est construite sur l’influence principale de ce que les humains voyaient dans le ciel. Depuis, en magie planétaire plus « contemporaine », les autres planètes sont incluses (et même Pluton parfois). Mais cela explique pourquoi dans l’ouvrage De Occulta Philosophia de Cornelius Agrippa (écrit en 1510), vous ne trouverez pas de pentacles planétaires après Saturne par exemple. Voilà pour celleux qui se demandaient. C’est la fin de ma parenthèse youhou. 🪐
Au milieu de la rose se trouve La Croix du Calvaire, symbole de mort et de renaissance spirituelle. Selon Regardie la Rose-Croix est « ... un glyphe, en un sens, du Génie supérieur de la connaissance et de la conversation auxquelles l’étudiant aspire éternellement. Dans les rituels, il est décrit comme la « Clé des Sceaux et Rituels ».
Selon la tradition, la Rose-Croix doit être confectionnée et consacrée par son propriétaire, sans assistance, et ne doit pas être touchée par quelqu’un d’autre après la consécration.
En la tradició hermètica, l’ésser humà és de naturalesa divina, és un amb l’origen de totes les coses, que posseeix la mateixa inteŀligència lluminosa que forjà el cosmos. El problema, doncs, no és pas que a l’ésser humà li manqui divinitat, sinó que l’ésser humà ha oblidat què és. La seva tasca no és esdevenir diví, sinó recordar, desvetllar-se. És a dir, la gnosi.
Corpus Hermeticum.